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Test terrain : Nikon D7000 au Spitzberg (part 4)

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Voila quelques temps, Déclic Photo publiait mon test terrain complet du Nikon D7000 au Spitzberg… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 4 épisodes :

 

 

… partie 4 sur 4 :  


Un univers Nikkor en expansion

La richesse de la gamme Nikkor est telle qu’il serait étonnant qu’un photographe n’y trouve son bonheur… Nikon et Canon disposent là d’un argument de poids, face à Pentax et Sony. On soulignera le bon rapport qualité prix de petits zooms stabilisés. Tels que ce 18-105 mm f/3,5-5,6 G ED VR, fourni en kit avec le D7000 (environ 230 €). Où ce 50 mm f/1.8 G (225 €) qui devient un exceptionnel objectif à portrait (75 mm) sur les capteurs APS-C (coefficient x1.5).

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Certes, il faut reconnaître que beaucoup d’optiques Nikon sont plus coûteuses que chez Canon… Mais soulignons l’effort en cours, pour proposer des objectifs semi pro à prix intermédiaires et à ouverture constante f/4. Les photographes, cherchent en effet à alléger leurs sacs autant que leurs dépenses. On citera deux zooms stabilisés précieux pour les voyageurs exigeants. Le trans standard stabilisé 24-120 mm f/4 G ED VR, aux alentours de 1000 € (prix de la rue)… Et le 16-35 mm f/4 ED VR, un peu plus de 1000 € (prix de la rue), plus adapté aux petits capteurs…

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La richesse de la gamme Nikkor est telle qu’il serait étonnant qu’un photographe n’y trouve son bonheur… Au grand angle, c’est le 14-24 mm f/2.8 qui m’a le plus séduit malgré un poids respectable. Un 14 mm f/2.8 un peu plus compact ne serait pas de refus pour voyager. Ici un crane de renne dans la Baie de la Madeleine.

Données EXIF : 1/400 sec – f/9 – 100 ISO – 14 mm – 14-24 mm f/2.8.

 

Il existe aussi chez Nikon des optiques exclusives, inconnues chez la concurrence. Par exemple cet incroyable AF-S 14-24 mm G ED (inexistant chez Canon). Mais l’investissement est lourd (au moins 1800 €) et ne se justifiera totalement que si vous possédez aussi un reflex Full frame… Sur le D7000, il se transforme en un très polyvalent 21-36 mm. Moi qui suis plutôt porté sur le grand angle, il me convient en tant que demi-transtandard !

Peut-être manque-t-il un 14 mm f/2.8 plus léger et quelques optiques fixes de type « pancake ». Ainsi qu’un 70-200 mm f/4 moins coûteux, plus léger et plus discret que la version pro à f/2.8. Mais cela viendra peut-être… Puisque les boîtiers sont capables de monter plus facilement en sensibilité, les ouvertures f/2.8 sont moins indispensables de nos jours.

 


Quelles optiques pour le Spitzberg ?

Pour tirer le meilleur du capteur de 16 Mpix, j’ai choisi ce qu’il y a de mieux dans la gamme Nikkor. Je voulais d’abord un grand angle car j’ai mes habitudes aux focales courtes. Le 14-24 mm f/2.8 m’a semblé incontournable (c’est le zoom qui fait baver les Canonistes). Il convient bien au reportage et m’a permis de mettre en perspective les premiers plans de notre superbe vieux gréement (poulies, cordages, voiles), avec les paysages glacés de l’Arctique.

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Les Sternes piquent droit sur le photographe pour défendre leurs nids. La capacité du D7000 de monter dans les hautes sensibilités, permet de saisir l’oiseau à très hautes vitesse sans flou de bouger, tout en conservant de la profondeur de champs en fermant le diaph.

Données EXIF : 1/1250 sec – f/9 – 800 ISO – 140 mm – 70-200 mm f/2.8.

