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Témoignage : la photo de rue un sport extrême ?

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BILLET SUIV.

C’est un fait : on ne peut plus faire des images dans les rues de Paris, sans prendre le risque d’être confronté à des gens grognons, désagréables, fuyants… Voire dans certains cas vraiment agressifs.

Et je ne parle même pas des « mamans bobos » qui deviennent carrément histériques (j’ai vu ça), si par malheur on photographie leurs enfants… Même lorsque par hasard ceux-ci passent dans le cadre d’un paysage ! A tel point que beaucoup de photographes n’osent plus (du tout) photographier des enfants qui jouent dans la rue, de peur de finir au poste de Police… Sauf de dos et discrètement !

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Ainsi, j’ai pu faire une très jolie série le week end dernier alors que je testais le Nikon D600 (test terrain de 8 pages, à lire dans le prochain Déclic Photo). Que j’aurais bien aimé vous montrer… Mais il serait hasardeux de publier cette série d’images non floutées sur le net, ou dans le mensuel.

J’ai pu opérer de très loin et relativement discretement grâce au Nikkor 28-300 mm f/3,5-5,6, dont les résultats m’ont bluffé, je dois dire. C’est l’arme absolue pour échapper aus râleurs et aux « mamans bobos » (les mamans il y a 15 ans étaient nettement moins susceptibles, je faisais déjà des photo à l’époque et je vous le confirme : l’ambiance à changé)… L’autre solution, c’est d’aller négocier avec un grand sourire, mais le refus est garanti 4 fois sur 5. Donc pas forcément la solution.

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Franchement, c’est lourd ! Alors que partout dans le monde, photographier les enfants ne pose pas trop de problèmes (à l’exception certes, de quelques pays de tradition musulmane)…

Pour la BBC, Paris est la capitale mondiale de la morosité, il y a probablement un rapport. Ce pays est vraiment mal dans sa peau…

Certes, il y a façon et façon de prendre des images. Il faut aussi que les photographes apprennent à sourire et à ne pas trop déranger (agresser) les gens qu’ils prennent en photo. Il faut être rapide et ne pas insister, si les 3 premières prises ne sont pas bonnes tant pis. Je passe à autre chose sans insister…

Il faut savoir « désamorcer » les conflits potentiels et les éviter. Bien choisir ses sujets, avoir du nez, il y a des « profils à risque » à éviter… Mais disons les choses franchement, telles que les photographes les ressentent : la connerie du « Français de la rue », atteint en ce moment des sommets Himalayens !

Et oui, il me semble que le problème est plus aigu en France que partout ailleurs dans le monde. Pour ça que j’aime voyager pour prendre des photos.

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J’ai arrive à notre témoignage du jour, envoyé par Henry, qui resemble à ce que beaucoup d’entre nous ont déjà vécu. A méditer :

 » Ca m’est arrivé 3 fois. Plus exactement, à 2 pas de belleville : sur  les bords du canal Saint-Martin, rue Jean-Pierre Timbaud et Rue Saint Maur, il y a quelques années.

Le premier coup, j’étais avec le 800SI et je venais d’acheter un Sigma 70-200 F2.8 et je vais le tester un  dimanche sur le canal. Beaucoup de monde et pas de pb, jusqu’à ce que dans mon viseur, j’aperçois 2 personnes d’origine maghrébine qui se  montrent particulièrement menaçantes.

Comme je suis de couleur, je suis allé vers eux et ils se sont calmés mais bon fallait pas que j’insiste. Ils m’ont par ailleurs conseillé d’aller à la Vilette faire des photos  car il y avait des filles qui y bronzaient et que c’était vachement mieux.

Le 2eme coup est bcp plus « grave ». Toujours avec le 800SI +24/85, je  descends la rue Jean-Pierre Timbaud et en face de la maison des  métallos, il y a un petit bar avec des couleurs très vives j’étais au  milieu de la place, je ne voyais pas  ce qui se passait dans le bar…

Et au moment où je cadre, il y a un mec (toujours d’origine maghrébine) qui  en est sorti furibard et j’ai bien cru qu’il allait m’écalter la tête.  On aurait été dans un endroit moins passant, je pense que c’était bon  pour moi.


