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Qu’est-ce qui fait « une photo intéressante » ?

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En choisissant les illustrations du post précédent (Galerie de 140 photos de l’Olympus XZ-1), je me suis demandé : « Au fond, qu’est-ce qui fait une photo intéressante ?  » Je ne parle pas de belles photos, car c’est tellement subjectif, mais juste de photos intéressantes. Tentative de réponse :

Pour 40% sans doute, c’est le sujet… J’aurais même envie de dire 80%, mais il n’y aurait plus de place pour le reste. Trouver des sujets et des idées, voilà un talent qui dépendra du photographe. Car ce que vous prendrez en photo, sera toujours bien plus important… que la façon dont vous le prendrez en photo !

Voilà ce que j’ai compris après 20 ans de pratique professionnelle. Et c’est pour ça que je connais beaucoup de photographes très talentueux, complètement nuls en technique ! Souvent se focaliser sur la technique fait perdre de vue la vraie chose importante : que photographier ? Et pourquoi… 

Photos de famille

Photo : Jacques Vibert. Arrivée à New York sur un paquebot transatlantique dans les années 50.

Le passage au numérique (que je considère comme une bénédiction), a paradoxalement noyé les photos intéressantes, sous une masse incalculable de photos parfaites techniquement, mais totalement inintéressantes ! C’est comme cela qu’on en vient à confondre le « fond » (le sens) et la forme » (la réalisation technique)… Relire notre débat sur la quête assez ridicule du « bokeh », qui chez beaucoup, remplace la démarche de rechercher d’un vrai sujet. Si l’on a rien a photographier : mieux vaut s’abstenir et attendre le moment ou l’on trouvera quelque chose d’intéressant !

Pour 25% c’est l’éditing : en gros le classement, la capacité à « sortir » les meilleures images d’une masse informe ! Passer de 15.000 images réalisées en 3 semaines, à une galerie de 150 images… A ce titre l’arrivée de Lightroom a changé notre façon de travailler et globalement contribué à l’amélioration de nos images, en permettant de mieux repérer les bonnes images. En ce sens, Lightroom a introduit dans la photo une révolution, aussi importante que l’arrivée du Leica dans les années 20, ou que le reflex en 59.

Pour 15% peut-être : l’oeil ! La composition, le cadrage, l’angle, le point de vue, le choix de focale, ect… Oui, car cela permet de mettre en évidence le sujet… Ou pas ! Mais je crois qu’il ne faudrait pas trop exagérer l’importance de « l’oeil ». D’autant que les règles de composition, sont assez culturelles et discutables…

Même cadré de façon maladroite, un évènement marquant, un sujet extraordinaire restera un document inoubliable. Les exemples dans l’histoire de la photo ne manquent pas ! L’oeil c’est bien, mais cela n’est pas l’essentiel… De toutes façons, après quelques années de photo, tout le monde (ou presque) à l’oeil ! Et ceux qui ne l’ont pas arrêtent vite de faire des images…

Pour 10% le choix du matériel utilisé : la résolution, la qualité des objectifs, la disponibilité des focales. Le rôle et l’intelligence du photographe est ici déterminente, ainsi que son porte monaie… La possibilité de se concentrer sur « le sujet », grâce au choix d’un excellent zoom (un 70-200 par exemple), est 1000 fois préférable à une focale fixe qui limite vos possibilités créatives… (je crois que l’intérêt que suscitent actuellement les focales fixes, est inversement proportionnel à leur utilité réelle ;-) Mais on aura l’occasion d’en reparler (je vous dit pas les dégats du « snobisme » en photo)…

Il reste 8% pour la retouche et l’ajustement. Un logiciel comme Lightroom est le prolongement de l’appareil photo… Cela pourrait rentrer dans la catégorie précédente, mais il y a tout de même une importante part de créativité dans la façon de développer une image.
Et disons 2% pour le hasard ? Mais c’est aussi au photographe de « provoquer » le hasard… Je ne crois pas trop au hasard et ne m’en prends qu’à moi même lorsque le hasard n’a pas été favorable. 

Et selon vous ? Les commentaires sont ouverts… Je ne doute pas que ce petit article provoque quelques échanges enrichissants !

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Photo : Jacques Vibert. Arrivée à New York sur un paquebot transatlantique dans les années 50.

