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Wikipedia, triche et vandalisme numérique

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Amusant et dans la veine de ces derniers jours… Je tombe ce soir grâce à Presse Citron, sur la suite d’une précédente histoire d’élève, d’internet et de triche dont nous parlions ici tout récemment !

Tenez vous bien : ce coup-ci la triche tourne au vandalisme sur une page Wikipedia en français, de la part d’un élève désirant masquer à son prof qu’il avait « pompé son devoir sur cette page Wikipedia (ça date de 2008)… Incroyable le culot et le sans gène de certains non ? De ce que je me rappel de ma scolarité, je crois bien que personne jamais dans les années 80 et sur les bancs que j’ai fréquenté, n’aurait été capable d’une chose pareille… Non vraiment, je ne crois pas une telle forfaiture possible à cette époque, du moins dans un lycée de province.

Je vous copie la réponse du Wikipedien qui a découvert la fraude (réponse à l’élève auteur de l’inqualifiable méfait) :

« Si je comprends bien, vous avez vandalisé un article de l’encyclopédie libre pour vous couvrir afin que votre professeur de français ne découvre pas que vous avez copié-coller de manière intégrale plusieurs passages de l’article Le meilleur des mondes dans un devoir ? […]

L’article « Le meilleur des mondes » a été visité 15 000 fois en mars 2008, ce qui fait 3500 visiteurs par semaine. Êtes-vous en train de me dire que vous auriez fait en sorte que 3500 personnes aient accès à une version amoindrie d’un article parce que VOUS deviez couvrir votre derrière pour un devoir de français ?

Si je comprends bien (j’espère que je comprends mal), c’est l’une des belles ruses que j’ai vues, mais ça fait également partie du top 10 des actes égoïstes que j’ai vu dans ma vie… » 

Cela laisse au passage songeur, sur la fragilité de Wikipedia érigé en référence de savoir et de culture commune ! Plus que jamais, il faut se méfier de ce qu’on lit sur Internet.

Au delà du mépris incroyable pour le travail d’autrui, le pire de cette histoire c’est que le méfait touche un livre tout à fait intéressant à lire et vraiment passionnant à étudier : « Le meilleur des mondes« . Si l’on ne se passionne pas pour ça à 15 ans, pour quoi se passionnera-t-on jamais ? Si encore il s’agissait de se tirer d’affaire, face à un livre totalement chiant, vieillot et soporifique ce ne serait pas excusable mais éventuellement compréhensible ! En dernier recours… 

Mais là, c’est un sacrilège ! Car il s’agit là d’un livre de Science Fiction totalement fantastique. Je ne conçois même pas que l’on puisse comprendre quoique ce soit au monde d’aujourd’hui, sans l’avoir lu… « Le meilleur des mondes » est un incontournable. Même chose pour 1984Fahrenheiht 451 et Un amour de Swann dans un autre genre. Enfin, chacun ses références… 

 

 

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9 commentaires

  1. Bonjour, a l époque comme tu dis, car je crois que nous avons sensiblement le même âge, je me souviens très bien de certaines personnes qui supprimait de la bibliothèque de l école les bouquins de références pour certains devoirs.
    Je crois que la triche est le propres de l’animal (au sens large) je prendrais comme exemple les animaux qui se font beaux pour seduire l’autre, où pour se cacher se camoufler ou encore faire peur,
    C’est ainsi.