Le 3eme, de mon balcon, il y a 3 ans, je faisais des photos d’un bar en  bas de chez moi, rue saint-maur, vers 2h du matin (avec l’A900) et le propriétaire, cette fois blanc, est sorti lui aussi furibard et m’a  intimé l’ordre d’arrêter sinon…

Dans tous les cas, ce qui « choque », c’est la violence immédiate. Un   simple mot comme « Désolé, pas de photos, s’il vous plait » et je range  mon matos (Tchad, Madagascar etc. ), mais là, ça monte dans les tours immédiatement… 

D’où mon intérêt pour le RX1 ;-).

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42 commentaires

  1. Personnellement je pense comprendre ces gens, quand on voit a la vitesse a laquelle l’image circule maintenant, cela peut faire peur. Personne n’a envie de se retrouver dans une « chaine » facebook ou email avec la photo de ses enfants. D’autant plus qu’il ne faut pas oublier le matraquage mediatique derriere.
    Il y a 15 ans ces outils n’existaient pas (ou en tout cas n’etaient pas autant developpes) et on savait que les photos seraient dans 90% des cas utilises dans un cercle restreint.
    C’est dommage, mais il faut savoir vivre avec son temps, et en ce moment ce n’est pas top.

  2. C’est quelque chose que je ne vis pas en Seine-Maritime, et j’ai très souvent des enfants dans mon viseur. A chaque fois je vais voir les parents et je laisse ma carte en garantissant que ceux qui m’écriront auront une version web de la photo en retour. J’ai très très peu de refus, les parents sont au contraire souvent contents. Paris, c’est vraiment un autre pays ;)

  3. La connerie de parisiens, c’est surtout ça le problème…
    A Barcelone ou je vis une moitié de l’année, tout se passe bien !

  4. C’est vrai que j’ai ressentie ça à Paris également, c’est surtout avec les reflex que ça passe mal, j’ai souvent eu des regards mauvais voir agressifs quand je sortais avec mon 7D, je ne fait plus de photos de rue à Paris avec cet appareil maintenant. J’utilise des petits appareils discrets maintenant à Paris pour la photo de rue… Partout ailleur dans le monde je n’ai jamais eu ce genre de problème.

  5. Et si je précise que dans certaines Banlieues, les racailles me font bien plus peur que les bobo !
    Les loies de la République sont bafouées et risquer que des ados en bandes retournées à l’âge de pierre, vous cassent la gueule si vous sortez un appareil photo ou une camera (je suis vidéaste), alors là je vais me faire traité de facho et de Lepeniste peut-être ? Pourtant c’est du vécu…
    Tout citoyen a le droit d’aller et venir ou il veut dans l’espace public. Et le droit de faire des photos et de filmer aussi j’ajouterais.
    Mais même pour aller et venir, certains endroits ne sont pas conseillés. ET les Français (les blancs) doivent baisser la tête quand ils traversent certaines rue de Bellevile, ou même sur les champs quand les bandes de racaillent débarquent le samedi soir
    Je trouve ça intolérable… Ne parlons même pas de faire des photos en toute sécurité ! Juste d’aller et venir sans baisser les yeux.

  6. Ça m’a toujours troublé. Les gens ont peur qu’on puisse voir leurs enfants sur internet mais ça ne les dérange apparemment pas que des millions d’anonymes les croisent régulièrement dans les rues. Et pourtant pour les enfants le monde réel me semble plus dangereux qu’internet.
    Mais qu’est-ce que ça peut bien foutre aux gens que sur un site obscur d’un obscur photographe on voit une photo de leur mioche en train de jouer au ballon? Je dis cela en ayant moi même deux enfants très photogéniques.
    Derrière cela se trouve un fantasme dont j’aimerais bien qu’on éclaircice l’origine, à savoir que le type en train de photographier serait en repérage pour un quartel international de trafic d’enfants. Mais y a-t-il eu dans l’histoire récente une affaire de ce type? Je n’en ai pas le souvenir.

