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45 jours en Asie avec le Canon EOS 60D (part 1)

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Voila quelques temps, Déclic Photo publiait mon test terrain complet du Canon EOS 60D… (à ne pas louper également, les tests terrains des Canon EOS 550D et Canon EOS 7D). Pour les plus passionnés, voici une version longue en 3 épisodes :

Et que les Nikonistes se rassurent ! Un test terrain du Nikon D7000 est programmé…

 


Aboutissement de dix années d’évolution, l’EOS 60D est le premier reflex à proposer un écran articulé d’une telle résolution, une innovation que nous étions impatient de mettre à l’épreuve du terrain… En pratique, ce type d’écran s’avère-t-il utile pour un photographe voyageur et face à ses prédécesseurs et concurrents, l’EOS 60D est-il suffisamment musclé ? Pour le vérifier, nous sommes parti quarante cinq jours en Asie « sac à dos », avec l’EOS 60D, trois optiques et un Macbook Air…

Texte et photo : Jean-François Vibert

 … partie 1 sur 3 :  

Après avoir testé le Canon EOS 7D au Cambodge, puis l’EOS 550D au Laos, c’est au tour de l’EOS 60D de passer notre test terrain longue durée. Après un séjour à Hong Kong, notre périple nous a mené à Hanoi au Vietnam puis dans les montagnes reculées du Nord, à la rencontre des minorités Hmong. Précisément au Nord de Ha Giang près de la frontière Chinoise, région préservée du tourisme… Préservée à tel point, que nous avons croisé des gens qui ignoraient à quoi servait l’écran de l’appareil. Des années que je n’avais pas vu ça…

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Puis, direction la Baie d’Halong pour une croisière de quelques jours à bord d’une jonque traditionnelle, rustique et dépourvue d’électricité… Détail important lorsque l’on à le déclencheur facile. Enfin nous avons terminé par quelques jours d’exploration à moto de la région de Nin Binh, entre rizières et collines noyées de brume… Puis direction les Philippines, à la poursuite des requins baleines, mais ceci est une autre histoire. Une variété de situations très intéressantes, parfois difficiles, en tous cas représentatives de ce qu’un voyageur est susceptible de rencontrer : portraits, paysages, images d’action, ou images nocturnes.

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Jeune paysanne en habits de fête dans les montagnes éloignées du Nord. J’ai adoré le 70-200 mm f/4 pour réaliser des portraits. Extraordinairement piqué et pour autant léger, il est bien adapté au gabarit de l’EOS 60D, ou même d’un EOS 600D, deux boîtiers capables d’exploiter ses exceptionnelles qualités optiques.Données EXIF : 1/250 sec – f/4 – 160 ISO – 135 mm (c’est à dire 216 mm) – EF 70-200 mm f/4 L IS USM.

Malheureusement, le mois de février n’est pas la meilleure période pour voyager au Nord Vietnam : une seule journée de soleil en deux semaines, ce sont des choses qui arrivent… On ne peut visiter que des pays où il fait toujours beau. Ce jour là, il ne fallait donc pas se rater ! Et c’est là qu’on apprécie de pouvoir compter sur son boîtier…

Voilà d’ailleurs LA raison, pour laquelle les photographes experts refusent les demi-mesures : viseurs médiocres, AF hésitants, ou manque de réactivité. Les reflex experts sont donc conçus pour mettre toutes les chances de votre côté le Jour J : lorsque surgit « LE sujet » que vous attendiez…

 

 


Caractéristiques : le juste équilibre ?

Canon, Nikon et Pentax se livrant une guerre pied à pied, en vue de fidéliser le « haut du panier » des photographes, jamais nous n’avons eu autant de choix pour trouver « le » reflex expert adapté à nos besoins. Annoncé en aout 2010 à 1199 € boîtier nu, on peut se procurer l’EOS 60D dès 890 € (prix de la rue), en ce début 2011. Tarif inférieur d’environ 100 €, à celui de ses deux concurrents, les Nikon D7000 et Pentax K5…

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A noter que chez Canon, les photographes peuvent hésiter entre trois reflex équipés de capteurs CMOS de 18 Mpix. L’EOS 7D est le plus lourd, le plus cher (dès 1300 € boitier nu prix de la rue) et le plus performant, c’est un semi pro assez proche de l’EOS 5D Mk2 full frame… Au centre de la gamme, l’EOS 60D est le boîtier expert intermédiaire. Enfin l’EOS 600D est le boîtier amateur (disons amateur expert car il est très bien équipé), accessible dès 750 € boîtier nu (prix de la rue). Signalons enfin l’EOS 550D (ancêtre du 600D doté du même capteur de 18 Mpix), qui peut être une bonne affaire en fin de série (dès 580 € boitier nu)…

