web analytics

Picto arrête l’argentique… c’est vraiment la fin !

54
BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Nous apprenons aujourd’hui que le célèbre laboratoire professionnel Picto va cesser ses développements argentiques (E6, C41, Noir et blanc)… Mais l’atelier Publimod reprendra le flambeau et le matériel.

Les volumes devenant de plus en plus faibles, la stabilité des développements ne peut plus être assurée dans des conditions économiques suffisantes. C’est bien un signe que l’argentique est vraiment mort, paix à son âme. Plus petit, l’atelier Publimod y trouvera peut-être un modèle économique plus intéressant…

Mais pourquoi donc les Picto,n’en parlent-ils pas dans leur page Actu ? Car il n’y a aucune honte à laisser tomber une technologie dépassée… Personnellement, je ne me plaindrais pas de la fin (inéluctable) de l’argentique. Mais sa survie me me dérange pas non plus bien entendue ;-) Elle m’est juste indifférente.

MAJ : Le DG de Picto vient de poster quelques précisions dans nos commentaires. Je vous les propose ici car c’est important :

«  Bonjour à tous, Petite précision importante : nous arrêtons uniquement le développement de films argentiques (E6, C41, Noir et blanc) mais nous continuons les tirages argentiques à partir de fichiers numériques. Le tirage argentique représente le 2/3 de notre activité avec plusieurs dizaines de techniciens opérationnels ! Vous pouvez continuer à nous confier vos fichiers numériques, couleur et N&B, dans nos locaux ou sur le site Picto Online ( http://online.picto.fr ) pour des tirages argentiques. @Myriam, AlainB et tout le monde : nous travaillons actuellement sur ce service de « Tirage pro », il est en ce moment même en tests avec quelques clients. Nous ne manquerons pas de communiquer bientôt sur cette nouvelle offre. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques ici ou sur notre page Facebook ( facebook.com/picto.fr ) – Philippe Gassmann – DG de Picto « 

Il faudrait d’ailleurs conserver trace des procédés anciens, tels que la diapo, les planches contacts, ect… Il ne faudrait pas tout oublier, tout de même ! Par contre je trouve totalement pathétique ce « snobisme » qui consiste à acheter d’occasion un vieil appareil argentique (des années 70 si possible)… pour se « mettre » à l’argentique, comme on se « met » au macramé ou on se « met » à la poterie ! Pure snobisme… Mais le snobisme est un droit, légitime ;-)

L’argentique, j’ai bien connu ! Y revenir, non merci… Me retrouver dans un labo glauque et dans le noir, alors que le monde est si magnifique dehors ! Cerné par de mauvaises odeurs chimiques et des produits ultra polluants, à tenter vaguement d’éclaircir un coin d’image en agitant un bout de carton…

Sr-t-101

Bien entendu, j’ai conservé mon premier Minolta SRT 101, avec lequel j’avais fait mes premier pas (j’étais par chance très jeune)… Relire d’ailleurs l’histoire des reflex Sony, Minolta et Konica Minolta. Mais il trône comme un souvenir nostalgique sur une étagère, à côté d’un FED (variante de Leica fabriqué en Allemagne de l’Est, acheté à Moscou). De là à s’en servir… Là vous rigolez ? Non vraiment cela ne me viendrait vraiment pas à l’idée ! Pas une seconde.

Il est pourtant accompagné d’un exceptionnel MC Rokkor-PF 58 mm f/1.4 et d’un 135 mm f/3,5 (quelques infos sur les objectifs Minolta)… Parfois je jette un oeil dans son viseur, en savourant le bonheur et la chance que j’avais de découvrir la photo dans un viseur aussi fantastique et luxueux : large et lumineux… Des conditions exceptionnelles qui donne envie de faire des images ! Souvent je visais sans déclencher (c’était cher), juste par plaisir de composer.

Vous comprendrez alors mon aversion pour les viseurs électroniques, qui s’interposent entre la réalité et le regard ! Un viseur doit une lucarne ouverte sur le monde extérieur, pas une gène… J’y colle mon oeil le plus près possible, un peu comme s’il voulait passer à travers. Passer dans un autre monde…

Pourtant, j’ai vécu l’arrivée de la photo numérique entre 1999 et 2001 comme une libération ! Moins chère, plus puissante. Et surtout moins encombrante que toutes ces planches de diapos… Imaginez ! Plus de dix ans de production en Fuji Velvia et Provia, qui encombrent toujours une partie de mon bureau ! Dont quelques centaines d’images seulement auront étés scannées…

Scanner est extrêmement long : c’est pour ça que dès 2001 je m’étais dit : plus on passera tôt au numérique, moins on perdra de temps à scanner tout ça. J’avais pourtant commencé à scanner mes meilleures images en 1995 sur un Nikon LS1000. Mais ceci est une autre histoire… Lorsque j’ouvre un RAW de 2001 dans le Lightroom de 2011, j’ai l’impression qu’il a été fait hier matin. Son potentiel est intacte.

Bon, en attendant, que pensez-vous vraiment de l’arrêt des développements argentiques chez Picto ? Etiez-vous clients ?

 

BILLET PREC.
BILLET SUIV.