  7. Quelques remarques :
    – Cela fait 30 ans que je fais des images dans les rues de Paris, et 20 que je suis professionnel , indépendant. Jamais été embêté ou agressé. Jamais. Par contre, quand je vois certains « collègues » travailler , je me demande tout simplement comment ils ne se font pas casser la tête -et le matos avec- plus souvent …!
    Ca n’explique ni n’excuse tout, mais c’est aussi à noter.
    – Il est d’autre part certain qu »on n’est plus à l’époque de Doisneau ou Ronis, encore moins de Brassaï, il faut donc se faire à l’idée de travailler , aussi , autrement…
    – Pourquoi serait il donc « hasardeux de publier cette série d’images non floutées sur le net, ou dans le mensuel » ?? Au nom de quelle loi, si ces images ne portent pas préjudice à leur honneur ou leur vie privée ? Dans la presse française il n’y a que le Parisien ou Match pour flouter de manière aussi systématique que ridicule les photos de gamins ou de collégiens ! C’est aussi au photographe d’assumer ce qui fait et construit son métier, sur ses propres trottoirs,plutôt qu’en des contrées éloignées et de civilisation différente…
    – Enfin, n’ayant aucune espèce d’idée de ce que peut bien vouloir signifier « maman bobo » , tout comme les « français de la rue », il se peut que mes remarques précédentes n’aient rien à voir avec le sujet !

  8. sinon pour en revenir à la photo, les images produite par le d600 sont croustillantes! piqués et noirs sont topissimes. ça met l’eau à la bouche…

  9. J’hésite vraiment en ce moment entre le D600 et le D800 (ayant déjà des optiques nikon fx et dx). Wait en attendant les tests du D600

  10. Je partage ton point de vue. En fait, je pense que les passants (à Paris et ailleurs) sont de plus en plus susceptibles d’être pris en photos à leur insu (notamment les nouveaux venus : les smartphones) et ceux les photographes deviennent des boucs émissaires… sans doute trop visibles en raison de la taille pas toujours discrète de notre matériel.

  11. Vu la multiplication des images sur le web… celles-ci perdent toute valeur.
    Se montrer sur le net, devrait etre comme sortir dans la rue. Un espace public !
    Tant qu’on n’y a pas vu dans une situation dégradante…

  12. Il y a une différence fondamentale entre se montrer sur internet et être montré sur internet. Je ne vois pas pourquoi quelqu’un déciderait de me montrer sur internet alors que moi-même je ne m’y montre pas. Les très rares photos de moi ne sont destinées qu’à ma famille et mes amis et mes photos de profils ne me représentent pas. C’est mon choix et il n’est pas question que d’autres en décident autrement à ma place. Et ce n’est pas parce que dans d’autres pays cela se passe différemment que nous sommes obligés de suivre. Bien entendu, je n’excuse pas la violence, mais je peux la comprendre.

  13. Illustration parfaite du fantasme dont je parlais plus haut. Personne n’est réellement capable de formuler le risque qu’il y a à apparaître sur une photo sur internet mais il y a tout de même lieu d’être farouchement contre parce que à notre époque vous savez…

  14. En même temps faut arrêter, les gens en ont rien à faire de vous voir sur une photo si ils ne vous connaissent pas, d’ailleurs vous ne serez peut être jamais au courant que votre tête est sur tel site ou telle photo/affiche, nous ne somme que des gens lambda et non des vedettes ou l’image à un prix certains.
    Si je me retrouve sur l’affiche d’une campagne de pub dégradante avec ma bobine et mon nom et mon prénom, là d’accord, y aurait un problème mais autrement il y a vraiment pas quoi pleurnicher…
    Moi qui habite en province, ca m’arrive de me faire interpeller du genre « hey, tu vas faire quoi de cette photo ? » du style, je cadre un monument en large avec un piéton qui passe devant croyant qu’il est seul sur la photo et que je vais la diffuser au monde entier avec son nom, son prénom, son adresse et si il est donneur d’organes, alors que je m’en tamponne royalement.
    En tout cas, il y a vraiment des gens qui se prennent pour des agents secrets en couverture :-)

  15. Oui, c’est la conscencance d’un individualisme dément de notre société !
     » Moi, moi, moi ! Je suis le centre du monde…  »
    Chacun pense que l’image qu’on « vole » de lui a de la valeur, parceque c’est lui… Alors qu’il n’est qu’un élément du décors !
    Les droit de l’homme, on leur cancer : l’individualisme et le « droitdelhommisme »…
    En France on croit qu’on a inventé les droits de l’homme… On a donc une haute idée de sois-même ! Pour tout et rien…
    La folie qui saisie madm Michue si on la prend en photo est pathétique !

