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Les constructeurs auto sont sceptiques sur l’électrique

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A lire chez La Tribune : A part l’Alliance Renault-Nissan, les constructeurs auto sont sceptiques sur l’électrique (à noter un Leica sur la photo).

 » Ford ou Volkswagen prévoient que les véhicules électriques ne dépasseront pas 2 à 3% du marché total à moyen terme. Les constructeurs misent de plus en plus sur l’hybride rechargeable. « 

Dit autrement : ne comptez pas sur la voiture électrique pour relancer l’industrie automobile nationnale, contrairement à ce que certains ministres laissent régulièrement et falacieusement entendre. Il faut réussir à faire marcher l’économie « tout court » et arrêter de nous enfumer avec ce concept de « croissance verte » qui est totalement démagogique ! Si croissance il y a, elle sera éventuellement verte. Mais la croissance « verte » ne se décrète pas… Il y a donc tout lieu de s’inquiéter pour la dite industrie automobile, surtout après avoir lu ça (toujours La Tribune) :

«  Très peu d’économistes croient encore à l’hypothèse de croissance (+0,8%) sur laquelle est fondé le budget 2013. Au delà, le président de la commission des finances, Gilles Carrrez (UMP) dénonce des évaluations de recettes irréalistes, ne tenant pas compte des changements de comportements que va provoquer la forte hausse des impôts « .

A moins que notre Ministre de la Magie ( ! ) nous invente un truc imparable, qui pourrait encourager les Français à consommer comme si tout allait bien, malgrès les hausses d’impots et le pessimisme ambiant qu’elles génèrent automatiquement ? A ce propos : « Le combat entre les talibans de l’austérité et les économistes keynésiens se poursuit« . Extrait :

«  Combler les déficits principalement par la hausse de la fiscalité comme le fait la France, plombe la croissance,  dit Jean Michel Six Chef économiste de Standard & Poor’s. C’est pourquoi, selon lui, le pire reste à venir.

Des générations d’étudiants en économie ont pourtant appris qu’une forte taxation des plus riches n’augmentait pas les rentrées fiscales, bien au contraire. La fameuse  « Courbe de Laffer » modélise très bien une notion simple : « trop d’impôts tue l’impôt ». Tout à l’air de se passer comme si nos dirigeants qui n’ont pratiquement jamais vécu dans une entreprise, avaient oublié leurs cours d’économie ! « 

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Non. Ce qui est absolument insupportable en ce moment, c’est que nos dirigeants refusent de s’attaquer drastiquement (ou ne savent pas comment s’attaquer) aux dépenses de l’état, qui étouffent notre économie sous des charges totalement insensées, démoralisants les entrepreneurs (même les tous petits) et empêchent les entreprises d’embaucher (même les grosses).

 

Au lieu de cela : on augmente encore les impots : 2011-2013, 65 milliards de hausses d’impôts. C’est donc une double peine pour l’économie, pour les salariés (qui sont aussi LES consomateurs), un cercle vicieux… une véritable catastrophe.

 » L’austérité ne peut être qu’une réponse provisoire, car pour surmonter l’obstacle il faut plus de compétitivité, pas plus de fonctionnaires. Comme le fait remarquer Hans-Peter Keitel président de la Fédération allemande de l’industrie « La France est un pays où l’on organise la croissance à partir de l’Etat ». Or, avec 47% de taux de prélèvement obligatoire et près de 57% de dépenses publiques par rapport au PIB, l’économie française est de plus en plus collectivisée, ce qui l’éloigne du profil de ses principaux concurrents…

Ce n’est probablement pas en surtaxant les créateurs d’entreprise et en « taxant le capital comme le travail » que l’on dynamisera beaucoup le tissu industriel français.

Comme on peut là encore l’apprendre facilement dans les bons livres d’économie, un investisseur a besoin pour entreprendre un investissement d’une prime de risque qui va lui assurer une rémunération supérieure à celui qui n’en prend pas. Le salarié est sûr d’avoir son chèque à la fin du mois, l’entrepreneur qui prend le risque de créer une entreprise n’a lui aucune certitude. Aligner la fiscalité du capital sur celle du travail est donc une aberration idéologique qui est destructrice d’emplois. (source Atlantico) « 

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Qui voudrait créer une entreprise en France dans ces conditions ? Celui qui a une bonne idée, aura tout intérêt à aller tenter sa chance ailleurs, là ou on lui laisse une petite chance de réussir et de profiter des fruits éventuels de son travail (ce qui ne semble être une motivation et une idée tabou, qu’en France)…

 » La culture de l’investissement et du risque sont également trop faibles de même que la taxation des entreprises rend difficile de dégager un dividende pour les investisseurs. L’argent des Français va davantage dans l’épargne et l’investissement. » (pourquoi les start-up françaises réussissent en France et pas à l’étranger).

