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Un Workflow numérique… sans Lightroom !

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Comme les plus anciens lecteurs du blog (depuis 2004) le savent, j’ai longtemps travaillé avec iView Media Pro et Camera Raw (entre 2001 et 2006), avant d’adopter exclusivement Lightroom… Mais il existe éventuellement d’autres façons de voir les choses. Des tas d’autres façons…


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Aujourd’hui, carte blanche à Pierre Cimburek, qui n’aime pas trop Lightroom ( ! ) et nous explique pourquoi… Et détail son workflow dans un petit film. Pierre est un photographe spécialisé dans le portrait mêlant lumière naturelle et artificielle. Ses portraits sont assez impressionnants, notamment une série « dans la rue » que je vous invite à découvrir. Pierre a été le premier à répondre à notre proposition de contribuer au contenu de Macandphoto, d’autres invités suivront et je pense que ça enrichira favorablement le blog… Je lui laisse la parole : 



 » Mon workflow « numérique » est constitué de trois grands axes:

  • La sélection d’image
  • Le dématrissage des fichiers raw
  • Le développement de l’image

J’ai longtemps utilisé les logiciels de type « tout en un » mais avec l’expérience j’ai pu me rendre compte qu’il ne répondait pas toujours à mes attentes en termes de qualité ou de performance. A force de tester différentes solutions, j’ai su mettre le doigts sur ce qui était mes priorités et mes réels besoins.

  • La rapidité, devoir trouver une occupation durant l’importation des images m’a toujours frustré.
  • La qualité d’image, sachant que j’aime tirer en grand format.
  • L’archivage qui pour moi doit être clair et me permettre de changer de logiciels selon les besoins de l’image (sans avoir à ouvrir un catalogue alourdi avec le temps).

J’ai donc décideé de rendre mon workflow totalement indépendant d’un catalogue (histoire de me sentir libre). J’ai choisi d’utiliser Photomechanic qui est en fait un « finder » optimisé pour la photo. On pourrait le comparer à Bridge d’Adobe mais il est bien plus performant.

 


Ce qui impressionne avec Photomechanic c’est la rapidité, on oublie vite son interface qui je le reconnais n’est pas des plus conviviale. Mais à côté de ça, il va beaucoup plus loin que les autres logiciels en termes de gestion de mots clé ou de métadonnées mais encore une fois c’est ça rapidité qui en fait pour moi le meilleur logiciel du marché actuellement.

En ce qui concerne le démattrisage, j’utilise DPP car j’ai été lassé par le rendu fade que propose Lightroom, de voir des artefacts apparaitre dans les zones sombres de mes images et de leurs manque de profondeur (problème toujours présent dans LR4). Ce rendu grisâtre à toujours été pour moi une aberration et ce qui me choque le plus c’est que l’on trouve ça normal, « ben oui… c’est ça un raw » comme je l’entends souvent.

J’ai donc opté pour le seul logiciel capable de démattrisser mes fichiers raw correctement (je rappel que les raw sont des fichiers propriétaires). 

Avec DPP je conserve mes paramètres boitier, un rendu proche du jpeg tout en conservant la latence du raw et de meilleurs outils concernant la correction d’objectif, la gestion du bruit et de la pré-accentuation.

(Pour ceux qui possèdent un appareil Nikon, Capture Nx est vraiment superbe comparé à DPP)

Pour le développement, j’utilise photoshop. J’ai délaissé Lightroom et son profil Profoto (qui est pour moi totalement inutile!).

Le problème d’artefact, le rendu plat et le manque de profondeur dans les images cité plus haut ajouté à un outil d’accentuation médiocre, des corrections-auto délirantes mais aussi l’impossibilité de gérer des profils (comme le CMJN par exemple) et tout ce que je passe… M’ont poussé à tester d’autres solutions et je me suis rendu compte que LR étaient le logiciels le plus décevant en termes de qualité d’image comparer à des solutions comme Aperture, Capture One ou DXO. Il n’y a que du côté du traitement par lots que Lightroom est extraordinaire mais je n’en ai que peu d’utilité.

Je sais que parler ainsi de Lightroom c’est un peu comme lâcher une « bombe »… Mais c’est le fruit de mes expériences et loin de moi l’idée de troller.

Comme je l’ai dit, il est important de cibler ses besoins et de mettre en place un workflow qui correspond à ses attentes. Cela reste quelques choses de personnel et il n’y a pas une solution meilleure qu’une autre. « 

 

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29 commentaires

  1. Ah bon sang! Je ne suis pas le seul! Joie-bonheur! Le rendu grisâtre de Lightroom, tellement oui. Je ne connais pas du tout Photomecanic que je me promets bien d’essayer. En remplacement de Lightroom, j’ai aussi essayé Capture, mais je n’ai pas réussi à m’y faire et j’ai téléchargé la démo de NX voir si je peux m’y faire. Merci à J-F et Pierre Cimburek. En passant, M. Cimburek, votre travail est impressionnant. Bravo.

