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On refait le match, Aperture 3 face à Lightroom 3 (part 3)

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Suite et fin de notre étude comparative de Lightroom 3 et Aperture 3. Évidement elle ne saurait être exhaustive, vu la richesse de ces deux logiciels. J’ai toutefois essayé de passer en revue les points les qui me semblent les plus vitaux.

Dans la partie 2, j’avais sévèrement critiqué la Bibliothèque d’Aperture et l’absence totale d’affichage et de gestion des dossiers « physique » des disques durs (rédhibitoire pour moi et pas mal d’autres). Ce qui avait provoqué d’intéressants échanges. 

Dans cette troisième partie Aperture est en meilleure position et nous ferons le bilan des « plus » et des « moins » en fin d’article. Je vous invité d’ailleurs à compléter mes conclusions. Je n’ai pas trouvé d’étude aussi complète sur le net, si vous en connaissez pointez des liens en commentaires

 

 


 

Gestion des vidéos et intégration : avantage Aperture

Avantage pour Aperture : pour l’import et l’affichage de vidéos, que l’on peut retrouver ensuite dans iMovie. Les vidéos peuvent êtres éditées par iMovie, ce que l’on retrouve dans Aperture… C’est génial. On peut également mélanger photos et vidéos dans les diaporamas ce que ne sait pas faire Lightroom. L’intégration avec les autres logiciels d’Apple est évidement la grande force d’Aperture et la plus évidente des bonnes raisons de l’adopter.

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Aperture à le bon goût de nous proposer davantage de « preset d’exports vidéo » que Lightroom, qui est un peu trop léger de ce côté-là… Autre petite fonction amusante : il est facile d’extraire un petit fichier JPEG d’une vidéo (en Full HD, cela Assurera au moins un 1920 par 1080 pixels, ce qui commence à être imprimable).

Malheureusement, une fois ce JPEG généré, si vopus étiez dans un Album au lieux d’un dossier : impossible de le retrouver facilement dans la bibliothèque (faute de lien sous le clic droit comme nous l’expliquions plus haut)… Il vous faudra retourner « à la main » dans le dossier contenant la vidéo et trier les fichiers par nom (le JPEG extrait porte le même nom, attention donc si vous n’avez pas configuré l’affichage de l’extension de fichier).

  


 

Options et fonctions d’affichage : avantage Aperture !

Pour la première fois un logiciel de traitement RAW offre la possibilité de zoomer précisément à tous les pourcentages de 25 à 1000% : Aperture 3 fait donc beaucoup mieux que LR2, Nikon Capture NX2 et tous les autres que j’ai pu essayer, bravo.

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Ceci est d’autant plus intéressant que vous percevez le renforcement de la netteté de l’image en temps réel en permanence à tous les facteurs de zoom. C’est impressionnants et unique à ma connaissance, Apple a développé un superbe moteur d’affichage (les promesses des versions précédentes sont enfin tenues).

Je trouve donc un peu dommage que l’accès à ces facteurs de zoom ne soit pas très pratique, ce qui gâche un peu la fête (l’ergonomie d’Aperture ne s’appréhende pas souvent du premier coup d’oeil). Il est conseillé d’apprendre le raccourci « z » (comme Zoom). C’est un peu confus pour la plupart d’entre nous, qui sont habitués depuis des années à tapper « Cmd + » et « Cmd – »… Dans Photoshop, mais aussi dans Safari ou Firefox. Cela aurait été trop simple !

De plus, sur le clavier de mon Macbook Pro je n’ai pas trouvé immédiatement un raccourci pour piloter cet intéressant zoom progressif (ni sur les claviers Apple sans pavé numérique d’ailleurs). Il faut utiliser « Cmd et roulette de la souris » (glisser deux doigts sur le trakpad). Cela permet de zoomer rapidement sur la zone pointée par la souris… Sinon, vous devrez utiliser le mini navigateur dans le quel on peut taper une valeur, ou glisser le curseur à la souris (navigateur que je n’ai pas su masquer, ni déplacer c’est fort dommage)… 

0000_screencopy_JFV_ 2010-07-16 à 17.08.21Du coup, on découvre que (comme dans Lightroom), la touche « Maj et roulette » assure un défilement horizontal. Alors que « Alt et roulette » pilote le défilement vertical (comme dans Lightroom). Parfait…

L’affichage à la demande des collimateurs AF du boîtier, est tout simplement génial sur Aperture. Surtout lorsqu’on a des modèles très variés en photothèque (Nikon D300, Canon EOS 7D, ou comme sur cette image de droite : Nikon D3x)… Je rêve de retrouver ça dans Lightroom un de ces jours (ça ne doit pas être si compliqué).

L’affichage est globalement très rapide dans Aperture 3, grâce à l’aperçu rapide (raccourci m). Une innovation arrivée avec Aperture 2, fortement inspirée des aperçus de Lightroom 1, puis quelque peu améliorée par Apple.

Le navigateur plein écran d’Aperture est bien pratique et manque à Lightroom. Il est par défaut sur fond noir, mais on peut heureusement le personnaliser du blanc au noir dans les Préférences (j’aurais préféré un petit clic-droit avec des options d’affichage). 

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J’ai noté une étrangeté : une fois le mode plein écran activé, il est impossible d’utiliser le raccourci Cmd Tab pour passer d’une application à l’autre ! Il faut obligatoirement taper sur la touche Escape pour sortir du Mode plein écran (étrange mais sans importance, avez-vous noté cela aussi ?).

