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Un coup de gueule un peu foutraque !

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Un coup de gueule non politiquement correct, trouvé ce soir sur un blog étrange qui m’a fait sourire… J’aurais – presque – pu l’écrire (avec d’autres mots, beaucoup plus de recul et moins d’amertume ;-) Si je me permets de vous en copier une bonne moitié, c’est pour vous donner envie d’aller lire la suite, par ici : Plein gaz !

 » À force de déconner chez les diffuseurs, il est devenu presque impossible de vivre de la photographie professionnelle en gagnant sa vie juste de façon équitable. Je parle des vrais pros, pas des  » biiiiiiiiip *  » qui se font acheter un équipement à 5 000 euros avant même d’avoir gagné le moindre argent en contrepartie du moindre travail.

Ces (jeunes) gens-là considèrent assez souvent comme normal de percevoir des allocations tout en travaillant au black, alors qu’ils n’ont jamais cotisé à quoi que ce soit de leur petite vie ou si peu. Bien sûr !

Le système de solidarité entre les salariés s’est constitué par l’opération du saint-esprit et l’argent qui tombe tous les mois est imprimé à la banque de France. Ben tu savais pas ?! Ces petits foutriquets qui se la racontent vont même jusqu’à se refiler des plans pour niquer encore plus à fond le système, entièrement financé par d’autres en vertu du : « J’y ai droit, donc j’en profite… ». 

Lire la suite ici… Si, si, ça vaut le coup !

Ahah, ça envoie du pâté hein ! Mais il y a beaucoup de vrai là dedans, certains se reconnaitront-ils ?… Notamment le fait qu’une partie des jeunes qui aujourd’hui ne trouvent pas de boulot dans le domaine qui les intéresse (photo mais pas seulement), peuvent continuer dans leurs voi de prédilection (sans issue éventuellement), en profitant de l’épargne et du « sponsoring patrimonial » accumulé par les deux ou trois générations précédentes (la France est un pays riche, quoique cette richesse soit en train de nous couler entre les doigts et que nous « bouffons la baraque »). 

Tout ça plutôt que d’aller chercher un boulot, dans un domaine moins fun, mais ou il y aurait un tout petit peu plus de débouchés (car oui, il y a des métiers qui manquent de main d’oeuvre, mais qui sont moins funs)… Un constat qui n’est ni de droite, ni de gauche, mais bien réel et de bon sens.

Evidement vouloir bosser dans la photo est un choix individuel totalement respectable, les gens font ce qu’ils veulent car on vit dans un pays démocratique (et heureusement ;-) Toutefois, mon sentiment est que dans les même circonstances dans les années 70 ou 80, les mêmes personnes auraient agit très différemment. C’était une autre époque, avec d’autre valeurs, d’autres craintes… Je ne dit pas que c’était mieux, mais je dit que c’était comme ça. Et je ne saurais prouver tout ça, c’est juste une certitude, qui m’est venue à force de discuter avec des gens de tout âge et de toutes conditions…

Oui, je sais que je viens de perdre une moitié de mes lecteurs, mais j’assume totalement car une autre moitié me comprend parfaitement (dommage que celle-ci dispose de moins de temps libre pour poster des commentaires).

J’ai constaté depuis que je travail dans ce secteur, que beaucoup de jeunes photographes peuvent se permettre s’acharner de longues années dans ce métier, en ne gagnant pas la moitié de ce qu’ils dépensent pour vivre… L’autre moitié de leurs dépenses est complétée par leurs parents, ou par l’état.


L’état qui ponctionne les PME (qui sont d’en train crever une à unes) et les 10% des Français qui payent 50% des impôts (ces « riches » qui gagnent plus de 4200 € mensuel par foyer). Un cercle vicieux qui s’auto entretient et nous même droit à la faillite si rien n’est fait. Et rien : absolument rien n’est fait, ça continue…

On fait ce constat tous les jours et pas seulement en photo. Le même phénomène se produit aussi dans le théâtre, la musique : bref, tous ces « métiers funs », qui font rêver les jeunes gens… Si l’on prend ce facteur (indéniable) en compte, alors on comprend pourquoi le marché de la photo est évidement faussé dès le départ et bien mal barré. L’attirance pour ce métier explique (en partie) son effondrement…

Imaginez que des tas de gens se mettent à faire le taxi gratuitement pour le plaisir, qu’adviendrait-il alors des chauffeurs de taxis ? Ce ne serait plus un métier… Mais un loisir coûteux !