54 commentaires

  1. Limite troll comme post non ?
    Picto reste un labo élitiste non ? genre super haut de gamme, j’y avais fait quelques tirages pour une expo, c’est beau mais c’est cher. Si la cible de Picto c’est le haut de gamme alors oui pour eux l’argentique c’est fini, mort, dead. Dans le milieu pro peu utilisent encore leur argentique.
    Par contre dans le milieu amateur, des résistants et puis des plus jeunes (comme moi) qui se mettent à l’argentique comme on se met à la poterie. Parce que la poterie c’est sympa. L’argentique est une autre forme de photo, un plaisir différent. Oui c’est plus long, plus inégale en terme de résultat, mais c’est juste un plaisir différent. Il reste à mon avis un marché. Il n’y a qu’a voir Négatif Plus qui ne désempli jamais.
    Polaroid a tué son procédé et fermé ses usines car le numérique devait tout supplanter. résultat des fous on rouvert une usine et vende à nouveaux des films polaroid. Il y a donc un marché.
    Trop cher, beaucoup trop cher. Oui le matos usé argentique est trop cher. plus de productions, on ne peut compter que sur un marché existant. Très peu de magasins vendent de l’occase, les prix montent vite sur le net. C’est trop cher à mon gout, bien entendu mais les acheteurs n’ont guère le choix en même temps. Les développement aussi vont augmenter en tarif. Rareté des labos, moins d’économies d’échelle etc…
    Y’a toujours des dingues pour faire des patisserie à la maison quand on peut les acheter toutes faites au supermarché. Va comprendre.

  2. Probablement parce que quand j’ai commencé à faire de la photo plus sérieusement, c’était numérique, mais j’aime bien l’argentique. Aussi étrange que ça peut paraitre, pour moi, la pellicule, c’est un passe-temps, j’achète des vieilles caméras, j’apprends à m’adapter à la caméra et non la caméra s’adapte à moi. Je ne travaillerais jamais professionnellement avec de l’argentique, à moins que ce soit une demande, mais sinon, non merci! Cependant, quand je fais de l’argentique , j’accepte que la photo est prise, il est trop tard, je dois accepter et attendre. Quand je suis avec du numérique, je prend, reprend et rereprend la photo tant qu’elle n’est pas à mon goût. Je suis toujours fasciné de voir à quel point un appareil photo peut être simple quand je regarde des vieux appareils.

  3. Oui, donc c’est comme le macramé ! ! !
    Le but c’est de s’occuper avec un truc chronophage plutôt que de tenter d’obtenir un resultat , si j’ai tout compris…
    Et tant qu’a faire , un truc un peu rare histoire de faire son intéressant ( c’est ça le snobisme peut – Etre ?)

  4. Faire son snob… Faire son intéressant… C’est assez superficiel comme réflexion… Si je voulais faire mon intéressant, il me semble que je ferais autre chose, un truc plus visible, moins chiant et moins dispendieux. Par exemple, j’irais plus m’acheter des lunettes griffées, ça coute aussi cher, ça prend moins de place, je les aurais toujours avec moi, bien visible. Une passion, c’est une passion, il y en a qui collectionne les pierres, d’autres aiment faire des petits gâteaux… Je ne vois pas ce qu’il y a de snob dans une passion ou même de faire son intéressant. J’aime l’image, je suis graphiste par profession, je ne trouvais pas d’image à mon goût, j’ai commencé à faire de la photo, j’ai pris des cours, je suis fan. Je trouve que prendre une photo qui a un coût et qui n’est pas instantané, il y a un thrill, un truc sacré, entre la chasse et l’attente d’un cadeaux à Noël.
    Puis, quand je sors avec une de mes caméras, bien souvent les gens me regardent plus, dans les meilleurs des cas, comme un extraterrestre, dans le pire des cas, un con. Ouais, il y a des hipsters, ces p’tits arrivistes superficiels qui s’accaparent de ce passe-temps, mais bon, je ne changerai pas pour eux.

  5. 4$ la pellicule noir et blanc en 6×6- aucun dos numerique ne peut s’y comparer – Je rêve de remplir mon frigo avec toutes sortes de film moyen et grand format – Pour ce qui est du labo , negatif plus voit régulièrement une file d’attente de plus de 15 personne à son comptoir de dev. Picto est le roi du snobisme…

  6. Il est tout de meme difficile de nier que le rendu argentique noir et blanc est inimitable. D’autant que pour nombre d’entre nous, notre culture photographique s’est battie en regardant des photos argentiques. L’essentiel du patrimoine photo est base sur de l’argentique.
    Qu’il y ai une part de snobisme la dedans, pourquoi pas. Beaucoup cherchent a se differencier.

  7. Cochon sur pomme on

    En seulement 10 ans et quelques brouettes, ça donne le vertige.
    Paradoxe pour le labo/le dehors, on a jamais eu autant les moyens d’enpixelliser un monde de plus plus en plus moche et dérisoire.
    J’imagine un gosse sur un champs de ruine, ramassant parterre un curieux papillon avec du carton autour, et quelque rayons de lumière entre ce papillon et son œil et sa tête s’illuminant de mille couleurs, son imagination plongeant dans ces centimètres carrés de grainsd’une lumière qui fut piégées lorque le monde était plus beau et que d’autres papillons volaient.
    Plus loin, un ipad inerte à l’écran desperément gris, sale, comme le « dehors » et ‘l’autour » les paupières definitement fermée les couleurs perdue dans des labyrinthes nanoscopique de silicium.
    Mais je diverge , histoire de sme rendre intéressant ;o)
    Mais cochon sur pomme est content, et c’est ce qui compte;

