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Instagram ou le triomphe de la médiocrité en photo

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Lundi dernier, Facebook s’est offert le réseau social Instagram : 1 milliard de dollars . Je ne vois qu’une seule explication à une telle absurditée : nous vivons vraiment dans un monde d’inculture de l’image mondialisée ! Un peu de lecture :

  • Atlantico Instagram : vraie réussite ou nouvelle bulle Internet ?
  • Atlantico Rachat d’Instagram par Facebook : le triomphe de l’image…
  • Slate.fr les photographes de presse ont tout à gagner à s’y mettre.
  • Presse citron Facebook rachète Instagram pour 1 milliard de dollars

Car pour apprécier les filtres Instagram, il faut être totalement dépourvu de la moindre culture photographique, de la moindre culture de l’image en général… J’arrive à le comprendre, dans le cas d’adolescents acculturés n’ayant pour seule référence, que des clips de musique idiots et des jeux vidéo simplistes (qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : il y a aussi des clips géniaux et des jeux vidéo intelligents, seuls 95% sont totalement désolants). 

Heureusement on ne reste pas obligatoirement « adolescent acculturé » toute sa vie, encore que… Certains n’auront pas obligatoirement les opportunités de sortir de leur ignorance, on ne nait malheureusement pas avec tous les même chances au départ. Mais Internet est vrai une chance de se cultiver (pour l’image comme pour le reste), autant qu’une malédiction pour les cultures « non dominantes »… Par exemple, aucune raison pour un gamin de 15 ans de lancer soudain une recherche dans Google Image sur Jacques-Henri Lartigues ou Henri Cartier-Bresson.

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Copie d’écran du site Slate.fr (photo REUTERS/Andrew Biraj).

Que des gamins se laissent impressionner par les effets clinquants d’Instagram ou d’Instamatic, soit… Mais que des photographes « soit disant ambitieux », deviennent fans d’une collection de filtres, alors voilà qui me décoiffe ! Se satisfaire ainsi de recettes toutes prêtes, les mène droit à la catastrophe !

Et la catastrophe pour un photographe, c’est tout simplement de produire exactement les mêmes images stéréotypées et reconnaissables, que celles produites par les 30 millions d’utilisateurs précédants des recette « préfabriqués » d’Instagram ou de ses nombreux clones…

Aussi, je ne vous dit pas à quel point j’ai été surpri de lire ce ramassi de conneries sur Slate.fr, une source habituellement d’assez bon niveau. Jugez plutôt :

 » Instagram n’est pas une menace pour le photojournalisme. La véritable menace vient du fait que les photographes de presse refusent de travailler avec cette plateforme ». 

Ce qu’on peut écrire comme conneries tout de même sous le coup de l’émotion ! C’est pour ça que j’ai attendu quelques jours avant de poster cet article, histoire de le relire à tête reposée. Considérons qu’il s’agit d’une déclaration de guerre à la bêtise !

C’est un peu pour cette raison, que je m’étais refusé à améliorer les images d’Afghanistan publiées récement sur Macandphoto (j’aurais pu le faire assez facilement et rapidement grâce à Lightroom)… Si une image est intéressante, elle n’a pas vraiment besoin d’être améliorée. Et surtout pas avec Instagram… Imaginez qu’une génération entière d’enfants photographiés par des smartphones, n’auront pour seules photo souvenirs d’eux, que des photos « sépiaisées » par Instagram, scratchées et maculées des faux reflets ! Ahah, c’est assez comique de penser à ça…

Les photographes tentés de cèder aux sirènes d’Instagram n’en voient probablement pas le danger. Et d’ailleurs, ce danger est exactement le même lorsque l’on parle de logiciels de filtres « tout prêts », dans le genre Nik Softwear.

Car je suis certain que tous ces filtres photos, c’est exactement comme dans les années 80, rappelez-vous ces restaurateurs qui décoraient leurs cartes et menus avec les Clip-Art des premières version d’Office !

Utiliser des filtres photo, des recettes toutes faites, plutôt que d’inventer sa propre vision du développement, c’est ériger en système : la médiocrité et la facilité. C’est la garantie de produire des images « datées » qui seront fatalement démodées dans 5 ou 10 ans. 

On relira d’ailleurs ce petit billet marrant d’un collègue, qui traitait du même sujet il y a quelques mois (L’école de la loose)… On l’a déjà dit (et cela avait fait débat), ce qui est gratuit est souvent « sans valeur » (il y a quelques exceptions Linux par exemple) et c’est bien le cas de ces collections de filtres prêt à appliquer…


Rien d’intéressant ni d’original, ne peut être fabriquer sans un certain investissement. Qu’il soit financier, ou matérialisé en heures de travail (cela revient au même). 

Se contenter d’appliquer ces filtres, c’est croire que l’on dessine, alors qu’on se contente d’appliquer bêtement des couleurs sur un album à colorier… C’est croire que l’on chante, alors qu’on ne fait que beugler dans un karaoké ;-)

Ce qui a beaucoup de valeur par contre : ce sont vos données personnelles, rachetées 1 milliard de dollars pour enrichir la base déjà conscéquente de Facebook !

Au delà des problématiques photographiques, voilà le véritable enjeux derrière le rachat d’Instagram… Ceci à la veille de l’entrée en bourse de Facebook, une opération accessoirement destinée à booster l’image du réseau social auprès des futurs investisseurs. Mais de grâce, que l’on ne confonde pas un gadget amusant mais sans intérêt, avec de la photographie…

 

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75 commentaires

  1. Bon j’ai lu que 3 phrases en diagonale, je crois que je suis d’accord avec toi tout du long ! (Hervé Legall avait écrit aussi un article sur instagram, bien avant l’histoire de facebook).
    Maintenant je lis ;-)

  2. Je comprend la vindict et le rejet d’Instagram par un certain nombre de gens, il ne faut cependant pas le prendre pour plus que ce qu’il est : une belle appli qui permet de « booster » le rendu des photos. Quoiqu’on en dise je trouve les filtres intéressants et sympas, sans doute parmi les meilleurs que l’on puisse trouver sur l’appstore. Est-ce que c’est une mode ? Sans doute mais pas plus que la Lomographie.
    Instagram n’a pas vocation a remplacer la photographie classique mais elle permet à des photographes ayant un certain oeil de s’exprimer (je ne suis pas particulièrement fan mais je reconnais juste le travail) : http://instagrid.me/vutheara/
    Enfin pour en revenir à Facebook, je ne suis pas sûre que payer 1 milliard (1 milliard !!), une entreprise de moins de 2 ans avec 10 salariés, sans modèle économique et donc le seul produit est une application pour mobile ait pour vocation de rassurer d’éventuels investisseurs ! Loin de là ! D’autant qu’à court terme les plans de Facebook sont de laisser l’application telle-quelle.
    La seule explication que j’ai pour justifier ce montant faramineux c’est : Facebook a surtout mit le prix pour ne pas que quelqu’un d’autre l’ait à sa place. Donc pour contrer les velléités de Google où Microsoft et les empêcher de devenir menaçant sur le marché de l’image mobile. En s’affranchissant de tout bon sens économique.

