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Honte sur Ouest France qui utilise Fotolia !

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Un mot d’un de nos lecteurs, qui s’émeut de constater que le site Ouest France, utilise une photo d’illustration de Fotolia pour « habiller » un article sur le monde du travail (à moins qu’il ne s’agisse d’un publi rédactionnel ?)… Une photo bien « cul-cul-la-praline » en plus, comme tout ce qui sort des ce genre de stock ! C’est à ça qu’on voit que ça va vraiment très mal dans la presse. Combien d’années, avant de tomber sur des reportages de guerre, décorés par des images de jeux vidéo ?

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11 commentaires

  1. Tu noteras aussi, que comme très souvent avec les microstock, le crédit photo ne comporte pas le nom du photographe (ce qui est une violation de son droit moral)…

  2. Bah, le titre de l’article et l’article lui-même étant complètement cons il n’est pas surprenant que la photo soit du même acabit.
    Cela étant dit, sur le Monde.fr par exemple (mais c’est vrai pour les autres sites de news), les articles ne sont pas illustrés avec du fotolia mais les photos n’en sont pas moins la plupart du temps dénuées du moindre intérêt.
    L’illustration des articles en général est souvent purement décorative avec des photos n’ayant que peu ou pas du tout à voir avec le sujet, aussi on peut s’interroger sur la nécessité d’engager des photographes pro pour ce genre de nullité.
    Typiquement les articles sur les nouvelles technos sont toujours illustrés par des photos de clavier en gros plan. Sur le Monde.fr c’est toujours le même clavier en caractères cyrilliques qui est utilisé une fois sur deux depuis des années c’est presque comique.
    Toujours sur le Monde, les article ayant trait à la téléphonie mobile sont accompagnés depuis une bonne demi-douzaine d’années par cette photo où l’on voit deux très vieux Nokia tenus par des mains de femmes. Assez drôle de voir ces antiquités à écran monochrome systématiquement mises en regard d’articles sur les derniers smartphones à écran géant…
    Dans ce genre de cas on se dit que l’illustration ne sert à rien et on espère qu’ils n’ont pas payé un photographe pour des nullités pareilles.

  3. Rien de bien surprenant en fait. La majorité des grands groupes de presse utilisent des photos de banque d’images sur leurs sites Internet. Il faut être le premier à parler de tout et pour un article de ce genre ou il n’est pas nécessaire d’illustrer par une photo précise, ce type de visuel habille le site et pour moi c’est parfait ;)

  4. j’y crois pas ! Ouest France !?????!!! Non mais c’est pas vrai… le plus grand quotidien régional !!!!! ????
    ARGHHHH !!!
    Et dire que j’ai fait là mes premières armes il y a …. ouhh là… le Rédac chef de l’époque avec qui je bossais n’aurait JAMAIS toléré un truc pareil. jamais !

  5. Je ne sais pas ce qu’il en est de l’article, mais c’est effectivement très surprenant de trouver ce genre d’image dans un journal. Une image typique de celles des banques d’images, normalement réservées à d’autres usages…

  6. Je crois que vous avez rencontré Fotolia à la Creative Week…
    En avez vous profité pour leur dire tout le mal que vous pensiez d’eux ?
    Personnellement, je ne me serais pas gêné (ils n’avaient d’ailleurs rien à faire à la creative week).

  7. Question bête mais… vous êtes-vous un seul instant posé la question de savoir à quel tarif a été rémunéré le journaliste qui a rédigé l’article ?
    Certaines piges sont payées entre 7 et 15 euros le papier. Pensez-vous qu’une rédaction sera prête à illustrer un papier à ce prix avec une photo qui coûtera quelques centaines d’euros ?
    Qu’est-ce qui est le plus important ici ? La photo ou l’article ?
    S’il n’y avait pas eu Fotolia (ou autre), cet article n’aurait certainement pas eu d’illustration photographique.
    Alors d’accord, cet article n’aura pas enrichi un photographe, il aura juste contribué à améliorer le quotidien d’un autre photographe qui, le même jour, comme de nombreux autres photographes, aura vendu quelques autres de ses photos kitch.
    Les règles du marché de la photo ont changé avec la demande de plus en plus grande de visuels que les photographes « traditionnels » n’auront jamais le temps de satisfaire.
    C’est exactement le même problème pour tous les fournisseurs de contenu.
    Parlez-en aux producteurs audiovisuels, demandez-leur si la multiplication des diffuseurs n’a pas tiré leurs tarifs vers le bas.
    Il n’y a, selon moi, que 2 catégories de photographes qui « survivront » à cette évolution du marché :
    – les artistes (et ils sont rares),
    – les réalistes : ceux qui sauront s’adapter au marché sans s’obstiner à vouloir s’enfermer dans un modèle qui n’est plus ; ceux qui cesseront de passer leur temps à regarder leur nombril et à cracher systématiquement sur une concurrence qu’ils jugent déloyale mais qui ne fait pourtant que répondre à une demande réelle.

  8. @Stéphane du 5 juin 2012 00:06:56
    La photo journalistique dépend en effet du marché mais APRES s’être tenu à certaines valeurs du journalisme : à commencer par celle qu’une photo d’un article à effectivement été commandé en vue d’accompagner l’article et pas pré-formatée à l’avance par un photographe d’illustration. Cette photo n’est pas une concurrence, elle est simplement hors sujet…

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