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Marseille-Provence 2013 Capitale du « non-droit d’auteur » ?

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BILLET PREC.
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MAJ : l’organisateur du concours a répondu en commentaires à nos interrogations et annonce mondifier les conditions de soumission des images. A suivre…

Un coup de gueule de David que nous ajoutons à une longue collection dans la rubrique Actu / Droits d’auteur. Avant de promouvoir la Culture, faudrait-il commencer par respecter les droits d’auteur de ceux qui en produisent la substance… Après le Nord et la Bretagne, au tour de la Provence ! 

 » Je lis toujours avec intérêt Macandphoto. Dans la catégorie on prend les photographes pour des cons je te soumets mon coup de gueule du jour. Il concerne les conditions d’utilisation du grand album photo lancé à l’occasion de Marseille-Provence 2013 Capitale Européenne de la Culture. Je te les livre :

 » Conditions de soumission des photographies  -  En outre, vous accordez à Marseille-Provence 2013 une licence mondiale non exclusive, libre de redevance et incluant le droit de sous-licencier, utiliser, copier, reproduire, traiter, adapter, modifier, publier, transmettre, afficher et distribuer votre photographie à tous les médias ou à toutes les méthodes de distribution (connues à présent ou développées ultérieurement).

Vous convenez que cette licence accorde le droit à Marseille-Provence 2013 de mettre votre photographie à la disposition des partenaires de (d’autres organismes, sociétés ou personnes qui travaillent en partenariat avec) de Marseille-Provence 2013 pour la syndication, la diffusion, la distribution ou la publication de contenus sur d’autres supports et services.

Ces utilisations supplémentaires opérées par Marseille-Provence 2013, ou d’autres organismes, sociétés ou personnes partenaires peuvent avoir lieu sans rémunération ou compensation vis à vis des photographies soumises, affichées, transmises ou rendues disponibles de quelque façon que ce soit par Marseille-Provence 2013. »

Bref en publiant mes photos je perdrais tout droits dessus !!! Alors ils se passeront de mes photos (ils devraient s’en remettre), mais voici une preuve supplémentaire du manque de considération des photographes qui plus est dans le cadre d’une manifestation censée promouvoir la culture… « 

 

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11 commentaires

  1. Il faudrait ajouter au règlement : « Vous serez de plus déchu de vos droits civiques, étant entendu que vos enfants vous seront retirés pour être confiés aux familles des organisateurs et collaborateurs de Marseille-Provence 2013. Le contributeur s’engage par ailleurs à donner son âme pour l’éternité et à donner 70 % de ses bénéfices jusqu’à la fin de sa carrière de photographe. », qui ne devrait pas durer très longtemps encore avec ce type de clauses…
    J’ai pas trop hâte de voir comment notre métier va évoluer.

  2. comment notre métier va évoluer ?
    Nannn, les mecs, vous vous posez encore cette question ? Ben c’est que vous n’avez toujours rien compris…
    Photographe, c’est MORT les mecs. MORT.

  3. De là a penser que tous les nouveaux festivals photos font appels a la même boîte pour rédiger les termes de participation…
    Il y a un pas que je serai prêt à franchir

  4. C’est navrant en effet!
    Seuls les photographes/managers ou les photographes ayant un talent exceptionnel peuvent vivre de leur art.
    Je ne pense pas cependant qe ce soit si nouveau. À la fin des années 80 je rêvais de devenu photographe. J’ai eu la chance de croiser des grands noms de la photo en travaillant aux RIP d’Arles t j’ai compris en les écoutant que le nerf de la guerre était avant tout financier et qu’ils étaient prêts à de nombreux sacrifices pour cela.
    Internet a certainement accéléré le mouvement, mais il y aura sans doute du bon avec l’émergence de nouveaux talents. Je pense par exemple à l’histoire de Benoit Paille qui en 4 ans de photo a su faire son trou: http://www.virusphoto.com/113359-interview-benoit-paille.html
    Bonnes photos à tous!