Pour faire simple, les petits EOS à 3 chiffres (EOS 600D et 550D) sont les plus compacts et les moins chers (très accessibles en kit). Mais ils ne disposent pas de toutes les options avancées qui intéressent les experts, par exemple le réglage d’ISO par tiers de valeurs, ou la cadence à 5 im/sec de l’EOS 60D. Notons que ces deux petits reflex conservent un testeur de profondeur de champs, ainsi que la plupart des boutons de commande directe (tous les reflex d’entrée de gamme du marché n’en offrent pas autant)… Ils constituent donc une vraie alternative légère à l’EOS 60D.

En haut de la gamme, l’EOS 7D offre tout ce dont un professionnel peut rêver… Mais son poid et sont encombrement sont peu compatibles avec mes voyage « sac à dos ». Ce que j’avais regretté lors de mon précédent voyage au Cambodge, sans que ses caractéristiques professionnelles ne s’avèrent forcément indispensables pour le type de photo que je réalise en voyage.

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Les rizières de Nin Binh, noyées dans la grisaille au 136 mm… Au cours de ce reportage, je suis tombé amoureux du couple formé par l’EOS 60D et le EF 70-200 mm f/4. Un ensemble léger, réactif, pas trop coûteux et proposant un piqué exceptionnel…Données EXIF : 1/80 sec – f/4 – 100 ISO – 85 mm (c’est à dire 136 mm) – EF 70-200 mm f/4 L IS USM.

 


Fonctionnalités, autonomie : tout pour barouder

L’EOS 60D se situe donc à mi chemin entre les « petits EOS » et l’EOS 7D, panachant les caractéristiques des deux séries. Sa cadence de 5,3 im / sec est suffisante pour tout faire, y compris quelques images de sport. Une vélocité qui fait la différence avec l’EOS 600D, limité à 3,7 im/sec. Mais comme sur les précédents EOS, j’aimerais personnaliser la vitesse intermédiaire (seulement deux vitesses sont disponibles). Un défaut mineur sur l’EOS 60D, qui s’avère plus gênant sur l’EOS 7D car il est capable de grimper à 8 Im/sec.

Sur le papier, le système Autofocus de l’EOS 60D reste similaire à celui de l’EOS 50D. Je n’ai toutefois jamais eu à m’en plaindre et il me suffit en voyage… Mais certains reprochent à Canon d’être un peu « radin » de ce côté-là… L’EOS 60D aurait mérité l’AF de l’EOS 7D qui est bien plus impressionnant. Si vous souhaitez traquer les animaux ou les sportifs, optez éventuellement pour ce dernier.

J’ai d’abord pesté contre l’abandon de la carte CF, mais à ma grande surprise je commence à apprécier les SD, depuis que le Macbook Air est équipé d’un lecteur SD. L’EOS 60D a gagné le pilotage des flashs à distance, ce qui évite l’achat du transmetteur ST-E2… Plus utile à tous : vous bénéficiez aussi d’un horizon artificiel, accessible sur écran mais également dans le viseur grâce à des diodes.

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Le boîtier n’est pas tropicalisé mais « protégé contre les gouttes ». Nous avons (prudemment) essuyé quelques averses et traversé sans dommage des montagnes noyées dans le brouillard. A noter qu’en plus de 18 ans d’utilisation de reflex non tropicalisés, je n’ai jamais déploré la moindre panne causée par l’humidité. Ce qui fait réfléchir sur l’argument commercial de la sois-disant « tropicalisation ».

L’autonomie des batteries LP-E6, compatibles avec l’EOS 7D et l’EOS 5D Mk2 est donnée pour 1000 images, mais on peut tenir un peu plus (alors que les LP-E8 de l’EOS 600D ne sont données que pour 400 vues). Ainsi, j’ai pu travailler trois jours sans recharger en baie d’Halong, en réalisant plus de 3500 clichés avec deux boîtiers et trois batteries que je n’ai pas totalement vidé.

