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 » Il y a du soleil sur la France et le reste… « 

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Chansonnette idiote de notre enfance (Stone et Charden),   » Il y a du soleil sur la France et le reste n’a pas d’importance… Il y a du soleil sur la France, allons viens vite qu’on profite… De la vie « 

Du coup avec ce beau temps, on oublie la dette, la campagne, les ridicules initiatives anti-devoirs le soir de la FCPE (gloups ! ), les tueurs à scooters, les Mac Pro qui n’arrivent pas et même l’invasion (à venir) des viseurs électroniques… Allez hop : une preuve de plus qu’il faut toujours avoir un petit compact dans une poche de son sac à dos, car on ne sait jamais quand on fera par hasard une joile photo !

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Canon S100 : 120 mm – 80 ISO – 1/50 sec – f/5,9 – Correction -1/3 EV.

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Canon S100 : 24 mm – 80 ISO – 1/400 sec – f/4 – Correction -1/3 EV.

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Canon S100 : 50 mm – 320 ISO – 1/20 sec – f/4 – Correction -1/3 EV.

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Canon S100 : 120 mm – 80 ISO – 1/80 sec – f/5.9.

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Canon S100 : 46 mm – 80 ISO – 1/125 sec – f/4 - Correction -1/3 EV.

 

 

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26 commentaires

  1. Puisque t’en parle ! Désolé de ce hors sujet, mais cette initiative de la FCPE m’a carrément scandalisé !
    Ils aimeraient qu’à terme, on supprime totalement les devoirs à la maison, histoire de ne pas martyriser nos chères têtes blondes…
    Cette géniale idée, sous prétexte entre autres fadaises « psycho-péda-gogo », que les devoirs à la maison augmenteraient les inégalités entre les élèves, certains ayant plus de difficultés à travailler à la maison à cause d’un environnement défavorable…
    Ceci est d’ailleurs parfaitement vrai et c’est bien dommage !
    Mais faut-il en vouloir aux parents qui le peuvent d’aménager les meilleurs conditions d’études pour leurs enfants ?
    La solution aux inégalité des chances (malheureusement réelles (déplorons-le), consiste-t-elle à décourager les élèves normaux, en les empêchant de travailler « normalement »…
    Interdire aux « bons élèves » de travailler à la maison, signifierait fatalement un « nivellement inéluctable par le bas » du niveau général.
    Il sera ainsi bien plus difficile de déceler des élèves faibles, lorsque le niveau général sera nul !
    On nage en plein délire, tous les anciens élève ayant réussi leur vie, se souviendront qu’avoir sué sur ses devoirs était une école de courage et de persévérance, en plus d’être un bon moyen d’apprendre les choses les plus élémentaires qui font notre culture commune : de la lecture, aux mathématiques en passant par l’histoire…
    C’est un peu comme l’idée géniale selon laquelle il suffirait d’interdire le mot « race » dans la constitution, pour guérir la société du racisme…
    Encore une belle fadaise de candidat en mal d’idées sérieuses…
    Plus on s’approche des élections, plus on nage en plein délire ! Et l’on voit fleurir les propositions démagogiques qui ne servent qu’à flatter une partie du pays, en masquant l’impuissance de homme politiques à imaginer des solutions nouvelles.
    Il est normal de travailler pour s’en sortir. C’est valable à l’école comme dans la vie et l’école ne doit pas être une bulle totalement protégée et déconnectée des réalisées. il faut bien préparer un minimum les enfants à travailler. Sans quoi le jour ou il faudra vraiment travailler, personne ne saura s’y prendre.
    Et quand j’écris « normal », la norme signifie ici « majorité ». C’est d’ailleurs le sens « normal » qu’il faudrait donner au mot « normalité ». Et parler de norme ne signifie nullement discriminer les minorités. Il est un fait que le mot « normal » est devenu un de ces mots tabou… Une idéologie bien pratique voudrait que la normalité n’existe plus. Je me souviens de l’époque ou j’allais à l’école, époque à laquelle il était normal de travailler pour apprendre…
    On nage vraiment en plein délire et si Internet contribue à produire une génération d’idiots (comme tu l’as écrit fort justement il y a peu), les idéologues de la FCPE, voudrait en plus fabriquer une génération de fainéants !
    Qu’ils se rassurent : Les deux ne sont pas incompatibles…