  8. Salut Gilles ! Tu devrais passer plus souvent par ici et laisser un petit commentaire…
    Au fait je suis retombé sur cette photo que tu avais prise de moi à Biarritz en 2000 ou 2001 (pendant une compète de surf dont RZ était partenaire).
    C’est marrant comme, elle est chargée de nostalgie aujourd’hui ! Et le rendu « si particulier » de l’argentique n’y est pas pour rien, évidement…
    Mais produire aujourd’hui, en 2011, des images au rendu – immédiatement – nostalgique. Il n’y a pas là quelque chose d’un peu paradoxale ?
    Merci pour vos commentaires…

  9. Que de cynisme dans ce billet.
    C’est un peu triste à lire.
    Hop, je retourne à shooter avec mon iPhone. A merde, il parait que c’est snob aussi. Bon alors, je dois avoir quel boitier et quel objectif pour être « normal » ?

  10. Je dois dire que je comprends un peu JF car moi aussi j’en ai marre des gens qui me regarde de haut quand je défend le numérique. J’ai l’impression parfois d’être le dernier des loser parce que je ne « résiste pas »… Et bien non, je ne résiste pas et tout comme JF, j’ai applaudi des deux mains l’avènement du numérique. Et parce que j’ai trempé mes doigts dans l’hyposulfite depuis l’âge de dix ans et passé des heures sous la lampe inactinique ou déprimer quand je voyais la gueule de mon 13×18 cibachrome après avoir tourné la cuve pendant 15 minutes et à +/- 0,5 degré… j’ai vraiment adulé le numérique.
    Alors oui, il y a quelque chose de magique à voir l’image apparaître dans le bain, oui, c’est cool d’être seul à poil dans la chaleur de la salle de bain transformée en labo, oui, c’est craquant d’étendre les tirages dans toute la maison et ma plus grande fille (26 ans) à juste eu le temps de connaître ces moments au parfums de fixateur… mais bon, basta !
    Quand au rendu inimitable de l’argentique cité par Marc-O, lightroom sait le faire avec brio. Avec un tirage sur papier barité, il faut vraiment avoir l’oeil et un bon compte-fil pour voir la différence… l’odeur du fixateur en moins… et les litres de flottes de lavage économisés :-))
    Alors oui, faire survivre l’argentique, pourquoi pas. Je peux comprendre comme activité de loisir. Mais pourquoi pas la gomme bichromaté tant qu’on y est ? :-)

  11. Claude Lepaire on

    Je pratique la photo depuis quarante ans. Avec crainte, tard, j’ai viré mon 6×7 pour un reflex numérique. Je vais bien plus loin dans l’amélioration de mes images pour coller à ce que j’ai ressenti dans la vibration des couleurs et de la lumière ; je n’ai donc aucun regret, aucune nostalgie, sauf l’odeur du laboratoire et des films ; c’est cette odeur de chimie, d’alchimie, cette magie qui me manque, qui pourrait faire passer le numérique pour insipide.

  12. L’époque argentique pour moi, ca a commence au tout début des années 80 avec mon premier reflex, un Chinon CE4S, je m’étais inscrit dans un club photo pour apprendre les rudiments du développement et j’avais acquis un petit labo pour faire mes tirages noir et blanc chez moi. C’était terrible car je pouvais développer mes photos du weekend et avoir immédiatement le résultat. C’était toujours le même scenario, en fin de journée, après avoir vidé la cuisine, j’installais mon labo pour me terminer a plus d’heure quand il n’y avait plus de Jenlain. le lendemain après séchage, je classais soigneusement mes photos que l’on regardait en famille et je remettais la cuisine en place …. Ca la fait pendant 2 ou 3 ans et j’en ai eu raz le bol, j’ai laissé tomber un peu la photo pour revenir en 2005 quand on commençait a trouver des reflex numériques a prix abordable.
    Aujourd’hui, mon labo s’appel Lightroom, il est dans mon Labtop, je peux le prendre partout avec moi, quelques fois, il m’arrive même quelques fois d’attendre 2 ou 3 jours avant de charger mes photos, histoire de me remémorer l’époque de l’argentique quand il fallait attendre que les pellicules reviennent du labo …
    Pour moi, le numérique m’a donner envie de recommencer a faire de la photo …, cela dit, je serai assez tenté de récupérer un vieux Nikon genre FM10 et essayer de faire une petite série dans Bangkok en Noir et Blanc, je serai curieux de voir le résultat …

  13. Je ne sais pas si c’est du snobisme, mais de temps en temps j’aime apporter un petit film a mon ami Toros, qui va prendre le temps de comprendre avec moi ce que je veux obtenir d’un négatif et qui va y apporter une petite touche de magie en plus.
    Et puis croiser d’autres photographes, discuter du rendu de tel ou tel film, essayer de trouver un bon plan pour trouver certains films, certains boitiers ou optiques slaves passés sous le manteau communiste, ou ces optiques japonaises dont le rendu est proche des optiques Zeiss ( pour connaitre ce bon plan il faudra demander à Gérard… )
    Parfois je me retrouve avec des dinosaures qui me racontent leurs tout débuts dans la photo ( ils te racontent les concours « Day in the Life », où ils partaient à 40 pour couvrir une journée de reportage aux 4 coins du monde, ou les conflits sales, les rencontres avec les Don Mc Cullin, Gilles Caron, etc…)
    Tu en trouves même qui n’ont pas les moyens de s’acheter un numérique et qui se ruinent en films, planches-contacts et tirages pour essayer de percer dans la mode, avec une iconographie qui a 20 ans d’âge… Et pourtant ils y croient dur comme fer…
    Et puis tu as les anciens ( Marie-Laure de Decker, Raphael Gaillarde, Alain Keller ) qui parcourent toujours le monde, en numérique mais qui gardent précieusement dans une poche un petit film à montrer à Toros, histoire que ce dernier sache ce qui se passe dans le monde pendant qu’il passes ses journées dans sa chambre noire à magnifier le travail des autres.
    Au fait, c’est lui qui fait le développement pour les « gros » labos parisiens N&B, qui sous-traitent chez lui en ajoutant leurs marges.
    Sachez que c’est le labo développeur le moins cher de Paris.