 

 

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36 commentaires

  1. Le sujet bien évidement et certainement à plus de 40% !
    La technique est aussi importante car si on ne la maîtrise pas, le taux de déchet peux avoisiner les 100% …
    Pour le matériel, avoir un bon ensemble boîtier/objectif est important aussi, je me suis amusé à sortir avec mon vieux 10D avec un sigma 10-20 et c’est la que l’on voit la différence avec un couple D700/14-24 ou 24-70
    L’important dans le final pour un artisant, c’est pas d’avoir les meilleurs outils mais de savoir s’en servir ….

  2. Moyen moyen, on à évacué la maison à cause des inondations, On est sur cha Am dans unresort pour je ne sais pas combien de temps …. Mais bon, avec encore 30 degrés ce soir … À bientôt

  3. Une note réaliste et oh combien vraie, même si le 40% est certainement en dessous de la réalité.
    Dans tous les arts, il y a le « professeur » et le « chercheur ». Le 1er, maître en technique et le second, génie né. Dans les 2 cas, on peut avoir des oeuvres, même si le génie est seul à faire avancer l’art.
    A quoi les reconnait-on ?
    Le « chercheur » réalise toujours la même oeuvre ; son combat étant ailleurs ; le « professeur » quant à lui peaufine sa technique pour essayer de (se) surpasser(en musique, on a Mozart vs Salieri ou plus proche de nous Hendrix vs Satriani), car un trait de génie vient toujours balayer 20 ans de technique…
    Il en est de même dans tous les arts, peintures, sculptures ou secondaires et tertiaires : trop de technique tuant très souvent la liberté de création.

  4. Lancer ce débat est intéressant, mais se mettre à estimer des pourcentages… C’est un peu comme dire que l’on utilise que 10% du cerveau alors que l’on ne sait rien de ce qu’est 100%.
    Tout dépend de ce que l’on cherche dans une photo. La plupart des gens passent leur vie à ne regarder que les photos de leur famille et une bonne photo est celle qui est associé à un souvenir…
    Je dirai que pour un pro une bonne photo est celle qui se vend, pour un artiste celle qui révolutionnera l’histoire de la photo, mais ça, on ne le saura que bien après!
    Pour rebondir sur ce que tu dis, nous avons tous des photos en tête qui nous ont marqué et j’ai souvent constaté qu’elles étaient effectivement souvent assez imparfaites sur le plan technique… Et les as du matos et de la technique font souvent des photos totalement sans intérêt, mais « parfaites ».
    Pour les non pros comme moi, l’essentiel reste d’aimer ce que l’on fait et de savoir apprécier le travail des autres ;-)

  5. Une « bonne » photo est celle qui fait plaisir à celui l’a faite et éventuellement (mais éventuellement seulement) à celui qui la regarde.

  6. La photo de « style » avec focale fixe, profondeur de champs et Bokeh, c’est effectivement de la masturbation de photographe qui n’a pas de sujet. Et la je suis à 100% avec JF.
    Un appareil photo est un outils pour saisir des événements ou figer des paysages. Ce n’est pas de l’art.
    Quand une photo est artistique, c’est le traitement et la post-production qui est artistique, pas la captation de l’action ou du sujet.
    Et après avec la démocratisation et la qualité des clichés enregistrés avec des apn compacts, vient la frustration et le complexe du possesseur de reflex. Quand tu as une voiture de sport et que tu te fais doubler par une Smart, tu as les boules et tu te concentres sur ce que l’on ne peut faire UNIQUEMENT avec un reflex. Soit du BOKEH.
    Donc oui le Bokeh est la réponse à la frustration moderne des photographes. Ils n’ont pas les moyens ni la possibilité de voyager ou d’assister à des événements, alors ils ouvrent la fenêtre pour prendre les pigeons « artistiquement ».

  7. J’aime bien l’analyse de Patrice, néanmoins il faut relativiser. Pour le reflex il ne s’agit pas que de bokeh, en tout cas pour l’instant.
    Sauf grand soleil, entre mon D300s et mon Ixus 130, il n’y a parfois pas photo ;-)

  8. Salut JF . J’aime bien tes articles emprunts de bon sens. Parodiant la phrase d’Edouard Herriot sur la culture,je dirais que  » la technique est ce qui reste après avoir tout oublié ».En voyage j’ai toujours, accessible, un TZ7.Dans le sac il y a un S5 avec 2 zooms (18/200 et 10/24).Les focales fixes restent à la maison, remplacées par un Mac Book Air.Mon S5 date mais je préfère dépenser mon argent en voyageant beaucoup et en faisant des photos.Après le Kutch et le Gujarat cette année, je pars en Janvier en Birmanie puis de là en Fevrier soit au Cambodge-Laos, soit au Vietnam. Pour la photo et vu la saison quelle destination faut-il mieux privilégier?