  2. Bonjour GG,
    Je pense que tu es loin d’avoir compris ce sujet.
    L’interdiction de devoir à la maison concerne :
    – Les devoirs écrits
    – Les élèves de primaire
    Elle est inscrite dans la loi depuis les années 60.
    C’est une des façons de tirer vers le haut. Je ne connais pas ton âge, mais il est fréquent qu’avec une certaine expérience de la vie on eu cru que c’était mieux avant.
    Tu remarqueras que des adultes ont beaucoup de mal à se concentrer plus de deux heures de suite. Je te le témoigne car j’ai eu la chance d’assister et d’animer certaines conférences.
    Enfin, il faut connaître le fonctionnement du cerveau, spécialement celui d’un enfant. Le divertissement, le sommeil, l’équilibre alimentaire, le sport sont des moyens trop mal connus qui renforcent considérablement les boucles d’apprentissage. Je suis bien placé pour le savoir car mon métier en ce moment c’est d’apprendre (je suis étudiant en médecine).
    Une tête bien faite est un préalable indispensable pour avoir une tête bien remplie, sans compter que le cerveau oublie.
    Je te mets au défit de rester concentré efficacement pendant plus de 6 heures de suite sur un travail écrit. Il m’aura fallu plus de 4 années d’enseignement supérieur pour y arriver. Enfin, un petit exercice, après ces 6 heures, tu peux prendre une feuille blanche et restituer tes connaissances, tu verras ce qu’il reste, ça mets souvent un coup au moral. Un petit qui n’aura pas appris à apprendre restera moyen voir « nul ». Si en plus il ne sait pas ce qu’est l’équilibre entre le corps et l’esprit, c’est encore pire.
    Les pédagogues (come Monsieur Meyrieux) n’ont pas pour objectif de former des tires au flanc, mais ils réfléchissent (eux) pour trouver quelle est la meilleur méthode pour faire passer des connaissances ou un message aux autres.
    Je te rejoins sur un point, la récupération politique, toujours démagogique.
    Je t’invite à lire ce livre sur le fonctionnement du cerveau (qui n’est pas trop indigeste pour un non spécialiste) : http://www.amazon.fr/Embrasser-ciel-immense-cerveau-g%C3%A9nies/dp/2352040752
    Bonne continuation.
    Lenips

  3. Pour te répondre… Il est probable que ce sont ceux qui étaient incapable de se concentrer en classer et ceux à qui on a pas appris à se concentrer sur leurs devoirs… qui une fois adultes n’ont pas de capacité de concentration !
    Abandonnons les devoirs à la maison et c’est toute la population qui sera incapable de se concentrer deux heures d’affilée une fois adulte !
    Moi je suis un peu plus optimiste et je peux te garantir que 20 à 30% des adultes sont totalement capables de se concentrer plus de 2h !
    Et qu’une fraction de la population a une capacité de travail qui va bien au delà… Se concentrer 10 h sur un problème je le faisais quand je faisais une thèse ! Nous le faisons tous dans les Grandes écoles que j’ai fréquenté.
    Cette fraction de la population est pompeusement appelée « l’élite », (mais heureusement qu’elle existe pour diriger les entreprise). L’élite n’est l’élite, que parceque elle a appris à travailler 10h d’affilée. Il faut du courage et de la motivation pour se concentrer 10h de suite…
    Ce n’est pas donné à tout le monde et ça s’apprend pendant l’enfance et durant les études. Mais je te garanti que c’est possible ! C’est absolument possible…
    ET même si tous les enfants ne sont pas capable de rester concentré 40 à 90 minutes pour faire leur devoir… l’important c’est qu’ils éssayent ! Et qu’ils progressent.
    Car le but des devoirs du soir est aussi d’apprendre le courage. Et d’apprendre aux enfants qu’il faut « se forcer » un peu, parfois dans la vie !
    Si on ne demande pas ce petit effort aux elèves de primaires… On aura un effondrement du niveau scolaire. Mais aussi un effondrement du « courage et de la motivation » !
    Apprendre à apprendre, c’est très bien !
    Mais apprendre à se forcer et à endurer un peu, c’est encore plus vital…
    Ce que j’explique est une évidence imparable, que tous les parents un tout petit peu éduqué comprennent intuitivement. D’ailleurs la proposition démago de la FCPE est globalement rejetée par les parents…

