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Seuls deux pays en Europe taxent plus leur PME que la France

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Pendant que les uns se dédient (Mariage pour tous et liberté de conscience : objections), que les autres se déchirent, que d’autres se ridiculisent et que d’autres s’embourbent (je vous laisse classer les uns et les autres dans les diverses catégories selon vos convictions personnelles, car à la limite le problème n’est plus là)… pendant ce temps donc, les réalités elles : ne changent pas !

Hier, seconde perte du AAA et on sait bien pourquoi : Droit dans le mur de la dette… Et pourtant cet évènement gravissime est presque passé inaperçu, masqué par le fiasco à l’UMP ! Je lis pourtant ce soir, un article plus intéressant sur contrepoints : Seuls deux pays en Europe taxent plus leur PME que la France (étude complète du PWC en pdf ici). « La fiscalité représente 65,7% du résultat commercial d’une PME » !

 Il ne faut pas donc s’étonner du résultat. Une telle ponction (dont en plus, on sait que le produit sera partiellement gaspillé dans les rouages d’un système devenu si tentaculaire qu’il semble impossible a réformer) : voilà qui est je suppose totalement démotivant… J’en suis même certain ! Face à une telle adversité, la plupart des jeunes qui il y a 50 ans auraient crée, inventé, innové, pour un jour embaucher d’autres peut-être : ne rêvent plus aujourd’hui que de devenir fonctionnaires (pour les plus réalistes)… Ou chanteur (pour les rêveurs), footbaleur (les costauds), dealers (pour les moins chanceux), ou photographes de mode pour les plus privilégiés (éventuellement encouragés par leurs parent 1 et parent 2 ;-)

A ce niveau de prélèvement, qui voudrait encore se lever le matin, avec l’envie de créer une société (même une toute petite), d’embaucher des salariés avec la responsabilité que cela implique, de faire face à tous les problèmes que doit affronter un créateur d’entreprise ?

Je suppsoe que bientôt plus personne, n’aura envie de risquer son patrimoine, toute son énergie, sacrifier sa vie de famille, ses loisirs et ses plus belles années… pour tenter de créer une entreprise qui aura si peu de chance de réussite ?

Si personne n’a plus envie de se mouiller, qui embauchera qui ? En dehors d’Amazon, d’UPS et TNT (heureusement il faudra toujours des livreurs pour amener à votre porte, les produits fabriqués en Chine et commandés sur Internet).

 Taxes-sur-les-PME-en-France

A lire chez Contrepoint.org : «  Selon un nouveau rapport de la Banque Mondiale, de l’IFC et de PwC sur la réforme de la fiscalité des PME dans le monde, la fiscalité en France représente 65,7% du résultat commercial d’une PME, même si la complexité du système s’améliore.




Une nouvelle étude de la Banque Mondiale, de la Société Financière Internationale (IFC) et du cabinet de conseil PwC sur la fiscalité des PME (Paying Taxes 2013) vient confirmer le ressenti quotidien des chefs d’entreprise.

Cette fiscalité se révèle ainsi nettement plus complexe (en terme de temps de traitement et de nombre de paiements) et lourde (en pourcentage du résultat pris par les impôts) que la moyenne des 185 pays étudiés. « 

 

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19 commentaires

  1. en italie et en estonie les impots qui vont ensuite s’appliquer aux personnes sont bcp bcp bcp plus faibles qu’en france….
    quand on compte tout entre le moment ou le client paye son produit et le moment ou l’employé de l’entreprise qui vend ce produit a payé ses impots la france arrive numéro dans le monde et de tres tres tres tres loin

  2. ET en plus, cette incroyable confiscation, ne suffit même plus à payer le train de vie de l’état et les déficits des comptes sociaux (appelés à s’aggraver avec le vieillissement de la population et les progrès de la médecine )
    On paye tout ça : avec de la dette ! C’est dingue…
    C’est à dire des impôts : pour les générations futures… qu’ils ne pourront jamais payer bien évidement ! Vu qu’on aura cassé (définitivement) l’appareil productif (et la société aussi), sans parler de l’éducation, de la formation, etc…
    Bref, c’est la décadence et la chute inéluctable qui guette la France, comme l’Italie et l’Espagne.
    On a passé le point de non retour, c’est évident… bientôt les rats qui en auront les moyens quitteront le navire. Seuls les pauvres resteront et s’enfonceront dans la paupérisation et la misère.
    Bref, c’est la merde !

  3. Bien triste en effet… Je suis bien placé pour le savoir !
    Ma boite vient de fermer. 5 salariés licenciés, dont ma pomme…
    Le fondateur l’avait crée en 85, personne n’a voulu reprendre.