 

Il me fallait ensuite un zoom trans-standard. J’ai choisi le classique 24-70 mm f/2.8, dont j’apprécie la légèreté (il est plus compact que son équivalent Canon), bien que son range focal ne soit pas hyper polyvalent sur petit capteur APS-C (il se transforme en 36-105 mm). Un peu court au grand angle certes, mais le 14-24 mm venait rapidement à la rescousse…

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Bien entendu, je ne pouvais me passer d’un 70-200 mm. C’est ma focale fétiche, avec laquel j’ai réalisé certaines de mes plus belles images. Sur le D7000, il se transforme en 105-300 mm, un range assez long, appréciable depuis le pont du bateau ou en randonnée… Notamment si l’on veut saisir des animaux sans trop se charger. Ou pour isoler des portions de paysages dans le lointain…

D’autant que je n’ai pas oublié un multiplicateur x1,7, qui transforme le tout en 178-510 mm. Une allonge qui s’est avérée précieuse lorsqu’un petit renard est venu nous rendre visite…

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Enfin, privilège du testeur qui peut faire son marché sans se soucier du prix d’achat : j’ai emmené en bonus l’incroyable Nikkor 200-400 mm f/4 stabilisé, qui fait rêver tous les photographes animaliers… Imaginez un 300-600 utilisable (pas trop longtemps) à main levée, qui peut se transformer ponctuellement en 510-1020 mm avec l’extendeur x1,7. Ebouriffant !

 

 


Un objectif d’exception le 200-400 mm f/4. 

L’avantage d’une croisière, est qu’il est possible d’embarquer pas mal d’optiques et d’accessoires à bord. On n’est en effet pas limité par le poids, contrairement à un voyage sac au dos… C’était donc l’occasion de tester sur une longue période l’incroyable super télézoom Nikon 200-400 mm f/4, une optique que je ne risque pas d’emporter lors de mes voyages habituels.

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Si ce téléobjectif est un outil standard pour certains professionnels, (au même titre qu’une camionnette pour un plombier), l’investissement d’environ 6500 € TTC fera reculer la plupart des amateurs… La surprise, c’est de constater qu’un simple Nikon D7000 est de taille à en exploiter tout le potentiel.

Sur le « petit capteur APS-C », il devient un 300-600 mm f/4. Et si vous lui ajoutez le Télé convertisseur 1.7, la bête se transforme en monstre de 510-1020 mm ! Un facteur de zoom impressionnant qui fait la différence en photo animalière.

L’intérêt évident d’un tel zoom par rapport à un téléobjectif fixe, c’est la flexibilité de cadrage qu’il autorise, par exemple en paysage… Il est en effet plus difficile de composer précisément son image en utilisant une très longue focale fixe, car on ne peut se déplacer aussi facilement que ce serait souhaitable. Il faut parfois marcher beaucoup pour changer visiblement le cadrage.

A noter que j’ai préféré utiliser le monopode que le trépied lors de nos descentes à terre. La moitié du temps, j’ai utilisé le 200-400 mm à main levé, c’est fatiguant mais pas impossible. On gagne en réactivité et souplesse.

Après mon trans standard, un 70-200 mm est l’optique dont il me serait le plus difficile de me passer…

 


Conclusion : un Nikon, un vrai

Bien plus qu’un remplaçant du D90, le petit D7000 est devenu un ambitieux boîtier expert. Les professionnels n’hésiteront donc pas à l’emporter en reportage, ou à l’utiliser quotidiennement en complément d’un reflex Full frame.

Notre expédition polaire a démontré qu’il sait tirer le meilleur des optiques les plus avancées du moment…

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Mieux vaut garder son bonnet et rester vigilant pour ne pas risquer de coups de becs… Une occasion en or, à saisir bras tendus carrément au grand angle…

Données EXIF : 1/1000 sec – f/4,5 – 500 ISO – 24 mm – 24-70 mm f/2.8.

 

Pour autant, le D7000 est totalement recommandable aux amateurs débutants, grâce à ses automatismes efficaces. Choisir un vrai boîtier, réactif, pas trop lourd, équipé d’un confortable viseur et de tous les boutons de commande reste le meilleur moyen de débuter en photo. Mes seules réserves concernent son buffer en RAW et le pilotage légèrement « anachronique » de la sensibilité.