  3. Ben justement Jimmy, j’ai regardé ce lien :
    http://instagrid.me/vutheara
    C’est typiquement le genre de photo absolument sans intérêt, que personne n’oserait montrer sur le net si elles n’étaient pas « customisées » par des effets…
    Il y a des millions de photos comme celle-ci sur le net, absolument indiscernables les unes des autres ! Et vraiment sans aucun intérêt…

  4. Jean-François, tu passes à coté de quelque chose d’important. Instagram ce n’est pas que des filtres mais aussi un réseau social qui permet de partager des photos immédiatement (ou non d’ailleurs). On peut partager ses images via Instagram sans appliquer le moindre filtre si l’on veut.
    J’ai toujours detesté les filtres tout fait sur ordinateur, et bizarrement je trouve que sur l’iPhone ça prend un autre intérêt. On peut obtenir un noir&blanc très correct en 2 clics et qui sera bien sympa à partager avec ses potes via Instagram. Des couleurs plus vives, des meilleurs contrastes plutôt qu’une image fadasses brut d’iphone, ya pas de quoi s’énerver : ça reste du loisir.
    Le lien proposé par Jimmy est un bon exemple, il y a moyen de se faire plaisir et d’obtenir des images pas désagréables à regarder quand l’outil est correctement utilisé. On a le droit de faire des photos sans prétention et sans se prendre pour Cartier-Bresson aussi.

  5. Si je partage la tonalité générale de l’article. J’apporterais une petite nuance (un filtre sépia quoi)… Instagram est né quand la qualité des apn inclus dans l’iPhone était pas terrible et que les images pour être regardables avaient besoin de boost monstrueux.
    Avec l’iPhone 4 et encore plus depuis le 4S les photos valent celles d’un compact milieu de gamme, donc plus besoin d’Instagram… Sauf pour la faciliter déconcertante que l’appli offre pour partager ses photos.

  6. Gilbert Snaube de Podautruche on

    C’est curieux, touchant, et parfois consternant, JF, tu t’étonne de ce résultat, alors que tu Buzz, fesse le bouc, twite à tire larigo.
    Ce que tu dénonce « indigné », est le pur résultat de tout cela.
    D’ailleurs « l’indignation » est doctement relayée, sur la fesse du bouc.
    Je taqine un peu, mais j’aimerais comprendre ;o)

  7. Je suis tout à fait en phase avec la réaction de Jimmy… Je comprends tout à fait qu’on puisse ne pas aimer les filtres d’Instagram, mais pour moi, il ne s’agit que de cela : une application mobile… faite pour les photos faites avec un mobile…
    Je ne pense pas que ça ait jamais eu vocation à remplacer une quelconque recherche photographique ou photographie d’art. Ce sont des filtres qui comme un certain nombre d’autres, d’ailleurs,(et pas seulement du coup pour des photos faites par mobile) ont un aspect nostalgique : comment retrouver (approximativement) l’aspect des photos que l’on faisait, qui avec un Instamatic, qui avec un autre de ces petits compacts familiaux de notre jeunesse/enfance…
    Et je ne pense pas que ce soit de l’acculturation photographique ; je pense au contraire que c’est un premier pas -modeste, très modeste- sur la longue voie de la culture en photographie (culture, dont d’ailleurs, il est parfois bon de s’abstraire pour réalises ses clichés…).

  8. « contre la bêtise » , « adolescents acculturés »…la bêtise des autres n’est souvent qu’un pâle reflet de la nôtre; un peu de modestie.
    D’ailleurs, c’est drôle de lire ça sur un site qui passe son temps à s’extasier d’un des pires produits de cette « acculturation » et du conformisme ambiant, à savoir Apple …
    Par ailleurs, quand on choisissait telle ou telle pellicule pour avoir tel ou tel effet, ça n’était pas un filtre ça ? Et ça ne donnait pas le même effet pour tout le monde ?

  9. Instagram n’est qu’un outil, tout dépend de comment on l’utilise. Je suis photographe professionnel, je vis (bien) de mon métier, et pourtant j’utilise instagram. Pourquoi ?
    1./ J’ai toujours mon iphone avec moi
    2./ J’aime cette contrainte de travailler en format carré, avec un nombre limité de filtre (ou la possibilité de ne pas en mettre). On se concentre sur le cadrage, la composition, la mise en scène.
    Passez un D4 à l’ado qui utilise Instagram, il fera la même chose, les mêmes photos. Ce n’est qu’un outil.
    Par contre, pour un photographe, la contrainte est extremement formatrice !
    (Si pavarotti chantait « casser la voix » au Karaoké, n’en ferait il pas un chef d’oeuvre ?)

  10. @Marco Dans ce cas on touche au goût personnel. Ton intérêt n’est pas celui de tout le monde et c’est tant mieux. Mais sans crier au génie, on ne peut pas nier dans ces photos une volonté de cadrage et un regard particulier. Après je te rassure ça m’emmerde aussi, mais entre ça et des photos de chats où de nourriture (qui compose environ 90% des photos Instagram)…
    Mais d’une manière générale, on est loin de la photographie traditionnelle et il y a peu de chose qui sont comparables. Il s’agit juste d’effets sympas que les gens qui ne font pas de photos habituellement utilisent pour s’amuser. Elles se restreignent à ce réseau en particulier. Et ceux qui ont un réel intérêt pour l’image sauront allez plus loin dans leur exploration. Il faut plus voir les choses positivement et considérer qu’Instagram est une porte d’entrée vers de la photo plus sérieuse.
    Enfin pour conclure, je n’ai pas l’impression de voir les photos de ce type partout sur le net. Si on parcourt les explorer de site tel que 500PX, on constatera par exemple que le HDR est un mal bien plus vorace et envahissant.

  11. Aujourd’hui, sur 95% des productions rap et r’n’b, les voix sont passées à l’AutoTune: un logiciel qui corrige et accorde la voix d’un type qui ne sait pas chanter pour qu’elle s’harmonise à la musique…
    Instagram: c’est l’AutoTune de la photo ! On trafique les apparences pour faire croire à des acculturés qu’on a du talent. Pas grave, du moment qu’on reste dans le monde du divertissement. Grave si les agences de com’, les iconographes et les rédactions de tout poils commençaient à nous demander à « faire de l’Instagram ».
    Je commence à me faire du soucis pour les photographes de mariages…

  12. La schizophrénie de l’auteur de se blog me fatigue.
    Les macpro c’est des vrai ordi pro, les autres mac c’est du caca pas pro
    L’iphone c’est un super appareil photo parce qu’on l’a dans sa poche.
    Instagram c’est nul parce qu’il y a des filtres de merde dessus qui donne l’impression de faire des belles images sans talent.
    Quel sera le prochain revirement ?
    Il y a des filtres de merde sur Photoshop, logiciel utilisé par la plupart des photographes du monde. Cela n’en fait pas pour autant un mauvais logiciel non ?
    Instagram ressemble à Twitter. On peut réduire Twitter à un réseau qui permet d’annoncer que l’on vient de pisser ou bien que l’on va manger une soupe aux légumes ce soir, mais ce serait bien réducteur de Twitter n’est ce pas ?
    Si l’on ne garde d’Instagram que ses filtres alors Facebook se serait fait arnaquer et l’on louperai l’intéret d’un tel outil. Instagram est le plus grand réseau social dédié à la photo du monde et surtout le plus actif. Des dizaines de millions d’utilisateurs partageant leurs photos quotidiennement. Comme tout média de masse il y a du bon, du trés bon et beaucoup de « mauvais ». Comme à la télé et dans les kiosques.
    Je ne pense pas qu’Instagram est la prétention de se hisser au niveau d’une agence photo comme Magnum, aussi les comparaisons à HCB sont totalement infondées. Si l’on ne devait distribuer des appareils photos qu’aux génies visuelle, l’expression photographique serait une pratique puante et snob. Heureusement la photographie est avant tout (depuis plus d’un demi siècle) devenu une pratique populaire accessible à de plus en plus de monde est c’est une bonne chose !!!