  4. ET en plus, cette incroyable confiscation, ne suffit même plus à payer le train de vie de l’état et les déficits des comptes sociaux (appelés à s’aggraver avec le vieillissement de la population et les progrès de la médecine )
    On paye tout ça : avec de la dette ! C’est dingue…
    C’est à dire des impôts : pour les générations futures… qu’ils ne pourront jamais payer bien évidement ! Vu qu’on aura cassé (définitivement) l’appareil productif (et la société aussi), sans parler de l’éducation, de la formation, etc…
    Bref, c’est la décadence et la chute inéluctable qui guette la France, comme l’Italie et l’Espagne.
    On a passé le point de non retour, c’est évident… bientôt les rats qui en auront les moyens quitteront le navire. Seuls les pauvres resteront et s’enfonceront dans la paupérisation et la misère.
    Bref, c’est la merde !

  5. J’ai la nette impression que la fiscalité des entreprises en France est très trompeuse car la majorité de son poids porte sur les petites structures, qui sont paradoxalement celles qui créent des emplois et ne peuvent pas délocaliser (sauf la fabrication).
    Un rapport de 2011 à montré que les sociétés du CAC 40 payaient jusqu’à 21% de moins d’impôts que les PME et indiqué qu’il était urgent de réduire les exonérations dont elles bénéficient.
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-cac-40-est-moins-taxe-que-les-pme_258344.html
    Total, par exemple ne paie en France qu’un impôt symbolique. Et rien du tout en 2009 malgré des profits records !
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/20101220trib000584654/malgre-ses-profits-records-total-ne-paie-pas-d-impots-en-france.html
    Et que dire des Apple, Google et consorts qui font des milliards d’€ de CA en Europe et ne paient que quelques dizaines de millions d’€ d’impôts en utilisant des tours de passe passe fiscaux ?
    Heureusement certains états commencent à réagir :
    http://www.lepoint.fr/economie/le-fisc-francais-reclamerait-1-milliard-d-euros-a-google-31-10-2012-1523235_28.php
    http://fr.cntv.cn/program/journaldeleconomie/20121114/101831.shtml
    Si M. Hollande cherche des milliards, il peut probablement trouver un bon gisement de ce côté sans se mettre le grand public et la majorité des entrepreneurs à dos.
    Il faudrait mettre des fiscalistes sur le coup(comme pour le cas Google) et avoir le courage politique de remettre en question les pratiques des états Européens dont les législations permettent les manipes du type « sandwich Irlando Néerlandais », voire les paradis fiscaux comme le Luxembourg où il est si pratique d’installer son siège !

  6. Je confirme.
    J’ai créé ma PME en 75, retraité maintenant. Et deux de mes fils se sont expatriés, en s’endettant énormément mais en ayant un boulot et des conditions de vie où ils n’ont pas l’impression de se faire plumer.
    Aucun d’eux n’a voulu reprendre ou continuer ma société.

  7. En passantPosté le

    C’est un peu saoulant ce besoin de se flageller en permanence :
    - pourquoi retenir cet indicateur en particulier alors que, sur les deux autres, la France est respectivement placée aux 4ème et 10ème place en Europe ?
    - et puis surtout, je n’ai parcouru l’étude que rapidement mais les gros défauts de ce genre de travaux est qu’ils s’appuient uniquement sur les taux de taxation en négligeant la question de l’assiette. Comme PWC n’a pas l’air de se vanter particulièrement d’avoir particulièrement considéré ce point si important, j’en déduis qu’ils ont compilé les taux des divers impôts. C’est déjà un gros boulot mais ce n’est qu’une toute petite partie du problème et cela ne permet en aucun cas de tirer la moindre conclusion ! (si vous ne comprenez pas pourquoi pourquoi la question de l’assiette est importante, je vous suggère d’y réfléchir deux secondes)
    Bref, le gros problème de la France est d’avoir un système fiscale totalement illisible : les taux sont élevés plus élevés qu’ailleurs mais les assiettes plus faibles qu’ailleurs. Tout le monde se sent matraqué en oubliant les exonérations dont il a pu profiter (en les trouvant normales). Il faut donc virer 90% des niches et on en reparlera !