Je ne détaillerais pas les options d’affichage de Lightroom, qui me conviennent bien globalement, même si Aperture a pris un peu d’avance en la matière… Lightroom s’en sort bien, notamment depuis que l’affichage de la netteté est disponible à tous les facteurs de zoom (Lightrom 3). Cela change la vie de vérifier ses images à 50% en développement (l’affichage 100% reste utile, mais est bien trop gros pour évaluer la netteté de la majorité des images destinées à être imprimée en moins de A3.

L’affichage double écran de Lightroom fait jeux égale avec Aperture (avec un Mac puissant). Lightroom conserve l’avantage de son fameux « clic-zoom-avant », si rapide et agréable, que je trouve plus pratique que le raccourci z d’Aperture.

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On aimerait donc bien disposer d’un tel système dans Aperture… D’autant qu’il existe l’équivalent dans l’iPhone et sur l’iPad, sous forme de « double-clic-zoom-avant ».

On peut donc conclure à une sorte de match nul pour l’affichage, avec de très bonnes choses dans les deux logiciels qui sont largement en avance sur tous leurs concurrents actuels.

 

 


 

Méta données : Aperture toujours en retard

Aperture était en retard, et reste en retard… En dépits de quelques progrès du côté des mots-clefs (IPTC Core et coordonnées du photographe). Mais ces améliorations ont été faites « un peu vite » avec parfois des intiltulés de champs qui sont toujours en anglais : « Caption only » au lieu de « Légende seulement »… C’est un peu moyen et cela a pris tout de même deux ans, entre la V2 et la V3.

Malheureusement tout se gâte en lisant ce long article de référence en Anglais : « Apple Aperture 3 Metadata Issues« , qui détail certains progrès… Mais surtout les problèmes que la gestion des méta données d’Aperture 3 continue de poser aux professionnel. Tout aussi rédhibitoire selon moi que l’absence de gestion des dossiers évoquée précédemment dans la partie 2.

Un détail : comme feu iView Media Pro, Aperture vous propose d’utiliser (éventuellement) des champs personnalisés. Ce que je déconseille, sauf si vous souhaitez masquer certaines infos dans les images que vous communiquez. Inutile mais disponible… Lightroom n’offre pas ce raffinement, mais vous pourrez utiliser des champs classiques, par exemple Mot-clefs (que vous taguerez « ne pas exporter »). D’une façon générale, je recommande de fuir tout système propriétaire et fermé : on le regrette toujours tôt ou tard.

La personnalisation de l’affichage des meta données (que vous souhaitez) est performante. Par contre les palettes de filtres (recherche croisées) sont nettement moins impressionnantes que le génial affichage en cascade apparu avec LR2, qui ne connait aucune concurrence et qui a encore progressé en V3.

 

Aperture n’offre pas de possibilité de remplacer les données exifs (pour tricher et faire croire que vous travaillez avec un reflex pro) : pas mieux que Lightroom donc. Il faudra pour cela continuer d’utiliser un petit logiciel spécialisé.

Aperture écrit ses meta données directement « dans » les fichiers, y compris les ajustements. Une prouesse que seul iView Media Pro avait tenté jusque là… Mais est-ce vraiment une si bonne idée ? Je préfère personnellement que mes fichiers restent absolument intactes et que toutes modifications soit inscrites dans un fichier séparé (question de flexibilité et de sécurité) : avantage Lightroom donc. Dans certains situations, les .xmp permettent de faire des sauvegarde extrêmement légères de vos ajustements (quelques lignes de texte ne pesant quelques Ko, ce qui évite de copier des dizaines de Mo).

Ensuite, il faut bien connaitre l’utilisation des meta données de Lightroom (c’est mon métier) pour prendre la mesure de son énorme avance sur Aperture en la matière… Le sujet est bien trop long pour être développé ici (et je garde ça pour mes élèves ;-) Je ne citerais rapidement qu’un seul atout majeur de Lightroom : l’organisation des mot-clefs hiérarchiques et des synonymes. Imbattable et très intuitive.


 

Visage et lieux : exclusivité Aperture… propriétaire à la Bibliothèque

Les fonctionnalités lieux et Visage sont un des avantages notables d’Aperture face à ses concurrents, d’autant plus qu’ils sont bien servis par la légendaire intégration avec le reste des applications Apple… 

Intégration qui séduira surtout les utilisateurs débutants. Généralement, les débrouillés et les experts restant pourtant indifférents à cet aspect séduisant de l’environnement Apple (la configuration pointue des Paramètres prédéfinis d’export de Lightroom les intéresse certainement davantage).

Toujours est-il que lorsque vous tapez vos premiers noms et que le logiciel vous propose de compléter avec les noms trouvés dans votre carnet d’adresse, vous êtes assez bluffés. Toutefois, ces deux fonctions restent assez gourmandes et ralentissent les Mac peu puissants.

Pratique également lorsque le logiciel vous propose une liste d’images ou se trouve probablement un visage connu. C’est une fonction qui deviendra peut-être courante dans un avenir proche sur tout logiciel de classement photo… Et d’ici quelques années tous les pro l’adopteront, comme ils l’ont fait avec l’Autofocus (après l’avoir dans un premier temps dédaigné). Mais il faudrait pour cela que les champs Visages utilisent des champs IPTC normés et ouverts (pas le cas d’Aperture).

