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Les photographes doivent-ils bosser (exposer) gratos ?

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MAJ le 05-04-11 (lire dans la suite) – Je me suis régalé hier soir en lisant la Grenouille d’avril (le Diner de con), comme tous les mois d’ailleurs  ! Je l’attends toujours impatiemment…

Certes, il y a un petit je ne sais quoi de « suranné » dans les réflexions de son auteur, qui parfois semble vivre difficilement le passage du 20e au 21e siècle. Mais justement, voilà tout ce qui fait l’intérêt de cette lecture mensuelle…

Car lorsque l’on est tourné exclusivement vers l’avenir (comme c’est le cas de beaucoup d’entre nous, travaillant dans l’univers high tech, geeks bercés de science fiction et de rêves futuristes) et bien nous avons tendance ignorer toutes ces choses qui disparaissent et s’effacent inexorablement, depuis 10 ou 20 ans…

Toute ces choses inventées dans la seconde moitié du 20em siècle, qui ont fait de notre génération ce que nous sommes. Des adultes en bonne santé, évoluant sans trop d’inquiétude dans un monde bien organisé et relativement sécurisant pour le plus grand nombre (si l’on doit se comparer avec le paysan Vietnamien, qui n’est pas certain que sa récolte de riz suffira à nourrir toute la famille).

Nous avons grandi avec (par exemple) : la sécurité sociale, l’assurance chômage, des hopitaux à la pointe de la technologie, le téléphone pour appeler les pompiers, des transports efficaces, ect… et (entre autres) la garantie que tout travail mérite salaire. Tout ça nous semble normal… Et c’est justement de ce dernier point qu’il est question, dans la dernière livraison de La Grenouille d’avril.

Je vous invite à lire l’échange (savoureux) entre un organisateur de Festival photo à Toulouse (Map 11), qui invite un photographe bien connu (Gérard Vandystadt)… Et ce photographe qui dans sa réponse, s’étonne de ne pas être rémunéré pour la sa participation. Et fichtre, qu’on le comprend !


Car il est insuportable que certains festivals photo générant des revenus (inconnus), grâce à leurs sponsors et aux collectivités locales (vos impôts), ne prévoient pas de rémunérer le travail des Photographes exposés ! N’est-ce pas afficher un mépris total de notre métier ?

Personnellement je naurais guère de plaisir à visiter leurs expos, sachant que les photographes exposés ne sont là que parcequ’ils ont accepter de bosser gratos (voir payer pour exposer : ce qui revient à ça lorsque l’on prend trois ou quatre jours sur son temps de travail)…

Les sélections de ces « Festival radins » n’ont donc rien à voir avec le talent ou l’intérêt artistique ! Mais seulement avec le fait que certains acceptent de bosser gratos, juste pour le plaisir de flatter leur égo. Contribuant à « casser » un peu plus leur métier… Pas terrible tout ça.

 

MAJ (05-04-11) : merci à Jean-Stéphan Cantero, pour sa réponse argumentée dans nos commentaires. Je souhaite que toutes vos réponses restent aussi mesurées et respectueuses de vos interlocuteurs. Pour une bonne tenue des débats (on peut débattre intelligemment sans être d’accord)…

Je ne répondrais pas trop longuement, ne voulant pas trop prendre parti.  Mais je reste personnellement persuadé que les photographes exposés devraient être rémunérés (même modestement).

Tout en comprenant la « quadrature du cercle » que doivent résoudre les organisateurs d’un festival naissant… Mais ça c’est la vie ! Rien que de très normal pour un entrepreneur : débuter est difficile dans tous les domaines.

Lorsque vous ouvrez une galerie en plein centre ville (avec force communication) pour y exposer des images (c’est un peu comme de lancer un festival), EDF ne vous fait pas cadeau de l’électricité et vous devez payez tous vos impôts et vos employés…

 Pourquoi donc les photographes seraient les seuls à travailler gratuitement ? 

 Désolé je reste sur ma position… Débuter est difficile pour tout le monde : les photographes, les festivales, ect. Et il y a des règles qui devraient s’appliquer à tout le monde !

« tout travail mérite salaire », me semble un truc totalement inévitable !

 


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60 commentaires

  1. Je tiens à rappeler à tous un des droits d’auteurs qui s’appelle le droit de représentation :
    toute personne, organisme, galerie ou autre qui expose vos images ou autres oeuvres est tenu de vous payer un droit de représentation, il est interdit de vous faire payer pour exposer, c’est illégal

  2. Merci JF, ça faisait un moment que je n’avais pas lu la Grenouille et, celle là en particulier, fait un bien fou. Je n’ai pas connu « la bonne époque », mais j’espère chaque jour qu’elle reviendra, et vite si possible.
    Je vais m’endormir avec un semblant d’espoir ce soir, mais bizarrement, j’ai l’impression qu’il aura déjà disparu au réveil…
    Allez, « force et honneur » comme on dit…

  3. C’est tout bonnement scandaleux. Que de petites manifestations ne rémunèrent pas les exposants, lorsque les organisateurs sont eux-même bénévoles, encore… mais là.
    Internet a fait beaucoup de bien par la création de nouveaux métiers et de nouvelles façon de distribuer les biens et savoirs. Mais Internet a aussi fait énormément de mal à bon nombre de professions, la photographie étant l’une d’elles. Et cette notion de gratuité des biens dématerialisés sur Internet… Il faudrait insérer des bannières publicitaires dans les photos.