  14. « Pourtant, j’ai vécu l’arrivée de la photo numérique entre 1999 et 2001 comme une libération ! Moins chère, plus puissante. Et surtout moins encombrante que toutes ces planches de diapos… Imaginez ! Plus de dix ans de production en Fuji Velvia et Provia, qui encombrent toujours une partie de mon bureau ! »
    Oh la la…la rengaine ! En 2000, moins cher ?? Au prix où était les macs, les DD, la mémoire, les boitiers, le net en haut débit..c’est une plaisanterie.
    Quant à l’encombrement, c’est sûr que tes macs, tes modems, tes disques externes, ton scan , ton imprimante, tes lecteurs de cartes etc, ça rentre dans une boite à chaussure !
    Moi aussi j’ai 10 ans de negs/pc et de diapos qui remplissent un coin de bureau. La différence (et qui illustre bien ce billet bêtement provo) c’est que ce tas « n’encombre » pas ma pièce, il l’honore…

  15. Snob, c’est juger sans discernement, suivre sans réfléchir, vouloir plaire à ceux face auxquels on a un complexe d’infériorité.
    L’argentique n’est pas snob, sa pratique peut l’être. Tout comme celle du numérique.
    Cracher sur « ses » has-been, ça c’est snob. Tout comme la tarte à la crème et le coup de pied au cul. C’est jouissif à faire, c’est jouissif à lire, même quand on est à la place du has-been!
    Certains font de l’argentique « cause it just looks right to me » (Matt Black), parce qu’ils ne savent pas faire autre chose, parce qu’ils n’ont pas envie de se mettre à l’informatique qui va avec, parce qu’ils ont envie de dire non à l’obsolescence programmée de l’électronique, parce qu’ils aiment plus la mécanique des appareils que la photographie elle même, parce qu’ils sont curieux de tester une fois ou deux comment on faisait avant… non exhaustif.

  16. Bon et ben moi je vois que mon commentaire n’est pas passé, mais vous n ‘y échapperez pas, car je l’avais copié collé.
    Le voici donc:
    Je vais rebondir sur cette question du labo qui se pointe à travers la question de l’argentique pour poser une question simple:
    Croyez-vous qu’il sera un jour à la portée d’un quidam photogaphe de porter ses raws à traiter dans un labo numérique comme on le faisait dans un labo argentique?
    Je ne parle pas de sortir la quintescence d’une image en vue d’une expo, ça je sais que c’est possible de nos jours, c’est très chouette mais ça ne me fait pas manger.
    Je parle du travail de tous les jours qu’on fait sur lightroom, hormis bien sur l’éditing qui reste du boulot du photographe.
    Sur le principe, est-ce que je marche sur la tête?
    J’ai entendu parler de ce genre de prestation aux us, mais en France??? Ou alors en chine ????
    Mis à part des problèmes techniques qui sont ou seront probablement résolvables, je me m’explique pas que les labos argentiques n’aient pas pu reprendre ce chréneau qui bouffe le temps des photographes, alors que ceux-ci connaissaient encore par cœur les chemins des labos. il me semble que certains photographes pourraient vouloir confier ce travail à un labo.
    Et sinon, j’ai apprécié moi aussi la poésie matinale de cochon:-)!!! qui n’était pas dénuée de bon sens sur la laideur et la beauté du monde.
    Ça manque pas d’humour et de passion par ici!!!

  17. « il n’y a aucune honte à laisser tomber une technologie dépassée…  »
    Les pinceaux et les tubes de peinture c’est dépassé aussi comme technique.
    Est-ce pour autant une technique à laisser tomber ?

  18. On peut rouler en voiture du lundi au samedi et apprécier de faire du vélo le dimanche… Franchement, ressortir son argentique de temps en temps, sans pour autant succomber au piège marketing de la « Lomography », ça fait au moins apprécier l’évolution du numérique :-) Aujourd’hui, il y a même des cinglés qui s’amusent avec du collodion, comme au XIXème siècle…
    Personnellement, j’aime beaucoup mon Foca PF3 des années 1950 (même sans l’utiliser !). J’espère aussi que Négatif+ à Paris ne va pas fermer son activité argentique tout de suite.