  13. JOJO (l'affreux) on

    Mon cher Frederic, qu’est-ce qu’un webmaster pourrait bien comprendre à la photo ? Apparemment tu n’y comprends rien du tout…
    Je suis totalement d’accord avec le point de vue de JF sur l’iPhone (j’adore l’APN de l’iPhone, j’ai même acheté le 4s qui m’a couté un bras, à cause de son APN)… quand à Instagram, je suis d’accord avec JF : Instagram signifie la mort de toute créativité photographique !
    Mais il est vrai qu’on est peut-être pas de la même génération toi et moi !
    Un Media de masse, signifie obligatoirement Photo et production de merde : Instagram, MTV ou TF1 même combat…
    La photo, ou l’Art en général ne peut être qu’élitiste, ou n’est pas !

  14. Assez d’accord avec JOJO, l’Art (et la photo est un Art), doit être l’exceptionnel, l’inhabituel, l’élitisme en effet… Il ne faut pas avoir peur des grands mots.
    Si une photo nest pas exceptionnelle, il ne sert à rien de la publier, de l’exposer, ni même d’en parler.
    Et avec Instagram, on ne peut faire que des photos banales. Pire : on transforme des photos rares et exceptionnelles en photo banales en les soumettant au même traitement que les millions d’utilisateurs du réseau…
    Coup de gueul salutaire ! Merci

  15. Je suis quelque peu consterné par ce post.
    Pour remettre les choses dans leurs contextes (vis à vis de certains commentaires), Facebook se fout royalement de quelconque filtres photos, il n’en a jamais été question, mais plutôt de la dimension communautaire d’Instagram.
    Sous cette angle je ne vois pas ce qu’il y a de choquant a ce que Facebook ait sorti 1 milliard?
    (et on se fout royalement du nombre d’employés, depuis quand ca a un rapport quelconque avec le prix a mettre sur une entreprise?)
    Bref, pour ce qui est des filtres…je ne comprend pas, mais alors pas du tout cette vindicte.
    Selon toi, les films argentiques ayant des rendus spécifiques et donc « tout fait », sont de l’inculture photographique aussi?
    Le bouton « correction auto » doit être bani de Lightroom? Tout comme le passage en noir et blanc? (j’aime d’ailleurs le passage noir et blanc d’instagram).
    On devrait juste avoir des lignes d’algorithmes pour corriger les deformations de nos objectifs, ce serait le seul moyen démontrer que l’on est les seuls photographe respectables? Les seuls à faire de la vraie photographie?
    Je m’étonne que l’on ne se réjouisse pas de l’arrivée de telles applications, qui rendent la photographie, ludique et attirante!
    Je crois que ce qui me désole le plus ici c’est quand tu dis « Car pour apprécier les filtres Instagram, il faut être totalement dépourvu de la moindre culture photographique, de la moindre culture de l’image en général…  »
    Et alors? Tu tiens un site de photo donc tu t’adresses pas à n’importe qui certes, mais pour quelqu’un qui donne des cours, quel mépris (mal dissimulé) face à l’ignorance!
    C’est mal de faire de la photo sans culture photographique?
    Ton message, c’est « si tu n’as pas de culture photographique, ne fait pas de la photo »?
    Quand tu dis « Imaginez qu’une génération entière d’enfants photographiés par des smartphones, n’auront pour seules photo souvenirs d’eux, que des photos « sépiaisées » par Instagram ».
    Est ce que tu comprends que sans ca, ils n’auraient pas fait de photo, motivés qu’ils étaient de les partager? En quoi est ce mal que des enfants s’amusent à faire de la photo et la partage avec leurs amis?
    Désolé, mais moi je suis bien content de retrouver ces bons vieux polaroids fait dans ma jeunesse. Il sont pour moi inestimables même si ils ont le même rendu que tous les autres pola…
    Je n’avais pas de culture photographique, je n’avais aucune technique, utilisait un appareil au rendu standardisé, et très distinctif, donc selon toi, elles ne méritaient pas d’être faites et partagées?
    La photo n’est bien sûr pas qu’un art. Elle a tellement d’autres raisons d’être estimée!
    Désolé, pour ce long commentaire orienté et personnel, mais l’aigreur, le mépris et l’élitisme débordants de tes derniers posts est vraiment exaspérant (surtout en considérant l’intérêt poussé que je porte à ton site).

  16. « Par exemple, aucune raison pour un gamin de 15 ans de lancer soudain une recherche dans Google Image sur Jacques Henry Lartigues ou Henry Cartier-Bresson. »
    Le gamin en question aura plus de chances d’aboutir dans sa recherche s’il s’enquiert des œuvres de, respectivement, Jacques-Henri Lartigue ou Henri Cartier-Bresson.
    Toujours dommage de dénoncer la médiocrité et la paresse intellectuelle, sans se montrer infaillible sur ces points, n’est-il pas ?
    Pour le reste, en phase sur la perception du phénomène Instagram : gadget inutile et incroyablement survalorisé.

  17. Mon cher Tristant …
    Il n’y a aucune aigreur dans mes dernier post. Pas davantage de mépris… Mais bon, je quand je pense du bien de quelque chose je le dit. ET quand je trouve un truc nul : je le dit ! C’est faire preuve d’honnêteté et de transparence envers mes lecteurs (c’est l’inverse du mépris).
    Il ne faut pas confondre mon rôle de formateur, qui se limite à enseigner des techniques de prise de vue, ou d’ajustement dans Lightroom…
    et mes idées personnelles que j’exprime ici sur ce blog !
    Sinon : oui, évidement le bouton « Ajustement Auto » de Lightroom doit être bani ! Jamais utilisé, si l’on veut arriver à quelques chose de bien ! Je ne sais si vous l’avez essayé vraiment. Mais moi je trouve qu’il ne produit que des horreurs…
    Alors en effet j’enseigne tout le savoir faire, qui permet de l’éviter !
    Mais ensuite chacun fait ce qu’il veut… Je n’en veut à personne d’utiliser Instamatic ou Instagram… Je pense juste que les résultats sont totalement inintéressants. Et je dit ce que je pense ! Tout cru…
    Aucune raison particulière de se réjouir (ou de regretter) que des applications comme Instagram rendent la photo ludique comme tu le dit ! Pas plus, que d’assister au développement des jeux vidéo (je suis joueur à mes heures j’ai une XBox et un PS2), ou du cinema en 3D (tiens voilà une autre calamité artistique, d’ailleurs…)
    Tout ça es en fait assez indifférent ! J’exprime juste ce que j’en pense… A savoir qu’Instagram devrait fuir les photographes, qui se pensent comme tels…
    Mais ils font comme ils veulent !