A noter que la nouvelle poignée grip BG-E9 (le neuvième du genre ;-) est incompatible avec tout ce qui a existé précédemment… Un grand classique chez Canon qui a conçu autant de grips, que de boîtier ! Du coup, je n’achète plus ces grips (pas si faciles à revendre finalement) et ils ne me manquent pas du tout, même avec mon 70-200 mm. Il faut un peu de pogne, mais ça se travail…

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Viseur et écran 3/2 : sans concessions

Il ne manque pas grand chose à l’EOS 60D pour combler les photographes les plus exigeants, sachant que son viseur est de bonne facture, affichant 96% de l’image pour un grossissement de 0,95x. Il n’est pas aussi luxueux que celui de l’EOS 7D (100% et 1.0x)… Mais visiblement plus confortable que celui des petits EOS 550D et 600D (95% et 0,85x). Signalons la possibilité d’alterner trois verres de visée optionnels (en l’absence d’affichage à la demande d’un quadrillage LCD, comme sur l’EOS 7D et certains Nikon)…

Le grossissement confortable du viseur est l’une des bonnes raisons qui feront éventuellement préférer l’EOS 60D à l’EOS 600D (ce dernier étant équipé d’un penta miroir au lieu d’un penta prisme). Certes les Nikon D7000 et Pentax K5 font mieux avec un affichage de 100%. Mais la différence est-elle déterminante ?

Atout maître de l’EOS 60D, son écran 3 pouces de 1.040.000 pixels au ratio 3/2 articulé (une première mondiale à cette taille-là). Un ratio d’écran 3/2, identique au ratio du capteur ce qui permet d’afficher les images en plein écran et sans bandes noires. Donc de profiter de la totalité des 1.040.000 pixels, la plus haute résolution actuelle sur un reflex. A l’usage, c’est un réel confort que j’apprécie énormément. Utilisé aux côtés de l’EOS 5D Mk2, la différence saute aux yeux…

Seuls trois reflex Canon proposent actuellement un tel confort d’affichage, les autres marques conservant le ratio 4/3 ou 16/9, n’exploitant qu’une partie des habituels 920.000 pixels. Ajoutez à cela un contraste, une luminosité et une fidélité colorimétrique qui ont sensiblement progressé. Leurs écrans sont de vrais points forts pour les EOS 60D et 600D.

L’écran articulé n’est pas du tout proéminant, une fois replié il se fait oublier sans alourdir l’ensemble. Il est d’ailleurs rassurant de le replier à l’envers, afin de le protéger des frottements dans le sac. Inutile de l’enlaidir avec une feuille de protection translucide, qui nuit forcément à l’affichage. Je vous suggère d’ailleurs de replier l’écran de temps à autres… Pour vous astreindre à travailler sans vérifier vos images, afin de mieux vous concentrer sur votre sujet et économiser (si nécessaire) vos batteries.

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Ecran orientable : indispensable ?

C’est en ville que je me suis surpris à exploiter l’écran orientable de l’EOS 60D. Notamment pour rechercher des cadrages originaux ou photographier au dessus de la foule : les bras tendus droits vers le ciel et l’écran orienté à 90° vers le bas… Autre cas de figure : en posant l’appareil au raz du sol avec un très grand angle (l’EF-S 10-22 mm par exemple). Lors de vols intérieurs sur de petits coucous aux Philippines, j’ai pu réaliser de magnifiques images par le hublot, qu’il aurait été impossible de cadrer sans retourner l’écran à 180°.

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Certes, l’AF par détection de contraste en Live-view reste trop lent et ne permet pas la mise au point en vidéo, comme sait le faire le Nikon D7000. Mais est-ce réellement utile, puisque le bruit de l’AF est capté par le micro embarqué (ceux qui investissent dans un micro externe préfèrent généralement travailler comme les pro, en mise au point manuelle). A noter que l’EOS 60D dispose d’un mode reconnaissance des visages, absent de l’EOS 600D, un gadget que je n’ai pas pensé à essayer… En Live View, je préfère l’AF en mode rapide (c’est à dire l’AF classique à détection de phase), qui implique un bruyant relevage du miroir.

Contrairement à l’an dernier, je n’ai pas beaucoup filmé lors de ce voyage. Car je ne trouve jamais le temps de monter mes films, une fois replongé dans le quotidien (c’est le lot de la plupart des vidéastes amateurs, ce qui me fera toujours préférer la photo)… Je n’ai donc pas expérimenté le filtre « anti vent », nouvellement disponible. Mais il semble évident que l’écran orientable est un avantage déterminant pour les vidéastes. 