  19. Ah ben non, la gouache, les pinceaux, l’acrylique, le fusain et l’aquarelle ça n’a rien de dépassé tout ça… C’est quasi intemporel !
    Et j’ai assez pratiqué tout ça pour en parler avec assurance : j’ai fait de « longues » études d’art (Art plastqiue, Art appliqué et histoire de l’Art) ! En l’occurrence, je connais bien…
    Et pourtant en y repensant, la révolution créative des impressionnistes, est (par exemple) le fruit d’une révolution technologie : la couleur en tube !
    Et ce fut le cas systématiquement de tous les courants artistiques novateurs : l’Art Gothique, la gravure, la peinture de la renaissance…
    Les tubes de couleurs à l’huile ont révolutionné la peinture : sans cette nouvelle technologie : pas de Van Gogh, pas de Gauguin, ect… Du moins pas comme on les a connu : avec ces couleurs libérées de la « représentation picturale » ! Ensuite pas de fauves, pas de cubistes non plus. Etc…
    Ensuite est arrivé l’accrylique (temps de sechages très courts), qui a plus ou moins ringardisé la peinture à l’huile (que les artistes ont pour beaucoup, cessé d’utiliser)… Et produit de nouveaux artistes, de nouvelles tendances. Des oeuvres impossibles à réaliser à l’huile !
    Chaque époque connait son Art, basé sur de nouvelles technologies et adoptés par la majorité des artistes (que l’on songe à l’art conceptuel et à l’art vidéo)…
    Ce qui n’empêche pas à certains de s’illustrer en reprenant des technologies du passé (mais ils sont systématiquement minoritaires, et pour autant : totalement légitimes bien évidement)…
    La photo argentique c’est donc du passé… Mais cela n’interdit personne de l’utiliser tout de même.
    Toutefois il est clair que pour leur immense majorité, les artistes de demain, seront probablement ceux qui utilisent aujourd’hui les outils de leur époque. Ce n’est pas parceque ces outils sont mieux ! Ils sont juste de leur époque…
    Et l’Art est généralement l’expression de son époque (même quand il cherche à réhabiliter des techniques ancienne : c’est généralement par réaction à l’époque…).
    L’Art qui s’accroche au passé est souvent décadent et maniériste ! Qui se souvient des peintres « pompiers » qui voulaient retrouver la patte des peintres de la renaissance ? On ne peut au 21em sicècle travailler « à la manière de »… en imitant les techniques des photographes du 20 em siècle ! C’est une quête un peu vaine et un peu ridicule…
    Bien entendu, si ça amuse : on a bien le droit ! Mais ça ne fait jamais grand chose ;-) Car en noir et blanc argentique : tout ou presque à été fait… A quoi bon refaire en copiant ?
    Les artistes sont là pour inventer… généralement !
    Il existe néanmoins des tas d’exceptions (mais cela restera des exceptions, c’est évident). ET me^me des exceptions géniales… Je pense par exemple à mon ami Paolo Woods qui à longtemps travaillé en 6×6 et n’a acheté un 5D que récement.Belle galerie ici :
    http://pphotographyb.blogspot.com/2011/01/creative-photography-by-paolo-woods.html
    Enfin, ce n’était que quelques réflexions…
    EN tous cas, je ne regrette pas d’avoir lancé ce petit débat ! Ce fut très intéressant…

  20. Merde, je fais mes tirages Noir&Blanc chez eux. C’est dingue cela, j’habite Paris et il ne va plus y avoir la possibilité de faire des tirages potables argentiques avec un fichier numérique. Déjà que j’avais galéré à trouver un rendu avec un minimum de piqué en N&B.
    Je vais être obligé de perdre encore plus mon temps et mon argent en commandant mes tirages en province, chez « Impression-panoramique » par exemple.

  21. la gravure rupestre de la période Lascaux, c’est d’un snob de nos jours…
    Bon, perso,
    JE ne regrette pas un millième de seconde l’argentique.
    ‘tain, que de pognon dans les pellicules et le labo. Je ne parle pas du taux de réussite ruineux en animalier, ni même de l’impensable : le 10.000 ISO !
    15 euros (soit 100 Francs pour ceux qui n’étaient pas nés mouarffff !) la pellicule + le développement + le temps pour aller au labo, y retourner… et encore et encore et encore…
    100 pellicules, 1500 Euros. 100 pellicules, lors d’un voyage de 10 jours par ex, c’était la norme (basse conso). Faites le calcul pour ceux qui doutent encore que le passage au numérique nous a fait économiser du pognon, même avec un scanner à 3000 Euros (LS4000) et un ordinateur à 1500 à l’époque.
    C’est vite vu.
    Maintenant qu’il n’y ait plus de labo pro pour continuer, ça c’est très con pour ceux qui sont encore en argentique pour tout un tas de raisons.

  22. Oui, évidement : dès 2001 l’argentique à représenté pour moi une sérieuse économie…
    Je payais de ma poche entre 30 et 50 films (et leur développement) pour un reportage de 2 à 3 semaines…. Faites le calcul !
    En production pro (aventure, sport ou tourisme), 30 à 50 films le sujet c’était la norme. Je me souviens d’ailleurs que quand je partais en « garantie » (en assignment), pour voici, VSD ou le Filg mac, il fallait parfosi pleurer pour obtenir plus de 30 films.
    parfois j’en rajoutais de ma poche.
    Bref, tout compte fait (y compris l’achat des disque d’un G4 et d’un 21 pouces Yiiyama), le numérique était largement plus économique dès l’année 2001 !
    C’est l’année ou j’ai tout vendu : EOS 5, EOS 3 et EOS 1n… A la place deus EOS D60.
    Qui seront remplaçés un an plus tard par deux EOS 10D… Rapidement remplacés dix-huit mois plus tard par deux EOS 20D.
    Avec les économies réalisées sur les films, je pouvais changer régulièrement mes boîtiers. D’autant qu’en 2001, l’argent des images stock, « rentrait » assez facilement…