  18. Que de foin pour si peu !
    Les gamins qui photographient avec le filtre “Polaroid » d’Instagram n’ont sans doute jamais tenu en main un vrai Polaroid, et ils s’en fichent pas mal: pour eux, il s’agit juste de « customiser“ leur photos, de s’échapper des images clean, nettes et bien exposées que tous les APN du monde s’évertuent à réaliser de manière uniforme.
    Les puristes peuvent toujours se demander pourquoi vouloir imiter ( singer ? ) un rendu sepia ou Pola – techniques propres au siècle passé – avec un smartphone de 2012 ? A tort ou à raison, les « acculturés“ qui utilisent ces filtres pour “enjoliver“ la photo de leur chien se moquent bien de ce genre d’incohérences, comme d’autres ne voient pas de problème à verser du ketch-up froid sur leur raviolis.
    Là où l’ami JF est pervers, c’est qu’il utilise comme exemple une image qui semble être réalisée par un vrai reporter, limite photographe de guerre: le dernier mythe intouchable, le respect total, la noblesse de l’Art, avec une éthique journalistique supposée incorruptible, qui ne saurait par conséquent supporter la moindre manipulation. Alors un filtre à la con là dessus, vous n’y pensez pas ! En effet, le rendu de ce filtre est aussi laid qu’inadéquat. Mais tout le monde n’est pas photographe de guerre ou historien de l’art, et pour la photo du chien-chien, des millions de personnes trouveront ça “très joli“. A la longue, on a pris l’habitude: nous somme confrontés tous les jours à ces personnes.
    Pour ma part, je n’ai visité Flickr qu’une fois dans ma vie, je choisis mes sites web et mes lectures, TF1 aux oubliettes, etc. Et si un jour un client me demande de lui réaliser des photos de 21 millions de pixels au look Lomo, je lui expliquerais calmement pourquoi les raviolis sont bien meilleurs avec une bonne sauce tomate faite maison. Ah ben tiens: je vais commencer avec la rédactrice de Slate.fr !

  19. Dites les gars, vous en avez du temps à perdre pour déblaterer sur des conneries ! Il y a des milliards de choses à faire plutôt que se toucher la nouille  » pour ou contre ».

  20. N’oublions pas que le rôle 1er des filtres etait de faire oublier la mauvaise qualité des capteurs photos des smartphones…
    Appliquer tout un ensemble de filtres permet de faire oublier les capteurs bruités, la chromie dans les choux, les contrastes trop faible, le manque de netteté…
    D’où le succès des multiples app à filtres pas toujours du meilleurs goûts…
    Mais en même temps les presets de Lightroom permettent un peu la même chose…
    Il y a plein de virages, d’effet Lomo et de vignettage à gogo prêt à l’emploi d’un simple clic…
    Alors LR ou Instagram on en fait ce que l’on veut !
    On est pas obliger d’appliquer les filtres !
    On peut partager ses photos sans !
    D’autant plus qu’aujourd’hui la qualité des capteurs qui équipent nos smartphone a beaucoup progressé donc plus obligé de passer son image à la moulinette pour que ça ressemble à une photo :-)

  21. Instagram, c’est généralement la misère photographique ! le Mac Do de la photo…
    Voilà ce que pensent, tous ceux qui s’y connaissent un tout petit peu… Alors autant le dire tout haut.
    C’est pas pour ça que c’est gênant que ça existe.
    Faut juste pas s’étonner d’y trouver grand chose d’autres, que des photos de chat, de gâteaux, de voyage de noce, de teufs débiles et quelques pseudo créations graphiques d’étudiants boutonneux en école d’art (certains ont un petit quelque chose parfois… par chance)…
    bref, si l’on veut sortir du lot, c’est pas la bonne sortie !

  22. disons que par définition, vu sa popularité, le contenu d’instagram ne peut être que vulgaire. Au sens primordial du mot : c’est à dire : commun, banal…
    Par extension : sans intérêt, nous sommes d’accord

  23. « La photo, ou l’Art en général ne peut être qu’élitiste, ou n’est pas ! »
    Article consternant empilant les âneries mais heureux de voir que la majorité des lecteurs-commentateurs semblent un peu plus futés ! A l’inverse de celui reproduit ci dessus qui est quand même à hurler de rire…
    Donc moi je t’interdis d’écrire à ta chérie ou à ta maman parce que pour ça, l’écriture, il y a les écrivains ou les journalistes, et eux seuls ont le droit de vivre !!

  24. Mon cher Bill, il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !
    Evidement qu’il faut écrire ou prendre une photo, pour envoyer une lettre et une photo à tante Marie ! Evidemment…
    Mais on appelle pas ça de la Photographie, ni de l’Ecriture avec un P et un E majuscule !
    Tu es typiquement ce genre de personnes qui pensent que tout est égal et tout se vaut ? Et bien non, désolé…
    Il y a des hiérarchies, des expression Artistiques de haut niveau et d’autres « vulgaires » comme on dit !
    Par exemple le Rap et le Disco, c’est de la merde commerciale : c’est un peu l’équivalent d’Instagram… ça ne vaut pas le Jazz, ni la musique classique.
    Enfin, c’est mon avis…

  25. « Par exemple le Rap et le Disco, c’est de la merde commerciale : c’est un peu l’équivalent d’Instagram… ça ne vaut pas le Jazz, ni la musique classique. »
    Bienvenue dans le merveilleux monde d’AlainG !
    Ah ah !

  26. Instagram, ca me fait penser à certains resto asiatiques. Des gouts tres forts pour cacher que le plat est trés basique.
    Je pense qu’une bonne photo (avec la compo, l’instant adequat ou le sujet mis en valeur) reste une bonne photo, filtres ou pas.
    Ca permet aux photos banales d’avoir un coté clinquant.
    Avoir un smartphone à +sieurs 100taines d’euros, s’en servir pour faire de la photo et appliquer un filtre des années 50, bonjour le progrès.
    Qui peut le + peut le -, bah là on a le –
    Pour ce qui est du partage des photos, FB s’en charge deja trés bien.
    Pour ce qui est de l’opération financière, je trouve ca trés bien. Quelques petits malins viennent de gagner 1,000,000,000 $, ils pourront développer d’autres projets sans que ca empeche Mark Suckerberg de dormir
    Quant à la comparaison avec la musique, limiter la musique au jazz et au classique, c’est connaitre bien peu de chose au sujet, que ce soit une affaire de gout je comprendrais mieux … En photo y’a pas que les portraits et les animaux dans la vie … y’a aussi les photos pourris Instagram … na mais lol

  27. Alors, musique techno ou classique ?
    Peinture figurative ou abstraite ?
    Film 2D ou 3D ?
    Maison avec toit ou sans toit ?
    Une sculpture de Rodin ou de Xavier Veilhan ?
    Très souvent les arts ont été révolutionnés par de nouvelles technologies, mais les (r)évolutions rejetés par les anciens ont souvent révélés de nouveaux talents.
    Ce qui est certain, il y a ceux qui reproduisent et d’autres qui innovent.
    Alors :
    Professeur ou chercheur ?
    Technicien ou génie ?
    Satriani ou Hendrix ?
    Salieri ou Mozart ?
    L’oubli ou la postérité ?