  4. Très belles photos Mr Vibert ! Ont-elles été « travaillées » sur LR ?
    A l’usage, la batterie du S100 tient-elle le coup longtemps ?
    Merci de votre réponse !

  5. Un enfant qui passe 6 heures/jour, 5 jour par semaine, assis et concentré (en théorie, si la classe fonctionne bien) n’est-il pas sollicité suffisamment ? Cela ne demande-t-il pas du courage ?
    Nous touchons le fond du problème. L’école est-elle un outil pour enseigner, ou pour éduquer ?
    Les parents rejettent cette proposition car il est beaucoup plus facile de faire remplir la mission éducative à l’école plutôt que de se creuser la tête et les affects pour transmettre ces valeurs de courage et d’abnégation (sur lesquelles nous sommes d’accord, évidemment). Beaucoup de parents n’ont également pas le temps, ou l’argent…
    L’école de la république m’a transmis un savoir et une méthodologie indispensable. Elle m’a exposé, par la force des choses, au vivre ensemble.
    Mes parents, la compétition sportive (…) m’ont appris le courage, le gout du travail.
    Il ne faut pas abandonner le travail à la maison. Il faut restreindre le travail ECRIT, aux élèves de PRIMAIRE, et respecté la LOI, votée par nos assemblées il y a 50 ans.
    De plus, je parlais de la concentration EFFICACE, celle qui te permet d’encoder des informations dans le cerveau, pour résoudre le problème de la feuille blanche. On peut même parle de capacité d’attention. Des études ont été menées sur le sujet. Tu serai surpris de voir qu’au dela de 2 heures d’affilé, il faut une pose à plus de 90 % de la population.
    Enfin, la théorie de la pente fatale (si on… alors c’est la catastrophe) ne se vérifie presque jamais dans les faits, dans l’histoire. Prenons un peu de distance.
    Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’actuellement, il est difficile de mobiliser l’attention, la concentration ferme et entière de nos bambins car ils vivent dans une société du divertissement, voire érotisée. Ce qui prime alors est la jouissance à court terme, la petite récompense permanente et non l’effort, le projet, l’accomplissement.
    Mais est-ce à l’école qu’ils doivent le comprendre ?
    Je te remercie pour ta réponse.
    A côté de tout ça, je suis débutant en photo, je garde en tête ton contact, il me semble que tu es un membre actif du site. Je te demanderai peut-être des conseils avisés de ton sens critique exacerbé qui m’intéresse. si tu le veux bien…
    A bientôt.

  6. Peut-être une dernière chose, l’école doit transmettre l’appétence pour la curiosité, la vrai curiosité, la passion même. On voit que les meilleurs résultats sont obtenus en mobilisant cette curiosité (en témoigne ce blog), les efforts mis en oeuvre suivent naturellement… si la curiosité est assez grande !