  2. Bon, à part ça, nikon 3200, 24 Mpx, Nikon a decidé de se lancer dans les grosses résolutions…et le 5DMk3 qui semble souffrir de problèmes de jeunesse et de packaging (livré avec un DPP qui ne sait pas lire les RAW du 5D3)
    + probleme de mesure d’expo si on allume l’écran supérieur dans un environnement sombre
    http://www.canon.fr/Support/Consumer_Products/products/cameras/Digital_SLR/EOS_5D_Mark_III.aspx?faqtcmuri=tcm:79-924822&page=1&type=important

  3. Et il faut encore plus se méfier de ce qu’on lit dans les livres ou les magazines dans lesquels personne ne peut rectifier en temps réel les énormités qu’on y lit.
    Les livres d’Histoire (d’histoires !) et géographie de nos années scolaires sont truffés d’âneries que nous avons consciencieusement apprises par coeur. Alors la méfiance n’est pas à réserver en priorité à Internet mais à toute information, tout savoir que l’on ne doit systématiquement aborder qu’avec un sens critique.
    Sens, qui n’est malheureusement jamais enseigné au profit du bachotage, du « par coeur » et de la course à la meilleure note qui pousse les crétins en devenir à pomper à tout prix.

  4. Le « bachotage » fait partie de la vie scolaire. Comme cela était dit hier dans l’article, nous devons apprendre des choses par coeur pour développer notre esprit. Peut importe que les informations soient vraies où fausses, l’important est d’avoir la capacité d’apprendre pour pouvoir plus tard apprendre une somme de données impressionnante, comme dans le supérieur. C’est un peu comme les maths, bcp disent « les maths ça ne me servira jamais à rien ! »… Mais si ça sert, ça sert à développer un esprit de réflexion, esprit qui nous pour ainsi dire tous les jours.

  5. Wikipédia est à l’encyclopédie ce que le cuisine industrielle est à la gastronomie. Cela nourrit, mais mal; les ingrédients ne sont pas tous malsains, mais il est impossible de trier le bon grain de l’ivraie, faute de transparence sur la manière dont elle est élaborée. En outre, le processus de fabrication est taylorisé, chaque intervenant forgeant une petite partie de la connaissance collectée sur Wikipédia.
    Si la qualité de la gastronomie passe par celle des produits utilisés et le talent du cuisinier, la qualité de la connaissance passe par la fiabilité de l’information et la manière dont elle est systématisée. L’anonymat et la pluralité d’auteurs pour un même article, un même paragraphe, une même phrase, nuisent à ces deux conditions : l’auteur n’engageant pas son nom a tendance à relayer une information sans la vérifier ; pour la même raison, il sera moins exigeant avec lui-même sur la construction de son propos. L’intervention non coordonnée de plusieurs auteurs sur un même thème interdit la cohérence du discours et une construction réfléchie dans sa globalité.
    C’est pourquoi Wikipédia me semble réunir trop de vices en sa forme actuelle pour conserver le peu de crédibilité scientifique que certains lui accordent (au premier plan desquels certains collègues de lycée ou de collège, à ma plus grande honte !).

  6. ha ouais , quand même… c’est niveau 2 là, c’est pas juste changer le mot de passe de sa messagerie MSN et effacer l’historique, là c’est la totale : changer la source ! chapeau !
    On hallucine.

  7. Mr le prof, visiblement vous ne connaissez rien de la façon dont est fabriqué Wikipedia. Le mieux est de vous renseigner convenablement et notamment prendre connaissance des comparatifs d’encyclopédie fait par la revue scientifique Nature et vous comprendrez que vous êtes à côté de la plaque.
    Vos collègues qui n’ont pas honte de vous pour autant, sont eux sur la bonne voie du partage des connaissances avec sources citées, ce qui est la règle sur Wikipédia, et quand ce n’est pas le cas le rappel à l’ordre est explicite. Ce qui permet au lecteur d’utiliser son sens critique.

  8. Faux M. Abachell. Wikipedia ne présente pas les garanties de fiabilité d’une publication scientifique avec comité de lecture. Désolé, mais j’y ai découvert des erreurs grossières dans ma discipline. Mes collègues ont constaté, chacun dans leur spécialité, des erreurs du même acabit. Le partage et la gratuité n’excusent pas tout, et surtout pas l’incurie. A preuve, l’article ci-dessus. Une telle manipulation aurait-elle été possible dans l’encyclopédie Universalis ?

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