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Festivals et droits d’auteur : le débat continue…

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Suite au débat enrichissant (pas pour tout le monde ahah) de ce week end… autour de l’article : «  Les photographes doivent-ils bosser (exposer) gratos ?  », voici le commentaire du jour le plus perspicasse que j’ai lu depuis longtemps (signé Zanadoo, bravo et merci pour cette participation). A décrypter…

 » Le débat est intéressant, et M.Cantero expose un point de vue intéressant. Cependant je souhaiterai avoir son avis comme le président de ce festival, concernant les questions suivantes :

- La mise en place d’un festival nécessite du personnel et des moyens (technicien, agent de sécurité, agence de communication, imprimerie…) tous ces professionnels sont payés pour la prestation qu’ils executent ?

- Durant ce festival, des moyens sonores (musique, jingle…) seront utilisés. Ces moyens sont donc déclarés auprès de la SACEM et rémunérés auprès des auteurs, compositeurs et interprètes.

- Pourquoi un photographe ne serait pas considéré comme un professionnel et par conséquent rétribué ? Prenons le cas des sites web du festival de map-photo.fr et plus exactement la rubrique Crédits. D’une part, des références à des sociétés sont indiqués (ces sociétés ont été rétribuées pour le travail de création) D’autre part, une mention sur le droit d’auteurs.

Le Festival s’octroie un droit d’auteur et d’autorisation (surement financier) et ce droit ne devrait pas être accordé à un photographe (rémunération pour son travail) ? Quand on met en place un festival dont le thème est la photo, on se doit d’être exemplaire et de rétribuer les photographes car c’est aussi une valeur que de défendre une profession et le professionnel qui exécute cet art. « 

Voilà de quoi faire revivre notre rublique du commentaire du jour (que j’ai trop tendance à oublier)… Evidement je vous propose d’élargir ce débat à TOUS les festivals photos ! Et ne pas s’en prendre qu’au petit dernier (MAP 11), qui ne fait que ce que la plupart des autres ont déjà fait… En même temps, il y a tellement de gens sur lesquels taper (les micro stocks), avant les festivals photos. Mais ce qui gêne un peu c’est que les Festivals sont censés « défendre et illustrer » la photo. 

Bon, je ne serais peut-être plus invité nul part, mais c’est pas grave ! De toutes façon, je préfère aller me balader et faire des photos, que d’aller en regarder… En plus je ressent (parfois) un « je ne sais quoi » d’assez snob dans les festivals, de toutes sortes (oui je sais je généralise, mais bon : on ressent ce qu’on ressent ;-)

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26 commentaires

  1. Je recopie le commentaire de Fred (posté dans le précédent post), mais il est intréessant aussi :
    Hello
    coup de gueule coup de sang, le scandale c’est effectivement TOUS ces festivals et Expo co organisés par des collectivités locales avec nos impots qui IMPOSENT dans leur règlement que les participants offrent leur droit à l’image et ces organisateurs participent pas ou peu aux exigences de présentation qui coutent trés chére aux photographes en leur faisant croire qu’ils auront des retombée.
    Déja pour participer aux appels d’offre du conseil régional on m’indique qu’il faut payer 500 € dans un 1er temps…
    Il y a eu des condamnations je crois pour utilisation abusive des images des collectivités dites locales.
    Il faut que les professionnels des 2 parties se réunissent et éditent une charte de bonne conduite ou Chacun s’y retrouve et cela permettra d’éliminer les moutons noirs.
    Par contre les expo pour « amateurs semi pro » il faut bien qu’ils commencent à être visibles aussi mais avec un certain respect de leur travail;
    Dans les expos moins il y a d’argent plus il y a tendance à l’arnaque, c’est la même chose en peinture et en pire apparemment.
    nous sommes dans une culture du jetable ou l’image et la musique est à la portée de tous et devrait être gratuite pour beaucoup mais on oublie tous ceux qui essaient dans vivre ou d’en survivre.
    Par contre le 1€ par entrée pour les photographes exposants serait les bienvenue afin qu’ils rentrent dans leur frais( voir festival de la photo animalière….)et autres

  2. Je persiste à penser que vous pouvez retourner le problème dans tous les sens, accuser les festivals, les micro-stocks, internet, les roms ou les martiens, vous n’échapperez pas à la réalité de base qui est que la photo est passée en 20 ans d’une économie de rareté à une économie de profusion.
    Et donc effectivement on abuse d’une certaine manière les photographes en leur faisant croire qu’ils auront des retombées à être exposés parce que plus personne n’est prêt à payer pour des images. Mais ce n’est pas la faute des festivals encore une fois. Ou en tout cas pas entièrement.