  7. Je suis assez d’accord avec GG ! Les pédago de gauche, ont une approche systématiquement idéologique de l’éducation (on a tous subi un prof qui tentait de faire passer ses idées socialo)… Je dirais que 80% des enseignant sont des gauchistes !
    Ils préféreraient la fin des inégalité par le nivellement par le bas : tous égaux = tous médiocres…
    Plutôt qu’une tentative d »élévation générale (qui est impossible), mais qui permet au moins l’élévation des plus doués…
    Il faut dire qu’il est plus confortable d’avoir une classe de niveau homogène. ET bien plus difficile (voir impossible) de gérer une classe de niveau hétérogène !
    Il est normal, que les enseignants aient une vision « façon lutte des classes », car ils viennent généralement des classes moyennes (on a rarement vu un fils d’avocat, de patron, ou de médecin, volontairement devenir prof ou instituteur)…
    Ils sont souvent animés par un sentiment de revanche et de « supériorité aigrie » envers la société, qui les méprise (ils ont des capacité intellectuelles souvent au dessus de la moyenne et gagnent moins qu’un plombier)…
    de plus, la position des enseignants a été dévalorisée et ridiculisé ces dernières années et ça c’est dramatique ! C’est une des graves fautes des gouvernements successifs de droite et de gauche ! ET l’on en paye le pots cassés aujourd’hui, avec un niveau général scolaire en chute libre ! Oui, disons les mots : en chute libre…
    Et ce n’est pas que la faute de l’immigration (qui joue un rôle mineur dans cette dégringolade, mais son rôle ne peut être nié totalement. Il est mineur toutefois…) La responsabilité est à mettre sur les mauvaises décisions gouvernementales et l’absence de réforme !
    Impossible de réformer le mammouth, avec un corps enseignant endoctriné, qui menace et qui est ingouvernable !
    On est loin de l’école de Jules Ferry le républicain (et colonialiste accessoirement) :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ferry

  8. Pat: il y a l’éducation sous contrat d’enseignement avec l’état pour tout ca.
    GG : je n’ai jamais vu qui que ce soit travailler 10H d’affilées. Et je suis moi-même patron d’entreprise. Même Nicolas Sarkozy déjeune et fait des breaks sports.

  9. A oui ?
    Perso, j’ai passé une agrégation ou il y avait une épreuve de 10 h !
    C’est totalement courant de travailler 10h de suite (avec deux ou trois pauses sandwich de 20 min)…
    Je dirais même que c’est la norme dans certains métiers ! ! !
    Havas, tu vis dans un monde de bisounours ?

  10. La concentration, c’est comme la mémoire ou l’effort physique : cela se travaille. A défaut, on manque de mémoire et de condition physique. J’en vois des exemples tous les jours dans mon boulot.
    Il est faux de prétendre que les enfants sont concentrés 6 heures d’affilée, car les séquences de travail sont de l’ordre de 5 à 15 minutes dans les petites classes et 30 minutes maximum dans les grandes classes de primaire.
    Sur le fond, c’est une affaire de culture ou de nature : doit-on laisser la nature dicter les limites de nos enfants ou doit-on faire en sorte que nos enfants progressent, raisonnablement, dans l’apprentissage des connaissances nécessaires à la réflexion personnelle. J’opte pour ma part pour la seconde branche de l’alternative qui seule permet à l’individu de s’élever au-dessus – non pas des autres mais – de ce que la nature ou son milieu social lui réserve s’il ne produit pas d’efforts. Alors, oui aux devoirs le soir à la maison, oui aussi aux phases de repos (ou plutôt aux phases consacrées à d’autres activités : sport, théâtre, jeux de société, peinture, lecture…) qui permettent aux connaissances de mûrir et d’être utilisées dans un autre contexte.
    Ne pas faire découvrir à l’ensemble des enfants l’effort de la concentration, de l’acquisition des connaissances, de la maîtrise de la méthodologie au prétexte que certains n’en ont pas la capacité revient à imposer au plus grand nombre – capable de suivre un rythme normal de progression – la médiocrité d’une minorité. C’est aussi priver ce plus grand nombre de la joie d’apprendre et de maîtriser les mécanismes de la réflexion, joie qui ne s’achète pas.
    Nous avons tous été confrontés à nos propres limites intellectuelles, à l’école et au boulot. La seule manière de les dépasser, c’est de travailler, sous réserve d’en avoir la capacité qui s’acquiert aussi au fil de l’effort. Je connais beaucoup de professeurs qui en sont convaincus et qui appliquent ce principe avec discernement.
    Quant aux « décrocheurs », une attention toute particulière doit leur être accordée par l’éducation nationale, surtout dans les petites classes, pour les accompagner dans l’effort que nécessite l’apprentissage. Elle en a les moyens. Mais encore faut-il avoir le courage politique de redéployer ces moyens pour remplir cette mission fondamentale pour notre société.