  28. Sérieux vous vous prenez pour la référence universelle pour jugé ce qui est beau et ce qui est moche ? On peu aussi dire que Photoshop/Lightroom c’est de la merde, on peu rattrapé le no skill du photographe qui ce dis pro. Bref, chacun ces goûts, la merde à bien le sien ;)

  29. Hahah, merci NotMe, très bon! :)
    J’ai d’une part l’impression que l’on fustige ici un outil simple pcq il est…ben simple justement (oui snapseed de NIK software est bien mieux pour la retouche de photo sur iphone, mais si instagram est populaire c’est pour le PARTAGE! dommage de passer à côté de sa fonction première quand même).
    D’autre part il me semble d’après ce que je lis, qu’une photo ne peut être appréciable que si elle est faite par un photographe cultivé, technicien, qui sait rester fidèle au sujet, n’utilise pas d’artifice, un puriste, un esthète de la capture de l’instant sublime…
    Arrêtons un instant, respectons le goûts de chacun et restons humble.
    C’est pas pcq on est « pro » que l’on est meilleur, que l’on vaut plus qu’un autre photographe (bon bien sûr un photog pro et le premier quidam avec instagram ca ne se compare pas, mais personne ne l’a fait), la photo est un moyen d’expression, donc le résultat est à l’appréciation de chacun.
    My 2 cents.

  30. Tout à fait Tristan !
    N’oublions pas que le photo-reportage est très loin d’être un art ; Une technique, un gagne pain, une passion, un métier à la rigueur.
    L’artiste rare et de génie se révèle avec un D800 comme avec un iphone !
    Alors atterrissons et allons photographier la mariée, le beau navion, le zozio, la toto comme tout le monde…

  31. Hmm… tout un débat…
    Pour moi, Instagram (que je n’utilise pas) ça a l’air fun. Moi, ça ne m’attire pas du tout. Que ce soit via iPhone (que j’ n’ai pas) ou un Android (trop vieux que pour le faire tourner), on s’en fout.
    Ce qui par contre fait un peu peur avec ce genre d’outil est le fait que la vrais photo soit remplacer par du tout fait. Certains me diront: c’est quoi la vrais photographie?
    Pour moi, c’est de pouvoir développer soi même un style, une façon de faire ressortir une émotion via un procédé que l’on aura soir même créé.
    Je m’imagine mal Ansel Adams ou James Nachtwey sortirent leurs iPhone ou autre et faire toutes leurs photos avec Instagram.
    Pour ma part, c’est un peu ça le but de l’article. Quand je vois la photo de Reuters, je me pose des questions.
    Par contre, ce qui m’a énervé dans l’article est la phrase suivant:
    Par exemple, aucune raison pour un gamin de 15 ans de lancer soudain une recherche dans Google Image sur Jacques-Henri Lartigues ou Henri Cartier-Bresson.
    Si justement! J’ai pu rencontrer un gamin de 14 ans qui s’amusait a faire des photos avec … tada… Instagram… il en voulait plus… je te laisse deviner la suite..
    En ce qui concerne les filtres, ils existent depuis des lustres. Il n’y a qu’a regarder chez Ilford par exemple. J’ai encore une boite complète avec mon vieil agrandisseur N/B!! Ca m’a bien servi pour remonter telle ou telle imperfection à l’époque.
    Donc, que ce soit des filtre PS ou Nik Software, le but est de pouvoir les utiliser et d’en ressortir le meilleur! Pas juste faire click et voilà! Soyons plus inventif que le One Click and done!

  32. Je serai d’accord avec toi sur l’essentiel… Sauf que : je traîne pas mal dans les expositions photos. Et c’est le triomphe de la « photo floue » ! Ces soi-disant photographes professionnels vivent (comment ?) en exposant des photos qu’en général, je supprime déjà depuis mon reflex ! Elles n’arrivent jamais sur mon Mac ! Je devrais, quel con ! je me ferai peut-être un max de thunes en recyclant mes photos ratées ! Et je trouverai peut-être aussi des photographes sans scrupules pour me les prendre ?

  33. Certains ici sont vraiment a coté de la plaque.
    J ai commencé a utiliser « hipstamatic » pour le fun, j ai maintenant des images sur 3 galeries online, avec une moyenne de vente de tirages d environs 500 euros par mois, etant donné que ce n est en rien part de mon revenu principal, je touve ca plutôt pas mal.
    J ai des propositions de publications, pour l instant pas payées, mais ce n est qu une question de temps avant d avoir des commandes.
    Instagram, hisptamatic, c est une nouvelle photographie, un nouveau marché, comme tout outil photographique, 90% des gens font de la daube mais ca n empeche pas le reste d en faire un outil tres créatif qui commence a avoir valeur commerciale.
    Je ne vais pas dévelloper ici, mais c est pour moi au niveau de l approche extremement proche philosophiquement de l esprit et de l esthetique Polaroid.

  34. Oulah, au moins c’est bien ça discute ;)
    Deux remarques m’on troublé :
    • AlainG qui pédale dans la semoule, je suis désolé mais il faut vraiment être très borné (je me force à rester polis) pour affirmer que tel style de musique c’est de la merde et que tel autre est supérieure. Quel ouverture d’esprit, quel regard sur le monde. Je serais curieux de voir tes photos… en fait non.
    • Olivier qui affirme qu’une photo floue est une mauvaise photo. Je ne développerais pas mais citerais simplement un photographe qui disait en gros qu’une bonne photo est une image que l’on peut regarder plus de 3 minutes. Un certain HCB il me semble.
    Pour revenir au débat, il y tellement de pratiques photo que tout les outils sont les bienvenus, des plus fondamentaux aux plus gadgetisant. Personne ne vous force à les utiliser. Le tout étant que ce soit le photographe qui pense, et pas l’outil.

  35. Xavier ! Et moi je suis la reine d’Angleterre ? On peut dire vraiment n’importe quoi de façon anonyme sur le web ! ! ! Qui te croira ?
    Sinon, il n’y a pas de définition d’une bonne photo, ou d’une bonne musique…
    Mais un peu de bon sens permet d’établir des hiérarchies (pas absolues évidement)…
    Mais globalement on ne peut mettre sur le même plan un génie universel comme Bach, avec un petit rappeur nul de banlieue !
    Un tag reste un graffiti vulgaire… ce n’est pas Van Gogh, ni Michel Ange !
    Les hiérarchies… Pourquoi refuse-t-on d’établir des hiérarchies ? Entre les oeuvre d’Art, comme entre les gens ?