  4. Oui, visiblement le site MAP possède un très beau site, très professionnel…
    http://www.map-photo.fr/
    Et il a forcément fallu payer des webmasters et des graphistes pour le développer ! Ainsi que l’hébergement…
    Alors pourquoi ne pas rétribuer à leur juste valeur les auteurs photographes invités.
    Tant qu’on y est : j’aimerais savoir si les photos qui sont exposées sur ce site ont été rémunérées… ou si les exposant les ont cédé gravcieusement (pour satisfaire leur égo, comme d’hab.)
    Après tout, les photographes sont les premiers fautifs ! Ils sont souvent trop cons…

  5. Et quand tu vois la nullité crasse de cette expo (mise en avant sur leur site) :
    http://www.map-photo.fr/expositions-photos/?lang=fr
    tu comprend vite pourquoi c’est nul… car les photographes ne sont pas rémunérés ! Les grandes signatures, ne risquent pas de s’y précipiter.
    Au final, le public ne sera pas dupe. ET exposer de telles merdes, ça ne grandira pas la photographie dans l’espri des gens.

  6. Très bon article. J’aime les gens qui disent ce qui est.
    De plus c’est ce genre de discours que les jeunes photographes qui se battent pour en vivre (dont je fait partie d’ailleurs) ont besoins d’entendre.
    Mais je relativiserai sur un point. Beaucoup de festivals servent aussi à générer de l’argent indirectement.
    Gérard Vandystadt est déjà connu par exemple, mais d’autres ont besoin de se faire connaitre et la communication ce n’est pas gratuit non plus.
    Je prend l’exemple du festival de Montier en Der où on s’est rencontré JF. Je pourrais te citer pleins d’exemples de photographes qui ont décollés grâce à ce tremplin…
    … mais aussi des photographes (très connus) à qui Montier n’a pas énormément servi professionnellement.
    En clair, les festivals devraient rémunérer les photographes qui attirent les gens comme Gérard Vandystadt. C’est directement lié au développement et au succès du festival. Mais d’autre part d’autres photographes profitent de ce « prestige » pour se faire connaitre et donc gagner de l’argent indirectement.

  7. si c’est gratuit ça veut dire que c’est un travail sans valeur. Notre société a pris l’habitude de payer cher des crétins qui n’apporte rien et de ne plus payer les gens qui produisent. La valeur travail est en crise, faut résister ! Les agriculteurs, les ouvriers et bien d’autres sont confrontés à ce problème.

  8. Tout cela est à hurler. Dans un autre monde, je serais (et le s est bien à sa place) photographe à 100%. Là, avec une femme et un enfant à charge, je n’imagine même pas lâcher une seconde mon boulot d’assureur pour vivre à plein temps de la photo, enfin, de la photo que j’aime : photo de concert, photo de plateau, charme et reportage social.
    Concert : la croix la bannière pour récupérer éventuellement dans les 200 euros
    Plateau : les prod passent par des agences pour un ou deux jours seulement, donc plus de reportage suivi dans le temps
    Charme : ça paye un peu, mais le marché est saturé d’amateurs qui acceptent de bosser quasi gratos, enfin j’imagine que ça toujours été un peu le cas
    Reportage social : les journaux ne financent plus que très rarement des sujets, donc à moins de pouvoir produire soit même, c’est à oublier

  9. Bonjour
    La savoureuse grenouille a encore fait des siennes, au travers d’un succulent article (une fois de plus dira-t-on !)
    Pour ma part j’ai déjà été sollicité par divers festivals pour exposer, mais j’ai finalement toujours refusé ou « renvoyé à une échéance ultérieure » car effectivement, le photographe est toujours plus ou moins le dernier des c..
    – l’exposition reste à ses frais dans 100% des cas (obligation d’éventuellement trouver des sponsors ou donateurs)
    – l’hébergement est souvent compris (parfois c’est un bénévole qui propose l’hébergement au delà de l’organisation dudit festival !) mais pas le déplacement
    – pas de rémunération, bien évidemment !
    Si la question de la rémunération PEUT se discuter s’il s’agit simplement d’exposer (soyons honnêtes : tout photographe a un minimum d’égo en lui ^_^), celle du défraiement ne se pose pas me concernant. Il me semble que c’est le minimum requis, au-delà des frais inhérents aux tirages de l’expo en elle-même (on peut là aussi modérer nos propos en considérant qu’une expo peut ensuite « tourner », mais on en revient à trouver encore et toujours des partenaires financiers, car une expo correcte, c’est à partir de 2000 € de budget, rien que pour les tirages !)
    Quant aux interventions publiques, la question de la rémunération est évidente (même si dans le passé il m’est arrivé de le faire gratuitement, avec défraiement cependant ; comme l’écrit G.Vandystadt, on se fait avoir une fois, pas deux)
    Article relayé de mon côté !