  23. Effectivement, les viseurs ne sont plus ce qu’ils étaient! Même effet en collant mon oeil à mon Canon A-1. On a tout de suite envie de faire des images.
    A quoi cette lacune au niveau des viseurs est-elle due dans le monde des reflexs numériques? Coût? Technicité?
    Ceci dit, je m’accommode toujours aussi bien du viseur électronique de mon GF1. Il faut savoir ce qu’on veut quand on ne peut pas tout avoir. C’est un appui aux autres qualités qui font de ce boitier un compagnon de déambulation et de reportage presque idéal, pas un méga-argument certes, mais finalement qui ici oserait démolir le viseur du Minox 35, ce petit bijou, ce best-seller… Parfois l’avis des puriste techniques peut être vraiment contradictoire…

  24. bonjour à tous
    voilà maintenant 3 années que MAP est devenu le premier site que je visite en ouvrant mon macbook. J’avoue n’avoir jamais posté le moindre commentaire alors que j’y lit régulièrement de très intéressants articles , tests, avis et autres découvertes. OUi je suis à n’en pas douter un gros fainéant !
    Mais aujourd’hui, devant ce billet je vous assure que j’ai un pincement au coeur et que je me sens dans l’obligation de me fendre d’une réaction. OUi j’ai bien connu l’argentique, le noir et blanc aura été ma passion pendant des années, jusqu’à fabriquer mes propres produits et mon propre papier ( le papier c’était surtout par snobisme ^^). Jusqu’à ce que je rencontre le maître en la matière, celui qui a forgé des générations de tireurs filtreurs, j’ai nommé TOROS Aladjadjan (torros lab à paris). Les MAINS de Torros… un outil fabuleux ! aussi précises que le stylet d’une palette graphique.
    Sommé de passer au numérique en 2002 ( t’es gentil mais tes diapos et des scans NB on prend plus ti mâle…) j’ai eu énormément de mal à m’y faire. Suis-je le seul à m’être perdu pendant des années ? du jour au lendemain avoir la possibilité de multiplier les prises de vues pour au final en oublier de « réfléchir » à mon image ?
    Aujourd’hui je continue à me faire violence pour réaliser des sélections rigoureuses de mes reportages, mais malgré tout ce sont des milliers d’images qui encombrent mes disques, et dont la plupart n’en sortiront jamais. OUI je regrette l’époque où je passais 2 à 3 h par jour à faire mon strict éditing sous le compte fils, à jeter définitivement telle ou telle diapo / négatif sans me retourner ou sans me dire  » woaaa allé celle là on pourra peut être en tirer quelques chose un jour… ». La douloureuse sensation d’avoir perdu une certaine sensibilité à la prise de vues, de moins réfléchir. De devenir de plus en plus fainéant et de trop faire confiance au matériel ainsi qu’aux logiciels ….
    Ah oui, pour finir, exerçant en milieux tropical trèèès humide, je peux vous dire que mon EOS 3 est toujours aussi vaillant, là ou mes 1D ne me durent qu’un an ou deux …
    @havas : si tu vois torros claque lui la bise de la part de jo le guyanais, t’aura droit à un coup de rhum conservé dans le frigo au milieu des TRI-X ^^^

  25. @ Myriam
    J’ai pas l’impression que ton idée puisse faire son chemin économique… Car je me demande s’il y a un type de photgraphe à mi-chemin entre pro ou amateur et photographe de souvenir. L’amateur ou le pro aiment tous les deux sortir les tripes de leurs « négas » en peaufinant la lumière, le cadrage etc. La photo souvenir ne nécessite que du jpeg avec des couleurs claquantes, ce que les appareils grand public savent faire automatiquement. Alors pour qui ce passage dans un service « spécial raw » ? Je ne vois pas.

  26. @ Alain : je ne parle que d’un service pro. Je ne connais pas les besoins des amateurs, donc je n’en parle pas.
    Pourquoi ce service par un labo? pour les raisons pour lesquelles on allait au labo avant, tout simplement!
    Sortir sois-même les tripes d’une image ? pourquoi alors tant de grands photographes, artistes ou non, de tout domaines confondus ont donné leur images à tirer alors qu’ils pouvaient très bien le faire eux-même?
    Les avantages les voici:
    – expertise de quelqu’un qui ne fait que ça
    – regard extérieur bienveillant qui nous fait avancer dans notre travail.
    – gain de temps (on peut se consacrer à la prise de vue ou au reste de son travail).
    Tout ça se paye, mais quand on est pro on sait parfois confier certaines taches à d’autres parce qu’on va y gagner en performance (qualité – efficacité).
    Je fais mon chemin sans attendre qu’un tel service existe, le métier a changé, j’ai changé avec, pas de problème, c’est juste une interrogation.
    Le service existait et il était apprécié, pourquoi devrait-il disparaitre, c’est ça qui m’interroge…

  27. Oui Myriam, je comprends mieux ce que tu voulais dire. Effectivement, le tireur de Salgado comme celui d’autres grands noms avait un « tour de main » qui lui permettait de maintenir la même qualité, la même ambiance sur toutes les images et à travers de nombreuses manipulations d’appareils et de chimie. C’est, je crois, autrement plus difficile que de faire des réglages de curseurs sur Lightroom.
    Avec ce genre de logiciel, une fois que l’on a trouvé ce que l’on cherche (pour cette étape l’aide d’un « pro du raw » peut être effectivement très utile), il suffit d’enregistrer le process. Ce qu’il était impossible de faire en argentique et qui rendait les « doigts d’or » comme Torros indispensables.
    En labo logiciel, je suis pas convaincu de la viabilité économique qui tenait probablement plus à la rareté du savoir-faire des tireurs que de la technologie utilisée.