  9. le sujet/ l’oeil 35
    la technique 25
    le matos 25
    le traitement 15
    Tous les éléments sont importants évidemment mais mieux vaut avoir un oeil et un bon sujet que d’être une bête en technique et d’avoir un matos de dingue et au final avoir une photo hyper propre mais fade, sans âme.
    Mes pourcentages sont quelque part faux du coup car la technique et le matos ne devraient pas dépasser le sujet et l’oeil.
    Mieux vaut avoir une photo qui « claque » avec un iPhone qu’un photo banale avec du matériel à 10000€, et ça mine de rien, j’en connais un paquet de photographes qui sont contents de montrer leur beau matériel sans être vraiment capables de sortir des clichés intéressants.

  10. Je veux rebondir ce qu’il dit Philippe, je suis d’accord à 40% ; c’est-a-dire , oui il y a des paramètres à connaitre le regards, le point fort, , les lignes de forces, placer est exploiter ces cadres , int égrer un premier plan, ou déterminer l’arrière plan , tu as toute la structure créative être un compositeur, orientation par rapport à la lumière maitriser l’espace …
    Mais ce que tu dis pour faire des essais avec un nouveau reflex, tu auras toujours les mêmes faiblesses en photographie, même si tu as avec toi le best, personnellement j’ai constaté ma faiblesse avec un Nikon D3s je ne faisait pas de meilleurs photo, car j’avais cette faiblesse auparavant , je me suis remis en question , la plus belle photo et déjà faite , maintenant je fais de meilleurs surtout en portrait je déporte plus auparavant , je travail aussi au regard décentré .courage pour la suite des inondation chez toi.

  11. Cet article me plait et m’interpèle ! Merci de sortir des tests et « philosopher » avec nous dans une tribune ouverte :-)
    Perso, il y a quelques années je me suis inscrit dans un atelier photo avec des débutants. J’utilisais du bon matos depuis déjà longtemps mais j’avais envi de voir autre chose que du matériel.
    Résultat, de parfaits néophytes sortaient régulièrement des images saisissantes sans savoir comment ils avaient fait. Ensuite, ils ont eu besoin de comprendre un peu plus de technique pour pouvoir recommencer des images aussi réussies…
    Pour revenir à l’article, je dirais que oui le sujet est primordial, mais avec le numérique ce qui entoure le sujet (tri, traitement) prend aussi de l’importance.
    Je pense que grâce au numérique, nombre d’entre nous « profitent » plus de la photographie car il est plus « facile » d’en faire plus, et étrangement je trouve qu’on y consacre plus de temps qu’avant car le traitement est vraiment chronophage.
    Lightroom est pour cela l’outil que je trouve idéal, bien plus que l’est Photoshop.
    J’ai souvent eu l’occasion de débattre avec des connaissances sur l’intérêt de tel ou tel matériel pour faire une « meilleure » image, en ressort pour moi que le matos, c’est bien voire irremplaçable, mais sans sujet, il n’y a pas d’image !
    Mon « tiercé » gagnant est donc :
    1er – Sujet (avec 50%)
    2eme – Traitement (avec 30 à 35%)
    3eme – Matériel (avec 15 à 20%)
    Au plaisir de vos réactions…
    Photographiquement,
    Philippe

  12. « Car ce que vous prendrez en photo, sera toujours bien plus important… que la façon dont vous le prendrez en photo ! »
    Vas raconter ça a Edward Weston qui photographiait des poivrons……

  13. Je suis un peu étonné que tu parles du sujet sans évoquer la lumière qui le met en valeur (ou pas)…
    On s’em… à la modeler, la contrôler, la filtrer, la diffuser, la concentrer, bref on pense surtout à la lumière, mais on n’en parle pas?
    Pas de lumière, pas de photo. ;-)

  14. Bonne remarque. Mais la lumière je la met dans le sujet, l’objet photographié…
    Il est évident que pour certains, la façon de photographier compte plus que le sujet. Une idée que je respecte…
    Mais chacun son idée. Personnellement les recherches formelles, de contraste et de lumière d’Edward Weston ne ma passionnent pas plus que ça…
    Elle appartiennent à une époque, ou tout cela était nouveau. Dans la dynamique de l’invention de ce nouveau langage, cela était intéressant à l’époque (comme la peinture cubiste, l’était par exemple… mais n’intéresse que les collectionneurs et plus beaucoup le public)…
    En 2011, tout cela a été vu et revu… Donc ça ne m’émeut guère.
    Son contemporain Ansel Adams me passionne beaucoup plus, car le sujet y est aussi important que la forme.