  36. Par ce que ces hiérarchies sont toutes personnelles et qu’il faut être tout petit pour prendre ses gouts pour une vérité. « un peu de bon sens » … On peut vraiment dire n’importe quoi de façon anonyme sur le web.
    Résumer la peinture à Michel-Ange et Van Gogh c’est comme résumer la photographie aux Becher. Attention, j’aime beaucoup Van gogh et les Becher.
    (et je passe sur le point de vue réducteur et condescendant sur la banlieue)

  37. Oui, il y a quelques tag ma-gni-fi-ques ! Enfin, j’en voudrais quand même pas dans mon salon de ces tag ma-gni-fi-ques ;-)
    Voilà bien des idées de bobo privilégiés ! Personne n’en voudrait dans son salon de vos tag ma-gni-fi-ques ! ! ! La preuve quand les tagueurs rentrent dans le circuit de l’Art, ils changent étrangement de pratique, de style, ect…
    Il n’y a eu qu’un seul Keith Harring dans toute l’histoire du tag… ET encore à NY !
    A part ça il n’est jamais rien sorti grand chose de très exitant de la banlieue… A part quelques rappeurs haineux le service après vente des émissions ! Qui heureusement me fait bien marrer, mais on peut pas dire non plus que ce soit d’un niveau…
    Bref, pourquoi ça fait mal au cul des bobos d’admettre que le tag et que le rap, ne risquent pas de rester au panthéon culturel de l’humanité (sauf éventuellement comme l’expression d’une rébellion)… mais ça n’en fait pas pour autant des oeuvres d’Art comparables à celles qui sont universellement reconnues de Bach, à Proust en passant par Matisse…

  38. Bon, on a affaire a un spécialiste de l’histoire de l’Art…
    On s’éloigne du sujet alors je laisse tomber, en plus ça commence à sentir bizarre par ici.

  39. L’art est quelque chose de subjectif, je pense que 90% des tags sont moches mais j’en ai vu qui n’avaient rien à envier à de grands artistes.
    D’un autre coté je connais pleins de photographes ou de peintres celebres qui font des oeuvres que je trouve personnellement horrible et qui pourtant valent des millions.
    Ce n’est pas parceque je trouve un tag beau que je le veux dans mon salon, tout comme j’adore le radeau de la méduse mais je n’en veux pas non plus dans mon salon.
    Je veux simplement dire que tout est subjectif et si j’aime beaucoup instagram je ne le compare pas au travail de photographe professionnel, cela n’a strictement rien à voir, vous vous trompez de débat.
    Tu mélanges tout Michel…
    Et je ne suis certainement pas un bobo privilégié, si tu savais combien je gagne et pour qui je vote ;)

  40. Ben voila le problème de notre société sans valeur c’est ça : « l’Art est subjectif », tout se vaut… Il n’y a plus de valeur, plus de bien, plus de mal !
    Plus de beau, plus de laid… Tout est égal et tout se vaut !
    Dans ses conditions, pourquoi travailler ? Ne croire en rien, c’est la démotivation assurée, la démoralisation dans les deux sens du terme (absence de morale, et dépression existentielle)…
    Je ne dit pas qu’il est facile d’établir des hiérarchies en Art. Ce n’est pas forcément nécessaire d’ailleurs. On se fout de savoir si la musique classique vaut plus que le Jazz ou inversement. Mais il faut quand même savoir ce qui est sublime, ce quoi est de l’Art (avec un grand A) et ce qui n’en est pas !
    Et je sais que le Tag, c’est du tag… en aucun cas de l’Art !
    les plus grondé artistes au cours de l’histoire ont travaillé jusqu’à en crever d’épuisement ! Si tu explique aux gamins que le Tag, c’est de l’Art, tu ne risque pas d’en faire des Michel Ange ou des Leonard.
    Si l’Art est inné, pas besoin de travailler ! Pas besoin de se fatiguer… Avec ce genre de mentalité on ne peut produire que de la merde

  41. Ne vous énervez pas, dans quelques dizaines d’années, le marché de l’art aura révélé les talents d’aujourd’hui, alors que nos disques dur ou ssd pleins de photos de pro ou pas seront à la casse…

  42. Michel,
    si vous nous montriez vos photos pour que l’on puisse évaluer où vous placer dans notre hiérarchie de l’Art. Cela nous aiderait grandement à décider si il faut continuer ou non de prêter l’oreiller à votre discours.
    Cordialement.

  43. Non, j’ai one vision globale ! Nuance…
    ET comme je suis cultivé et que je connais l’histoire (contrairement la la majorité des gens et probablement de ceux qui commentent ici), j’ai moins de chance de me tromper sur le diagnostique…

  44. Bonjour,
    Merci de cet article.
    Je crois que ce n’est pas qu’une affaire de filtres, il y a là-dessous une manière d’envisager le présent et de le documenter.
    J’ai écrit article détaillé si vous voulez le lire ou réagir you’re welcome :-)
    A bientôt,

  45. Spéciale dédicasse pour toi Michel :
    http://www.youtube.com/watch?v=jYnLx9l-0Sw&feature=player_embedded#!
    Le mot «Mausolée» est venu progressivement. Au tout début, on appelait le supermarché «le lieu» entre nous. Ca fait longtemps qu’on peint dans ce genre d’endroit et à priori, ça n’était qu’un plan comme un autre au départ. La seule différence était que l’accès était tellement compliqué qu’on avait le sentiment que pas grand monde pousserait la curiosité jusque-là. Ca nous donnait donc l’occasion d’organiser le genre de choses qu’on a toujours voulu faire, construire une sorte de musée secret avec des peintures de gens dont on aime le travail. Et puis, à force d’y aller, à force de découvrir de nouvelles salles, de nouveaux espaces à exploiter, à force d’évoluer dans le noir, au milieu des traces de vie de squatters, de les fouiller, de trouver des choses hallucinantes, le lieu a pris une nouvelle place dans notre esprit. Ce n’était plus un simple supermarché abandonné pour nous. C’est devenu une sorte de cathédrale, de temple ancien à mesure que nous devenions autant explorateurs et archéologues que peintres. On s’est mis à appeler le supermarché «le temple» et à peindre en fonction de cette idée, à faire des fresques rituelles, à descendre dans les sous sols pour travailler dans le noir complet, comme nos ancêtres peignaient déjà dans l’obscurité des grottes. Enfin, plus de nouveaux graffeurs venaient avec nous, des jeunes, des plus anciens, des Parisiens comme des provinciaux, et plus on avait le sentiment d’être en train d’écrire une sorte de lettre d’amour à notre culture, comme un hommage un peu spécial, hors du temps, sans visiteur ni témoin à ce qu’elle a de plus beau à offrir. Quelque part, c’est comme si on était en train de construire une chapelle Sixtine abstraite, violente et sale, à l’image du monde dans lequel on vit et en marge de tout système. On pense que le Graffiti est de l’art, qu’il entretient beaucoup plus de liens avec la culture classique que l’on veut bien le croire, d’où l’idée de Mausolée. C’est en allant voir la définition du mot que nous l’avons définitivement choisi : «Subst, Masculin : Monument funéraire richement orné de sculptures et quelquefois de mosaïques, de pilastres».

  46. le film est très chouette merci Jonas…
    Mais c’est le film qui est bien (et qui n’a rein a voir avec unn tag)… Les tag eux-mêmes sont juste… des tags bien moches (à ce qu’on peut en voir).
    N’importe quel étudiant en première année d’une école des beaux arts produit le même genre d’études. Rien d’intéressant dans ces tag là à mon avis !

  47. @Michel : et donc je dois foutre le feu à tous les musées qui exposent des Picasso parce que je trouve ça lamentable comme art et pourtant ça vaut des millions ?
    Qu’est ce que tu racontes ?