  28. @ nordscole
    Le Minox, c’était vraiment de la merde tu sais !
    C’était petit mais quand même pas terrible… Idem pour tous ces compacts argentiques de l’époque !

  29. Bonjour à tous,
    Petite précision importante (suite au commentaire de Patrice) : Myriam a raison, nous arrêtons uniquement le développement de films argentiques (E6, C41, Noir et blanc) mais nous continuons les tirages argentiques à partir de fichiers numériques.
    Le tirage argentique représente le 2/3 de notre activité avec plusieurs dizaines de techniciens opérationnels !
    Vous pouvez continuer à nous confier vos fichiers numériques, couleur et N&B, dans nos locaux ou sur le site Picto Online ( online.picto.fr ) pour des tirages argentiques.
    @Myriam, AlainB et tout le monde : nous travaillons actuellement sur ce service de « Tirage pro », il est en ce moment même en tests avec quelques clients. Nous ne manquerons pas de communiquer bientôt sur cette nouvelle offre.
    N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques ici ou sur notre page Facebook ( facebook.com/picto.fr )
    Philippe Gassmann – DG de Picto

  30. PETITE ANNONCE :
     » Echange deux journalistes Français trouvés en Afghanistan… Contre retrait des troupes d’occupation Françaises.
    Très bon état, Très peu servis, comme neufs !  »

  31. Le numérique pourrait vraiment rendre un tirage comme ceux de Sally Mann? (mangrove de Deep South quasi 3D)? Je me réjouis de voir un jour un tirage du Salgado numérique. Et puis on peut utiliser une technique qui correspond à un sujet; le N&B argentique sied à merveille aux reportages de Matt Black, par exemple.

  32. De la bêtise purement et simplement, un fond de business à faire valoir, une bonne couche de trolling.
    C’en est assez pour moi, je vous laisse entre vous et vos petits capteurs à un smic, je vais plonger mes films dans le d76 et me désabonne illico de ce blog de merde.
    Je vais aller suivre rockwell, il dit moins de conneries.

  33. SI je comprends bien le sens du commentaire de Bononbo :
     » il est vraiment rageant de tomber sur des « blog de merde » qui ont le défaut de ne pas penser comme vous ?  »
    C’est ce qu’on appel de l’intolérance ça… JF ne pense pas « mainstream » ! C’est ça qui vous dérange ?

  34. @KL L’intolérance c’est aussi de trouver « totalement pathétique » le fait d’acheter un appareil des années 70.
    Et je trouve la pensée de JF tout particulièrement mainstream dans ce son exposé des bénéfices du numériques face à l’argentique. Le mainstream est aussi le fond de sa conception de la pratique artistique puisque qu’il semble qu’un artiste se doit d’être dans son époque (c’est à dire dans le mainstream) pour devenir un artiste majeur.
    @JF et d’autres, il ne faut pas confondre pratique professionnelle et artistique. Si les avantages du numérique en terme de rentabilité, de performances techniques semblent indéniables dans une pratique professionnelle. Ses avantages ont bien moins d’importance dans une démarche artistique.
    Ta vision de l’histoire de l’art présentée ici, est bien trop caricaturale, les raccourcis et généralisations trop hasardeux pour être crédibles.Tu y donnes beaucoup trop d’importance aux innovations technologiques par rapport aux avancées de l’esprit.(De manière générale ses thèmes me paraissent bien trop vastes pour être abordés dans un blog).
    Travailler en argentique ne veut pas dire que l’on s’accroche au passé ou que l’on travaille « à la manière de », c’est un choix artistique que l’on fait pour un rendu de noir et blanc, le grain d’une pellicule, une colorimétrie particulière…
    Pour dire qu’imiter les techniques anciennes « ne fait jamais grand chose », je pense que tu n’as jamais vu ce que font des artistes contemporains travaillant avec du collodion humide par exemple.
    Si tout à déjà été fait en n&b argentique qu’est ce que tu vas bien pouvoir faire de nouveau en n&b numérique ? Qu’est ce que le numérique y a apporté de nouveau ? Ce sont les 25600ISO de ton appareil qui vont et permettre de révolutionner le genre ?
    « Les artistes sont là pour inventer… généralement ! ». En quoi utiliser des techniques anciennes t’empêches d’inventer? Inventer, c’est avant tout faire preuve d’imagination. Penser que ta créativité est liée aux dernières avancées technologiques est une grosse erreur (et la réussite en communication de nikon et canon).
    La photographie argentique offre un immense panel de moyens d’expressions, dans ses différents formats, ses appareils (35mm, moyen format, chambre, toy camera, sténopé et autres appareils exotiques), dans ses supports (néga n&b et couleur, diapo), dans ses possibilités de tirages, d’expérimentation, de manipulation… Ne pas s’attrister de sa possible disparition est bien dommage.
    Je finirais juste par citer deux trois artistes tout à fait contemporain travaillant en argentique: Giorgia Fiorio dans sa démarche et pour la qualité de ses n&b, les images sombres de Micheal Ackerman (utilisant parfois des toys cameras) ou les reportages de Thomas Gudzowaty à la chambre…
    Sinon, je n’ai absolument rien contre la photographie numérique.

