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Et si l’Allemagne quittait l’Euro, tout simplement ?

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Je me souviens d’une « conférence de comptoir » animée et pleine de bon sens il y a quelques mois au pire moment de la crise… Discussion au cours de laquelle avait été évoquée l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone Euro, mais aussi celle de l’Allemagne ! Ce qui faisait sourire… Et pourtant ! 

Et pourtant, un tel séisme (qui arriverait probablement sans aucuns préavis), arrangerait finalement pas mal de monde et serait plutôt logique… Pas moins logique en tous cas, qu’une lente agonie puis sortie en cascade, de la Grèce et d’autres ensuite… Ce soir, alors que le second plan d’aide à la Grèce (plus de dette pour payer de la dette) vient finalement été voté en Allemagne, on se dit probablement là-bas que ce sera vraiment le dernier !

  • A l’instant (22h50), Standard & Poors ne fait que son métier en abaissant la note de la Grèce, à SD (Défaut sélectif), constatant le semi défaut « de fait ». Dire que 400 milliard d’Euros ont été dépensés / provisionné en vain… C’est certain que ça va aider !
  • L’abandon de l’Euro ne coûterait que 1,5% de croissance à l’Allemagne.
  • Mais une sortie de la Grèce coûterait 3% à l’Allemagne.

A partir de maintenant l’Allemagne pourrait avoir plus à perdre à long terme, qu’à gagner à rester accrochée à des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Italie… et tôt ou tard la France (mais tout dépendra pour ce qui nous concerne, de la politique ménée par le prochain président, tout n’est peut-être pas perdu on est des Artistes après tout)… Donc, l’idée d’une sortie de l’Euro de l’Allemagne fait donc doucement son chemin dans les médias (Jean-Marc Sylvestre vient à l’instant de l’évoquer sur iTélé). Et sur le Net, extrait : 

«  En effet, le principal problème des PIGS, c’est avant tout, actuellement, le niveau élevé de l’euro (même à 1,30, la devise européenne est sur des niveaux élevés!) qui pénalise ces pays quant à leur endettement et au cout de leur endettement (taux de financement).

En sortant de la zone euro, l’Allemagne permettrait à la monnaie unique de revenir sur des niveau – beaucoup – plus faibles et réduirait donc le risque financier sur les pays en difficultés, Grèce, Irlande, Portugal, … France ? Actuellement donc, la sortie de l’Allemagne qui est évoquée depuis plusieurs jours sur les médias anglo-saxons, n’est pas considérée à priori, comme une mauvaise chose. « 

Ridicule ? Beaucoup moins semble-t-il qu’une éventuelle sortie de la France. D’ailleurs les Marks ont toujours cours (par prudence ?) et plus de la moitié des Allemands seraient pour un retour au Mark (et ça se comprend facilement, les Français en feraient autant).. La sortie à long terme de la Grèce par contre, ne fait pas l’ombre d’un doute pour la plupart des spécialistes et quoiqu’en disent les responsables politiques (sauf quelques uns) ! D’ailleurs, même le Prix Nobel d’économie Josph Stiglitz, considérait l’hypothèse sérieusement en aout 2011

 » Envisager la sortie de l’Allemagne pour sauver l’euro, telle est l’idée de Joseph Stiglitz. L’euro survivrait mieux à l’abandon de la monnaie unique par l’Allemagne que par des pays lourdement endettés comme la Grèce, le Portugal ou l’Irlande, a estimé lundi le prix Nobel d’économie ».

Plus la BCE imprimera de billets faisant chuter la valeur de l’Euro à long terme (ce qu’elle commence à faire en ouvrant un open bar aux banques, ce que l’Allemagne avait longtemps refusé), plus l’Allemagne sera tentée de sortire l’Euro… Nous ne sommes sans doutes pas au bout de nos surprises !

 

 

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7 commentaires

  1. Nicolas S.Posté le

    Mouais… Les centaines de milliards d’euros que la Grèce « doit » sont juste un manque à gagner des banques. On ne leur doit que l’argent qu’elles inventent (créent). Si on avait pu payer, on n’en entendrait même pas parler. Quel beau système.. Enfin pour certains.
    Moins on peut payer, plus on doit cracher. Clair qu’ils ne font que leur métier. Mais est-ce raisonnable de les laisser faire ?

  2. Dommage que les billets ne poussent pas sur les arbres, même si les verts nous le font croire.
    Bon, mais si l’Allemagne et la Grèce sortent de l’Euro, QUI VA RESTER POUR PAYER?
    La France ?

