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Le dernier rouleau de Kodachrome 64, sniff ?

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Dans cette vidéo (un peu grandiloquante) de National Geographic (comme les américains savent bien faire en espérant nous tirer une larme), le grand Steve McCurry shoot le dernier rouleau de Kodachrome 64. Un joli film ou l’on parle de photo, à ne pas manquer… Comme j’avais eu l’occasion de travailler à la Kodachrome dans les années 90 (je parle de travailler pas de m’amuser avec pendant les vacances, ce que j’avais eu aussi l’occasion de faire), je l’affirme : aucun regret, bon débarras (l’argentique en général), les meilleures choses ont une fin.

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Ce film (infos sur Wikipedia) possédait certes, une colorimétrie particulière… Des rouges fantastiques par rapport aux films de l’époque, (au détriment des autres couleurs faut-il préciser), mais n’était guère pratique. Je me souviens comme si c’était hier, de la petite enveloppe jaune et rouge contenue dans la boite en carton, avec sa petite épingle métallique servant à la fermer. Une fois les photos prises, on pouvait la poster de n’importe ou, à destination de Kodak en Suisse à Lausane.

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Pourquoi devrait-on regretter une technologie peu efficace, encombrante et dépassée ? Que l’on s’émeuve de la disparition d’une espèce animale, d’une langue rare, d’une culture, d’un peuple, ou d’une ethnie, oui ! D’ailleurs, les bonnes raisons de s’émouvoir et de s’inquiéter ne manquent pas en ce moment. Mais la disparition d’un film diapo ? Non vraiment, il faut raison garder…

 


Pour la peine, voici quelques images réalisées avec de la Kodachrome (pas la version 64 ASA semble-t-il) par mon père durant la guerre d’Algérie, alors qu’il était appelé comme pas mal d’autres. Les scans ne sont pas terribles et les couleurs passées, mais ça date tout de même de plus de 50 ans… (et je vais essayer de retrouver une des mes images en Kodachrome 64 parmi mes plus vieux scans).

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18 commentaires

  1. En plus il fallait attendre plusieurs jours à plusieurs semaines pour avoir sa petite boîte jaune avec les précieux caches cartonnés.
    Heureusement que le E6 s’est vite imposé dans les années 80-90, avec la possibilité d’avoir le film développé dans l’heure par certains labos, et les couleurs des dias Fuji étaient bien plus belles je trouve.

  2. suis content que tu aies mis en ligne ce lien.
    Sympa de ressortir les archives de ton père.
    J’aime les archives parce que j’aime la photo , j’aime l’histoire, j’aime les histoires, celles des hommes.
    Mais tu vas te faire incendier tu vas voir, ça va surement vite sortir de son contexte avec une belle digression…
    En tout cas, pour ma part, si je ne regrette pas du tout du tout du tout la diapo, j’avoue que le rendu de la Kodachrome avait quelque chose d’unique et inégalable.
    J’ai commencé la photo avec la K64 et la K25 pour la macro, puis la 200 pour l’animalier. Mais je suis ensuite passé chez Fuji pour avoir des vrais verts et des ciels bleus… bleus !
    Il n’empêche, 30 ou 50 ans après, ces ektas n’ont pas bougées d’un pouce.
    Pour en revenir à Steve Mc Curry, je suis un fan depuis toujours, et les ambiances qui sortent de la Kodak sont uniques. Preuve s’il en est que le grain, le piqué, etc, c’est parfois de la grosse branl**** .
    Le sujet, l’oeil du photographe, la complicité entre eux, le moment, la lumière, c’est ça l’image, c’est ce qui compte. On le sait, mais on peut toujours le marteler.
    Le portrait de l’Afghane trône dans mon bureau depuis des années entre mes bouquins sur l’Afrique et ma collection de NG depuis 25 ans. Je suis abonné à l’édition française depuis son début, mais je regrette en fait.
    Merci JF.

  3. Ben JF, déjà, 50 ans de conservation, vu l’état, c’est déjà extraordinaire…
    Imagine un support informatique qui se garderait plus longtemps ?
    Et puis on a chacun sa forme de fétichisme. Imagine le jour où la Tri-X disparaîtra, ça fera beaucoup de malheureux, non ?

  4. Amusant, mon beau père à aussi des photos prises en Algérie quand il était appelé… en Kodachrome !
    Elles ont un peu viré au rouge, mais on peut les rééquilibrer.

  5. Oui, la conservation est assez fantastique par rapport aux tirages des années 70 et 80, à la conservation bien plus déplorable !
    mais l’avantage du numérique est de ne jamais se dégrader ! Tant qu’on les recopie de supports en supports ;-) Bien entendu…

  6. Ah! Les photographes qui s’amusent avec du Kodacrome 64 pendant les vacances. C’est sur, c’est pas eux qui savent prendre des photos! C’est pas comme nous, les pros, les vrais.

  7. Ce que JF veut dire je pense (et que je partage), c’est que ces amateurs qui « psychotent » et se font plein de « films » nostalgiques sur le vieilles techno argentines, nous font bien marrer !