Les meta données Visage restent dans la Bibliothèque Aperture et ne peuvent être embarquées dans les fichiers. Ce qui empêche de les exploiter avec d’autres logiciels. Un système fermé donc, dont se méfieront les professionnels.

Il est dommage de ne pas profiter d’une présentation plus professionnelle de la fonction Visages, avec par exemple des icônes plus petites et une personnalisation plus avancée de l’interface… Il manque aussi la possibilité de basculer tous ces noms dans les champs « mot-clefs » ou « Personnes » à la demande.

Ceci d’autant que l’interaction des deux logiciels est en progrès avec Flickr, Youtube, Mobile me, Facebook, Photoshelter et d’autres (à venir)… Mais je n’aborderais pas cet aspect des choses dans cet article, car il existe de nombreuses façons rapides d’uploader ses photos sur ces services. Avantage toutefois aux publish Services de Lightroom dans ce domaine.


 

Module Développement : match nul ?

La question de la qualité du développement est trop subjective pour être discutée point à point. Je trouve le rendu coloré d’Aperture superbe, j’apprécie par exemple le rendu très subtile de l’outil flou… 

Mais le rendu de Lightroom a beaucoup progressé lui aussi (Lightroom 2 était en retard avec un développement parfois grossier). Lightroom conserve l’avantage des Camera profile qui permettent d’imiter plutôt fidèlement le « rendu coloré » de Nikon Capture NX ou Canon DPP… Bref ce sera à chacun de se faire son opinion. Je déclare arbitrairement un point partout, balle au centre.

Un blâme pour Aperture, qui ne propose toujours pas d’historique, ni d’étapes d’historique en développement. Je trouve cela utile lorsque l’on travail en lot en appliquant des ensembles de paramètres sur des dizaines d’images : il arrive que sur certaines, il faille ponctuellement faire marche arrière. L’historique est alors bien plus pratique que d’aller chercher les paramètres qui ont été modifiés. 

A noter l’arrivée dans Aperture (bien longtemps après Lightroom) d’un outil Courbe… Courbe que finalement je n’utilise pas beaucoup dans LR (on a d’autres moyens d’action plus subtiles), alors que dans Photoshop je ne pouvais m’en passer.

Arrivée également de la correction des aberrations chromatiques dans Aperture, qui était étonnamment absente de la version 2.  Tout vient à point pour qui sait attendre ! Et dieu sait que les utilisateurs d’Aperture furent patients sur ce point vital (bien plus important que les courbes).

Dans le même temps Lightroom permet la correction d’aberrations chromatique manuelle (depuis la V1). Mais aussi automatiquement, grâce aux nouveaux profiles d’objectifs (même l’objectif de l’iPhone est pris en compte ;-) Profiles qu’il est possible de développer sois-même et que certains fabricants comme Sigma ont décidé de développer et mettre à notre disposition. Ce nouvel aspect des choses est absolument génial et me fait gagner beaucoup de temps. Un atout majeur et totalement nouveau pour Lightroom.

N’oublions pas d’évoquer la modification des paramètres de développement par défaut de Lightroom. Que je personnalise boîtiers par boîtiers… On peut même la personnaliser par valeurs ISO (seulement si l’on est très très manique)… Paramètres par défaut qui peuvent intégrer les camera Profile, en vue de retrouver (relativement fidèlement), le rendu de Nikon Capture NX ou de Canon DPP.

Souvent je crée un preset pour tel ou tel nouveau boîtier (notamment en tenant compte de sa capacité à encaisser l’accentuation), puis je décide de l’appliquer « par défaut », à la place du développement standard proposé par Adobe.

 

 


 

Gestion des paramètres personnalisés : avantage Lightroom

0000_screencopy_JFV_ 2010-07-17 à 17.53.20Aperture propose enfin de mémoriser des paramètres prédéfinis de développement. Il était plus que temps ! Alors que l’on profite de ce raffinement depuis Lightroom 1 (des fois on se demande ce que faisait Aperture 2, tant certaines fonction évidentes en étaient absentes)…

Voici à droite l’aspect de la fenêtre de création d’un set de préréglage : on peut décocher un réglage coché, mais pas en ajouter dans cette fenêtre, ça c’est un peu génant, (il faudra cocher à l’avance sur la photo, les réglages que l’on souhaite intégrer)…

Je préfère nettement son équivalent chez Lightroom (image ci-dessous), les spécialistes apprécieront… Avantage Lightroom : notamment pour la facilité avec laquelle on peut mettre à jour (modifier) des préréglages existants en cochant (ou pas), les ajustements que l’on souhaite intégrer au preset.

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A noter que dans Aperture, la fenêtre d’aperçu des Paramètre personnalisés, est bien plus sympa que celle de Lightroom. Apple est décidément très fort en design :

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Ajustements et retouches localisées : l’élève a-t-il dépassé le maître ?

Aperture ne propose toujours pas de filtres gradués ce que je trouve extrèmement gênant. Plus légers, plus rapides et plus faciles d’utilisation que les pinceaux, je les utilise très souvent et ne pourrais vraiment pas m’en passer. C’est une des choses les plus appréciée, pendant mes cours de Développement sur Lightroom.

Aperture propose enfin un Pinceau non destructif… Et sans création de fichiers Tiff s’il vous plait (que nous dénoncions ici)… Enfin, presque sans tif : relire le récit de cette découverte étonnante : « Le pinceau d’Aperture crée des masques en .tif « . Etonnant… 

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Le pinceau d’Aperture marche très bien et propose plus d’outils que celui de Lightroom (il manque notamment au pinceau de Lightroom un curseur Noirs et Lumière d’appoint. Cependant on peut contourner cela avec une bonne compréhension de Exposition et Luminosité)…

A noter aussi que le pinceau d’Aperture s’applique sur les tons clairs ou les tons foncés, une subtilité inconnue chez Lightroom. 