  3. N’importe quoi Nicolas !
    Cet argent a bel et bien été emprunté pour faire tourner les hôpitaux, payer les enseignant, les fonctionnaires, l’état Grec, quoi…
    Sans les banquiers (c’est à dire toi et moi, nos économies), qui aurait prêté cet argent ?
    Et comment auraient été payés les fonctionnaires grecs et les retraites, si il n’y avait eu des gens pour prêter ?
    Moi, ce que je trouve fous, d’ailleurs, c’est que des gens soient prêt a prendre de tels risques et de prêter de l’argent à un pays déjà en chute libre !
    Aujourd’hui, tout le monde est au courant, que jamais les Grecs ne rembourseront. Donc personne ne veut plus prêter…
    Sauf l’Europe (pour sauver l’EUro), mais ça ne durera pas : lorsque les Allemand refuseront de continuer à payer. La grec sortira…

  4. D’après Jojo : « Cet argent a bel et bien été emprunté pour faire tourner les hôpitaux, payer les enseignant, les fonctionnaires, l’état Grec, quoi… »
    Et dire qu’il y’en a qui croient ça !!!!
    ouvrez les yeux, informez vous, le peuple, les administrations n’en ont pas vu la couleur de cet argent, ces dettes sont justes détinées à rembourser/remplacer d’autres dettes.
    rattrapez vous en parcourant ces quelques blogs :
    http://www.les-crises.fr/j-ai-honte/
    http://www.les-crises.fr/silence-la-grece-se-meurt/
    http://www.okeanews.fr
    http://greekcrisisnow.blogspot.com/

  5. Pour le coup ce serait vraiment la fin des forces de l’axe.
    Mais à part cette fin de la mise sous tutelle de la Grèce par l’Allemagne ou veut on nous emmener ? Europe confédérale ou Europe communautaire c’est à dire une sorte de grand Reich étendu.
    Pour l’instant et sur la base des infos des probables finalistes du talk show présidentiel c’est du communautaire avec maman Merkel pour anesthésier toute réelle démocratie progressiste.
    A propos il semble que l’Argentine ait une progression de son économie de 6% par an depuis 5 ans et ce à partir du rejet des préconisations du FMI.Ça vaut peut être le coup de de s’informer pour comprendre en quoi les monnaies nationales sont un outil du redressement économique (voir l’émission sur france 5 de dimanche soir)

  6. La pauvre Allemagne, si vertueuse ! Je suis à deux doigt de pleurer sur leur sort… Puisque les frontières sont ouvertes j’engage ceux qui nous rabâchent à longueurs de médias les bienfaits de l’Allemagne, à s’y installer. Ils comprendront alors leur douleur surtout s’ils ont la bonne idée de le faire à L’EST région proprement pillée par la réunification. Je ne vais pas faire la liste de tous les inconvénients et difficultés que rencontrent les Allemands, il suffit de lire autre chose que la propagande de la pensée unique que tous les médias distillent en se reprenant en coeur…
    Attention alors aux certitudes des « experts » en économie. Les mêmes qui donnaient un triple A à Lehman Brothers ou prétendaient que la France et les USA ne pouvaient perdre ce fameux AAA.
    Quel blague ! LB à fait faillite entrainant le monde entier dans la crise et les USA ont perdu leur triple A un an avant la France, dans l’indifférence générale. Alors les experts…
    Quand au banquiers, ou du moins, le système bancaire c’est une escroquerie légale. Et quand Nicolas dit qu’il ne s’agit pas de vrai argent, il a tout à fait raison ! Mais là où est l’escroquerie c’est que les banques vous prêtent de l’argent qu’ils n’ont pas, qui ne sont qu’un jeux d’écriture valorisant une dette due par d’autres et vous les remboursez avec de la vraie monnaie, issue de votre travail ou des richesses produites par l’économie réelle d’un Etat..
    Ce tour de passe-passe permis par la loi est effectivement une arnaque dangereuse pour la communauté car en cas de défaut de paiement, il est impossible de puiser dans des réserves de monnaie qui, par définition n’existent pas.
    Enfin, il faut juste rappeler qu’il y a moins de 15 ans l’Argentine était dans un état pire que la Grèce. Après avoir envoyé bouler les exigences du FMI, elle a juste dicté sa façon de voir régler ses créances en prévenant que c’était à prendre ou à laisser… Son PIB connait aujourd’hui une croissance de 8 % !! et un taux de chômage de 9… Il n’y a donc pas de fatalité.

  7. @ mathias
    Entièrement d’accord : La banque européennes prête aux banques à 1%, les banques prêtent de l’argent aux grecs à 6% ou plus et elles le récupèrent aussitôt en paiement des intérêts de dettes antérieures…
    Il faudrait que la banque européenne prête DIRECTEMENT aux états mais elle n’en n’a pas le droit (les financiers ont bien veillé à çà !)!

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