  5. les chercheurs de midi on

    Réponse des chercheurs de midi à VIBERT.
    Vos remarques sur les conditions générales d’utilisation du site des chercheurs de midi nous sont parvenues ce lundi.
    Nous prenons le temps de vous répondre étonnés de si rapides raccourcis qui amènent des jugements hâtifs.
    En effet, en lisant les extraits que vous avez exposés, les conditions semblent uniquement choquantes. Vous avez omis de rapporter à vos lecteurs la dernière phrase de notre texte indiquant que « L’utilisation des images déposées se fera exclusivement dans le cadre du projet artistique des « Chercheurs de midi » et pour son seul propos d’exposition, de diffusion, de communication, de publication et de valorisation. »
    Nous sommes cependant sensibles à vos réflexions et allons prendre vos remarques en compte afin de simplifier ce texte juridique et en éclairer une teneur qui pourrait s’avérer dissuasive.
    Nous souhaitons par ailleurs profiter de cette occasion pour vous préciser l’objet de ce projet des chercheurs de midi qui semble avoir été mal compris.
    La collecte s’adresse à tous et très particulièrement à ceux qui prennent des photos dans le cadre familial.
    La collecte n’est en aucun cas un lieu de promotion pour des travaux d’artistes professionnels. De nombreux concours photos et projets leur sont réservés.
    Celui-ci est au contraire ouvert à ceux qui ne se considèrent pas comme artistes mais utilisent régulièrement la photo dans le cadre de leur vie quotidienne.
    L’utilisation des photos ne se fera pas autrement que dans le cadre du projet non commercial des chercheurs de midi.
    Les expositions seront gratuites et ouvertes à tous. L’utilisation d’images ne se fera que pour la communication et la promotion du projet.
    Les personnes ne cèdent pas leurs droits, elles les accordent temporairement et ce pour la durée du projet. Elles peuvent évidemment continuer d’utiliser pendant ce temps leurs photos comme elles le souhaitent. De plus, pour chaque utilisation « les crédit photographiques », c’est à dire les noms et prénoms des auteurs seront présents, qu’il s’agissent d’affiches ou de tirages exposés.
    Ce projet a justement pour première ambition de s’ouvrir à tous ceux qui ne sont pas le public habituel des arts visuels.
    Nous espérons un grand nombre de participants, nous n’accordons aucun prix, mais offrons à tous, la possibilité de partager avec d’autres des images aimées et de conjuguer pour un temps leurs albums dans un grand album commun.
    En espérant, par ce courrier, vous avoir rassurés sur l’objet et les intentions des chercheurs de midi.
    Cordialement.
    L’équipe des chercheurs de midi.

  6. Merci pour cette réponse.
    Il est vrai que les conditions d’utilisation telles que formulées initialement prêtent à confusion !
    Tenez-nous au courant de leur modification, et nous en tiendrons nos lecteurs informés.

  7. Je suis l’auteur du mail de départ à Jean-François. Je prends note de ce que vous écrivez. Cependant les termes de la licence sont clairs. C’est à MP2013 qu’est délégué la gestion des droits puisque l’association a le droit de sous-licencier les photos sur tout supports et auprès des partenaires de son choix. C’est cette partie que je trouve particulièrement choquante et constitue de fait une appropriation des photos et de leurs usages.
    Je ne remets pas en cause l’intérêt du projet qui avait attiré mon attention mais, uniquement cette perte des droits d’auteur puisque de facto MP2013 se donne le droit de faire ce qu’elle souhaite de mes photos.
    Alors les exposer OUI, gratuitement OUI, mais pendant la durée de la manifestation et sans risque de trouver ma photo utilisée sans mon autorisation à l’autre bout du monde dans un projet fut-il culturel.
    Bref si je peux faire confiance au collectif des Chercheurs de midi, je ne ferai en aucun cas confiance à l’organisation MP2013 temps que les conditions d’utilisation seront celles-là.
    Souhaitant que vous teniez compte de cet avis.
    Cordialement,
    David

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