  10. Le juteux festival de Montier en Der est LE diner de con par excellence.
    Les photographes du concours dont les photos sont exposées et exploitées copieusement par la suite, mais pas forcement récompensées, doivent payer leurs propres entrées.
    Cela en dit long sur le business…

  11. moi ce qui m’hallucine, c’est L’ARROGANCE INCROYABLE DU COURRIER TYPE, envoyé aux photographes…
    Peut-être l’organisateur aurait pu décrocher son téléphone pour appeler un mec comme Gérard, et discuter de sa participation, plutôt que de lui envoyer ce formulaire (limite insultant)…

  12. Qui n’a jamais téléchargé illégalement un fichier audio ou vidéo ? Alors, qui donne l’exemple ?
    Photo, musique, cinéma, livre, jeux, nos droits sont bafoués, les oeuvres et créations sont pillées.
    Certains diront : liberté, moi je dirais paradigme de l’argent roi et totalitarisme du tout gratuit prince.
    Le bonheur des uns faisant toujours le malheur des autres…

  13. Je lis la Grenouille depuis toujours, connais son auteur, c’est toujours avec impatience que j’attends son coassement mensuel…

  14. Ce coup de gueule ne peut générer que l’adhésion générale, pourtant on pourrait opposer des arguments à ce monsieur.
    On pourrait lui faire remarquer que les chercheurs ne sont pas rémunérés lorsqu’ils publient des articles dans des revues scientifiques aussi prestigieuses soient-elles. Et pourtant il le font de bon coeur car ils savent que les retombées sont indirectes.
    Publier un article gratuitement dans Nature, ce n’est pas se faire voler son travail, c’est s’assurer une audience. On pourrait dire la même chose d’une expo photo. Lorsqu’il y participe, le photographe ne se fait rien voler, les clichés sont toujours bien au chaud sur son disque dur, simplement il peut espérer que cette notoriété générera derrière la vente de reproductions.
    Le hic, c’est bien celui-là : plus personne ou presque ne paye des reproductions photo, qu’il s’agisse de presse magazine ou de particulier. C’est cela à mon avis qui génère cette tension sur les expo photos. Si la photo de presse se portait mieux, les photographes se précipiteraient pour montrer gratuitement leurs photos, en sachant que cela générait automatiquement un revenu derrière.
    Le modèle de consommation de l’image est bouleversé, on tourne toujours autour du même problème, je ne vois pas comment on pourrait revenir en arrière.

  15. @RDC
    D’abord tous les chercheurs ne sont pas payés par l’État.
    En outre, c’est bien le nœud du problème : les chercheurs ont d’autres revenus donc ils peuvent publier gratos. Sauf que ces publications génèrent indirectement leur revenu, il y a là un cercle vertueux. Quand un écrivain quelconque participe à une émission télé, il ne se fait pas payer (en général) car il sait que ce passage va lui faire vendre des milliers de bouquins.
    Pour le photographe ça ne marche plus parce que plus personne ne paye pour des photos, c’est bien là le cercle vicieux. Donc ce n’est pas que la faute des méchants organisateurs d’expo, c’est simplement un business qui disparait.

  16. Ohhh oui ça fait du bien de lire cet article, plus généralement je ne compte plus le nombre de fois où on m’a proposé d’utiliser mes photos gratuitement en contrepartie d’un très généreux crédit photo…vous savez de quoi je parle ! On pourrait passer des heures à parler du problème et des sentiments qu’il inspire mais peut-être faut-il maintenant trouver des solutions ? Alors je viens de penser à une piste : pourquoi ne pas condamner à payer des amendes les photographes qui acceptent de « donner » leur « travail » ? Ce sont eux qui scient la branche sur laquelle nous sommes assis, ce sont eux qui donnent de mauvaises habitudes à nos clients, ce sont eux qui tirent le marché vers le bas. A votre avis que diraient les garagistes d’une grande ville si l’un d’entre eux se mettait à travailler gratuitement ? iraient-ils blâmer les clients qui en profitent ou essaieraient-ils de faire entendre raison à ce concurrent généreux ? Voilà c’est une idée certainement un peu utopiste mais vous connaissez d’autres solutions ? En tout cas à ce jours aucune d’entre elles ne s’est montrée efficace !

  17. Je suis d’accord sauf que je ne vois pas pourquoi les organisateurs d’expo, de festivals, qui génèrent pas mal de retombées économiques (parfois phénoménales cf, Montiers en Der) ne prévoient pas de rémunérer ceux qui apportent par leur travail, la matière première, à savoir ici les photographes.