Au final, l’aspect orientable de l’écran reste un avantage secondaire mais agréable, pour autant, je persiste à considérer le mode Live View comme accessoire. Ce qui est d’ailleurs stupéfiant, c’est de voir des utilisateurs novices équipés de reflex, cadrer les bras tendu en Live View ! Comme avec leurs compacts… Comme s’ils ignoraient l’existence du viseur. Ne riez pas, j’en ai croisé beaucoup au cours de mon voyage. Curieux effet contre productif du progrès technique… Qui pousse certains utilisateurs à la régression dans l’utilisation d’un outil devenu trop performant et complexe, en regard de leur culture photographique.

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Prise en main : inspiration Nikon ?

Pour qui a connu tous les EOS à deux chiffres depuis l’EOS D60 de 2001 (ne pas confondre D60 et 60D), la prise en main de cet EOS 60D est une excellente surprise et marque une rupture…

Moins gros et plus rond que son ancêtre l’EOS 50D, il est aussi légèrement moins lourd : environ 755 g avec sa batterie. Autrement dit, 150 gr de moins que l’EOS 7D qui lui c’est alourdi en se rapprochant de la série 5D. Si l’on veut rester vraiment léger on optera éventuellement pour le petit EOS 600D qui ne pèse que 570 g (ce qui implique une batterie deux fois moins endurante, entre autres sacrifices)…

Ce qui change tout, c’est ce nouveau revêtement caoutchouté antidérapant inauguré sur l’EOS 7D (probablement inspiré par les Nikon D200 / D300). Combiné à une poignée idéalement dessinée, l’équilibre de l’ensemble est vraiment idéal, quasi sensuel ! Allez dans un magasin pour le toucher…

Ajoutez à cela que pour la première fois depuis 1987, le testeur de profondeur de champs est accessible de la main droite (la main gauche est alors disponible pour zoomer ou retoucher le point). Reprendre en main l’EOS 5D Mk2, permet de mesurer la différence de confort. En trois ans, le best seller des boîtiers full frame a pris un vrai « coup de vieux »…

L’ergonomie de l’EOS 60D ne dépaysera pas les utilisateurs d’EOS, qui se sentiront donc à l’aise et n’auront pas besoin de consulter le manuel. Chose remarquable vu la richesse des fonctionnalités. Traditionnellement, Canon est conservateur en matière d’ergonomie et ne procède que timidement et par petites touches… Mais pour une fois, cet EOS 60D surprend avec un certain nombre d’innovations.

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Ergonomie : un « petit EOS 7D »

Progrès lumineux, mais si simple qu’on se demande comment personne n’y avait pensé plus tôt : juste sous l’index à proximité du déclencheur, un minuscule picot en relief permet de trouver immédiatement le bouton de sensibilité ISO. On peut sans se tromper, changer de sensibilité sans quitter le viseur de l’œil. Parfait !

On hésitera d’ailleurs pas à opter pour la sensibilité ISO Auto, puisqu’il est possible de limiter sa valeur supérieure par tiers de valeurs. Ajoutez d’ailleurs cette Entrée à votre Menu Personnalisé Vert, comme je l’ai fait… A l’usage vous pourrez ainsi rester en sensibilité ISO Auto, pour ne modifier que la limite supérieur de celle-ci, en fonction de la luminosité ambiante ou du sujet… En plein jour, je limite par exemple la sensibilité ISO Auto à 200 ISO. Pour des images sportives, je la limite à 600 ISO… Ou à 1000 ISO au crépuscule.

La disposition des touches Play et Corbeille a été revue, tant mieux j’ai trouvé qu’il est plus pratique et rapide de faire du ménage dans ses clichés. On remarque la disparition du Joystick, remplacé par un Pad en forme de trèfle au centre de l’irremplaçable roue codeuse arrière (le Joystick apparu sur l’EOS 20D ne survit que sur le haut de gamme). Le nouveau Pad, ne m’a pas posé de problèmes particuliers, il faut dire que je n’utilisais pas le Joystick que je trouve imprécis (il existe moult moyens de s’en passer).