  48. C’est marrant que l’on en revienne au débat de l’Art avec une majuscule.
    Si vous aviez un peu de culture autre que ce que rabache ceux qui pensent savoir ce que c’est, vous chanteriez peut-être une autre chanson. Si vous vous pensez supérieurs parce que vous prenez de bonnes photos ou que vous savez écrire, vous n’êtes pas des artistes, vous êtes des gens que l’Histoire oubliera aussi vite que l’on dit « ouf ». Proust a été refusé par toutes les maisons d’édition de son temps, ça n’empêche que c’est un des auteurs des plus prolixes et les plus talentueux de notre siècle. Nombres de peintes ont été bashés par leur pairs et aujourd’hui, on les encense comme des Dieux. Travailler son Art est une chose, mais il faut bien commencer quelque part.
    En passant, je suis sûre que vous aimez beaucoup Warhol, il savait à peine dessiner au début de sa carrière !
    L’Art, c’est du travail mais avant tout c’est une passion. C’est transmettre.
    Alors c’est sur Instagram n’est pas doté que de génies mais ça a l’intérêt de nourrir peut-être une passion pour la photo, ou alors de débloquer une peur de publier ce que l’on aime faire, bien que de se faire laminer par des gens tels que vous, ça calmerait tout les timides de l’Art.
    L’Art ne s’est pas construit avec des grandes gueules…
    Si l’Art s’arrêtait aux gens qui se pensent Artistes, hé bien alors, crevons demain car alors on pourra affirmer que l’Art est mort.
    L’Art ne mourra par Instagram ou facebook, mais par ce genre de remarques à la con et qui ne devraient plus avoir cours aujourd’hui. L’énervement et les critiques naissent d’abord de la peur et de la méconnaissance. Et personnellement, j’ai peur de ce genre de remarques à la limite du fascisme culturel. On a découvert des artistes 20 ans après leur mort, à cause de bêtises pareilles. Si au lieu de dire que le « gratuit » est forcément mauvais (je rappelle que certains disaient que l’Art appartenait à tous et pas seulement à son créateur, mais que lorsqu’on a rendu l’école gratuite et pour tous, d’autres ont parlé de la mort de la connaissance).
    Est-ce que des sites d’auto-publications gratuits eux-aussi sont la mort de l’Art pour vous ? Est ce que l’Art doit être sclérosé pour être bon ? Doit-on avoir une formation de 5 ans en université et un matériel à 10000 dollars pour être un Artiste ?
    Personnellement, je n’aurais pas la prétention de me prétendre Artiste mais j’écris depuis 15 ans et ce, à l’époque, avec un crayon et un bout de papier. Des amis photographes faisaient de la photo avec des kodaks jetables et des illustrateurs, reconnus aujourd’hui, utilisaient (oh mon Dieu !) un crayon HB et des crayolas ?
    Cela nous a-t-il rendu moins compétents et moins passionnés ? Je ne crois pas. Et ce n’est pas mon VAIO qui me donne mon sens artistique, comme ce n’est pas un CANON dernier cri qui fera de quelqu’un un photographe.
    L’Artiste c’est celui qui se sert du peu qu’il a pour créer du rêve et du merveilleux, pour créer de l’espoir chez son public, pour rendre le monde meilleur.
    Cartier-Bresson a pris des photos avec des jetables parce que son appareil était mort, ça n’empêche qu’elles sont peut-être moins nettes mais toutes aussi fortes.
    Si vous avez besoin d’un matériel de pointe pour faire des photos d’exception, vous êtes esclave de la technologie autant que ces enfants. Apprenez de vos maîtres, un peu !
    Pour rendre une photo forte, c’est sur que c’est pas une question de filtre, bien que tout vos appareils vous permettent de prendre des photos moins floues et plus travaillées. Si vous faites une bonne photo avec un Iphone ou un appareil misérable, ce sera bien plus une preuve de talent qu’avec un Nikon D4. Auriez-vous peur de vous faire prendre votre place par ces « attardés » ? Qui en passant sont notre relève.
    À ce titre, les gamins attardés d’Instagram sont bien plus des Artistes que vous, qui ne méritez pas ce titre. Photographe capable, peut-être mais Artiste surement pas. C’est une honte de briser dans l’oeuf quelque chose qui n’est qu’un moyen de s’exprimer. Et qu’il ne faut finalement prendre que comme ce qu’elle est, une application fun.
    Et un Artiste ne tue pas la liberté d’expression de cette manière, il la défend, peu importe le moyen et peu importe le prix, même quand il n’y en a pas.
    On peut être cultivé et crétin, je viens d’en avoir la preuve encore ce soir.
    Le conservatisme a tué bien des Artistes de talent.
    Vive la folie, Vive la simplicité et vive l’Art qui j’espère ne sont ni les uns ni les autres pas encore dans la tombe.

  49. Quand je vois les photos sur l’Afghanistan en lien, je me dis qu’il n’y a pas de quoi pavoisé. Les cadrages bof bof, la qualité moyenne, pas vraiment d’originalité… bref, ce que pourrait faire tout photographe moyen et ce sans même prendre la peine de les retravailler. Heureusement, c’est exotique, les décors naturels sont splendides… Après il y a toujours des gens qui par snobisme veulent convaincre les autres que les retouches c’est le mal.
    Pour en venir à instagram, je ne pense pas que son but soit de faire des photos que l’on gardera sur le long terme mais plutôt de faire des photos de partages sans avoir à perdre une heure de retouche le soir à la maison.
    Désormais ICS permet de faire le même genre d’effet et de partager aussi et je pense que dans un futur proche nos APN (reflex ou non) pourront tous partager les photos en temps réel.

  50. Michel écrit: « Les hiérarchies… Pourquoi refuse-t-on d’établir des hiérarchies ? Entre les oeuvre d’Art, comme entre les gens ? »
    C’est en lisant ce genre de chose que l’on se dit que l’humanité à encore beaucoup de soucis à ce faire. Certains en sont encore à vouloir hiérarchisé l’Homme et ce sera certainement pas sur un plan moral.

  51. On n’est pas tous Henri Cartier ou Jean François, un peu de modestie ne te ferait pas de mal je pense. Et je suis très content de vivre dans une époque ou le progrès technique permet à beaucoup d’individus de se frotter à des arts qui leur étaient totalement interdit avant (musique,cinema, photo…etc…). Desolé de ne pas avoir ta grande culture et ton grand savoir sur tout mais je pense pour ma part que l’art n’est réservé à personne et encore moins à une élite bien pensante….

  52. Brillante réflexion Vibert.
    On est dans l’intelligence enfin.
    Tout n’est pas subjectif et l’on arrive effectivement dans la grande merditude de la photographie de masse aux effets tendance pour être « in ».
    L’art photographique n’est pas subjectif : seul le goût est subjectif et personnel.