Ajoutez-y le viol constant des droits d’auteurs, la génération spontanée des photographes des 35h (35h qui n’ont jamais crée le moindre emploi, mais indirectement contribuent à leur destruction) et les retraités passionnés : tous ceux qui n’ont aucun souci de rentabilité et sont souvent pleins de talent (que je reconnais sans rechigner) parfois aidés par nos conseils… et l’on comprend tout ! 

Et woui, le marasme économique dans la vieille Europe n’est pas trop difficile à comprendre. Moins on bosse, moins on invente, moins on entreprend, moins on rêve d’avenir… et moins on produit de richesse. C’est pourtant un postulat assez simple qui a toujours été vérifié dans l’histoire, même si des idéologues tentent parfois de démontrer le contraire…

* biiip : j’ai masqué un terme que je ne cautionne pas… Pour autant et paradoxalement, je salue la liberté de ton de l’auteur (ou son inconscience), à une époque ou personne n’ose plus rien écrire, ni rien dire de peur d’être attaqué par tel ou tel défenseur ou lobby de ceci ou de cela. Sus au politiquement correct !


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29 commentaires

  1. Entièrement d’accord quand je vois les filières de l’université française, qui emmène des jeunes gens jusqu’en Master sur des sujets sans débouchés aucuns, je ne peux qu’être désespéré par cet immense gâchis de ressources…
    Le seul reproche que je ferais à l’article lié, c’est encore (en conclusion) cette manie de taper sur les amateurs. Parce que justement, les amateurs sont aussi ceux qui ont décidé d’avoir un vrai boulot, sans abandonner leur passion. Et ils sont aussi cette myriade d’acheteurs qui permet d’avoir du matériel plus que correct à un prix « raisonnable ». Mais je reconnais que la démocratisation extrême de la photo change le métier de photographe, et le conduit à innover (ex: http://www.petapixel.com/2012/07/07/professional-photogs-find-a-new-niche-as-vacation-photographers/)

  2. Merci JF pour le lien sur cet excellent blog. En plus d’être un des meilleurs photographes du monde, un peu ronchon certes, Frozen Piglet est également un écrivain talentueux.

  3. PhotovivePosté le

    Si j’ai bien tout compris, voila un jeune qui découvre et s’insurge contre le système aberrant des intermittents du spectacle ou assimilés.
    C’est très rafraichissant, venant de la part d’un jeune, et presque rassurant.

  4. Dans mon bled de 50.000 habitants, j’ai un « jeune » qui se débrouille bien. Il capte 70% des besoins iconographiques de la ville et de la communauté d’agglo depuis pas mal d’années, SANS APPEL D’OFFRE ni MISE EN CONCURRENCE, et vient de créer une asso loi 1901 pour sa soeur qui fait de la vidéo et capte aujourd’hui 90% des besoins vidéos de la ville, privant de boulots quelques « vieux » qui en vivaient jusqu’à présent.
    Pas belle la vie?

  5. J’aime beaucoup le blog de Frozen Piglet.
    J’aime aussi beaucoup le votre, pour vos avis sur le matériel que je trouve souvent pertinents, moins pour les incessants propos tendance populiste de café du commerce.
    C’est bien beau de s’improviser chroniqueur économiste, mais quand je vois écrit que 10% des Français payent 50% des impots, et ensuite le lien avec les revenus (plus de 4200 euros mensuels), je trouve ça malhonnête, parce que ces 10% ne payent pas 50% de tout l’impôt sur le revenu (il y a ici une nuance que vous exploitez, involontairement ou à dessein).
    Et franchement, crier « sus au politiquement incorrect » tout en plaçant des biiip sur le texte de l’auteur (pourtant bien identifié dans le corps de votre article), c’est plus que paradoxal, c’est carrément hypocrite.