Heureusement la géniale roue codeuse arrière est toujours là. Elle permet toujours le changement rapide de collimateur AF, après une pression du pouce sur la touche de sélection des collimateurs. Très rapide car il n’y a que neuf collimateurs… D’ailleurs j’ai toujours utilisé cette méthode de préférence au Joystick, bien moins rapide. Et ne pas oublier qu’une pression du pouce sur la touche SET, permet d’activer et désactiver rapidement le collimateur central ou tous les collimateurs, ce qui augmente diablement votre rapidité.

Pour autant, j’adopte généralement la sélection Auto des collimateurs sur mes reflex APS-C (sauf portraits et certains cas particuliers), je sais que ça peut surprendre… Mais le boîtier est plus rapide que le photographe à identifier le sujet le plus proche : une méthode efficace dès que l’on dispose d’un minimum de profondeur de champs. Aux focales courantes, c’est généralement le cas dès f/5,6 en APS-C (dont la profondeur de champs est plus longue qu’en full-frame). Mikael Schumacher pilote-t-il sa Ferrari avec une boîte manuelle ? Non, sa boîte automatique, lui permet de se concentrer sur des choses plus importantes…

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Vieille traction avant dans les rues de Hanoi. Je suis prêt à payer très cher pour disposer d’un grand angle de très haute qualité comme le 14 mm f/2.8. Une de mes optiques préférées.Données EXIF : 1/60 sec – f/2,8 – 800 ISO – 14 mm (c’est à dire 22,4 mm) – EF 14 mm f/2,8 L USM.

 

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On peut utiliser les 3200 ISO sans inquiétude, notamment en format RAW avec Canon DPP, ou Lightroom 3, qui a incroyablement progressé pour le traitement du bruit. Que les utilisateurs de JPEG se rassurent : le contrôle du bruit dans l’appareil est également excellent. Cela dit, il est rarissime que j’ai vraiment besoin d’aller au delà de 1600 ISO.Données EXIF : 1/30 sec – f/4 – 1600 ISO – 70 mm (c’est à dire 112 mm) – EF 70-200 mm f/4 L IS USM.

 

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Le nouvel an est l’occasion de débauches de couleurs, de guirlandes et de lampions partout en Asie. Encore une fois c’est le 14 mm f/2,8 qui me permet de « rentrer dans la scène » pour la vivre « de l’intérieur ». Sa qualité optique à grande ouverture est incomparablement meilleure que ce qu’offre un excellent zoom.Données EXIF : 1/50 sec – f/3,2 – 500 ISO – 14 mm (c’est à dire 22,4 mm) – EF 14 mm f/2,8 L USM.

  

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Une valeur de 1250 ISO, n’est pas 800 ISO, ni 1600 ISO… De nuit on apprécie sur l’EOS 60D, de disposer du réglage par tiers de valeurs ISO (par exemple 1250 ISO). Alors que d’autres boîtiers plus frustres, ne proposent que des valeurs entières doublant à chaque cran : 100, 200, 400, 800, 1600, ect…Données EXIF : 1/30 sec – f/4 – 1250 ISO – 14 mm (c’est à dire 22,4 mm) – EF 14 mm f/2,8 L USM.

 

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Les petits commerçants des rues sont un sujet incontournable pour l’apprenti portraitistes. D’un sourire, demandez l’autorisation de photographier, le sourire vous sera largement rendu… Dans les rues de Hanoi, n’oubliez pas un 70-200 mm.Données EXIF : 1/200 sec – f/4 – 160 ISO – 155 mm (c’est à dire 250 mm) – EF 70-200 mm f/4 L IS USM.

 

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Vélos, mobylettes et trains se partagent l’ancestral pont de fer construit par les Français… Plus loin un nouveau pont moderne est beaucoup moins intéressant pour les photographes.Données EXIF : 1/200 sec – f/4 – 100 ISO – 24 mm (c’est à dire 38 mm) – EF 24-105 mm f/4 L IS USM.

 

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Partout dans la vieille ville, les rues se transforment en marché aux fleurs à l’occasion du Nouvel an. Je ne lâche pas mon 70-200 mm avec lequel je réalise les ¾ de mes images de rue.Données EXIF : 1/125 sec – f/4 – 800 ISO – 111 mm (c’est à dire 177 mm) – EF 70-200 mm f/4 L IS USM.

 

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Photographe ou pas, il faut visiter Hanoi une fois dans sa vie et goutter à ses soupes de crabes et de crustacés, cuite à même le trottoir. J’ai choisi une vitesse lente pour bien visualiser la bouffée de vapeur… Données EXIF : 1/30 sec – f/5,6 – 1600 ISO – 96 mm (c’est à dire 155 mm) – EF 70-200 mm f/4 L IS USM.