  18. tout à fait d’accord avec RDC : de toutes façons, en se comportant en parasites et pilleurs d’oeuvres et de droits d’auteurs, ils tuent petite à petit la photo… donc la pérénité de leurs festivales dans les décénies à venir…
    Mais ils préfèrent les profits à courte vue (comme beaucoup).
    Les vrais festivals (il y a de la place pour 1 ou 2 en France), resteront réputés car ils payront de prestigieux photographes…
    EN attendant ceux qui exposent à Toulouse sont forcément de nullitées :
    Expo My N’club par exemple (pppfff on rigole) !
    Il y a un fil intéressant sur le sujet sur le forum Virus Photo :
    http://www.virusphoto.com/192317-billet-dhumeur-a-lire.html

  19. En fait, on va faire un casse, toi tu porte le flingue et moi j’emporte la caisse. Je garde les sous et toi la chance de sortir à la TV grâce au caméra de sécurité…
    On veut des têtes connues car ça fait entrer des visiteurs… mais on ne veut pas les payer… alors on trouve le pigeon qui accèpte et finalement le pigeon se fait connaitre et après on utilise son nom en disant « même perlinpinpin est venu gratis » mais on oublie de dire que duconpigeon était inconnu ou peu connu à l’époque de sa visite….
    Business is business, ou on prend tous une partie des bénéfice ou on boycott ce type d’arnaque qui joue avec l’enthousiasme des débutants et l’ignorance ou l’amabilité des plus connus.

  20. Je reste dubitatif sur ce point de vue. Au principe de combattre le monde de l’argent on financiarise un peu plus les échanges.
    Si je suis votre raisonnement, beaucoup de choses sont susceptibles d’être facturée et je ne suis pas certain que la société y gagne. Clairement, toute personne apparaissant dans les médias doit recevoir une rémunération.
    -Le journaliste qui interviewe un rebelle libyen gagne de l’argent pour cette interview, donc je ne vois pas pourquoi le rebelle ne toucherait pas sa part du gâteau.
    -Sarko qui s’invite sur le plateau de TF1, ça fait des recettes publicitaires pour la chaîne, donc il faut payer Sarko en conséquence.
    -L’expert de Météo-France qui ramène sa fraise pour nous expliquer pourquoi il a plu hier, idem.
    -Tepco devrait également demander des royalties aux journaux pour les pics de vente générés par l’accident de Fukishima.
    Etc, etc.
    Pour lutter contre un monde pourri, on se construit un monde encore plus détestable.

  21. Pour moi il est plus difficile de trancher aussi vivement, et je suis d’accord avec Vincent dans son raisonnement.
    Beaucoup de photographes ont commencés en se faisant des petites expos, et pour autant que je sache celui qui met le lieu à disposition, paies l’électricité, les charges, etc… mets son lieu à disposition en espérant faire venir quelques clients attirés par l’animation.
    Le photographe en retour bénéficie de spectateurs qui sortent du cercle ami-famille, et peux toujours rêver croiser un mécène qui le financera ad- vitam.
    Bref, lorsque le petit photographe devient grand et demandé pour exposer dans les festivals, la réalité a évoluée elle aussi.
    Les festivals photos (hors Perpignan, et encore il commence a se fondre dans le moule aussi ) n’existent que par des volontés politiques et des réalités économiques.
    Les grilles de Sénat servent de lieu d’expo grâce a la volonté de quelques acharnés qui ont réussi à imposer la photo, leur pouvoir s’arrête là : lorsqu’il s’agit de faire des tirages, il vaut mieux avoir une fondation à soi qui peut prendre en charge les tirages ou avoir une expo déjà tirée, sinon le co-financement se fera au détriment du photographe….
    Dans la pluspart des festivals photos qui n’existent pas depuis les heures bénies de la photo de presse mais celui de l’avènement des microstocks, les modes de financement et de rentabilité sont nuls ou non avenus.
    La pluspart de ces festivals ne survivent que de la perfusion d’argent public, rarement privé, et cela ne permet pas de rétribuer tout un chacun à hauteur du travail qu’il fournit pour ledit événement.
    Je ne crois pas que ce soit rendre service à la photographie au sens large, pas seulement aux professionnels dont c’est l’unique activité, de monétiser l’ensemble des rapports.
    On paie un conférencier ( souvent des sommes faramineuses en valeur-temps passé ) non pas sur ses travaux précédents mais pour un travail donné en relation avec l’intitulé de la conférence ( globale ou pas ).
    En ce sens je comprendrai que Gérard, s’il devait effectivement faire un travail de recherche, de documentation puis de synthèse à présenter spécifiquement à ce festival, soit en droit de demander à être rémunéré pour sa prestation.
    Dans le cas qui nous occupe, on lui demande de participer a un jeu de questions-réponses avec un public, a l’issu de laquelle séance il pourrait vendre et dédicacer quelques recueils de ses oeuvres.
    Une image glauque me revient en tête : au dernier salon de la Photo, Reza était invité après Marc Riboud par un magazine spécialisé dans le reportage photo.
    Au même moment, commençait une session de formation sur le stand Adobe consacré aux innovations de CS5 et LR3 ( avec des licences à gagner )
    J’ai vu une dizaine de jeunes photographes, qui se pressaient pour discuter avec Reza, se calter en 10sec sur le stand Adobe dans l’espoir de gagner une licence…
    Et ce monsieur, très digne, de respecter son engagement vis à vis du magazine et de passer 1h quasi seul, sollicité à de rares occasions au milieu d’un salon ultra-bruyant.
    Quand je me suis moi-même approché, une jeune fille lui demandait combien coûtait l’abonnement au dit magazine…

