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Un mois au Laos avec le Canon EOS 550D – part 2/4

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Voila quelques mois, Déclic Photo publiait sur une dizaine de pages, mon test terrain complet du Canon EOS 550D au Laos… (à ne pas louper également, le test du Canon EOS 7D au Cambodge). Pour les plus passionnés, la version longue (très longue même), en 4 épisodes :

 


Le Canon EOS 550D est-il davantage qu’une simple mise à jour de ses ancêtres, les EOS 400D, 450D et 500D, invariablement renouvelés tous les 15, ou 18 moins depuis 2006 ? Pour le vérifier, nous l’avons confronté aux pires traitements et à de rudes conditions climatiques, durant un mois de voyage entre la Thaïlande et le Laos en pleine saison des pluies…

Texte et photo : Jean-François Vibert

(…) Partie 2 :

   


Ergonomie, prise en main : toujours aussi efficace…

Aucunes surprises du côté du design… Les plastiques sont toujours correctement assemblés, seules quelques modifications mineures on étés apportées. La forme des boutons a légèrement évoluée. La nouvelle touche Q (comme Quick Menu) est bien pratique pour ceux qui pilotent leur boîtier à l’aide du menu synthétique très lisible affiché sur l’écran arrière. Mais je ne m’en sert pas du tout, car je préfère utiliser les boutons de commande directe, comme j’en ai l’habitude sur les EOS experts (d’autant qu’aucun bouton ne manque à l’appel).

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La seule chose que je regrette (un petit peu) sur cette série de boîtier, est l’absence de molette arrière que l’on trouve sur les EOS 7D (et dorénavant sur l’EOS 60D) et à laquelle je suis habitué depuis bientôt vingt ans… Elle est si pratique pour travailler en Manuel, changer rapidement de collimateur AF, ou piloter la correction manuelle d’exposition. Pour utiliser l’EOS 550D en manuel, on pilotera la vitesse de l’index sur la molette avant et il faudra appuyer sur un bouton du pouce pour modifier l’ouverture avec l’index… Finalement, on s’y fait assez bien.

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Dans ce genre de circonstances, j’adore le minuscule « pancake » de Voigtländer : le 20 mm f 3.5 Color-Skopar, que j’ai acheté 400 € TTC. Certes, il n’est pas autofocus et son piqué est loin d’égaler celui du 14 mm f/2.8 de Canon. Mais l’important n’est pas toujours le piqué : la disponibilité et la spontanéité sont tout aussi importantes…  -  Données EXIF : 1/X00 sec – f/XX – XXX ISO – XXX mm – 20 mm f/3,5. - Voigtländer Color-Skopar 20 mm f 3.5 « pancake ».

  

 

L’ergonomie de cette gamme de reflex est abouti depuis longtemps et ne connaîtra probablement plus de bouleversements. Canon n’a pas surchargé l’EOS 550D de trop de fonctions accessoires et de gadgets. Les débutants apprécieront donc sa relative simplicité, mais regretteront peut-être l’absence de fonction numériques, comme la création automatique de panoramiques, ou la retouche d’image embarquée (Nikon la propose, ainsi que le nouvel EOS 60D)…

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Pour vous rendre compte de cette « quasi perfection », essayez donc certains boîtiers récents conçus à partir d’une feuille blanche. Ils vous obligent à explorer des menus mal conçus pour réaliser la moindre intervention (un simple changement de valeur ISO par exemple)… C’est là que l’on comprend qu’il faut des années aux ingénieurs pour améliorer et peaufiner une ergonomie intuitive, efficace et rapide…

 


Il me semble que Canon et Nikon conservent une petite longueur d’avance en la matière. On peut d’ailleurs le constater lorsqu’on s’intéresse aux compacts experts comme les S95, G12, ou P7000 (j’emporte d’ailleurs systématiquement mon petit S90 en voyage en complément de mes reflex).

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Au long du Mékong, la vie quotidienne se déroule paresseusement au fil de l’eau et sous les parapluies qui restent ouverts la moitié de la journée… Soit pour se protéger du soleil. Soit pour se protéger de la pluie. Pour les mêmes raisons, le photographe se munira obligatoirement d’un pare soleil, qui protège de gouttes et améliore le contraste.  Données EXIF : 1/125 sec – f/10 – 100 ISO – 96 mm – EF 24-105 mm f/4 L IS USM.

 

 


Lecteur de carte SD : je regrette mes cartes CF

Ce sujet oublié revient sur le devant de la scène avec le développement des hautes résolutions, la banalisation des fichiers RAW et de la vidéo sur les reflex. Je regrette amèrement la généralisation des cartes SD sur cette série d’EOS depuis l’EOS 400D en 2006. Notamment lorsque après une journée de 10 heures, je dois décharger 30 à 40 Go d’images et de vidéos (oui, ça m’arrive)… Avec sa résolution et la vidéo Full HD, cet EOS 550D aurait vraiment mérité des cartes CF.