  2. Bravo à Pierre ses images sont superbes.
    Pour le rendu de Lightroom, je ne suis pas d’accord : un peu de personnalisation permet de lui redonner la pêche.
    Le rendu par défaut de Lightroom n’est pas grisâtre : il est neutre et polyvalent !
    A chacun ensuite de le personnaliser !

  3. Assez d’accord sur quelques points. Pour ma part : LR pour gérer le catalogue uniquement avec mots clefs et tout ce qui va bien, puis dématricage dans Capture One Pro (la V7 est une tuerie) puis dossier surveillé dans Aperture qui reçoit les fichiers bitmap permettant une vraie gestion de l’impression et surtout permettant de juger la qualité du piqué via un outil dédié. Enfin un script qui va bien pour gérer l’importation automatique dans indesign pour faire de beaux livres photos.
    Par contre un truc m’a chiffoné dans la vidéo : travailler en adobe 98 avec des fichiers 16 bits c’est « dommage ». Attention je n’ai pas dis non plus qu’il fallait utiliser Prophoto. Mais quand on travaille avec du 16 bits il faut utiliser un icc qui a été conçu en conséquence

  4. Mwouai… Aussi bien le 16 bits que le Prophoto, me semblent parfaitement inutiles !
    Du moment qu’on a dématricé dans LR, NX ou DPP… Les corrections de couleurs et d’expo étant dejà faites, je ne vois pas l’intérêt de conserver un espace si large (qu’aucun moniteur ne peut afficher) et 16 bits : deux fois plus lourd !
    Dans Lightroom 1 et 2, les apperçus JPEG étaient construits en Prophoto.
    Depuis LR3 et 4 : ils le sont en Adobe RVB.

  5. Oui je l’ai dit et répète : « je n’ai pas dis non plus qu’il fallait utiliser Prophoto » par contre je dis que travailler en Adobe 98 n’est pas forcément idéal surtout en vue de son PB bien trop chaud

  6. Ce week-end Je vais tester ce Photomecanic car pour le moment je n’ai pas laché iview Media pro qui inscrit lui les metadata dans les fichiers mais qui hélas en visualisation de fichiers raw est bien dépassé….
    Capture NX me satisafaisant pleinement même si un Capture NX 3 serait le bienvenue…

  7. L’Adobe 98 a un point blanc à 6500 K : Pas vraiment « chaud », puisque l’autre point blanc généralement utilisé dans les espaces de travail est proche de 5000 K. Par ailleurs je vois pas en quoi cela a encore de l’importance puisque les CMM réalisent une adaptation.

  8. Pareil en ce moment. j’en reviens de lightroom. Bien pour mettre le pied à l’étrier mais dés qu’on a un peu plus d’exigence, c’est limité.
    En ce moment, c’est retour vers « media pro » avec toujours dxo sous la main et toshop pour fignoler.
    pour le profil, y’a aussi le « beta rgb » en 5000K° (pas trop large mais qui contient + de gamut de l’impression jet d’encre) mais c’est surtout selon son sujet et le gamut de son image. sur un paysage, le vert écrête alors que sur les portraits en studio sans vêtements saturés, même le srvb passe. il suffit d’ouvrir son image dans photoshop, courbe et « afficher l’ écrêtage pour voir si on a perdu et dans quelle zone.

  9. Très intéressant tout ça,
    merci de faire partager son expérience.
    Une chose me frappe dans cette procédure (workflow sorry…), il faut quand même prévoir un sacré espace disque…

  10. Ah, enfin. Je ne me sens plus tout seul, car de version en version je n’ai jamais été conquis par LR, et suis resté avec Aperture qui lui de version en version ne fait que se bonifié (rapidité, en tout cas avec un Mac Pro, réglage ultra précis et très bonne dynamique…), Je travaille toujours aussi de temps à autre avec mediapro pour mettre à jours de grands catalogues. Je me sers de NX très ponctuellement pour des photos impossible. Mais je le redis Aperture est vraiment très bien! PTlenses et autres modules fonctionnent parfaitement au cas par cas…
    Jai aussi DXO mais ne m’en sert quasi pas ; je trouve les rendus très synthétiques… Mais il peut aussi sauvé une image…
    Autres chose, ce qui est très appréciable avec aperture c’est évidemment son intégration avec OSX : partage des photos sans se prendre la tête sur icloud ou vers des logiciels etc.