  22. Vincent, si tu connaissais un peu les médias, tu saurais que le rebel libyen interrogé par la TV, demande généralement un petit bakshish (un petit billet de 10 à 100 dollars ou beacoup dans certains cas), pour parler dans le poste…

  23. Post après posts, quel que soit le sujet, cette façon qu’a Vincent d’avoir systématiquement un avis sur tout (et contre tous généralement)… est quasi caricaturale !
    Tu ne t’en rends peut-être pas compte Vincent, mais tu est un vrai « donneur de leçons »…
    tu ne te demande jamais si ton avis est vraiment le bon ?

  24. Tu as sans doute raison Gérald, l’unanimisme il n’y a que ça de vrai.
    En tout cas ton avis est sûrement le bon, puisqu’il est majoritaire.
    « EN attendant ceux qui exposent à Toulouse sont forcément des nullités » : Voilà au moins un avis posé qui n’a rien de péremptoire. On voit que le consensus t’habite.

  25. Merci Vincent, pas contre tous, non. Et les « vieux loups de mer » qui ont tout compris au système, à ses défaillances et leurs origines, annoncées de manière si présomptueuse parfois…. vous me faites assez rire (ricaner ?). De manière générale, aujourd’hui, je ne vois aucune source d’espoir en vous lisant.
    Heureusement, pour moi bien évidemment, il y a des avis plus nuancé, moins « mon nombril, moi-même et les autres sont des cons ». Comment trancher aussi sec ? Selon certains, tout le monde doit être payé, selon d’autres, seulement les plus connus ??! C’est sûr, ils en ont plus besoin…. Et c’est bien ainsi que l’on a découvert tant de talents d’ailleurs…
    Parce que le problème, pris d’un point de vue sociétal et sur l’enjeu de la diffusion culturelle vis-à-vis du grand public, devient autre. Comment financer cela lorsque beaucoup de festivals n’ont que peu de ressources mais ont le mérite d’essayer de représenter une certaine vision ? On les zappe ? Au profit des festivals nous ressortant les fameux grands, encore et encore parfois ?
    Je fais l’avocat du diable (meuh non, pas toi, Vincent ;-), mais je suis bien sûr d’accord sur les défraiements pour tous, et certains points soulevés. Mais trancher ainsi ? Sérieusement ? Les organisateurs doivent trouver des sponsors, des partenaires, des autorisations, des moyens, des bénévoles, mais le photographe, lui, arrive et se fait ***** les bras derrière la tête ?? C’est si simplement raisonné. Encore une fois, je rentre dedans tête baissée, mais le but n’est que de contrer l’unanimisme nauséabond de certains…

  26. Il n’est pas question de tout monnayer vincent. La demande est légitime puisqu’elle est prévue par la loi. Cela s’appelle le Code de le Propriété Intellectuelle, et plus précisément, le droit de représentation.

  27. AHHHHHH que ça fait du bien cet article. L’humour de Gérard VANDYSTADT est fabuleux.
    Vous pouvez dire ce que vous voulez sur que ben oui mais il y en a qui se font connaitre comme ça. Mais est-ce que Gérard VANDYSTADT a besoin de se faire connaitre???
    Et quand vous êtes pro et que vous êtes systématiquement confronté à la gratuité, vous en avez très gros sur la patate, donc ahhhhhhh oui que ça fait du bien cet article.
    Débuter, se faire connaitre c’est bien, mais nous on veut gagner notre croute jusqu’au bout.
    J’ai 37 ans et j’aimerai manger autant qu’un jeune qui démarre.
    D’autant que c’est bien de faire démarrer pleins de jeunes, mais c’est pas tout. Comme il dit bien dans son article, il faudrait aussi savoir un peu sélectionner les expos parmi cette tonne d’images déversées chaque jour. Ça grandirait la profession, la photo, l’art.
    Je remercie la grenouille, Gérard VANDYSTADT, macandphoto et je promets de me battre autant qu’eux, pour ma pomme et pour cette profession qui mérite beaucoup plus de respect que ce qu’elle n’en a aujourd’hui.
    C’est dit!

  28. Les photographes un peu expérimentés connaissent la musique éculée qui consiste à dire « nous sommes une petite structure, nous n’avons pas d’argent, mais cela vous fera de la pub etc… » Chacun est tombé dans le panneau à ses débuts. Quand on apprend que tout le monde a été payé, l’imprimeur pour les affiches, le chargé de mission (qui en plus touche les pots de vin de l’entreprise qui monte le chapiteau),etc… Tous payés sauf celui qui fourni la matière première et pour lequel tout le monde se déplace et paye son entrée…

  29. D’accord avec toi RDC, cette impression dans le ventre de s’être fait « eu », je n’en veux juste plus.
    Aucun argument ne tiendra contre ça!
    Et comment voulez-vous qu’un photographe peu ou moyennement connu puisse caresser l’espoir de se faire payer un jour, si même une star ne le fait pas?
    Le refus de donner des photos gratuitement servira au moins connus, au contraire de ce que j’ai pu lire ici, car c’est ainsi qu’on pourra péréniser la profession.