  8. Je ne comprend pas cette méchanceté gratuite sur internet. Rakkam tu peux ne pas apprécier le travail de Jeff, mais de là à sous entendre que c’est de la m… Tu peux te le permettre ici car tu risques pas de te prendre un gros coup de boule dans le râtelier, mais dans la vraie vie si tu te comportes comme ici sur le net tu dois plus avoir beaucoup de dents.

  9. De toutes façons, choisir un pseudo aussi ridicule que Rakkam, ça en dit long sur le personnage !
    Ton commentaire a visiblement été supprimé et c’est tant mieux… Si seulement on pouvait rendre silencieux les idiots dans ton genre dans la vrai vie, le monde irait mieux.

  10. « je l’affirme : aucun regret, bon débarras (l’argentique en général), les meilleures choses ont une fin. »
    … Franchement, quel cynisme… Après tout, je me demande bien ce que cela peut vous faire que d’autres aiment toujours prendre des photos en argentique. Vous avez le droit de ne pas aimer, mais personne ne vous empêche de photographier en numérique, d’enseigner cette technologie et d’en faire la propagande…
    Je pense que ces deux techniques peuvent très bien cohabiter ensemble; d’ailleurs, j’utilise moi-même couramment les 2.
    Seulement, à chacun son style : photographier en argentique est à mon avis plus une « attitude » et le processus créatif qui en découle se trouve aux antipodes des notions de performances/rentabilité que le système économique impose. Bien sûr, le marché du film restera une niche comme il en existe bien d’autres, mais pourquoi vouloir nous en débarrasser ? En quoi cela nuit-il à votre travail…?

  11. Et les pros qui « psychotent »? Ce côté je suis pro, donc je sais, ça me fait doucement marrer. Il y a de bons et de mauvais amateurs, et de mauvais et de bons pros. Plus de mauvais que de bons dans les deux camps, peut être. Et des pros qui se la pètent au Kodachrome 64, des snobs, quoi, il y en a. Plein.

  12. Pourquoi tout simplement ne pas apporter de jugement.
    Les juges et leurs jugements… Juge, c’est très étrange comme posture de réflexion. Principalement parce qu’il n’ya qu’eux qui s’intéressent à leur propre commentaire. Ils sont tristes.

  13. Je suis passé au numérique très rapidement pour des questions de rentabilité, je maitrise la chaine graphique donc d’accord avec toi sur le versant technique dépassé.
    Je souhaite juste rajouter un versant, la mémoire.
    La question de la sauvegarde des techniques anciennes pourra profiter à la sauvegarde des techniques contemporaines.
    Dans 50 ans nos RAW seront désuets, obsolètes et pauvres en développement, les algorithmes de LR et autres softs seront des milliers de fois plus puissants.
    Mais que se passera t’il si une marque abandonne la compatibilité avec les logiciels futurs..
    C’est en apprenant à sauver ce qui a été fait hier qu’on sauve ce qui se produit aujourd’hui.
    Combien de trésors historiques non développés sont cachés dans les greniers de nos ascendants ? Cette semaine on vient de retrouver un vrai-faux ou un faux-vrai Courbet (1866).
    Je suis le premier à dénoncer le poids de notre Histoire sur nos vies journalières cependant assurons nous de ne pas jeter mémé avec l’eau du bain.
    Le gâchis est nécéssaire à faire fonctionner notre société de consommation, cette tendance s’accélère, sauvons nos RAW, apprenons comment sauver la mémoire argentique…

  14. « je l’affirme : aucun regret, bon débarras (l’argentique en général), les meilleures choses ont une fin. »
    … Franchement, quel cynisme… Après tout, je me demande bien ce que cela peut vous faire que d’autres aiment toujours prendre des photos en argentique. Vous avez le droit de ne pas aimer, mais personne ne vous empêche de photographier en numérique, d’enseigner cette technologie et d’en faire la propagande…
    Je pense que ces deux techniques peuvent très bien cohabiter ensemble; d’ailleurs, j’utilise moi-même couramment les 2.
    Seulement, à chacun son style : photographier en argentique est à mon avis plus une « attitude » et le processus créatif qui en découle se trouve aux antipodes des notions de performances/rentabilité que le système économique impose. Bien sûr, le marché du film restera une niche comme il en existe bien d’autres, mais pourquoi vouloir nous en débarrasser ? En quoi cela nuit-il à votre travail…?

  15. Disgression : il est plaisant, voire rêveusement chatouillant en observant une diapo à la loupe, de se dire que l’on observe une image dont les grains ont été directement été impactés par les photons de ce « moment là ».
    Et que ce même support était en ce lieu et ce moment.
    le reste, l’aventure « industrielle », la chimie, et toute la quinquaille… les posture des « vrai » et  » faux » tographe, le fétichisme, brooof … que les poètes prennent leur part, et le temps fasse ses poussières et que les cloportes se disputent le reste!

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