  3. Vincent tu n’es pas allé prendre un red bull comme il t’as été recommandé tout à l’heure!
    Tu es d’accord avec nous semble t’il qu’il y a un problème. Alors pourquoi ne veux-tu pas que nous commencions à nous attaquer à ce problème par le biais des festivals?
    Tu veux quand même pas qu’on attende les bas croisés?
    On vit une époque où il y a des tonnes de photos, de toutes sortes, du bon, du mauvais, dans un style, dans un autre etc. Une époque qui a un besoin d’images énorme. Est-ce que ce n’est pas un paradoxe de ne pas reconnaitre le travail de la personne qui crée l’image?

  4. Donc exposer si l’on est pas payé pour… est SANS VALEUR !
    Littéralement : une photo exposée sans rétribution ne VAUT RIEN (littéralement).
    Dans ce cas, mieux vaut ne pas exposer…
    Ce que je recommande d’ailleurs.
    Exposer si l’on est payé : oui
    Exposer gratuitement : non
    (exposer gratuitement revient à perdre de l’argent, car il n’y a pas de sommes nulles).

  5. Pas de RedBull mais une infusion de jeunes pousses de ronces… Depuis que ma gonzesse s’est mis au bio, j’avale des trucs incroyables…
    De toute manière, je ne crois pas trop dans les vertu des expos photo de façon générale. La plupart du temps il s’agit de pretexte pour décorer un gymnase moche et les gens regardent d’une façon aussi concentrée que lorsqu’ils écoute une musique dans un ascenseur.
    Cela me fait penser qu’il y a un bail que je n’ai pas entendu de musique dans un ascenseur mais depuis que je vis à la campagne je les pratique beaucoup moins.

  6. Myriam: attendre les ‘bas’ croisés me semble être une posture plutôt féminine ;-)
    (pardon, je n’aurais pas du, je sais…)

  7. Désolé pour le pavé dans la flotte, mais je vois pas le lieu de ce débat…
    Et ce Vandystadt , qui gagne très bien sa vie sauf erreur, a surtout une grande gueule, il me semble.
    Le tout doublé d’un « melon » assez considérable vissé sur le crâne…
    (« Seuls les artistes confirmés, les photographes de talent, qui de plus doivent être les plus reconnus possible, devraient faire exception à une rémunération à hauteur de leur valeur… »)
    Son discours, repris partout ici, est surtout grossier et parfaitement impoli
    Un festival promeut votre boulot, vous paye le voyage, la bouffe, le lit, vous tend les micros, vous aligne les honneurs ,et il faudrait un chèque en plus..?!
    J’ai suivi de près à un moment de ma vie le circuit d’un acteur invité régulièrement aux festivals de cinéma. Films projetés, débats avec le public, interviews enchainées, etc. Des plus renommés et friqués (Cannes, Deauvile..etc) aux plus obscurs locaux amateurs , aucun acteur ou réalisateur n’aurait eu l’idée aussi incongrue qu’obscène de réclamer de l’argent en plus, quand vous avez affaire à des gens qui vont réveiller à minuit la secrétaire de l’assistant du maire pour savoir si ça l’embêterait pas trop de venir avec sa 4L à l’hôtel pour ramener Machin ou Machine à l’aéroport…
    Ce qui est donc la règle unanimement respectée dans le milieu , autrement plus célébré et réputé, du cinéma deviendrait un scandale sans nom dans celui de la photo..?!
    Si Vandystadt se voit un jour remettre une Légion d’Honneur, il va demander de la thune pour le déplacement parce que « photographe c’est un métier » ?
    Désolé mais je ne vois que grossièreté et mépris dans ce « débat ».
    Après, participer ou pas, comme photographe à ces festivals est une autre histoire…
    (précision, je suis pro, indépendant, depuis 20 ans, gagne pas des millions et n’ai par choix jamais participé à un festival…)

  8. Je lis les commentaires et le commentaire de BC m’interpelle également.
    Le discours de M.Vandystadt peut-être grossier il n’en reste pas moins qu’un problème de fond est soulevé: la rémunération et la relation entre les festivaux et le photographe.
    BC, vous faites allusion au Cinéma, je rappellerai que l’acteur est rémunéré par la société de production pour faire la promotion de son film.
    De plus, l’acteur ne gagne pas non plus les mêmes revenus que le photographe et n’ont pas les mêmes frais (le photographe a des couts: matériel photographique)
    Enfin, l’acteur fait partie des intermittents du spectacles, il a donc droit à une allocation chômage…
    Ne trouvez-vous pas paradoxal que quelqu’un fasse un exposé à titre gratuit alors que les personnes autour de vous lors de son exposé sont rétribués ?(je pense à l’animateur du débat, l’ingénieur du son, les techniciens, les pompiers qui vont assurer las sécurité de l’événement ?)
    concernant la ‘promotion du travail du photographe’ par le festival, je ne suis pas convaincu.
    C’est comme le sponsoring des mariages(idée je pense à débattre pour la prochaine fois). Il n’est pas possible de quantifier les retombées. C’est un miroir aux alouettes cet argument.
    Ne soyons pas dupes, la mise en place d’un festival quel qu’il soit, par une ville n’a qu’un but mercantile: faire venir des personnes afin de développer l’économie de la ville.
    Faire venir une célébrité n’est qu’un outil de communication/promotion en vue d’attirer le public. Je ne vois pas pourquoi toute cette économie générée, ne profiterait pas aussi au photographe.