 

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15 commentaires

  1. Comm ce sont des fonctionnaires, des assistés, des chômeurs et des étudiants sans avenir (genre en psycho), qui ont fait pencher la balance pour les socialo… on n’aua que ce qu’on mérite : ce pour quoi ils ont a voté !
    L’asssistanat généralisé, quitte à vendre tous les bijoux de famille !
    L’encouragement à la molesse… sur le dos des générations à venir, qui seront endettées comme les grecques.
    Pauvre France disait mon grand père…
    S’il voyait ça, le pauvre !

  2. C’est moi ou sur l’article de la tribune y’a un mec avec un Leica sur la photo d’illustration ? Y’a encore des journalistes en Leica ? Même avec la crise ?!
    Sinistrose quand tu nous tiens… Ca donne envie de faire un tour ailleurs tt ça… C’est pas mieux mais ça détend !

  3. Oui Pomme ! Il faut enfoncer sa tête tres profond dans le sable !
    Mais attention, du coup c’est ton derrière que tu expose ;-)

  4. Aux USA, les étudiants en psycho ont des débouchés dans le privé. Ils aident à la conceptions des produits et à la publicité. On ne peut pas à la fois se plaindre du manque d’innovation de l’économie française, et à la fois refuser tout ce qui pense un peu différemment de ce qui sort des grandes écoles. Ceci dit, le tabou des tabou, c’est bien la question des compétences réelles du patronat en économie. Aux patrons qui se plaignent de travailler beaucoup, je répondrai ce qu’on dit au salarié moyen depuis 30 ans: quand on a du travail, on n’a pas le droit de se plaindre.

  5. Le dernier acte de capitulation devant les puissances de l’argent vient juste d’être réalisé par les députés dit de gauche de droite et de partout finalement(voir Bon baisers de Partout de P.Dac).
    On se la rejoue « Accord de Munich » sauf que Daladier est dénommé Eyrault.
    Les lendemains qui déchantent c’est pour tout de suite ou y aura t’il un délais?
    Y à t’il encore des constructeurs Français en matériels photo ou plus largement audio visuel?
    A part Aaton et Angénieux qui ne font que des matériels pro ou à usages militaire,donc pas pour le consommateur ordinaire.

  6. Le salarié est sur d’avoir son chèque à la fin du mois ? A priori pas ceux des grosses boîtes engrangeant les profits et délocalisant à tour de bras, genre l’industrie pharmaceutique ou encore dans la sphère Mulliez….
    C’est bien de se battre contre les amalgames mais il ne sagirait de ne pas en faire soi-même.
    Quelle est la valeur ajoutée ou la prise de risque des fonds de pension ? Qui subit la crise ? Qui l’a causée ?

  7. Mais personne n’a causé la crise…
    Elle est juste le symptôme d’un changement d’époque. Cela se fait tout seul, peronne ne le décide. Et probablement personne ne peut l’empêcher !
    En occident, on ne veut plus travailler autant… On veut juste profiter et dépenser (et notre niveau de dépense est devenu hallucinant en valeur absolu, on a besoin de tellement de choses autour de nous pour suivre le mouvement de nos contemporains : voitures téléphones ordinateurs, variété alimentaire inimaginable il y a 100 ans…)
    Alors qu’en Asie (en dans les pays en voei de développement), on veut tout ça, donc on travail dur pour y parvenir… On produit plus, qu’on ne dépense (et on est beaucoup plus nombreux à la faire).
    Il y a donc déséquilibre, les cout de production se sont effondrés la-bas, ce qui détruit les emplois chez nous. Par ailleurs, consommer plus que plus, à un moment ça s’arrête forcément…
    Bref, tout ça échappe aux décisions des politiques.