  16. « Henri » devrait envoyer son témoignage à Copé, avec un pain au chocolat.
    Cela alimentera cette sinistre polémique sur le « mal maghrébin » qui rappelle certains relents de la moitié du siècle qui nous précède et apparemment nous devance à nouveau :(

  17. Juste une envie de développer mon commentaire précédent.
    Je suis photographe professionnel et ce depuis près de vingt ans. Je sors donc mes boîtiers lorsque j’ai une raison de le faire, que ce soit pour une commande ou des travaux personnels. Je m’efforce donc de respecter mon environnement et c’est sans doute pour ces raisons que je n’ai jamais connu de problème en couvrant un bon tiers de notre globe depuis que j’ai commencé à travailler.
    Le droit à l’image est à lier au devoir de respecter ceux que nous photographions. Il est normal de prendre en considération la logique de ceux que nous choisissons comme « sujet ». Il est aussi normal de réfléchir non seulement en photographiant, mais aussi avant de le faire.
    Je n’ai jamais « volé » une photo, du moins j’ai la faiblesse de le croire. Mon télé, c’est un 85mm et pour photographier la rue je préfère le 35. Ne jamais cacher son boîtier, ne pas forcer les choses, ne pas « piéger » la réalité. Si le sujet de ce post est bien de traiter de la difficulté de la street photographie, il est bon de s’imprégner de ceux qui en ont fait une discipline à part entière. Dans un autre rayon, les paparazzis se font régulièrement casser la gueule et c’est dans la logique de ce qui représente la rare exception à notre métier.
    Vouloir tester son dernier joujou en focale longue se doit de correspondre à une logique de travail et de prise de vue en fonction de son environnement.
    Je le répète, la photographie est un hobby ou un métier. De la même manière que l’exercice de la plomberie et de la maçonnerie, ne pas respecter les règles provoque des accidents parfois désagréables :)

  18. « Je ne vois pas pourquoi quelqu’un déciderait de me montrer sur internet alors que moi-même je ne m’y montre pas »
    Parce que le travaille du photographe est justement d’amener un regard sur la réalité, forcément différente de la votre.
    L’image qu’il fera de « vous » n’est pas celle que vous feriez…
    Je me trompe?

  19. Bon ce qui m’intéresse plus que ces discussions de comptoirs, c’est le résultat du test du couple D600 / 28-300 mm, car c’est ce que je projète d’acquérir en remplacement de mon d7000. Je prendrai aussi le convertisseur x1,7 qui me donnera un intéressant 48 – 540 mm. Je n’aime pas changer d’objectifs et les couples d’objo qui « coupent » les focales vers 70/85 mm ne devraient être utilisés que si on a 2 boitiers. Je préfère alors prendre en plus le 16-35 pour le grand angle.

  20.  » Je vois pas bien a quoi sers le « maghrebin ».. »
    Bon en même temps, si c’est un maghrébin : pourquoi ne pas le dire…
    Il y a plus de chances de se faire voler son vélo, ou agresser par un maghrébin, que par un fils d’immigrant Vietnamien, ou d’Europe de l’Est…
    C’est un fait ! Le nier, est prendre un positionnement idéologique partisan, alors que dire la vérité, c’est juste dire la vérité…

  21. Hum…
    Content JF de la tournure que prends ton blog ?
    Le miel attire les abeilles.. Allez moi je bouge d’ici et definitivement..
    Un truc qui etait mieux avant tiens : macandphoto (macandphoto)..

  22. @Yopi:
    Pourquoi ne pas mentionner l’origine d’une personne?
    C’est une information qui peut avoir son importance, de la même façon que son age ou sa CSP supposés, par exemple.
    Ensuite, il faut que les lecteurs soient suffisamment intelligents pour faire la part des choses.

  23. Impossible de faire de la photo de rue maintenant sur Paris et même en Europe sans emmerdes. Encore cette après midi sur un vide grenier alors que je prenais une pauvre photo d’ambiance je me suis fais verbalement agresser par un gars.
    On nous sort du « droit à l’image » en veux tu en voila, mais personne ne semble connaitre les textes et les réglementations. Moi je me suis penché dessus comme j’encourage tous les photographes. Et je n’hésite pas à faire la photo même si je sais que cela va gueuler après. Je juge la personne, l’environnement. C’est con mais en fait je suis presque obligé de me dire « est ce que si on se fight c’est toi qui gagne ». De la folie. Quand je pense qu’en Asie les gens sont fiers d’être photographié avec un reflex.