  11. un ancien élève on

    ouais, ben avec un BAC + 8 , moi voir mes gamines qui passent leur temps le soir et le WE sur les devoirs, ça me soule.
    JE ne les vois déjà pas bcp alors si c’est pour passer son temps sur les devoirs… non. Un peu, histoire de revoir les acquis et préparer les devoirs à l’école, OK, mais des heures, non.
    Après le discours « j’en suis pas mort », « ils peuvent bien en chier un peu à leur tour… » ça c’est du grand n’importe quoi.
    On peut être brillant sans avoir à faire des devoirs. Le soir, les gamins sont lessivés.
    On parle de gamin de primaire ou aller, jusqu’à la 4ième… pas d’étudiants en grandes écoles…

  12. le « j’en suis pas mort », ça m’a toujours fait marrer vu que ceux qui en sont mort ne sont plus là pour le dire… =))
    Sinon oui, je suis pour mais pas trop.

  13. Je pense que c’est, comme beaucoup de choses, de façon modérée qu’il faut donner des devoirs à l’école. Un peu, pour enraciner les compétences, pour que le cerveau reste actif, et pas trop, pour ne pas atteindre la limite de concentration des jeunes…
    S’il n’y avait pas de loi contre le travail du soir, on arriverait petit à petit à une surdose de travail le soir.
    Du coup on fait une loi contre le travail du soir, et on s’aperçoit que de ne pas travailler le soir ou les week-end n’est pas bon. Les jeunes élèvent oublient.
    Alors on remet du travail le soir et on le tolère (la loi interdisant toujours le travail scolaire)… Jusqu’à ce qu’on revienne à la situation de départ : trop de travail… Et ainsi de suite.
    Sommes nous capables de rester modérés ? ou tendons-nous inéluctablement vers un excès dans un sens, puis un excès dans l’autre sens ?…

  14. +1 avec ancien élève !!
    Juste revoir les leçons est suffisant à cet âge là, pas besoin dans faire trop. Les enfants sont réceptifs. J’habite à l’étranger et mes enfants pratique 3 langues dans la même journée aussi bien parlé qu’écrit. Alors un peu de repos le soir ne fait pas de mal.

  15. Bonjour Jean-François,
    Quels devoirs donnes-tu à tes élèves de la Nikon School ?
    Pourquoi ?
    Si tu en donnes, comment sont-ils intégrés dans le parcours de formation ?
    Sinon, pourquoi ?
    Voilà, on se pose.
    Je ne cautionne ni ne condamne l’initiative de la FCPE.
    Elle pose la question de notre système éducatif.
    Jules Ferry voulait intégrer les Basques, les Bretons et les autres dans la République Française : lire, écrire, compter.
    À la fin de la Grande Guerre, il a fallu élever le niveau de formation pour reconstituer les « élites » décimées.
    Les gouvernements des années 50-60 ont dû prendre en compte le « baby boom » et en accueillant des enfants de plus en plus nombreux à l’école, au collège et au lycée.
    Puis Mai 68 a posé des questions sur le développement et l’épanouissement de l’individu.
    Aujourd’hui, nous ne savons pas où aller : un ministre de l’Éducation Nationale tous les 3 ans depuis 40 ans, des nouveaux programmes tous les 5 ans…
    Alors, nous voulons reprendre de vieux modèles qui fonctionnaient en leur temps en regard du système de l’époque, sans chercher à savoir si c’est adapté à notre temps.
    Bref, tu me diras quand tu reprendras Photoshop 3.0 sous Lion au prétexte que ça marchait avant sous un système 7.
    D’ailleurs, j’en suis même plus sûr.
    C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes… mais ça marche pas sur les plaques à induction !
    Le débat doit permettre à la société de déterminer les objectifs à assigner au système éducatif, et les moyens pour y parvenir, en dépassant vos antiennes sur les devoirs.
    JL