Toutefois je trouve le pinceau d’Aperture moins intuitif que le pinceau de Lightroom, ou que les U-Points de Capture NX. Il pêche notamment lorsque l’on veut ajouter une seconde série de coup de pinceau sur la précédente : il faut alors dénicher le bouton « ajouter le nouvel ajustement ».

Alors que dans Lightroom un simple clic sur le bouton « Nouveau » est suffisant. Même soucis lorsque l’on veut modifier un coup de pinceau précédant : dans Lightroom est tellement plus simple d’aller cliquer sur un des « points de pinceau » précédents, pour révéler leur présence et y accéder facilement.

 

 


 

Impression : le soft proofing absent de Lightroom…

Le soft proofing manque toujours dans Lightroom 3 : une caractéristique très professionnel qui n’intéressera qu’une minorité d’utilisateurs (je m’en passe très bien depuis le début, je ne l’utilisais déjà que très rarement dans Photoshop)… Mais puisque Aperture la propose, Adobe devrait le faire aussi (c’est la demande n°1 des beta testeurs, plutôt rassurant).

Les dialogues d’impression d’Aperture sont toujours très impressionnants (mais il manque la possibilité d’ajouter rapidement un peu de texte « à la volée », comme sait le faire Lightroom 3)… On peut par contre ajouter un logo dans les deux logiciels. L‘ajout de netteté en sortie est dorénavant disponible dans Aperture (un avantage très concret, que possédait déjà Lightroom 2).

Les livres d’Aperture sont de plus en plus impressionnants… Avec des prestataires de très haut niveau (Leather Craftsmen, qui propose des tirages professionnels).

Globalement Lightroom a progressé (avec la possibilité de créer des composites avec plusieurs images), mais Aperture conserve l’avantage grâce à ses livres.

 

 


 

Conclusions… 

Si Aperture 1 et 2 avaient un peu de mal à convaincre face à Lightroom 1 et 2, il se trouve que la troisième édition du logiciel d’Apple se défend beaucoup mieux. Sans toutefois rattraper Lightroom 3 à mon avis. Mais d’autres avis sont possibles, les commentaires sont ouverts…

Lightroom étant resté longtemps en phase de ßeta public, Aperture a peut-être eu le temps de faire quelques adeptes dans l’interval. Mais durant ses 2 ans sans mises à jour (que ce fut long), il est clair qu’Aperture à céder d’importantes parts de marché. Sans oublier le fait qu’Aperture n’existe pas sur PC, ce qui le marginalise.

Si l’on voulait résumer la différence de concept entre les deux logiciels : dans Lightroom, ce sont – en quelque sorte – les photos qui passent de modules en modules (Bibliothèque, Développement, Web, etc…). Alors que dans Aperture, ce sont les Modules qui gravitent autour des photos. Mais au final cela revient complètement au même. Ces deux logiciels se ressemblent de plus en plus au fil des versions, (au fur et à mesure qu’Apple ajoute des fonctions qui existaient dans LR depuis le début, diront les plus méchants)…

Ce qui fait la grosse différence, c’est autre chose. Une ergonomie plus efficace et intuitive dans Lightroom à mon sens (et cela depuis le début). Notamment grâce à la gestion directe des dossier du disque dur (quoiqu’en disent les fan d’Apple)…

Sans oublier la richesse des raccourcis par clic-droit de Lightroom (pour passer des dossiers aux collections par exemple). J’insiste sur le fait que les clic-droits ne nécessitent aucuns apprentissage, contrairement aux raccourcis clavier (dans les V1 et V2 d’Aperture il n’existait quasiment aucuns menus contextuels et tout reposait sur un apprentissage fastidieux de raccourcis claviers. Sous l’influence d’Adobe, Aperture a changé son fusil d’épaule).

Enfin, le nouveau moteur de développement de Lightroom est très convainquant allié aux Camera Profiles, qui permettent depuis la V2 de « retrouver le rendu » de votre reflex dans le logiciel du fabriquant. Tout à fait comparable avec celui d’Apple, qui était meilleur que celui de Lightroom 2.

Quand aux corrections géométriques des optiques : c’est la seconde innovation très marquante (et très remarquée) de cette version 3 de Lightroom. Elle contribue à creuser un peu plus son avance face à Aperture 3.

Tentons maintenant de résumer les plus et les moins de chaque logiciel. Je compléterais et préciserais cette liste grâce à vos remarques et commentaires qui sont bienvenus :

 

Lightroom, les plus :