  30. c’est tellement courant …
    en général les kéké sont heureux d’être exposés ne serait-ce que sur internet.
    Peuvent jouer aux grands après.
    Suffit de prendre les structures de  » photographes  » comme WeMove ( photographes de soirée … )

  31. Je ne vois pas en quoi l’avis de Vincent est « donneur de leçon ». C’est vraiment détestable cette manie de certain à traiter de donneur de leçons les gens qui apporte une réflexion un peu différente de celle de la meute.
    Et la question de la marchandisation de l’art est un vrai problème de société. Qu’on soit d’accord ou pas, tout ne se vend pas ! et libre à ceux qui veulent donner leur temps, leur salaire, leur oeuvres de le faire. C’est le principe même du libéralisme que beaucoup semblent pourtant défendre ici. C’est le principe de la concurrence aussi. Même rémunérée les expos laisseront certain sur le carreau car il y aura toujours des gens pour vendre moins cher. Sauf à réguler le marché dans des proportions qui deviendront vite inacceptables et limiteront la concurrence faisant augmenter les prix et déserter les expos… qui s’arrêteront.
    On est dans un schéma économique classique … pour des marchandises.
    Or, l’art n’est pas une marchandise. Si elle l’est devenue c’est dommage pour ceux qui souhaitent en vivre mais personne n’empêchera jamais aux amateurs (photographes, musiciens, peintre…) d’exposer pour le plaisir et l’envie de donner. Simplement.
    Pourtant, il est intolérable que les entreprises de Salon ou d’exposition fassent leur beurre sur le dos des photographes. Et il est même intolérable que des amateurs puissent exposer dans des lieux générant des revenus.
    Autrement dit, le champ « commercial » doit utiliser les règles loyales de la concurrence et le champs « amateur » rester dans ses limites et refuser tout contact avec le monde de l’entreprise. Sinon les dés sont pipés.
    C’est tout le sens des contrats Créative Commons. On veut bien distribuer gratuitement aux secteurs qui ne génèrent pas de profits mais faire payer les même photos ou œuvres à celle qui en tirent bénéfice. C’est à cette seule condition, à mon avis, que le système pourra fonctionner en conciliant les deux attitudes marchandes et non marchandes.

  32. Nous nous permettons d’intervenir de manière légère sur ce fil car nous ne nous sentons pas attaqué outre mesure et Monsieur Vandystadt est un grand nom de la photo sportive et un personnage haut en couleur ! On peut lire sur ses blogs ses très nombreuses humeurs. Disons qu’on en entend souvent parler et qu’on nous en parle très souvent aussi.
    Sur le site ou vous évoquez notre proposition je souhaite juste préciser que ce mail faisait suite à plusieurs appels téléphoniques de notre part. Il eut été maladroit de commencer de but en blanc par ce mail.
    Monsieur Vandystadt a transféré les mails pour publication, par politesse nous ne diffuserons pas les retours que nous avons eu au sujet de la teneur de ses mails parfois assez dure avec lui.
    Lors de notre conversation téléphonique Monsieur Vandystadt était tout à fait partant et me précise juste en raccrochant qu’il me répondra par mail et qu’il espère que nous accepterons son offre. Interloqué nous souhaitons en discuter au téléphone mais il refuse. S’en suit le mail que vous avez en début de discussion. La question financière, la jeunesse du projet et donc le manque de moyens à été évoqué et très clairement.
    Voila pour la forme.
    Pour le fond nous souhaitions inviter Monsieur Vandystadt non pas à exposer mais à rencontrer le public lors d’une Rencontre de 45 mn sur le Festival MAP11 avec un défraiement Transport + hôtel +restauration.
    Depuis trois ans de grands noms nous ont rejoint et comprenne la démarche de notre festival. Il n’est nul question d’argent car nous n’en avons pas et c’est bien là le sujet. Nous remercions ces grands noms de comprendre notre projet et de se joindre à nous. En 3 ans, jamais aucun refus.
    Nous avons juste Trois ans, une reconnaissance importante mais nous construisons encore et la route est longue… Nous essayons d’être humbles, car nous ne sommes pas parfaits.
    Rome ne s’est pas fait en un jour.
    Nous rejoignons la plupart de vos réflexions d’où notre volonté d’inviter des professionnels reconnus à évoquer le métier, les difficultés, les pratiques. Jean-François nous t’avions d’ailleurs contacter en 2009. Cette année le vice président de l’UPP est un invité d’honneur et viendra sur le festival, Joelle Verbrugge est venu parler en 2010 lors d’une rencontre passionnante du droit et de l’image. Jean-François Leroy sera cette année à nos côtés pour évoquer le photojournalisme, tout comme Reza et Jean-Luc Marty, directeur des produits éditoriaux chez Prisma et ancien rédac chef de Géo et j’en oublie…
    Chaque photographe exposé repart avec son exposition que nous produisons et que nous lui remettons (souvent sur bâche en 200×120 cm) parfois encadré et l’ensemble tiré par le prestigieux labo Picto.
    Nous nous voulons un festival tremplin pour jeunes talents et cela fonctionne.
    Soit on parle, soit on fait. Nous essayons de faire, nous avons démarrer de 0 et nous sommes heureux d’avancer, de construire et de la ligne directrice du projet.
    Critiquer chaque action, chaque projet est facile… On fait quoi pour la photo ? On attend…. Les photographes ne seront pas plus rémunérés à attendre un projet. Il faut relativiser et bien comprendre notre démarche.
    Nous essayons de faire, de construire et d’avancer. Je vous invite à aller sur notre site pour en apprendre plus et juger sur pièce http://www.map-photo.fr
    Monsieur V. dira que nous faisons de la com mais cela ne nous pose pas de problème qu’il écrive encore un long texte, il aime ça. Je trouve ses images bien plus pertinentes.
    Nous n’avons pas réagi au dernier mail car nous avons estimé qu’il ne cadrait pas avec notre festival. Et nous l’assumons. Au delà des 2000 euros diffuser des mails pour publication en oubliant les échanges écrits, les fondements du projet, la jeunesse de ce dernier n’est pas très classe. Mais ça c’est un autre histoire d’homme cette fois-ci.
    Nous restons disponible pour lire vos critiques. Je crois que c’est ainsi que l’on avance.
    Merci
    JsCantero (pour les organisateurs du festival)