  16. Je suis enseignant (classe double niveau CP/CE1). Le débat est passionnant et bien mené. De très bons arguments s’opposent. D’autres sortent de l’espace : « certains enseignants préféreraient le nivellement par le bas » ?
    Pour éclaircir le débat :
    Une journée type:
    8h30 : ça sonne (on se range/on monte en classe/appel/rituels)
    8h45 : mise au travail
    10h : récréation
    10h20 : ça sonne (on se range/on remonte en classe)
    10h30 : mise au travail
    11h30 : pause repas
    13h30 : ça sonne (on se range/on remonte en classe)
    13h40 : mise au travail
    14h45 : récréation
    15h : ça sonne (on se range/on remonte en classe)
    15h10 : mise au travail
    16h05 : fin de la journée (30 min de plus pour Aide Personnalisée : 3-4 élèves qui en ont besoin)
    16h35 : étude de 30 minutes
    A cela s’ajoute qu’il y a d’es activités d’EPS, d’arts visuels, de découverte du monde, des sorties, du cinéma … alors NON, nos enfants (je suis aussi parent) ne font pas 6 heures d’activités sans pause.
    Voilà
    Je suis pour les études dès le CP. Avec un temps effectif de travail ne dépassant jamais les 15 minutes pour les plus jeunes et les 30 minutes pour les CM2.
    Mickaël

  17. mea culpa sur l’expression que j’ai employé dans mon premier post : « rester concentré efficacement pendant plus de 6 heures de suite sur un travail écrit ».
    Je me suis trompé, je voulais dire 6 heures par jour (fourchette haute visiblement)
    Je me suis corrigé dans mon deuxième post.

  18. @Pat : j’aimerai bien vivre chez les Bisounours, et il m’est arrivé de faire des journées de 72H sans dormir plus souvent qu’a mon tour.
    Pour autant je n’ai jamais passé 10H d’affilé sans relever la tête de mon activité, sans ouvrir la fenêtre quelques minutes ou prendre un temps de réflexion, qui est en dehors du temps de la concentration pour effectuer une tâche.
    Tout travail se fait en plusieurs étapes, il y a d’abord la réflexion, la conceptualisation, la mise en perspective effort/réalisation puis la réalisation elle-même qui requiert la concentration.
    99% des devoirs du soir ne s’intéressent qu’a la phase de réalisation, au détriment de la conceptualisation.
    En France dans l’enseignement on a du mal à faire le distinguo entre savoir et connaissance, et encore plus lorsque cela sort du contexte de l’enseignement.
    Ainsi plutôt que de remplir des QCM ou de faire tables de multiplication, il serait peut-être plus intéressant que ce soit les parents qui puissent décider le soir quelles sont les matières à travailler et dans quel sens.
    Cela éviterait bien des échecs scolaires ou de l’apprentissage par coeur sans capacité derrière de développement intellectuel, comme on le constate de trop dès les cours élémentaires de nos jours.
    Et même dans les usines les plus dégueulasses d’Asie avec des gamins de 6 ans qui travaillent déjà plus que la moyenne nationale française au quotidien, ils ne les exploitent pas 10H d’affilées.