  9. Thierry non tu n’aurais pas du, mais pour te faire pardonner pourrais-tu m’envoyer un porte-jarretelle?
    Sinon, à force de lire ces commentaires, je ne vois même pas pourquoi on débat: c’est évident que tout travail mérite salaire non? Le simple fait de remettre ça en cause est louche.
    Ce n’est pas la même chose de se faire remettre une légion d’honneur et de donner une conférence ou d’exposer.
    Et c’est vrai comme l’ont dit certains que si les photographes gagnaient plus facilement leur vie par ailleurs, ça seraient plus envisageable de participer bénévolement à des évènements, si les autres intervenants étaient bénévoles aussi.
    Mais si les photographes gagnaient plus facilement leur vie par ailleurs, ils n’accepteraient pas tout et n’importe quoi comme il font. Donc on est bien d’accord qu’il s’agit pour les festivals d’exploiter la difficulté des artistes, et leur passion, en s’autoproclamant leur promoteurs.
    pomme a pomme c

  10. « Et ce Vandystadt , qui gagne très bien sa vie sauf erreur, a surtout une grande gueule, il me semble. »
    Malheureusement la situation de Gérard est loin d’être aussi rose : malgré une vie bien remplie derrière lui et une carrière reconnue internationalement, l’ami Gérard ne roule pas sur l’or, loin s’en faut.
    Ce qui explique en partie son ton un peu rude a l’occasion.
    Je penses sincèrement, connaissant un peu le bonhomme, que sa situation serait meilleur il participerait bénévolement sans aucun souci à ce festival.
    La réalité étant ce qu’elle est, je comprends parfaitement qu’il soit échaudé à l’idée de perdre 3 jours de boulots ( après tout il a tout de même une agence a faire tourner )

  11. Zanadoo, je parle de choses que je connais, uniquement.
    Essayez de faire comme moi…
    « je rappellerai que l’acteur est rémunéré par la société de production pour faire la promotion de son film. »
    Première nouvelle ! Il est, chez certains, inclus un devoir de promo dans le contrat,et donc dans le cachet, mais ils font ce qu’ils veulent et personne n’est rémunéré « pour » faire une promo !
    « De plus, l’acteur ne gagne pas non plus les mêmes revenus que le photographe »
    Quels acteurs ? Et quels photographes ? Cette phrase ne veut strictement rien dire…
     » l’acteur fait partie des intermittents du spectacles, il a donc droit à une allocation chômage… »
    Oui ? Et comme ça, en claquant des doigts, le chèque tombe dans la boite ? Je change de job illico !
    Bon, j’arrête, on est pas là pour parler cinoche, mais je m’embête juste à répondre pour ne pas que des gens croient proche de la vérité ce que vous écrivez…

  12. « l’ami Gérard ne roule pas sur l’or, loin s’en faut.
    Ce qui explique en partie son ton un peu rude a l’occasion. »
    et c’est le festivalier invitant qui serait responsable de sa situation actuelle ? On rêve…
    Moi non plus je roule pas sur l’or, et si je galère à un moment, je m’en prends qu’à moi même, je vire mon comptable,que sais je..? mais je ne me permet pas de parler comme il le fait à un gars qui m’invite en reconnaissant mon talent et en prenant tous les frais pour lui !

  13. « Donc on est bien d’accord qu’il s’agit pour les festivals d’exploiter la difficulté des artistes, et leur passion, en s’autoproclamant leur promoteurs. »
    Celui là c’est palme d’or ! Eux c’est les méchants, roulent tous en Cayenne, et le Gégé c’est robin des bois, ben tiens !
    bon, je vous quitte là
    bonne journée à tous.