  • Possibilité d’échanger des Catalogues entre Mac et PC.
  • Export et imports très avancés de toute ou partie des catalogues.
  • Gestion avancées des dossiers en Bibliothèque et catalogage avancé.
  • Sauvegarde des ajustements et meta en .xmp (en plus du catalogue).
  • Compatibilité totale avec ACR et quasi totale avec Adobe Bridge.
  • Excellente gestion des meta données (et preset de meta données).
  • Mot-clef hiérarchiques extraordinairement puissants.
  • Filtres de métadonnées et outils de recherche sans aucune concurrence.
  • Paramétrage très avancé des exports de fichiers.
  • Fenêtre Développement rapide, pour travailler en lot en Bibliothèque.
  • Ergonomie très rigoureuse et riche d’innombrables menus contextuels.
  • Finesse du nouveau moteur de développement (LR3 et ACR6).
  • Traitement fin de la netteté et taitement du bruit en haute sensibilité.
  • Filtres gradués et affichage auto des points de contrôle du pinceau.
  • Ajustement géométrique des optiques (notamment aberration chromatiques).
  • Camera Profiles et possibilité de créer d’autres Camera profiles librement.
  • Personnalisation des paramètres de développement par défaut selon ISO.
  • Effets : grain et vignettage après recadrage.
  • Historique complet conservé (même si l’on quitte le logiciel).
  • Gestion auto de la netteté à l’export selon la taille (export, web, print).
  • Nouvel outil de création de filigranes
  • Exports Web facilement personnalisables et variés (templates sur le web).
  • Publish Services (plus convaincants et plus ouverts que chez Aperture)…
  • Très nombreux plug-in disponibles (pas seulement pour l’export).
  • Très riche communauté d’utilisateurs, nombreux tutoriaux, livres, sites…
  • Programme collaboratif de version Beta publique…
  • Disponible en 12 langues : allemand, anglais, chinois (simplifié et traditionnel), coréen, espagnol, français, italien, japonais, néerlandais, portugais (Brésil) et suédois.

 

 

 


Lightroom, les moins : 

 

  • Interface désespérément noire, peu personnalisable.
  • Dialogues d’importation un peu complexes pour les débutants.
  • Pas d’option « Importer depuis iPhoto ».
  • Pas de vue plein écran « strictement », pas de palettes flottantes.
  • Pas d’affichage des collimateurs AF.
  • Pas de soft proofing
  • Aucune impression de livres.
  • Pas d’outils de création de raccourcis.
  • Pas d’extraction de JPEG des séquences vidéos.
  • Les séquences vidéo lancées obligatoirement dans un lecteur externe.

 

 

 

Aperture, les plus :

  • Fenêtre d’importation simplifiée (mieux pour les débutants).
  • Importation et lecture des fichiers pdf ( et oui ! )
  • Rendu colorimétrique par défaut très réussi.
  • Intégration avec d’autres logiciels Apple, avec iPhone et iPad.
  • Fonctions Visage et Lieux (malheureusement propriétaires).
  • Création de champs personnalisés (quoique pas forcément conseillé).
  • Outil de soft proofing.
  • Impression des livres exceptionnelle. 
  • Lecture des vidéo dans l’application.
  • Lecture et intégration de fichiers audio (enregistrés par le reflex).
  • Extraction de JPEG à partir de séquences vidéos.
  • Diaporamas composés de photos et vidéos.
  • Affichage des collimateurs AF.
  • Mode plein écran avec palettes escamotables.
  • Interface en nuances de gris, globalement plus esthétique que Lightroom.
  • Outil de création de raccourcis personnalisés.
  • 100 € moins cher que Lightroom.

 

Aperture, les moins :   

 

  • Gestion des méta données encore discutable (et discutée).
  • Écriture des ajustements et meta données dans les fichiers RAW.
  • Absence totale de gestion des dossiers du disque (création, renommage…)
  • Fonctions de catalogage parfois limités.
  • Fonction d’export et d’import de Bibliothèque encore un peu légères.
  • Poids de la Bibliothèque légèrement plus élevé que Lightroom.
  • Absence totale de filtre gradués (dégradés).
  • Pas de correction géométrique des optiques (auto ou manuelle).
  • Pas de correction des perspectives (verticales ou horizontales).
  • Pas de correction auto des aberrations chromatiques (manuelle seulement).
  • Absence totale d’affichage de l’historique et pas d’étapes d’historique.
  • Support pas assez rapide des nouveaux boîtiers et formats RAW.
  • Absence d’Aperture sur PC, donc communauté d’utilisateurs réduite.
  • Peu de ressources sur net net en Français, peu de livres sur le sujet…
  • Mises à jours trop espacées et absence de programme Beta public.
  • Disponible en 4 langues seulement : anglais, français, allemand et japonais.

 

 


Réflexions complémentaires…

Les retouches localisées des versions 3 de Lightroom et d’Aperture permettent de se passer de Photoshop pour 99% des photos. Ces deux logiciels permettent tellement bien de s’en passer qu’on peut se demander si Adobe n’est pas inquiète d’une certaine « cannibalisation » des ventes de celui-ci.

Une question à relativiser toutefois (d’après mes « sources »). En effet les photographes utilisateurs de Photoshop étaient surtout connus pour « copier » le logiciel ;-) plus que pour l’acheter consciencieusement (si vous voyez ce que je veux dire)… En d’autre terme, le « marché photo » ne pesait pas grand chose dans le chiffre d’affaire du leader de l’image numérique. Aussi étonnant que cela paraisse… Et cela explique pourquoi il a fallut attendre si longtemps pour avoir de bons logiciels conçus pour les photographes.

Désormais, on peut imaginer que les photographes seront en mesure d’acheter Lightroom et Aperture, dont les prix raisonnables de 300 € et 200 € sont plus « à l’échelle » de leur chiffre d’affaire, que ne l’était Photoshop. D’autant que 100% du logiciel leur sera utile, ce qui n’était pas du tout le cas de Photoshop…

Reste à voir si les 100 € qui séparent Aperture 3 et Lightroom 3 peuvent peser dans la balance et séduire un public plus large que les afficionados quelques peu fanatiques de la marque à la pomme ?