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Car les cartes SD, ne se déchargent qu’en USB 2… Il n’existe toujours pas de lecteur de carte SD en FireWire 800, qui est théoriquement 3 à 4 fois plus rapide que l’USB2. Ajoutez à cela que l’USB 3 se fait attendre… A ma connaissance il n’existe qu’un unique modèle de lecteur CF en FireWire 800 : un Lexar trop cher (plus de 70 €), mais hyper efficace avec les cartes UDMA. Ne vous demandez pas pourquoi les pro restent farouchement attachés à leurs cartes CF et à leurs Mac (qui disposent tous ou presque d’un port FW 800) !

 

Ajoutez à cela la taille minuscule de ces cartes SD, que j’ai toujours un peu peur d’égarer… Oui je sais c’est idiot : mais voilà, je me sens moins à l’aise en les glissant dans mes poches ! 

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Installez-vous à l’une des terrasses que l’on trouve dans les rues de Luang Prabang, préparez votre téléobjectif et patientez jusqu’au passage des moines. Vous n’attendrez pas longtemps ! Car cette petite bourgade est la capitale religieuse et culturelle du Laos… Données EXIF : 1/50 sec – f/14 – 100 ISO – 105 mm – EF 24-105 mm f/4 L IS USM.

 

J’en veux donc à Canon, d’avoir également privé le génial EOS 60D du classique lecteur CF qui équipait ses prédécesseurs (de l’EOS D60, à l’EOS 50D), tout comme j’en avais voulu à Nikon lorsqu’il a privé le D90 de son lecteur CF. Donc en l’état des choses, si vous désirez décharger vos cartes de 16 ou 32 Go à la vitesse de l’éclaire, il faudra obligatoirement opter pour un EOS 7D, ou un D300s (sans oublier l’achat du lecteur Lexar FW800 et d’un Mac éventuellement).

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Au chapitre des regrets, précisons que les nouvelles batteries Lithium-Ion LP-E8 sont incompatibles avec tous les autres EOS. Tout comme la poignée BG-E8, que je n’ai pas essayé et qui n’a de toutes façons pas d’intérêt sur un petit boîtier comme l’EOS 550D. Si l’on désire utiliser des objectifs plus lourds qu’un EF 70-200 mm f/4, on choisira plutôt un EOS 60D ou 7D.

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Vitesses lentes et cascades font souvent bon ménage. Ici, j’ai utilisé le retardateur 2 sec et simplement posé l’EOS 550D sur un cailloux, car je ne transporte jamais de trépied. Je le regrette à chaque fois, mais je trouve toujours une solution… Voilà typiquement le cas rarissime, ou nous sommes gênés par « trop de lumière ». Une position 50 ISO aurait pu s’avérer utile (inexistante sur l’EOS 550D). Un filtre gris neutre a l’avant de l’objectif aurait été également utile pour descendre encore un peu plus la vitesse.  -  Données EXIF : 0,6 sec – f/22 – 100 ISO – 105 mm – EF 24-105 mm f/4 L IS USM.

 

 

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En reportage, la polyvalence d’un « trans-standard long » comme le EF 24-105 mm f/4, reste irremplaçable… On rêverait d’un grand frère qui garderait les mêmes qualité optiques, la même ouverture de f/4 et surtout le même encombrement raisonnable.  -  Données EXIF : 1/125 sec – f/5,0 – 100 ISO – 67 mm – EF 24-105 mm f/4 L IS USM.

 

 


 

 


Lire aussi à propos de Canon :

  • Canon S90 et viseur externe, l’astuce qui tue !
  • Deux petits accessoires utiles pour le Canon S90.
  • Test terrain : Canon G10 au Costa Rica (en attendant le G11).

 

 


 

 

 

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6 commentaires

  1. Très bon article comme souvent, on attend la suite… un vrai suspens !
    Je possède un Olympus E-510, et ce dernier n’ayant pas de successeur, il me semble assez évident que mon prochain boîtier sera l’EOS 600D, ou le 650D !

  2. Merci Michel.
    J’adorais ces petits Olympus E-410 et E-510… Les appareils les plus malins jamais imaginés par Olympus.
    A côté, les Pen… font peine à voir (peine ahah ;-)
    Donc EOS 600D sans hésiter !
    Ou Nikon D5100 (si vous ne regrettez pas trop l’absence de testeur de profondeur de champs et de quelques boutons de commande directes)…

  3. Oui, je confirme ! Le E-510 avec le Zuiko 7-14 mm était idéal.
    Je l’ai vendu, avant qu’il ne vaille plus rien. Passé sur EOS 60D avec le 15-85 mm (comme tu me l’avais conseillé)… Je m’offrirais peut-être un 10-22 mm un peu plus tard.
    Bravo pour tes articles !

  4. Bonjour, oui, il y a un gouffre évidement entre un EOS 400D et un EOS 550D / 600D…
    C’est peu de le dire…
    Davantage en terme d’ergonomie, que de qualité d’image (car l’EOS 400D produisait d’excellentes images pour l’époque).

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