  33. Je précise juste que j’ai beaucoup de plaisir à intervenir sur cet excellent blog depuis que j’ai eu un portfolio gratuitement de la part de JF sur ce site.
    A très bientôt.
    Amicalement
    JsCantero

  34. Donc si je comprends bien toute l’équipe de MAP11 est bénévole et il n’y a aucun enjeux commerciaux derrière cette opération, le seul but poursuivi est la promotion de la photographie ?

  35. @AlainB
    Tu confonds le marché de l’Art et les artistes. On parle ici de rétribuer les artistes pour l’exploitation de leurs œuvres, pas d’achats fait par quelques riches personnes pour qui cette niche représente un investissement qui, eux, dénature l’Art en lui-même.
    Les artistes ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche. C’est de ça dont il est question.
    Concernant le cas évoqué, ce que je vois c’est que l’éditeur du site est une SARL. Après, je n’ai pas le cadre précis.

  36. @ Nicolas
    Non, je maintiens. Un artiste n’est pas forcément quelqu’un qui vit de son art. S’il en vit, il entre sur un marché dont il est l’un des rouages économiques et en ce sens il est soumis aux règle de la concurrence et il est vrai qu’elles sont dans ce domaine bien plus floue qu’ailleurs.
    Les artistes d’ailleurs rarement vécu de leur art mais beaucoup « d’amour et d’eau fraîche  » ;-)). Beaucoup sont morts pauvres et ceux qui en vivaient étaient soumis au aléas du mécénat.
    C’est notre époque de marchandisation (surtout en musique) qui maintien cette illusion que l’on peut vivre d’un art. Sauf à ce plier à faire ce que le public attend comme forme d’art, de musique, de peinture… selon les modes… mais alors on est plus un artiste on est un artisan non !
    PS : la mise au point de JsCantero apporte un éclairage indispensable au débat. Sans être totalement convaincu par ses propos. Même quand une entreprise commerciale ne fait pas de bénef, elle reste une entreprise commerciale et il n’y a aucune raison qu’elle bénéficie d’avantages réservés à l’économie sociale.
    Trop souvent l’argument de la jeunesse et du démarrage de l’activité est mis en avant pour justifier le non paiement des photographes (la presse web spécialiste du genre). C’est anormal.

  37. Non : « 2000€ pour 45 min de discussion ». Et bien, ça ne me choque absolument pas !
    D’autant qu’il s’agit d’un déplacement de deux ou trois jours… et pas seulement d’une conférence de 45 mm…
    Pour la bonne raison que si l’on invite quelqu’un à donner ses conseils et ses avis pour ce prix-là, c’est parceque cette personne partage une expérience exceptionnelle.
    Le travail qu’il a fallu fournir pour en arriver là est exceptionnel. Ainsi que l’investissement (en temps et matériel) conscenti au fil des années (combien vaut un 500 mm)… Et les risques financiers qu’il a pris au cours de décennies, pour exister dans ce business exceptionnellement difficile.
    Un grand artiste vend ses tirages plusieurs milliers d’Euro. Il me semble normal que ce soit un peu la même chose pour une conférence…
    Enfin, si les organisateurs sont prêts à payer ce prix-là (ce n’est pas le cas ici), cela signifie qu’une prestation de conférence par cette personne là, possède cette valeur là (valeur marchande)…
    Combien demande Lady Gaga pour venir chanter en playback ?
    Vous ne croyez pas que la parole d’un photographe expérimenté, vaut au moins une petite fraction que le playback de Lady Gaga ?
    Personnellement 2000 €, ça me semble même plutôt TRES raisonnable.