  19. « je voulais dire 6 heures par jour (fourchette haute visiblement) »
    Cette fourchette n’est jamais atteinte.
    Les enseignants veillent à varier les activités : travail écrit, travail collectif, copie, recherche, travail sur l’ardoise, sport, dessin de la poésie fraichement copiée, récitation, musique …
    Sincèrement, nous (les enseignants) faisons le maximum pour que la journée de classe soit agréable pour les enfants. C’est la seule façon pour que les temps d’apprentissage soient efficaces.
    Micka
    PS 1 : l’apprentissage des tables de multiplication ne vise qu’un seul objectif : éviter la surcharge cognitive lors des résolutions de problème
    PS 2 : une chose se confirme, de moins en moins de personnes font confiance aux enseignants …

  20. Je suis enseignant.
    Je ne connais personne parmi mes amis, PERSONNE qui soit aigri et revanchard.
    Quelle drôle d’idée a Pat de notre profession.
    Quant aux devoirs: bien sûr qu’il faut les perpétuer.
    Mais il faut aussi donner aux élèves qui n’ont pas de parents disponibles des aides publiques pour qu’ils ne soient pas trop désavantagés.
    Même si c’est la faute de certains parents, c’est trop triste de voir les enfants payer pour eux.

  21. Stéphane beaujean on

    J’interviens sur les devoirs à la maison d’abord pour contredire ce syllogisme qu’on entend partout sans qu’aucune preuve n’ait jamais pu l’appuyer : faire des devoirs c’est améliorer l’éducation
    1) Ne pas faire de devoir n’est pas égal à niveler par le bas. c’est retarder le nivellement par le haut. Ce qui n’est pas la même chose. L’effet, réel, est de réduire l’exclusion des enfants abandonnées à eux-même.
    2) Les pays d’Europe qui ne donnent pas de devoirs à la maison en primaire ont de meilleurs taux de réussite que les Français. De même que toute les études économiques menées sur plusieurs années sur des panels de classe larges dans la France des années 90 montrent que les devoirs ne sont pas déterminants dans la réussite mais excluant pour les plus mal encadrés (10%) (Lire Thomas Piketty). Donc une fois encore les français sont attachés à un système défaillant en se persuadant qu’il est le meilleur, sans aucune preuve pour le démontrer.
    Si le but des institutions française n’est pas de réduire les inégalités alors à quoi servent-elles? L’école Française, héritée de l’ancien régime, n’avait qu’un projet : produire l’élite. 3,5% annuel des scolaires. pour 10% d’exclusion annuel d’exclus. Les 10%, sont précisément, études à l’appui(Piketty, France, les 90’s toujours), ceux qui échouent en primaire. Or, dans les autres pays, les taux d’exclusion sont bien moindres, et surtout, ce ne sont plus nécessairement ceux qui étaient en échec en primaire. Quant au niveau d’éducation final, les français en révéraient, eux qui ont désormais un des systèmes les plus dysfonctionnels d’Europe.
    Alors que les devoirs à la maison soient le facteur de réussite, faudrait trouver autre chose que des certitudes pour le prouver. Car scientifiquement parlant (dans la mesure limitée où les sciences économiques et sociales sont des sciences je vous l’accorde), les devoirs à la maison en primaire sont plutôt un problème d’équité qu’un facteur de réussite déterminant. Quant aux pays (Suède, pays bas…) qui n’ont pas de devoir à la maison, leur méthode les place en tête des classements européens. N’oubliez pas que le France est 21eme sur 24. Une honte, comment peu-on encore croire que son système est le bon…

  22. pour ceux qui arrivent à travailler 10h d’affiler, je m’étonne de l’existence de la méthode pomodoro qui consiste à réussir à travailler 25 minutes d’affilée. Ce n’est déjà pas évident, alors se concentrer 10h sur une tache, si ce n’est pas un puzzle ou un jeux vidéo, je ne vois pas.

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