  11. Mwoui, tout ça c’est de la pignolade les mecs !
    Tous ces logiciels permettent d’arriver exactement aux même résultats pour celui qui a comp^ris ce qu’était une courbe, une balance des blancs, un curseur ton clair, blanc….
    Parmi tous les commentateurs, j’aimerais bien voir les images des uns et des autres qui travaillent avec Dxo, avec ceci, cela !
    Si la photo vaut quelque chose à la base, l’outil est absolument sans importance !
    C’est donc pour ça que je prend le plus simple, le moins contraignant et le plus efficace en traitement par lot ! A savoir Lightroom…
    Comme me l’a expliqué JF : l’important n’est pas la façon dont tu va développer ! Mais de développer la bonne photo, celle qui mérite d’être sortie du lot parmi des milliers d’autres.
    C’est là que la plupart des photographes échouent ! Il passent des heures à développer des images absolument sans intéret !
    Faute de les avoir suffisamment trié, soupesé, sélectionné, jaugé…

  12. Intéressant tout ça !
    Je trouve le workflow de Pierre Cimburek trop lourd à mon goût, ce tant sur la méthode que sur l’organisation finale, sans parler du poids.
    Je suis ravis du principe tout en un de lightroom (j’ai jamais vraiment testé aperture mais plus ça va, plus je ne veux pas me marier au système mac). Après, comme le dit Pierre à chacun de trouver sa procédure. Avec lightroom , j’ai l’impression d’être plus limité sur le rendus par mon savoir faire que par le soft. Je suis donc toujours preneur quand je peux mettre le nez dans la « cuisine » (avec ou sans rouroume) d’autres photographes, c’est toujours formateur.
    Pour finir, j’aurais aujourd’hui du mal à me passer de la flexibilité de lightroom, je suis un peu bordélique il faut dire alors grâce au cotés tout en un, mon bordel est organisé et ça c’est important. ;)
    Merci à tous pour vos retours.

  13. En faisant abstraction de l’aspect workflow Pierre Cimburek n’y va pas avec le dos de la cuillère, et remet gravement en cause la fonctionnalité de dématriçage de LR :
    « Rendu fade… artéfact… manque de profondeur… rendu grisatre… outil d’accentuation médiocre… le logiciel le plus décevant en termes de qualité d’image ».
    Alors quoi, il exagère, ou bien ? Comment expliquer son point de vue ?
    N’y a t-il pas un expert LR qui peut reprendre ces points un par un ?

  14. @Pierre
    en même temps, il a la main si lourde sur l’accentuation et le dodge & burn que je me méfierais de son point de vue…
    Enfin, une histoire de goût probablement…

  15. Aie ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
    Telle est sa devise je suppose.
    Effectivement un workflow est quelque chose de personnel, mais au delà de cette multitude de dossiers et de version d’images qui ne servent à rien, en tous cas, dans ma philosophie. Je trouve que multiplier le nombre de logiciel est très contraignant et anti productif.
    LR à l’avantage de garder les modifications dans les xmp, il suffit juste d’exporter l’image avec un script LR dans le format que l’on souhaite : gain de place assuré.

  16. Il est drôle de constater dés qu’on touche au petit LR il y a souvent une leve de bouclier. Je Maîtrise LR (avec un grand M) mais que doit dont penser d’un logiciel qui a mis 6 ans (si on ne compte pas un petit plugin dédié qui coutait que quelques livres) pour intégrer une simple fonction de softproofing alors qu’elle est présente sur photoshop (donc l’éditeur Adobe sait faire) ou tout autre logiciel qui va bien pour traiter de l’image
    Car n’oublions pas, les images ne sont pas destinées à rester plantées sur les écrans

  17. Utilisateur de Capture NX2 depuis plusieurs années, je m’apprête à l’abandonner au profit de LR.
    J’ai lu avec attention l’article de Pierre Cimburek. Forcement, en lisant toutes les critiques de LR, je suis interpelé.
    Mais ou sont les arguments ? On ne peut etre aussi sévère sans élément factuel.
    « Rendu fade, artéfact, manque de profondeur, rendu grisatre… », pourquoi pas, mais peut on voir ? Si les qualités prêtées à LR sont injustifiées alors est il possible d’avoir des éléments de comparaisons concrets qui remettrons à leur place NX2, DPP et contraindront Adobe à retourner bosser ?

  18. Dans le même registre que PhotoMechanic, il y a ( ceux-ci étant du même auteur ) : ImageIngesterPro et Ingestamatic …. Puis-je demander si vous avez des commentaires, des préférences au sujet de ces 3 programmes ? D’ avance, grand merci .

  19. Merci d’avoir censuré mon message.
    Celui ci était sûrement trop argumenté pour faire de l’ombre à ce qui a été déballé ici….

  20. ouais bon, ca va un peu ces histoires de workflow mais avec:
    -tous ces softs interconnectés (c’est pour ca que LR me va tres bien)
    – ces strategies de stockage, de backup
    – ces outils de developpements ou il faut passer des heures pour les connaitre, les maitriser et surtout LES APPLIQUER (meme si il faut bien developper a un moment)
    je me demande bien si on parle tous du meme plaisir de faire de la photo
    c’est quoi votre norme ? 1 heure passée dehors a faire des photos pour mini 4h ou 5h devant un PC ?

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