  24. Norz : a eviter car ca enflamme toujours les fachos ce genre de phrases, et apres on a le droit a :, »plus de chance de se faire agresser par un maghrebin que par un asiat… » c’est a vomir..
    Mais oui la violence est dans les genes … Et Le juif aime l’argent tout le monde sait ca, et l’arabe vole les velos cqfd.
    Ca m’inquiete beaucoup plus que la situation economique ce genre de raccourci, non pas a cause du racisme que ca sous entends mais plutot de la pauvrete intelectuel global..
    Comme je suis heureux et fier d’habiter a rennes dans la ville/region qui vote le moins en france pour la salope bleu marine…

  25. ouai Patrice…., c’est exactement ça …, quand je suis sur les marchés de Bangkok et que je commence a shooté une échope que je trouve intéressante, je suis quasi obligé de shooté toutes les échopes de la rue sous peine de vexer les autres commerçants …..
    l’autre jour, on me posait une question au sujet du dépaysement quand on vie en Asie, j’ai répondu que le dépaysement, je l’ai quand je rentre en France, j’ai l’impression d’être un extra terrestre et de vivre sur une autre planète et pourtant ce n’est pas le cas, je ne sais pas où va le monde « civilisé » mais il y va a grands pas …..

  26. Disons que sans faire dans la stigmatisation, on a le droit de pointer certains problèmes.
    Lorsque tu prends des images dans la rue, il faut « ressentir » et « évaluer » le niveau de risque…
    Moi qui vit dans le 13em en plein quartier asiatique, je t’assure que je peux shooter sans aucune difficulté, sans la moindre inquiétude…
    Mais dès que j’arrive dans un quartier d’immigration Africaine, ou d’Afrique du Nord, je suis obligée d’adapter mon comportement.
    Et je n’ose plus faire certaines photos…
    OK, on peut dire qu’il faut s’adapter aux traditions locales (lorsque l’on voyage)… Les Musulmans n’aiment pas trop les photos. je peux l’accepter et je ne les prend pas en photo.
    Mais là ou ça devient insupportable, c’est que je ne peux même plus prendre des photos dans certaines rues de Paris (les boutiques, l’entrée du métro)… alors qu’on est en France !
    ET là je ne suis plus d’accord du tout. ET je ne suis pas raciste et je refuse qu’on me stigmatise moi-même… Le racisme anti blanc : ça existe ! Tout le monde l’a ressenti dans le métro…
    On est en France et sur le territoire national, on devrait avoir le droit d’aller et venir librement. ET de faire des photos librement…
    Hors ce n’est pas le cas

  27. Marie, le pire c’est qu’en plus à Paris comme dans énormément de villes nous sommes regardé en permanence par de très nombreuses caméras et ça la majorité des gens semble l’oublier ni prendre le temps de lever la tété et de regarder le mobilier urbains pour chercher « les petites boules noires ».

  28. On se croirait sur 20 minutes avec ces commentaires à 2 balles !
    Ça ne fait pas avancer le choix du matériel photo, encore moins la photo et surtout pas la France…

  29. la dernière fois que j’ai laissé un photographe prendre des photos de l’un de mes petits, je l’ai regretté. j’ai jamais vu de photo aussi pourri d’un photographe pro =))
    Lumière bien trop dure, tout les défauts de peau ressortaient. trop froid. Même certains parents moins au fait de la technique les ont rendu. c’est pour dire =))

  30. Je ne fais pas de photos de rues justement à cause de tous ces raleurs ! Mais je constate que ces mêmes raleurs( j en connais ) affichent leur vie , en photos et en écrits sur facebook !
    Du genre  » mon gosse a la varicelle , c est trop dur pour lui.. et cela accompagné de la photo du petit quasiment nu pour bien montrer ces boutons !