  8. Merci à En passant pour son commentaire vivifiant.
    Pour M. Vibert: c’est marrant que vous ne reteniez que les infos qui vont dans le sens de votre idéologie. Soit vous avez mal lu soit vous êtes de mauvaise foi. Je vous invite à relire ces lignes:
    « La complexité du système, mesurable en nombre de paiements nécessaires et en temps de traitement, joue également fortement pour les PME. La situation française est meilleure sur ce plan, puisqu’il faut 7 paiements et 132 heures pour remplir les déclarations, contre 27,2 paiements et 267 heures en moyenne dans le monde. La France est également mieux placée que la moyenne européenne en temps nécessaire pour se conformer aux obligations fiscales (184 heures) mais encore loin du Luxembourg (59 heures), de la Suisse (63 heures) ou de l’Irlande (80 heures). »

  9. par ailleurs je rappelle que ce sont les exonérations de charge dont bénéficient tellement de patrons qui ruinent directement la sécurité sociale et donc le système de soins français qui passe pour être très bon et surtout équitable (à la différence de ceux de tellement de pays « low taxes »), puisque le manque à gagner pour la sécu n’est jamais comblé par l’Etat et jamais remboursé par ceux qui bénéficient de ces « prêts »!

  10. @ Julien : je n’ai pas d’idéologie justement !
    L’idéologie, c’est celle de ceux qui refusent d’observer le monde de façon réaliste, d’essayer de comprendre les tenants et aboutissants… Les mécanisme qui mènent notre pays à sa perte !
    C’est pour cela que je donne ce lien ! Pour échapper aux idéologies et comprendre ce qui se passe !
    C’est justement pour sauver notre solidarité, notre secu et notre « vivre ensemble », qu’il faut refuser les « idéologies » et essayer de trouver des solutions… Réalistes.

  11. En passantPosté le

    @ VIBERT : « pour comprendre ce qui se passe » ? C’est justement ce que j’ai essayé d’expliquer : si le travail de PWC ne se base que sur les taux (une fois de plus, je n’ai pas lu toutes les petites lignes de l’étude mais s’ils avaient aussi considéré les assiettes, ils l’auraient écrit en gros), rien dans l’étude ne permet de comprendre ce qui se passe.
    La réalité est toujours infiniment plus complexe que l’observation d’un ou deux chiffres !!!
    Alors, pour alimenter votre boulimie de curiosité, un peu de réflexion pour le week-end : http://3.bp.blogspot.com/-SEG2MzUtcw0/ULC-hFjvBlI/AAAAAAAACJg/USyiRVL8k8Y/s1600/RP292a.png
    http://2.bp.blogspot.com/-SDXXsoC0HmI/ULC_o6Hq9SI/AAAAAAAACKA/TLLN8_vlaJA/s1600/RP292e.png
    Tous les deux tirés de The Economist (il est aussi bon de citer ses sources, ça permet de comprendre un tiers du discours tenu)

  12. Merci pour le lien ! Il est vrai que l’économie n’est pas une science exacte…
    Il y a des économistes de gauche, d’autres libéraux… et ils ne sont pas d’accord entre eux !
    Donc en économie comme en politique, on nage un peu à l’aveugle.
    Il n’y a jamais aucunes certitudes…
    Mais il peut exister une intime conviction !
    Et j’ai la mienne, qui est basée sur un faisceau assez large d’indices ! Sur mes lectures (incomplètes bien sur), sur mes voyages (nombreux, mais a-t-on jamais assez voyagé) et d’expériences… Autant dans le secteur privé (co fondateur d’une start up) que quelques années bien courtes dans la fonction publique…
    Qui vivra verra !

  13. une intime conviction…basée sur aucune donnée scientifique… en politique/économie c’est ce que l’on appelle l’IDEOLOGIE (ne t’en déplaise)!!! La tienne est clairement située à droite.

  14. Non, pas à droite !
    Juste libérale et humaniste, comme les Démocrates américains…
    C’est vrai que Obama en France, serait situé entre Bayrou et Sarkozy…
    Alors si tu veux tout savoir :
    J’aimerais que l’on sauve la protection sociale (en sauvant l’industrie locale).
    J’aimerais que l’on sauve la livertée d’entreprendre (et d’aller et venir) : c’est à dire que l’interventionnisme d’état devrait s’arrêter là ou commence la liberté des individus de s’enrichir…
    Je crois que le libéralisme et l’humanisme ne devraient pas êtres contradictoires.
    Mais clairement, il n’y a qu’une minorité d’économistes engagés à l’extrême gauche, pour nier encore qu’on a un problème de coût du travail et de poids insupportable de la fonction publique en France… Non ?
    Tu n’es pas d’accord sur ces deux points ?

  15. @ Julien, c’est quoi le problème d’être de droite ?
    C’est le cas de plus de 50% des Français d’ailleurs…
    C’est tous des cons, des égoïstes et des salauds pour toi, ces 51 à 55% de Français « plutôt de droite » ?
    Si on ajoute les Français « de droite » et de « centre droit », on est à mon avis au delà des 60%…

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