 

 


 

Cet article est divisé en trois parties (commencez évidement par lire la première partie ;-)

 

 


BILLET PREC.
BILLET SUIV.

45 commentaires

  1. Excellente analyse. Je te rejoins sur à peu près tout.
    Lightroom (traduit en 12 langues je ne savais pas) s’est imposé comme la référence (pas sans raisons)… Du coup Aperture cours après. Mais ils ont fait d’incroyables progrès entre la 1 et la 2.
    Pour autant, moi non plus je ne pourrais jamais me faire à l’idée d’un soft qui te prive de l’accès à tes dossiers.
    ( !!! mais comment ont-ils pu penser qu’on allait gober ça ??? )
    Je suis sûr qu’ils ajouteront cette fonction Dossiers à Aperture 4 (comme ils ont ajouté la courbe, ou même le bouton droit aux souris Mac… après avoir juré que ça ne servait à rien).
    Et là les mêmes qui défendaient Apple (en disant que faire une classement minimal par dossier, avant de passer aux Albums c’est « old school »), les mêmes vont surement nous expliquer que c’est maintenant beaucoup mieux avec les dossier !

  2. Je reste quant à moi adèpte de LR3, Aperture reste trop lent sur mon macbook pro late 2009, même avec la 2e carte vidéo plus rapide. Content que les pinceaux locaux d’A3 soient enfin non destructeurs mais ça reste en deçà de LR3.
    Merci pour les articles.

  3. On dira tout ce qu’on veut de bien sur Aperture : ils ont toujours un train de retard :
    – Avant c’était la l’absence de retouches localisées non destructives, les courbe, les aberrations chromatique, l’import de RAW + JPEG, etc…
    – Aujourd’hui, c’est l’absence des filtre degradés, des corrections géomatriques, des dossiers, etc…
    – Sans oublier les RAW de nombreux boitiers non supportés
    Ils ont systématiquement une version de retard sur Lightroom. Soit 2 ans de retard !

  4. Un avantage de AP, en ce qui me concerne, est de pouvoir lire les valeurs de couleurs en cmjn (mais ce n’est quand même pas une raison pour me faire passer à AP).
    Je trouve aberrant que LR ne le permette pas (en fait ce ne devrait pas être si compliqué que cela d’implémenter cette fonction dans LR).
    Quand on travaille avec des images destinées à être imprimées en quadrichromie (ce qui je pense est le cas de beaucoup de photographes) c’est primordial de pouvoir lire les valeurs en cmjn.
    Des valeurs RGB 123, 204, 67 ne me disent absolument rien de la couleur qui en résulte, au contraire je « visualise » très bien des valeurs cmjn 0, 98, 95, 5

  5. Hello Jean François,
    Bien ton article, même si on voit que tu es un grand fan de LR (et moi d’AP), juste un petit rectif :
    tu écris :  » Le navigateur plein écran d’Aperture est bien pratique, mais malheureusement à nouveau sur fond noir… Grrr encore du noir ! »
    mais tu peux changer la couleur du fond en allant dans preferences puis apparences et tu as un curseur pour régler la luminosité du visualiseur en plein écran.
    A+

  6. Personnellement je ne suis pas satisfait par la section catalogue de LR. Et je ne suis pas le seul a avoir ces problèmes si je peux en croire ce que je lis sur différents forums.
    Un exemple:
    http://img822.imageshack.us/img822/8892/alscr20100720a124209.jpg
    Comme vous pouvez le vous aucun filtre n’est actif.
    20 aperçus apparaissent, mais le nombre indiqué à côté du dossier est 43…
    Chose encore plus curieuse les fichiers photo dans le dossier sur le DD sont 37 (!!)
    (J’ai bien sur essayé de réimporter les photos ou de resynchroniser le dossier, rien ne change)
    Il y a un truc qui m’échappe…

  7. Pour continuer les commentaires de la partie 2
    Sous ton fameux clic droit dans aperture tu peux exporter l’original et choisir des option quand au changement de nom etc, lancer un éditeur externe (dans les préférence on peux définir un éditeur par défaut), et j’ai un plugin qui fais que sous mon clic droit je peux lancer une gravure. Je ne comprend pas très bien de quoi tu parles en disant qu’il n’y a pas d’import automatique après exportation mais avec automator on peux configurer des actions de dossiers, scripts etc, pour que dès qu’une photo soit importé dans un dossier il soit importé. Les possibilités avec automator sont bien supérieur pour aperture que lightroom et tu n’en parle pas du tout. En tout les cas on remarque que ton argumentation se base uniquement sur une certaine habitude que tu as acquise. Aperture n’a pas la même philosophie de travail et dire que le menu du clic droit super touffu est mieux qu’un raccourci ou encore que ctrl + est mieux que cmd roulette (soit dit en passant c’est ce que propose Mac pour zoomer dans le finder ou autre) ne rime à rien. Tout ceci est différent c’est tout. Après tu peux parler des fonctionnalités manquantes de aperture comme le filtre dégradé, là je suis d’accord. De plus tu nous traite de apple fanboy ou autre mais relis ton article il est truffé de phrase du style « ça existe pas dans lightroom mais personne l’utilise », ça fais un peu adobe fanboy.