  31. C’est un peu ce que j’appelle le syndrome « Britney Spears ».
    « Ma vie est tellement fabuleuse qu’à moins de payer tu me prends pas en photo.
    Je suis une star ».
    Tout le monde revendique un droit à l’image sans vraiment savoir ce que cela recouvre.
    Du coup, tout photographe est un paparazzi en puissance. Innocence perdue. Mercantilisme…
    La seule fois où je me suis senti en danger physique c’était en pleine rue, très entouré. Je pense que la personne qui apparaissait dans le cadre (au troisième plan) n’avait pas de papiers et redoutait d’être identifiée. Sinon, je pense qu’il ne faut pas prendre la photo de rue pour un safari urbain : je ne me cache pas, je me fait juste discret et souriant.

  32. et puis, pour en revenir à un commentaire précédent assez judicieux, certains photographes ont pris la photo de rue comme une sorte de safari … et je comprends tout à fait que les passants ne veulent plus être un des trophées de la journée !
    d’ailleurs, ce phénomène est visible dans d’autres pays aussi, là où il y du tourisme de masse. les locaux ne veulent plus être pris en photo, ou alors contre de l’argent.
    nous photographes sommes aussi responsables de cette situation, et nous devons nous adapter. même si c’est vrai, je le concède, c’est dommage que cela ne soit plus comme il y a quelques années …

  33. Je témoigne de mon expérience
    Personnel en photos de rue sur Paris.
    C’est très difficile! Risqué même
    Je trouve que pour des sujets graves
    Les gens ne se manifeste pas et
    Pourtant il y aurait de quoi !
    Des rodéo sauvage dans nos banlieux
    M’étant en danger la vie des citoyens ,
    Les balais de véhicule motoriser dans
    Les rue piétonne ,et personne ne manifeste
    De colère etc… La liste et longue!

  34. Je rajoute que je ne parle pas de
    Photos d’enfants ,
    Je m’essaye au photo seulement
    Avec les miens! C’est déjà tellement
    Tendu avec les adultes !
    Les lieux public ou vous avez l’impression
    D’être l’ennemi public N1
    C’est disproportionné pours moi

  35. Bonjour,
    je peux tout à fait comprendre ces réactions de rejet.. les photos circulent un peu partout, sans consentement de l’intéressé(e). Le monde hélas a trop changé dans ce domaine et il suffit de voir ce qu’a fait un site suisse avec une photo du gamin assasiné, Gregory.. typique d’une grosse connerie.
    J’ai moi-même subi avec mon épouse une séquence film à Paris, film pris par des étudiants plutôt sympas.. mais contraints et forcés (en plus on était pressé pour prendre un train !). Dieu sait ce que ce film est devenu, sans notre accord et pas anonyme de toute façon. Aujourd’hui ces gars se prendraient ma valise dans la figure ou au moins sur la caméra.
    Je m’efforce d’éviter de photographier les personnes bien visiblement sur mes photos. Qui sait quelle est leur situation privée à ce moment là..? Du temps de l’argentique, pas trop de soucis mais avec le numérique et le web, la musique n’est pas la même !!!

  36. Ce n’est pas la photo en soi qui est gênante, c’est sa diffusion car quelque part c’est une atteinte possible à la vie privée.
    Et enfin, la France a changé. La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres = qui n’ont pas envie d’être photographié ? Il suffit de regarder ce qui se passe avec FB pour faire un parallèle significatif : on ne contrôle rien une fois que c’est publié sur le web. Et ne me dites pas que vous le faites pas ??
    Cdlt.

  37. NON ce n’est pas de la connerie de la part des parisiens (et je n’en suis plus actuellement..), ce qui a tout changé c’est le WEB.. faut simplement réfléchir un peu et se mettre à la place des gens photographiés : ils n’ont peut-être pas envie de voir leur frimousse circuler sur le Net ? Pas plus que d’autres n’éditent pas sur FB ! C’est compliqué à comprendre et à admettre ça ? Apparamment oui ?
    Si les sujets acceptent pas de souci, s’ils acceptent..!
    Je ne vois toujours pas pourquoi ceux qui ne sont pas d’accord avec une catégorie de gens, qui prône une thèse qui leur est propre, seraient forcément des cons..? Théorie de la pensée unique ?
    Essayez donc de faire des photos dans les pays arabes..! les photos « touristiques » dans les pays qui crèvent la faim, ça m’a toujours gonflé car ça s’appelle du veuyeurisme. Pas beau et racoleur en fait. A part pour les photographes pro qui font un reportage sur ce sujet, eux ils font leur boulot.

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