Lorsque l’on me demande comment choisir entre Nikon et Canon (question qu’on me pose très souvent), je réponds que cela dépend des optiques dont vous pensez avoir besoin… En effet, il ne faudrait choisir un reflex qu’après avoir choisi ses optiques. Celles-ci restent, alors que les boitiers passent, marquant plus ou moins leur époque (le D7000 est de ces reflex qui font date)…

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Souvent la question se fait plus insistante, alors il m’arrive de conseiller Canon aux amateurs de portraits et de voyages qui apprécieront une gestion assez raffinée de la colorimétrie (ah, ce fameux Picture Style Faithfull exclusif à Canon) et des objectifs souvent plus légers et plus accessibles… J’ajoute aussi que Canon mène le bal en vidéo, les vidéastes ambitieux appréciant options avancées et écrans orientables.

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Ensuite, il m’arrive de recommander Nikon aux photographes désirant plus d’options de personnalisation (le D7000 en est la démonstration), aux baroudeurs exposés aux intempéries et aux amateurs de photo animalière appréciant un AF rapide et une grande sensibilité. A ce titre le D7000 est bien représentatif des valeurs traditionnelles de Nikon avec des qualités que l’on ne trouvait jusqu’alors que sur les boîtiers professionnels de la marque.

En cet été 2011, le D7000 me semble être le plus incontournable de tous les Nikon. Réussir ainsi à satisfaire les débutants autant que les experts, voilà un pari qui a rarement été aussi bien tenu.

Ici la suite : Galerie de 180 images

 


 

Que vaut le Nikon D7000 en situation ? 


 


 

 

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10 commentaires

  1. bravo pour ce reportage.
    Je viens moi-même de passer sous nikon avec le D7000 et un tamron 17-50 VC.
    Le 70-200 sera surement mon prochain achat.
    auparavant j’étais avec olympus depuis 2004.

  2. Tous les points de vues sont dans la nature mais celui sur le 24-120 F4 Nikor me surprend d’autant que c’est à partir d’un présupposé puisque non essayé.
    Lors de son apparition (il y à près de 18 mois)je fais partie de ceux qui espéraient un équivalent au 24-105 F4 Canon.hélas 3 fois hélas le Nikon, que j’ai essayé est 20% plus cher et vraiment pas terrible au niveau rendu .
    N’étant pas le seul à avoir cet avis (certains de vos confrères testeurs terrain partagent le même point de vue)pour le 16-35 je ne me prononcerai pas ( ne l’ayant essayé que pendant 1h)mais tant qu’a avoir un avis je serai très demandeur d’un compte rendu d’essais tels que vous les réalisez habituellement et que j’apprécie.

  3. Bonjour. Oui, j’ai préfère emporter le 24-70 mm f/2.8, pour ça que je ne m’avance pas plus à propos du 24-120 mm…
    Mais la polyvalence suppose quelques sacrifices… Il faut savoir que grâce aux profils de Lightroom les résultats sont améliorés de façons spectaculaires. Cela compte aussi…
    En Canon, j’utilise le 24-105 mm f/4 sur le 5D Mk2. Il est très bien. ET j’ai revendu mon 24-70 mm f/2.8

  4. Une question pour comprendre:
    -Vous avez utilisé l’extendeur x1,7.
    Avez vous choisi celui ci ou est ce un concours de circonstance (il était dispo au moment ou vous avez récupéré le matériel) car comme il existe deux autres modèles, 1.4 et 2, et que je constate que le doubleur est apparemment peu utilisé (par les testeurs terrain)
    Si c’est un choix délébéré (le 1.7)pouvez vous nous indiquer le pourquoi?
    Merci d’avance pour cet éclairage technique.

  5. Peut être que le 12 24 f4 nikon aurait bien pris la place du 14 24 f2.8 pour les essais avec un D7000 . Pour ma part je l’utilise souvent en paysages et ne trouve rien à redire, mon seul problème, ajuster l’horizon avec un grand angle est assez délicat… Bravo pour ce test en life ! DD.

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