  8. Les principaux gouvernements de la planète accumulent de gigantesques déficits… et les principales banques centrales impriment de l’argent. Où est-ce que ça nous mène ? C’est là la vraie question.
    De l’argent imprimé, ce n’est pas la même chose que de l’argent réel. C’est une tricherie. Une contrefaçon. C’est émettre une chose qui fait semblant d’avoir de la vraie valeur… mais n’est rien d’autre que du papier.
    Et plus les autorités trichent… plus le reste du monde triche. Lorsque les autorités complotent et truquent leur devise… tout le reste est faussé.
    Au lieu d’encourager le travail, la production et la véritable création de richesse, l’argent factice pousse les gens à hésiter… à spéculer… et à tricher. Au lieu de travailler pour vivre, ils essaient de mettre la main sur l’argent gratuit.
    C’est là le processus que nous appelons la “zombification”. Les gens sont transformés de travailleurs honnêtes en parasites… en zombies… et en magouilleurs, chacun essayant d’obtenir autant qu’il le peut, aussi vite qu’il le peut, du système truqué.

  9. xaviermorel02@gmail.com on

    Tenez, voila un lien interessant : http://www.amazon.fr/dette-publique-une-affaire-rentable/dp/2913492568/ref=sr_1_1?http://www.amazon.fr/dette-publique-une-affaire-rentable/dp/2913492568/ref=sr_1_1?
    Asservissement de l’Etat (c’est à dire nous tous) par la dette, parasites profiteurs suçant jusqu’à la moelle les ressources de l’état (nos impôts…).
    Intéressant de corréler l’augmentation du poids de la dette avec la loi de 1973, qui abandonne la création monétaire au banques privées…
    Le transfert de richesse vers les super riches (« les 1% ») n’a jamais été aussi colossale. De quelle richesse s’agit-il : nos impôts qui augmentent !
    Qui sont ces profiteurs ? Arnaques à la sécu, aux allocations familiales, chômeurs qui refusent de travailler… … … Certes, il faut nettoyer ces parasites autorisés par notre système faillible. Mais alors, regardons où part la masse énooooorme de richesses créées par n’importe quelle multinationale.
    Ajoutez à cela, la spéculation, marché des dérivées, CDS, paris truqués sur la dette des états. Les vrais profiteurs se cachent ; ils se cachent des médias car il les détiennent ou y exercent une forte influence. Ces gens là ne sont pas mauvais, ils ont simplement le champ libre.
    Pourquoi les politiques ne font rien ou si peu ? Parce qu’une minorité ne se trouve pas en conflit d’intérêt (financement des partis politiques, intérêts privés..), minorité qui ne se retrouve quasiment jamais aux manettes dans cette monarchie républicaine.
    Une réforme institutionnelle est urgente. « La cause des causes » disent certains. Les traitements symptomatiques sont insuffisants.
    Quelques exemples de mesures :
    – Redonner la création monétaire aux états, créer de la monnaie mais pas trop pour éviter l’inflation, financement de l’état auprès des banques centrales
    – Rigueur dans le train de vie de l’état sans diminuer le service publique : gestion des ressources humaines, logistiques, suppression des dépenses inutiles et mesures symboliques (suppression de la retraites des députés, sénateurs)
    – investir massivement dans l’éducation et la recherche publique, dénuée de conflit d’intérêt.
    – Et refonte institutionelle : Réflexion sur le conflit d’intérêt, sur le tirage au sort, harmonisation européenne
    Et beaucoup d’autres…
    XM.

  10. J’adore l’argument sur les manuels d’économie et la courbe de laffer c’est pathétique.
    La prime de risque … On croirait que l’on voit la petite entreprise de l’entrepreneur individuel en SNC … Self made l’an qui,engagé sa vie dans sa boîte.
    90% des profits taxables sont des entreprises côtées dont les dirigeants sont salaries

  11. Les schémas montrés n’indiquent pas la part, première, du remboursement de la dette: environ 70 milliards d’euros chaque année

  12. Revenons à nos moutons, la voiture électrique :
    La voiture électrique n’est pas une fin en soit mais elle permettra au moins une chose, diversifier les sources d’énergie des véhicules.
    Nous avons beaucoup de choix mais pourtant nous continuons à nous enfoncer dans le diesel…
    Electrique, hybride (série ou parallèle), essence, éthanol, diesel, GNV, GPL, hydrogéne, et j’en oublie certainement, tout cela utilisé a bon escient

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