  53. C’est quad même triste un tel article. J’imagine que le postulat de base était la critique de l’utilisation de filtre par des professionnels. Ça s’est transforme en Instagram c’est le TF1/McDo de la photo, or l’art de la photo ne devrait pas être accessible au commun des mortels…
    Je ne crois pas que 99% des utilisateurs d’ instagram se disent artistes, ils améliorent juste bêtement leur photo pour les rendre plus belles, plus sympa. Il n’y a pas a chercher plus loin
    Leur dire que la photo ce n’est pas pour eux car c’est un art élitiste, c’est pour l’auteur de ce blog se tirer une balle dans le pied parce que instgram comme les blogs permettent à des gens sans talents de partager leur création en pensant finalement qu’ils en ont un peu….

  54. Je crois que vous vous trompez sur mon interprétation du phénomène…
    Le problème n’est pas que les gens fassent des photos ! Au contraire, c’est génial… Et d’ailleurs, j’en ai fait mon métier : blog, formation, conseils dans la presse. Cela me plait beaucoup que la photo soit démocratique et populaire…
    Je suppose que ça plait à tout le monde…
    Non, le problème, c’est que contrairement à ce que vous semblez croire : Instagram ne rend pas « leur photo pour les rendre plus belles, plus sympa ».
    Au contraire, Instagram abime les photos en les standardisant (tout le monde fait les mêmes photos)… Comme si vous versiez autant de ketchup sur vos frites, vos hamburger et du fois gras…
    C’est la médiocrité généralisée ! On aura l’occasion d’en reparler…

  55. Hello ! et merci fouranto, pour cet article, que j’ai lu attentivement…
    Je suis assez d’accord avec toi sur l’aspect « réseau social », qui peut être intéressant. Je suis moi même un grand fan de twitter que je lis chaque jour (au moins une fois)… ET un peu de Facebook (j’ai deux profiles) que je consulte tous les 2 ou 3 jours seulement.
    OK, pour ça… Mais deux réseaux sociaux, c’est déjà beaucoup ! C’est déjà trop !
    Sans oublier Google+, Youtube, Linkedin, Viadeo, Pinterest, Trimbl, Skype (qui commence à ressembler à un reseau socail), copainsd’avant (pour les pus anciens), Foursquare… et quelques autres que j’ai soigneusement évité (Myspace par exemple)…
    http://www.01net.com/editorial/585353/google-plus-talonne-facebook-dans-le-classement-mondial-des-reseaux-sociaux/
    Au bout d’un moment c’est trop ! N’en jetez plus… je ne vois pas l’intérêt de se disperser sur plus de 2 ou 3 réseaux (maxi)…
    Et en terme de resau, je ne choisirais pas Instagram !
    Mais bon, j’admet tout de même l’intérêt potentiel de l’aspect réseau social… Que j’ai totalement ignoré jusqu’à présent. Pour les raisons ci-dessus…
    Là ou votre article ne me convainc pas. C’est au niveau de la créativité photo ! mais vous n’en parlez pas trop (ceci explique cela ;-)
    Par exemple les photos que vous indiquez ici :
    http://instagram.com/roblutter
    me semble spécialement inintéressantes… Je dirais même qu’à les « instagramiser » systématiquement, l’auteur les a bêtement abimé ! Gâchées…
    J’espère qu’il en garde une version intacte, qu’il sera heureux de retrouver dans ses vieux jours pour les montrer à ses petits enfants. Qui risquent d’être sacrément déçu en découvrant ces images toutes identiques et délavées… identiques à des millions d’autres commises autour du globe durant ces années là !
    Créativité zéro ! Quel ennui que toutes ces photos identiques…
    Avec cet exemple, vous contribuez à me conforter dans mon idée ! Désolé ce n’était pas le but…
    En tous cas merci pour cet article, qui m’a beaucoup intéressé ;-)
    A bientôt – JF

  56. Merci de votre réponse !
    Mais je reste en désaccord avec vous … Je comprend le fond de votre pensée, les beaux principes de ce que doit être ou pas une photo réussie. Mais ce n’est pas le but véhiculé ici ..
    Merci pour l’échange intéressant ! :) Un commentaire à mon article m’aurait fait plaisir pour inciter les gens a réagir, si vous êtes partant …

  57. J’ai essayé de poster un commentaire… Mais le lien (bouton en bas à gauche) ne semblait pas actif ! Pas réussi sur Safari, ni Firefox sur Mac !
    Sinon, je suis d’accord que les goûts et les couleurs… ça va ! ça vient !
    Mais l’oeil s’affine avec l’âge (et la culture visuelle)…
    Donc on reparlera de ces photos dans 20 ans si vous voulez ! Quand Instagram sera passé de mode (et qu’une autre mode, aura rigardisé ce style… aussi sûrement que les photos de David Hamilton ont étés ringardisés depuis…)
    Aussi surement qu’un genre musical trop typé, devient forcément hasbeen ! Avez-vous remarqué que les grand artistes, abandonnent systématiquement le style de leur jeunesse (trop typé), pour s’intéresser au fond des choses ?
    Valable pour la période rose de Picasso, autant que pour David Bowie…
    Du style instagram, il ne restera rien… C’est pour ça qu’un photographe doit a tout prix s’en affranchir, s’il veut avoir la moindre chance de faire quelque chose d’intemporel et de vrai ;-)
    A suivre !

  58. Quel débat… maintenant c’est avec les filtres instagram que ça se passe.
    Avant c’était avec la photo numérique tout court. Et avec le fait que l’on pouvait apprendre sans risque, essayer, expérimenter, passer des heures avec son soft pour explorer ce qu’une image avait dans le ventre, trouver comment elle fonctionne…!
    Qui n’a pas entendu cette remarque au sujet d’une belle image: ah oui, mais elle est « retouchée »?…Et alors?
    Lightroom et les softs de traitement d’images, qui ne sont que des outils souvent intuitifs permettent en fait une certaine démocratisation de l’approche de la photo. Moi j’ai envie de dire tant mieux.
    Ces softs ne sont rien d’autre que la chambre noire de la photo numérique, il m’a fallu un certain moment pour le comprendre et me décomplexer de son utilisation…
    Comme je suis photographe
    et peintre autodidacte, je n’ai aucun a priori ni aucun dogme sur la manière de travailler, sur ce qui se fait ou pas. C’est même le dernier de mes soucis…Le peu que j’ai vu des rendus des filtres instagram me parait intéressant et je vais l’explorer. Peut-être que très vite je vais m’en lasser car ils vont me paraitre comme ces condiments industriels qui donnent le mêm gout à tout? Oui, mais peut-être pas. Peut-être qu’ils me permettront d’avoir d’autres idées, qu’ils ouvriront des pistes. A prendre pour ce qu’ils sont, juste des outils. Qui ne feront pas les photos à la place de l’oeil…D’ailleurs le boitier non plus: Même un D3 ne fera pas le photographe…Je vais donc essayer ces filtres sur lightroom, pour voir et me faire ma propre opinion. pour 5 euros je ne risque pas grand chose! Je ne me suis jamais souciée des puristes et ne le ferai jamais! C’est juste de faire des images qui est dingue…

  59. Non, l’art n’est pas élististe, Ceci est une vision étriquée d’intello en mal de créativité. L’art, c’est l’émotion pure. Et elle peut surgir n’importe où, d’une photo de Cartier Bresson comme celle d’un photographe du dimanche. Elle est rare, mais pas exceptionnelle et, surtout, elle apparaît bien souvent là où on ne l’attend pas.

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