  8. Ahhhh ! Automator , j’ai essayé de m’y mettre. Mais c’est bien trop compliqué : j’ai rapidement laisse tomber ! Un truc pour les geek, pas pour les photographes.
    Si Aperture a besoin d’automator, c’est qu’il est incomplet…

  9. C’est dingue de vouloir a ce point nier l’évidence. Évidement qu’à force de bricoler t’arrivera a faire des choses avec l’exportation de Aperture (qui n’étaient pas prévues au départ )
    Mais je te dis pas le temps perdu.
    L’exportation de lightroom est plus puissante, mieux conçue et plus personnalisable…
    Cé dingue ce que les maclants sont tétus !

  10. Alain, c’est rien ! C’est juste que tes images sont empilées ;-)
    Si tu clic sur les petite barres verticales (qui signalent les piles), tu vas déployer les piles et visualiser tes 43 images…
    Je te conseille aussi d’afficher les grilles en vue complète (tu es en vue simplifiée).
    Pour cela, fait un clic droit pour demander les Options d’affichage (ou raccourci Cmd j)
    Et coche : Afficher les extra de grille (tu peux aussi demander Cellules agrandies)

  11. Pas de grand discours mais merci JF pour ce gros « comparatif », je le trouve complet, assez objectif (même si…) et bien écrit.

  12. Article très complet, j’ai appris pas mal de choses sur Aperture (que j’utilise depuis peu sur les conseil d’un membre d’un club photo).
    Mais cela me donne envie d’essayer Lightroom (du coup j’ai l’impression d’avoir loupé un truc, quand je découvre le nombre de fonctions dispos dans la logiciel d’Adobe)

  13. Il est un peu dommage dans Aperture que l’accentuation de sortie ne soit pas disponible lors de l’impression (maison) de livres. Dans LR, l’accentuation de sortie (sharpening) est dispo partout (impression, export, web).
    Qui plus est, la philosophie et l’implémentation du sharpening de LR me paraissent plus claires mais je veux bien reconnaître que je me suis laissé endoctriner par Mr. Fraser et Schewe, il y a déjà longtemps (Real World Sharpening).
    Concernant le soft proofing de Aperture, il a le mérite d’exister mais si celui de PS n’est pas trop simple à utiliser, il est au moins complet. Dans Aperture, pas de gamut warning, pas de perceptif vs relatif, mode de comparaison,… Dans LR, on n’a rien du tout, effectivement.
    Je suis ebcore optimiste et quand Adobe aura pu mettre un peu de temps sur cette fonction qui n’est pas top priorité, reconnaissons-le, l’ensemble sera consistant et permettra peut-être de stocker les adaptations de manière séparée (et duplicable) et non comme s’il s’agissait d’une nouvelle image. Après tout, celles-ci ne concernent souvent qu’un couple papier-encre.
    Quand on imprime chez soi sur différentes sortes de papiers, le soft proofing, c’est rassurant et utile. Peut-être un brin « jusqu’au boutiste » mais bon… ;-)

  14. Merci Momo, même en pressant « J » (commande que j’utilisais déjà ;) ) je n’arrivais pas à changer la visualisation et donc à ne voir ni les piles, ni aucune donnée relatives aux photos.
    Après un redémarrage tout semble rentrer en ordre. Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé (problème résolu toutefois).

  15. De rien !
    C’est les deux touches Cmd et j (autrement dit : faire Pomme j) : et tu accède aux options de présentation (comme dans le Finder d’ailleurs : même raccourci)…

  16. Mieux, moins bien, j’en ai une plus grosse…
    La concurrence entre ces deux logiciels, c’est bon pour ceux qui les utilisent et force les éditeurs à se bouger et évidement il y aura des dossier dans Aperture 4. Il y a bien des scooter à 3 roues pour ceux qui n’ont pas le permis moto, non?

  17. ahah ! Désolé, mais les scooters à trois roues sont apprécié des meilleurs motards pour leur tenue de route…
    Laisser penser que les dossiers sont des béquilles pour la mauvais utilisateurs, est totalement débile ! Car c’est l’inverse justement.
    Si l’on devait comparer : Aperture serait plutôt le scooter à trois roues (Apple ayant caché les dossiers pour simplifier l’utilisation : ce que l’on appel cacher la mécanique sous le capot… la nouvelle mode chez Apple)
    Lightroom propose les dossiers : c’est plus puissant… mais aussi un peu plus intimidant pour les débutants.
    Ah làlà; les macfans disent vraiment n’importe quoi pour défendre leur pomme ! Une vraie secte !

  18. Une chose qui ne me plaît pas dans LR c’est que l’on ne peut déplacer qu’un dossier à la fois. Il est impossible d’en sélectionner plusieurs en même temps et de les déplacer en un autre endroit.
    Je trouve cela aberrant.

  19. Bonjour,
    Vibert dit dans la partie 2 :
    > – Pas d’export au format original (j’utilise ça par exemple pour dupliquer des RAW > avec un changement de nom, en copiant les XMP).
    >- Aucuns plug-in d’export (c’est énorme comme différence).
    Clic droit sur un ou plusieurs fichiers, liste exporter avec dedans :
    – Copie de travail
    – Original
    Métadonnées
    Projet comme nouvelle photothèque
    C’est la liste de base d’Aperture, en dessous séparé d’un trait j’ai UberUpload c’est un plug-in d’export vers serveur FTP. Tous mes mariages, courses de ski, rallye auto sont exportés sur mon serveur pour de la vente en ligne et c’est bien pratique de gérer l’export sans arrêter de travailler.
    Donc on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de plug-in d’export, ni de possibilité d’export au format orignal, ni même de possibilité de changer de nom, car cette possibilité existe avec des presets et aussi la possibilité de modifier suivant ses propres critères le nom du fichier exporté.
    Je n’utilise que ce plug-in, mais une liste existe ici :
    http://www.apple.com/aperture/resources/plugins.html
    Question à JM Vibert: pourquoi de pas parler de sauvegarde, ni en négatif ni en positif ?
    Pourquoi est-ce si important :
    > – Pas de possibilité de lancer un logiciel de post traitement (encore une fois une fonction > utilisée systématiquement à chaque export et qui change la vie).
    Dans mon flux de travail, si j’ai besoin de traiter une image je le fais avant l’export, merci de me dire quel peux-être l’utilisation? Comme avec toutes les fonctions de retouches PSD n’est presque plus nécéssaire.