  6. Il y a du vrai et des conneries dans ce type de discours.
    Mais franchement cela me gonfle cette rengaine du « on nous pique notre travail avec ces petits cons avec 5000 euros de matériel ».
    Un pro ce n’est pas celui qui a du matériel, c’est celui qui sait faire les bonnes photos à tout les coups.
    Si la production des pros n’est plus au dessus du lot, c’est peut être que d’être pro ce n’est pas seulement être auto-entrepreneur ou avoir un numéro d’immatriculation.
    Et puis combien de pro on une vrai formation (louis lumière, Femis, journalisme…)?
    Combien on été des assistants de vrais photographes reconnus?
    En fait ces photographes qui gueulent ne sont qu’eux même que des opportunistes qui voient qu’ils ne sont plus seuls et on peur de devoir prouver leur valeur ajoutée.

  7. J’adore le blog de Frozen Piglet, le décalage du ton, le second degré, le sens du mot, l’exagération permanente, c’est un petit bijou.
    Bon faut relativiser ce poste, car sur le blog de FP, y ‘a bien pire comme coup de gueule.
    C’est vieux comme le monde, et c’est normal que les jeunes piquent le boulot des vieux non ? Sinon comment le monde serait monde ? Et puis ca nous oblige à nous bouger le cul !
    (Bon après qu’ils le fassent avec de l’argent publique, c’est un peu nul, et ça manque de panache, mais bon c’est dans l’ère du temps…)

  8. Merci JF pour ce lien et les explications très claires…
    Oui, ben la différence, c’est qu’aujourd’hui les jeunes brailleurs (il y en a toujours eu) peuvent bosser à perte et casser le métier… seulement car ils sont aidés par la solidarité sociale (chômage, RMI, sécurité sociale, statuts privilégiés genre intermittents du spectacles), tout ceci étant financée par une dette monstrueuse portant sur les générations futures…
    Une dette qui nous échappe totalement et qui est en train de ruiner tout le pays. De ruiner des Français qui ne sont pas encore nés… C’est d’un égoïsme totalement affreux, absolument dégueulasse…
    Et un gâchis abominable…

  9. A la décharge des jeunes brailleurs, il est difficile de leur demander de ne pas chercher à en profiter. La dette monstrueuse et le système qui leur permet d’en profiter n’est que l’héritage des générations précédentes qui en ont abusé autant qu’eux sans rien faire pour le réformer. Ils savent qu’ils vont payer pour les errements de leurs aînés, en attendant, ils tirent le maximum d’un système finissant – et les plus malins quittent le navire.

  10. Je peux pas m’empêcher de réagir aux discours comme celui de Momo. Le chômage, on y a droit si on a déjà travaillé, et à hauteur du boulot qu’on a fait. Le RMI n’existe plus, on est passé au RSA. Pour info, je cite Wikipédia:
    « Financé par une taxe sur les revenus financiers, 1,528 milliard d’euros ont été utilisé pour le RSA en 2010, mais le fonds de financement a dégagé un excédent de 999 millions d’euros du fait d’un décalage important entre le budget estimé et le budget réalisé[6]. Le RSA ne créé ainsi aucun déficit public supplémentaire[7]. »
    Je sais que Wikipédia est pas la source la plus fiable du net, mais dans l’article les sources données sont celles d’enquêtes du Monde. C’est déjà mieux. Je précise aussi que la taxe évoquée, qui a été créée en 2009 par la droite, ne concerne pas… les bénéficiaires du bouclier fiscal (!).
    Le cout du RSA est d’environ 500 millions par an, pour 2.000.000 d’allocataires (decembre 2011), dont plus de 30% travaillent. Si c’est mesure a été mise en place, c’est justement que de ne pas le faire et de précariser encore plus les bénéficaires couterait plus à la société.
    Pareil pour les 35h, si c’était tellement ruineux pour le pays, on se demande bien pourquoi la droite n’y a rien changé. Pourtant, pour les retraites et d’autres mesures impopulaires, elle n’a pas hésité.
    Je me demande qui peut citer sans vérifier sur le net le montant du RSA pour une personne seule…
    Et il faut vraiment ne connaitre aucun intermittent du spectacle pour assurer que c’est un statu privilégié.

  11. @ Patrice
    Devenir photographe ne s’apprend pas à l’école, fût-elle Louis Lumière.
    La majorité des grands de ce métier sont d’ailleurs autodidactes.