    •  » par rapport aux avancées de l’esprit  » ????

      Mais ça n’existe pas ça…

      Je ne crois pas que « l’esprit » des artistes du 20 em siècle, aient inventé quoique ce soit, que les hommes de la renaissance, du moyen âge ou de l’antiquité n’avaient pas imaginé ou inventé ?

      Que ce soit dans l’Art, dans la morale, ou dans les idées, « l’esprit ne progresse pas » je crois… Il change, il s’adapte à diverses situations. Mais parler de progrès e,n la matière me semble présomptueux…

      Et je ne crois pas qu’on doive s’en attrister. Ni s’attrister de la disparition (ou de l’évolution) des technologies… La roue tourne et « l’esprit est trop étroit » et trop occupé, pour rester figé à une époque.

  35. Moi je suis d’accord avec JF
    Un artiste doit être « en avance sur son temps », s’il veut inventer quelques chose… Sinon il ne fait que répéter, ressasser le passé… ou se contenter d’imiter ses contemporains (ça c’est le vrai mainstream).
    Chaque art à son époque (ou plutôt chaque époque à eu son Art) : impressionnisme, cubisme, photographie… mais tous ces arts ont étés en avance sur leur temps (et reconnu avec des décennies de retard) !
    Tous ces Art ne se sont jamais contentés d’imiter les grand anciens ! Ce qui est la démarche (un peu étrange pathétique) de cette mode du retour à l’argentique… qui ressemble plus à un refus du présent, qu’à une vrai invention.
    Ce n’est pas tant que les techniques du passé (la photo argentique) manquent de possibilités…
    Mais c’est plutôt une histoire d’état d’esprit !
    Les vrais créateurs sont curiueux de leur époque ne sont pas souvent obsédés par le passé. Parfois ils le citent, ou s’en inspire. Mais en général, ils s’intéressent plutôt aux techniques nouvelles… (c’était déjà le cas de Michel Ange, de Molière, de Picasso…)

  36. C’est drôle en lisant l’article j’étais certains des réactions qu’il générerait.
    Et bien moi je vais dire que je suis un con de snob, j’adore le numérique pour sa facilité d’utilisation, le fait que j’ai pas à me trimbaler des dizaines de péloches dans le sac quand je pars en vacances.
    il est facile de laisser le doigt sur le déclencheur et revenir avec des milliers de clichés de la même scène, la probabilité d’en réussir est tout de même bien plus élevée
    Et puis on peut tout de même immédiatement voir le résultat et corriger ça en reprenant une nouvelle photo de suite.
    J’adore le numérique pour sa simplicité en terme de post traitement. Le fait d’être le maître de l’ensemble de la chaîne est un vrai plus et permet en très peu de temps d’obtenir exactement le résultat souhaité.
    Mais voilà pour le coté con, j’ai un Fuji X100 et je l’adore…
    Pour le coté snob, et bien j’adore l’argentique et j’ai deux appareils des années 70/80, un télémétrique 35 mm et un MF 6×6. Je l’ai adore pur les raisons opposées, à quoi avoir tout tout de suite, quelle est donc cette société où on ne peut pas simplement attendre et mérité un résultat. C’est la même chose avec les jeunes arrivant sur le marché du travail, et bien non on ne peut pas avoir tout tout de suite.
    Perso je trouve que c’est un vrai plaisir de découvrir après coup mes clichés. Je prend bien plus mon pied à parcourir une planche contact que de me coltiner mes milliers de clichés numériques dont je n’utiliserais probablement pas plus de 1%.
    Et puis que c’est bon de réfléchir avant de déclencher sachant qu’à chaque fois c’est un petit billet vert qui brûle.
    Et puis le télémétrique quelle invention révolutionnaire, pour se faire chier avec ces auto focus dont on fini toujours par dire qu’i ne sont pas parfait et blabla. Heureusement il en existe quelques exemples en numérique mais à quel prix…
    Alors oui le post traitement est bien plus compliqué mais même si c’est long un bon scan peut changer ça.
    Après question prix ça me fait un peu rire d’entendre que c’est cher. Des fois je pense d’ailleurs que les photographes en herbes pourraient se poser la question. On trouve des appareils en parfait état, MF ou pro pour moins de 300 euros (ex: pentax 645n). Une péloche 35mm ne coute que 3 à 4 euros et un dev + planche contact au alentour de 6 sachant que rien ne vous empêche de le faire chez vous pour presque rien.
    Et puis en qualité et bien oui désolé, l’argentique reste bien meilleur pour ce qui concerne les basses et hautes lumières. Les logiciels sont parfaits mais si l’info n’existe pas ils ne pourront pas la créer…
    Bref, je suis con et snob et je l’assume. J’aime les deux mondes pour des raisons qui s’opposent. Et je pense qu’avoir le choix est primordial que cela ne plaise pas à tout le monde je m’en fous totalement. Les ayatollahs d’un choix ou de l’autre me font vomir.
    Donc je déplore l’arrêt du service chez picto mais d’un autre coté je n’avais jamais fait appel à eux…

  37. Pingback: Le choix de l’argentique : pourquoi | 35mm ethnography

Leave A Reply