 

… à suivre, très bientôt ! 

 


Lire aussi à propos de Canon :

  • Canon S90 et viseur externe, l’astuce qui tue !
  • Deux petits accessoires utiles pour le Canon S90.
  • Test terrain : Canon G10 au Costa Rica (en attendant le G11).

 


 

 

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13 commentaires

  1. Bonjour,
    merci pour ce compte-rendu,cela donne vraiment envie de faire l’upgrade depuis mon 400D…
    J’ai une question plus générale pour le baroudeur-photographe sac au dos : quel matériel non photo prenez-vous et comment rangez-vous l’appareil ?
    Je pars 3 semaines en Jordanie et aimerais prendre soin de mon appareil et de mes objectifs sans m’encombrer avec un sac photo.
    Merci

  2. Dommage pour l’allusion à la F1… ils ont un contrôle total sur leurs vitesses avec une boîte séquentielle, surtout pas de passage automatique, c’est eux qui décident des rapports…

  3. Par boite auto, je voulais dire qu’il n’y a plus de pédale d’embrayage (boite manuelle) ! Il a juste a monter et descendre les vitesses…
    Je suis pas spécialiste en F1, c’est juste un exemple ;-)

  4. Oui, telle est la question ! En effet…
    Mais comme d’habitude, s’interroger sur le boitier (et choisir ensuite ses optiques) est la mauvaise méthode.
    Il convient de choisir d’abord ses optiques : quel zoom trans standard vous fait rêver ? Quels zoom sont dans vos moyens ? Quelles optiques fixes éventuellement…
    A quel prix ?
    Ensuite, le choix entre Canon et Nikon se fera naturellement…
    Par exemple si vous rêvez d’un 70-200 mm f/4 stabilisé (pas trop cher), vous vous tournerez vers Canon…
    Mais si vous rêvez d’un 14-24 mm f/2.8, le meilleur zoom grand angle, alors ce sera Nikon.

  5. oui, Vincent, ahah ! sacré Vincent… pour une fois t’as raison.
    Sauf, que faire le magnifique portrait de la jeune femme en haut de l’article : t’as besoin d’un 70-200mm (ou d’un 100 mm fixe au moins)… Et c’est là que tu commence à faire les comptes ! Et que tu comprends que le 70-200 mm f/4 de Canon, est unique au monde…
    Ceci, dit, je pense que Nikon va bientôt en sortir un (qui va tout déchirer), car Nikon est en train de sortir tout une gamme à f/4 (déjà un grand angle et un 24-120 mm)…
    Tout ce qui manque chez Sony (entre parenthèse, petite pique à Vincent, qui va finir par passer à Nikon)

  6. Oui, oui, le 70-200/4 est super, il n’y a pas de doute. Mais il n’empêche que le portrait du haut tu peux le prendre avec tous les appareils existant sur le marché, de Pentax à Nikon en passant pas Sony, Canon, Olympus ou Samsung.
    En attendant mon passage chez Nikon, j’ai un vieux Minolta 200/2.8 qui fait des merveilles.

  7. Oui oui toutes les marques le font … mais y’a bien un moment ou il faut faire un choix et je comprend que Michel ne veuille pas se planter vu le prix du matos.
    Mon conseil : va les essayer les 2, mettre les mains dessus et l’oeil dedans, vala :p

  8. vincentPosté le

    Bien sûr il faut faire un choix, mais en l’état actuel il devient si difficile de comparer, chaque système ayant ses forces et ses faiblesses mais tous faisant largement le boulot, qu’il faut fermer les yeux et se laisser aller à la subjectivité.
    Essayer de discriminer Nikon et Canon sur des critères objectifs me semble vain.

  9. Je partage le point de vue de Vincent! Aucune marque ne propose l’appareil parfait. Les 2 ténors se valent à 100% dans ce contexte. Par contre le choix APS-C, plein format par exemple me semble être un critère prépondérant par exemple. Si on a encore aucun équipement, il ne faut pas hésiter à tester les marques en magasins et à choisir un peu au feeling. Dans TOUS LES CAS, vous ferez de belles photos… si vous êtes un bon photographe. Perso, je roule en Canon mais j’ai la plus grande considération pour Nikon!

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