  12. Pas du tout d’accord avec derdide : les générations précédentes n’étaient pas aux 35h et n’en profitaient pas indument…
    Les gens étaient moins fainéants il y a 30 ans de ça… Tout simplement !
    Ils bossaient, ils avaient envie de progresser et de gagner mieux leur vie sans se reposer sur la solidarité sociale… Il y avait un peu plus de fierté, plus de civisme et surtout il y avait moins de profiteurs du système dénués de valeurs morales, ou totalement acculturés…

  13. Les 35h ont été instaurées il y a 15 ans, après des élections gagnées à la majorité. De même, il y a 30 ans, ils étaient moins fainéants mais ont voté en majorité pour Mitterrand qui leur promettait la 5ème semaine de congés, la retraite à 60 ans, l’interdiction des licenciements, etc.

  14. et l’on sait ce qu’il advint ensuite… à chaque fois on a chuté d’une marche… vers un déclin inexorable, un chômage galopant, la désindustrialisation et même l’agro alimentaire va à sa perte…
    Il faudrait se poser la question : qu’est-ce qui fait que notre pays s’enfonce inexorablement ?
    La réponse est à chercher en nous-même…

  15. @Bertrand, c’est bien parce que la grande majorité des photographes sont des autodidactes, que leur production ne leur permet pas de vivre correctement.
    Vous voulez faire des photos ou vous voulez faire de l’argent. Si vous voulez concilier les deux il faut soit vous adapter et vite te très vite, soit faire comme la grande majorité, trouver un complément de revenu qui na rien avoir avec la photographie.
    Bertrand, si tu es pro photo, c’est quoi tes revenus à l’année? Tu finis en positif à 25000 euros net annuel comme la moyenne française ou tu fais moins?
    Cela me fais pensé à une discussion avec William Daniels. A 35 ans et une petite gloire et de nombreuses prise de risque, il a que dalle à lui. Et il n’est pas le seul.

  16. Moi je veux bien qu’on supprime les 35H si on remet les pointeuses pour faire des vrais 39H. Prenons exemple sur l’Allemagne, où les cadres ont des horaires. Ce qui n’est pas le cas en France.

  17. Les Allemands (avec qui je travail souvent) sont des gens courageux et sérieux… et ils ont une revanche à prendre sur l’histoire.
    Ceci explique cela. Si l’on fabrique des MMW et des Wolkvagen en Allemagne et pas en France, ce n’est pas par hasard.
    Les Français sont fainéants et incroyablement prétentieux, ils ont étés trop gâtés par l’histoire et pensent que tout leur est du… Ceci explique cela ! ! !

  18. Moi aussi je travaille souvent avec des allemands et dans les bureaux de R&D ils font 39h au delà c’est des heures supp’. En France, les cadres ont de plus en plus des contrat jours sans horaires et donc pas d’heures supp’. Alors certes on a les RTT, perso les 40h je les fais en 4 jours.

  19. @Patrice
    Je ne vois pas en quoi le fait que la grande majorité des photographes soient des autodidactes, fait que leur production ne leur permet pas de vivre correctement.
    En revanche, le crowdsourcing, le non respect des droits d’auteur, le Net, expliquent les difficultés de la profession, qu’elle soit sortie de Louis Lumière ou autodidacte.
    J’aime bien les gens extérieur à un problème et dont ils ignorent visiblement tout, donnent du « va falloir s’adapter » sans pour autant être capable de donner le début du commencement d’une piste…

  20. @Icono, changes le monde ou alors essayes de le changer…
    Toutes la discutions repose sur un anachronisme. Il est deja trop tard. Regardes, même REUTERS va utiliser des robots pour remplacer la majorité des photographes sur les prochains JO.
    Mais détrompes toi je connais le problème pour justement avoir remis les pieds sur terre il y a deja longtemps et changé de voie professionnelle.

  21. Ah j’en croise des regards biaiseux lorsque je parle de mon taf et ce genre d’article ne vas pas aider. Mais j’adore mon job de photographe freelance ! j’en vis très correctement, la trentaine, du bon matos que je renouvelle régulièrement, des projets passionnants, d’autres moins mais un planning plein dans les 8 prochains mois, 40h / semaine en moyenne avec quelques semaines plus cool, 15 de jours de vacances et surtout 0€ de subvention ou aide extérieure… ça gratte ?