  38. Sinon, merci à Jean-Stéphan Cantero, pour sa réponse argumentée dans nos commentaires.
    Je souhaite que toutes vos réponses restent aussi mesurées et respectueuses de vos interlocuteurs. Pour une bonne tenue des débats…
    Je ne répondrais pas trop longuement, ne voulant pas trop prendre parti. Mais je reste personnellement persuadé que les photographes exposés devraient être rémunérés (même pas beaucoup).
    Tout en comprenant la « quadrature du cercle » que doivent résoudre les organisateurs d’un festival naissant… Mais ça c’est la vie ! Rien que de très normal pour un entrepreneur : débuter est difficile dans tous les domaines.
    Lorsque vous ouvrez une galerie en plein centre ville (avec force communication) pour y exposer des images (c’est un peu comme de lancez un festival), et bien EDF ne vous fait pas cadeau de l’électricité, et vous devez payez tous vos impôts et vos employés…
    Pourquoi donc les photographes seraient les seuls à travailler gratuitement ?
    Désolé je reste sur ma position… Débuter est difficile pour tout le monde : les photographes, les festivales, ect. Et il y a des règles qui devraient s’appliquer à tout le monde !
    « tout travail mérite salaire », me semble un truc totalement inévitable !

  39. Jean-François,
    Nous ne sommes pas sur le sujet initial. Mais pour te répondre nous produisons 26 expos que nous offrons aux photographes exposés afin qu’ils puissent exposer en d’autres lieux. Parfois il nous arrive de les y aider. Notre volonté est d’offrir un premier pas dans le monde de la photographie, une médiatisation nécessaire et indispensable pour poursuivre dans le métier.
    Notre discours est sans ambiguité avec les photographes et nous travaillons sur la valorisation de jeunes talents. Je vous invite à voir sur le site la grande qualité des travaux proposés.
    Par ailleurs nous apprenons la grande proximité professionnelle et amicale entre Monsieur Castets (la Grenouile) et Monsieur Vandystadt. Nous sommes pour la liberté d’expression et cet article à charge manque toute fois d’un certain éclairage, le notre. Nous restons disponibles pour en parler avec Monsieur Castets afin de relater les faits et ne pas tirer de conclusions trop hâtives. Mais l’amitié…. remercions pour vos retours.
    A bientôt,
    JSCantero

  40. Quelle organisation que ce soit qui a la vocation d’apporter quelque-chose à la photographie, devrait au contraire commencer par payer les photographes. C’est logique non?
    Sinon on assume, et on dit qu’on organise un évènement pour aider tous les autres acteurs, et que les photographes sont heureux de participer à cette œuvre charitable. À cette occasion ils seront ravis de se rencontrer entre passionnés. Juste dire les choses comme elles sont et pas l’inverse.

  41. Merci Jean-Stéphane, tu es absolument libre de t’exprimer ici… Pour ce qui est de Macandphoto, nous prenons le parti des photographes, mais le débat restera équitable.
    Mon avis reste qu’aucune entreprise n’a pour seule vocation « l’amour de l’art » et « la promotion des photographes »…
    Organiser des expositions reste une entreprise comme les autres… Une socitété organise des expo, cela vivre des personnes, elle paye ses salariés (et tant mieux, vive la libertée d’entreprendre et créer des emplois est une chose fantastique. J’ai un immense respect pour les entrepreneurs).
    Mais je ne vois pas pourquoi, seuls les photographes ne recevraient pas de rétribution pour leur travail.
    Il me semble que toutes les entreprises devraient être sur un pied d’égalité (dans leurs droits et leurs devoirs) donc, payer leurs fournisseurs…
    Personnellement « m’offrir une expo » n’est pas un cadeau ! (non, merci pas de tels cadeaux si ça doit me coûter des sous et du temps…)
    Je n’ai jamais conçu la photo comme cela… Exposer ne doit pas être un honneur ou une chance ! C’est un travail (artistique) comme un autre… et il doit être rémunéré d’une façon ou d’une autre.

  42. Juste pour préciser que j’ai écrit ce commentaire avant d’avoir lu la dernière réponse de JSCantero et que je trouve particulièrement intéressant d’avoir son éclairage.
    Ceci-dit si je comprends cette volonté d’aider des jeunes talents en leur offrant la médiatisation et les frais de tirages de l’exposition, la difficulté pour ces jeunes talents sera de sortir de ce statut, car il me semble qu’il est en fait beaucoup plus facile d’exposer gratuitement en tant que jeune talent que de gagner sa croute par la suite en tant que photographe.
    Et puis en réponse à un des commentaires: L’art ne se résume pas à Van Gogh, et il n’a pas toujours été pauvre.

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