  15. Zero % pour la lumière, 15 pour l’oeil, voire 25 pour l’editing via lightroom (??!!),
    ces chiffres effarants (en ce qui me concerne, pro indépendant depuis 20 ans aussi) prouvent bel et bien qu’un débat sur ce qui définirait une photo « intéressante » est parfaitement vain !!
    Mais c’est bien d’avoir essayé… :-)

  16. Debat interesant, je rejoins le post de Nicolas plus haut :
    Pour moi le sujet et l’oeil sont les éléments les plus importants.
    Le sujet parce sinon, il n’y a pas de photos mais aussi l’oeil qui a permis de faire et traiter la photo. Dans « oeil », j’ inclus la lumière et bien entendu la façon dont on s’en sert.
    Sur un meme sujet, si tu as 20 ou 50 photographes, certains vont pondre d’excellentes photos, d’autres, des bouses : certains ont des yeux (au moins 1), d’autres, non. Certains qui n’ont pas d’yeux peuvent cependant rester pro s’ils savent vendre leurs images et les rendre interessantes (le sujet initial : qu’est ce qui fait une photo interessante) à un acheteur potentiel (quel % pour la tchatche de marchand de foire, 95%)
    L’editing (via lightroom ?? ou un autre catalogueur ?) bien sur car si on a une photo qui tue il faut savoir la repérer. Je suis sur que si tu passes tes 15 000 photos à quelqu’un d’autre (un client, un artiste pour la FIAC ?), il y piochera 150 photos et pas sur que ce soit les meme que les tiennes. Il ne les a pas faite, elle ne raconte pas la meme histoire… D’ailleurs, parfois, j’aimerais bien un autre oeil que le mien lors de l’editing histoire de relever des images potentielles (les gouts et les couleurs…) même si j’aurais un peu l’impression d’être tout nu en montrant certains trucs que j’estime nazes…
    Le traitement, je me suis apercu que certaines images prenaient une toute autre tournure avec un traitement particulier. Certaines des 14 850 images laissées de coté auront peut etre droit à un petit filtre qui leur donnera droit a une (seconde) vie …
    Y’a aussi le matos, c’est sur, on ne fait pas les meme photos avec un G12 qu’avec un 1D, ca depends des sujets (on y revient).
    Pas facile de tout hiérarchisé, joli coup en tout cas :-)
    PS : y sort qd le 5D3 ?

  17. Salut Kristen !
    oui, moi aussi :  » D’ailleurs, parfois, j’aimerais bien un autre oeil que le mien lors de l’editing histoire de relever des images potentielles  »
    ;-)
    D’ailleurs dans le temps, c’était la norme… à une époque ou l’on pouvait peser des icono à ça ! Certains grand nom de la photo laissaient les icono de l’agence (Magnum ou autre) faire ce travail vital…

  18. « Zero % pour la lumière, 15 pour l’oeil, voire 25 pour l’editing via lightroom (??!!),
    […] chiffres effarants… » dit Billy…
    Je suis assez d’accord pour le 0% de la lumière et les 25% de l’éditing dans lightroom; ca fait un peu peur ;-) C’est pas un nikon D3SxBis et un ultrazoom de la mort que tu vas sortir de super photos d’une grotte sans éclairage.
    Cela dit c’est vrai que c’est une idée de tenter de quantifier les éléments d’une bonne photo, ça donne un débat assez riche même si, évidement, il ne mènera personne à changer d’avis. A part la lumière et l’éditing, je pense que le matos est aussi surestimé. Mais là où je dis NIET, c’est quand j’entends parler de snobisme sur les focales fixes, surtout après avoir tant surestimé lightroom, le 70-200 et le matos. La focale fixe, outre sa qualité généralement sans faille, c’est aussi (et surtout) la contrainte – très fortement stimulante de la créativité – quand on peut faire une photo, et le renoncement quand elle ne le permet pas. Une leçon de vie disons, que cette focale fixe qui t’oblige à être là où ça se passe quand ça se passe si tu veux la faire ta p… de photo. La déception quand tu plante (souvent), et la joie profonde quand tu y arrive, quand tout ce que tu as imaginé sur le placement, la lumière, le sujet et le moment de déclencher s’emboite à peu près comme tu le voyais et parfois même mieux… Bon, je dis ça, mais on aura compris que moi je les aime bien les focales fixes ;-) donc je suis comme les autres, un gars pas objectif du tout