  22. Ben du coup, ça fait plaisir un message comme ça.
    J’aime bien découvrir le boulot de gens comme toi, on a un moyen de voir ce que tu fais?
    (C’est dit sans aucune ironie, crois moi).

  23. Autant j’aime MacAndPhoto pour un certain nombre d’aspects, autant celui de la défense des « pros » contre les « amateurs » a quelque chose d’agaçant. D’une part parce qu’on sent la défense d’un modèle où des européens peuvent parcourir le monde et les eaux turquoises pour en ramener de belles images (alors qu’à termes les autochtones seront mieux à même de proposer ces mêmes images, sans le prix du billet d’avion). D’autre part parce que les « professionnels de la photo » qui ont vu leur business s’effondrer étaient pour une bonne part des photographes de quartier qui vivaient pour l’essentiel de tirages et de photos d’identité. En un sens, eux aussi avaient un « autre métier » que photographe d’art et de reportage, ils étaient photographes utilitaires. Maintenant que plus personne ne réalise de tirages, que la place de photographe de mariages soit prise par d’autres salariés (dont moi) ne me chagrine pas. Et le niveau monte !

  24. Des photographes Freelance comme Mn j’en connais des tas… Il y en a 8 qui travaillent avec nous en permanence et qui touchent pour chaque prestation (de 10 minutes ou 4 heures) plus de 200 euros nets. Je n’en ai jamais entendu aucun se plaindre de son sort et leur revenus annuel dépasse le mien. C’est un des métiers les mieux payé au monde sans formation longue, c’est normal qu’il attire beaucoup de monde !
    La moitié d’entre eux a fait un école de photo-journalisme ou d’art les autres sont autodidactes. Il y a des dizaines de prétendants, j’en teste trois ou 4 nouveaux par an. Cette année deux ont mis un pied dans l’équipe et auront des reportages régulièrement grâce à leur talent, leur savoir faire et leur efficacité acquise à l’EMI-cfd.
    S’il y a beaucoup de concurrence à cause de la plus grande facilité à faire de bonnes photos qu’au temps de l’argentique, le recrutement ou les commandes de reportage se font sur d’autres critères que la « bonne image ». Ces autres critères font la différence et laissent leur chance à tous.
    Les seules personnes à qui il faut s’en prendre quand on a moins de boulot, c’est à soit même et sa capacité a se remettre en question, à se former, à s’adapter aux nouvelles exigences.

  25. Bonjour,
    je ne comprends pas tout dans votre message. Pour « vous »? Vous représentez qui? 200 euros nets pour 10 min ou 4 heure? Donc entre 50 et 1200 euros net de l’heure?
    Donnez nous des détails, ça peut être intéressant…

  26. Bonjour, J’ai déjà donné ces détails de nombreuses fois dans ce forum notamment sur la discussion à propos des rémunérations des photographes… ;-) Je suis responsable d’un service photo d’une collectivité territoriale qui fait appel tous les jours à des pigistes. Ces pigistes (photographes freelance) reçoivent une rémunération de 220 euros par matinée. C’est notre base. On ne fait pas le détail à l’heure, de sorte que le photographe perçoit 220 euros net qu’il reste dix minutes le temps du coupage de ruban ou 2 heures pour une réunion officielle dans un ministère ou sur un chantier. Je viens de faire l’état des factures pour répondre à votre question, aujourd’hui, a un peu plus de la moitié du fonctionnement, 8 photographes ont reçus plus de 6000 euros chacun de salaire. Soit un peu moins de 4 journées par mois avec nous, ce qui leur laisse beaucoup de temps pour d’autres clients… Pour résumer, avec notre rémunération, il suffit de 10 jours de reportages pour faire un très bon salaire. Et nous sommes pas parmi ceux qui payent le plus. Désolé de ne pas donner plus de précisions mais toutes les collectivités locales, territoriales et autres institutions d’importance font appel à des photographes pigistes pour leur Com, leurs événementiels ou leurs publications. Il y a beaucoup de travail. En tout cas beaucoup plus qu’il y a 15 ans lorsque j’ai débuté dans cette collectivité !

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