  14. BC, désolé mais je ne vois pas comment en étant pro de l’image on peut ignorer la situation de GV et surtout écrire ce que vous écrivez.
    Mais je suis sûr que vous allez me faire mentir en nous dévoilant votre identité…

  15. @BC: la situation de GV est très symptomatique de notre époque et des évolutions du marché de la photo ces 15 dernières années.
    Il s’est fait dépouiller de son agence, une partie des photographes qu’il avait lancé se sont rendus aux géants américains en faisant valoir un droit de propriété morale sur une partie des fonds ( financés par l’agence… )
    Pour résumer, GV s’est relancé a 50 ans dans l’aventure de remonter une agence photo, de donner leur chance à de jeunes photographes et de faire vivre tous les petits métiers nécessaires à la survie d’une agence ( éditeur, icono, comptable, etc…)
    Donc respect pour M Vandystatdt, quoique on puisse penser de sa façon de s’exprimer.

  16. @ BC : ne pas oublier que le Festivalier invitant est demandeur…
    C’est lui qui à besoin de notoriété pour son festival (inconnu jusqu’à présent).
    Vandystadt tout le monde connait !
    Le Festivalier invitant est une entreprise commerciale… Pourquoi lui faire des cadeaux ?
    Comprends pas, on a tout à perdre d’aller exposer dans un festival inconnu : son temps et son argent ! Les retombées pour le photopgraphes sont quasi nulles (vente de bouquin, de tirages misérables systématiquement)…
    La notoriété se construit sur Internet et dans les médias (en l’occurence les médias se déplacent pour les photographes)… donc c’est bien le Festivalier qui a besoin de Gérard ! Pas l’inverse…
    Il me semble normal de se faire payer à hauteur de son talent. Ensuite c’est la loi de l’offre et de la demande.
    Si l’offre est supérieure à la demande : les prix s’effondre. L’offre es sans valeur = comprendre on expose de la merde !
    C’est bien le cas à la MAP de Toulouse d’ailleurs… Faudrait me payer cher pour m’y compromettre !

  17. Bonjour
    ce qui est sur c’est que les multiples agences photos se font trés rares celles qui restent sont sur des niches. les autres se sont fait racheter ou en liquidation, par ce que les groupes internationaux qui ont compris qu’ils pouvaient disposer d’un fond immense et trés riche en histoire et en talent( qui va être rentable à la vente pendant des décennies pour tous les historiens, magazines, livres….).
    Ces groupes financiers internationaux ont compris que le 21 eme siécle serait le début du jetable, de la consommation instantanée… et ou la multitude d’infos et surtout de moyens multimédias font que beaucoup d’entre nous se transforment un jour en photojournaliste suite à un événement qui se déroule sous vos yeux ( tout le monde a un tél portable…
    Qu’importe la qualité c’est l’immédiateté, en plus le quidam va pour quelques euros donner son reportage et passer dans les journaux et au mieux à la TV.
    Alors Pourquoi les agences de presse paieraient un photojournaliste, on le voit tous les jours?
    Entre les Américains qui se battent pour leur droit d’auteur qui passent dans le domaine publique, L’AFP seule agence au monde subventionnée par l’état(comme au temps de l’URSS) qui se fait condamner pour utilisation des droits d’autrui. Plein d’agences de com utilisent les fonds casi gratuits qui pullulent sur le web.
    c’est un métier qui fait rêver beaucoup mais dont peu en vivent surtout dans le photojournalisme.
    Je pense qu’il faut vite que les syndicats de photographes se penchent sur la problématique festivals surtout co rganisés ou trés souvent sponsorisés fortement par les départements et régions car c’est avec nos impôts, une ligne de conduite claire et écrite car ceux qui sont concernés car ces organismes publiques aussi ont une forte tendance à rechercher des fonds photos gratuits… par contre il n’oublie pas de vous envoyer une nouvelle taxe pour vos panneaux d’affichages, enseignes…
    J’ai lu içi la signature avec le ministére de la culture une « Charte » Oui avec le 1€ pour les photographes exposant, car les retombées économiques pour la ville organisant est loin d’être négligeable en plus souvent c’est hors saison touristique.
    Il y a certainement une part d’éducation à revoir ou compléter… interroger des jeunes de 16/26 ans pour eux: musique, image c’est du domaine universel donc gratuit.
     »
    Pour la rétribution d’un conférencier photographe « connu reconnu » cela ne me parait pas du tout anormal en proportion du temps passé, il a un cout horaire et le festival s’il le fait venir va en tirer des bénéfices en visiteurs, et cela rassurent les sponsors payants…

  18. Un message sur mon répondeur pour une expo organisée par la mairie d’un petit village à coté de chez moi, je fais quoi?
    L’heure de la vérité a sonné pour moi après toutes ces belles paroles!
    Même pour un petit village, un principe est un principe non?
    Je vous dirais quand je serais invitée à Arles ce que je déciderais (une petite ville à coté de chez moi…).
    Un indice: plusieurs degrés possibles d’interprétation à ce que je dis.

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