  19. « Les recherches formelles, de contraste et de lumière d’Edward Weston »
    « Elle appartiennent à une époque, ou tout cela était nouveau. Dans la dynamique de l’invention de ce nouveau langage, cela était intéressant à l’époque »
    Jean-François, je peux comprendre ton point de vue, mais je ne le partage pas totalement.
    Disons que de ton point de vue de reporter tu as probablement raison.
    Mais de mon point de vue de photographe de pub, et essentiellement de studio (qui commence à appartenir lui aussi à une époque…), les enseignements de Weston sont toujours valables et actuels.
    Il est bien sur évident qu’il y a eu une évolution dans la photo, mais je pense que beaucoup des bases fondamentales des enseignements exprimés par les « Maîtres » sont toujours valables.
    Beaucoup des citations de Weston sont encore d’actualité aujourd’hui.
    Quelques-unes ici:
    http://thinkexist.com/quotes/edward_weston/
    Celle-ci est une des plus simple et reste une de mes préférées:
    “I see no reason for recording the obvious.”
    Elle définit simplement ce que rend une photographie intéressante.
    L’intérêt peut être obtenu de différente façon, en utilisant différents composants (éléments) de l’image: le sujet, la lumière, la composition, le traitement en post production, etc.
    Je ne pense pas qu’il soit juste de définir des pourcentages d’importance pour ces différents composants. Chaque photographe accorde une valeur plus ou moins importante aux différents éléments – techniques et artistiques, mais aussi de nécessité dans le cas où il existe un besoin de « faire passer » un message déterminé – qui font qu’une photo résulte telle qu’elle est.
    Il y a ceux qui favoriseront le sujet, ceux qui favoriseront le cadrage, ceux qui seront plus attentifs à la composition, etc. Chacun dose ces éléments à sa façon, et c’est justement cela qui crée le style, et permet à chacun de nous de produire des images ayant une propre personnalité et reflétant notre propre personnalité.

  20. Oui, Alain ! Assez d’accord avec toi au fond, les recherches formelles et sur le graphisme sont devenu le langage quotidien de la publicité…
    Et c’est exactement pour cette raison, que ça ne m’intéresse plus du tout (après avoir moi-même étudié ça durant des années en école d’Art appliqué ! Je connais tellement par coeur, que je tiens à m’en laver les yeux ;-)
    C’est une « punition » dans notre quotidien : on est bombardé à longueur de journée de photos de pub. Des images « graphiques », à l’aspect formel bien léché et épuré… c’est tellement devenu la norme, que c’est exactement pour ça qu’on s’en lasse !
    La forme a remplacé le fond (le message) : c’est le drame de la modernité !

  21. Merci à J pour son point de vue intéressant !
    Toutes les raisons qui font que tu aime les focales fixes, font que je les évite (mis à part les 14 et 24 mm fixes que j’aime bien).
    Le débat est intéressant.
    Je parle de ce sujet ici : http://www.macandphoto.com/2011/10/fuji-x-100-20.html
    Pourquoi selon moi le 35 mm est la focale la plus ennuyeuse du monde ! Et pourtant une focale « pédagogique »… Sauf que moi je ne suis plus étudiant en photo ! J’ai pas besoin d’un avion école. Mais d’un jet Ultrasonic !

  22. « Alors Billy : tes proposition ?
    La critique est facile, l’Art est difficile. Ne rien proposer, voilà qui est fort convaincant ! »
    Mon momo redresseur de torts, ça serait bien ,avant d’écrire, d’essayer de lire hein !
    Si je dis que pour moi ce débat est vain, c »est pas pour y aller de ma petite liste …!

  23. Excellent article comme bien souvent ici qui fait du bien dans un monde où le bokeh, les hautes lumières préservées et les ombres débouchées, la règle de tiers sont roi!
    Personnellement, je suis souvent plus content de mes iphoneographies que de celles qui sortent de mon reflex;-)

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