  20. Pourquoi lorsque quelqu’un avance un argument en faveur d’un article-produit-logiciel Apple il faut qu’il se fasse insulter peu après ???
    Obscurantisme quand tu nous tiens…
    Je n’aime pas les comparatifs. Je pense que une fois que le logiciel fait le boulot, celui que l’on veut qu’il fasse, que l’on apprécie son ergonomie, son interface, et bien on en est satisfait. La vie est affaire de compromis. On en fait en choisissant une focale fixe contre un zoom et inversement !
    Les guerres de chapelles sont plus malsaines qu’autre chose, et pour moi, ce genre de comparatifs devrait rester réservé aux bêta-testeurs… Que je remercie grandement de leurs critiques et demandes qui permettent aux autres comme moi, utilisateurs ne cherchant pas à se prendre la tête, d’avoir des logiciels sans cesse améliorés ! Tout comme les voitures…
    Et tout comme les voitures, on se retrouvent avec sous le capot logiciel une palanquée de choses encombrantes et inutiles, ou mal placées, ou les deux ;-))
    En tout cas JF, sacré boulot et sacré courage de te frotter à tout ces logiciels puis aux critiques et revendications exacerbées de leurs défenseurs respectifs !!!!!

  21. Oui, il faut une certaine patience et un certain courage car parfois les gens sont bien existés ! Je sépare mes réponses…
    —————–
    En effet, je n’avais pas vu « Exporter Original »… (bonne nouvelle, je me réjouis que ça existe)
    Si je l’ai zappé, c’est parcequ’il n’était pas accessible dans la liste des paramètres personalisables… (Je persiste à considérer qu’Aperture est assez limité dans la personnalisation des Exports).
    Dans Lightroom, tu peux combiner « Exporter comme original » avec pas mal d’autre choses et mémoriser l’ensemble en tant que nouveau paramètre. Ces nouveaux paramètres sont dispo sous le clic-froit un peu partout dans l’application)…
    —————–
    Concernant les logiciels que je lance en post traitement : ce n’est pas très souvent Photoshop, mais quand même je m’en sert (par exemple pour vérifier l’aspect des images avant de les imprimer)…
    Mais celui que je lance le plus c’est Entourage (le fichier exporté est automatiquement mis en pièce jointe dans un mail « Brouillon » qui vient au premier plan… Parfois je lance Safari ou Firefox, pour vérifier la colorimétrie des images destinées au Web.
    Bref par post traitement, il faut comprendre « ouvrir l’image exporté dans n’importe quel logiciel ». C’est super, hyper pratique…
    —————–
    Je n’ai pas eu le temps de parler de la sauvegarde (il y a des tas de choses dont je n’ai pas eu le temps de parler)… Je n’ai pas creusé la chose avec Aperture 3 (système de Vault était limité sur Aperture 2)… Elle est assez complète avec Lightroom :
    – Premièrement sauvegarde des catalogues au moment de quitter
    – Secondement Export de la Bibliothèque (+ originaux) en tant que catalogue : pour des sauvegardes globales sur disque externe. Ensuite pour mettre à jour ces sauvegardes, il suffira d’exporter de nouvelles versions du catalogue sans avoir à copier à chaque fois les fichiers images. Très efficace, mais pas hypper accessible aux débutants il faut le reconnaitre.
    – Troisièmement : une simple copie « à la main » des fichiers images et des .xmp (en ce qui concerne les RAW). constitue une sauvegarde : hyper simple et intuitive. On peut aussi tout simplement copier « à la main » le catalogue Lightroom, c’est une bonne sauvegarde.

  22. Considérons que macandphoto est le temple dédié à LR et que Maccreate à Aperture.
    Je n’ai normalement pas besoin de jouer avec des dossiers, mais pour ceux qui voudraient le faire dans Aperture il semble que la solution soit ici et évidement maccreate dit que c’est mieux dans Aperture par contre, c’est un LR fan boy qui l’écrit, alors je ne sais pas :-)
    http://aperture.maccreate.com/2010/07/11/nik-player-relocate-masters-aperture-3-does-it-lightroom-3-does-not/

  23. Vu ! C’est intéressant en effet, Lightroom n’a pas cette fonction…
    Totalement inutile je pense à la plupart d’entre nous, ( ! ) sauf le jour ou vous vous êtes trompé de type de rangement à l’importation (l’erreur est humaine)…
    OK, mais cela peut toujours être fait manuellement en quelques secondes (ou minutes sur de gros paquets d’images)… On classera donc ça dans les options anecdotiques non ?

  24. Merci pour tes réponses.
    Les outils des uns ne servent à rien aux autres, c’est bien pour cela que PSD est une usine à gaz :
    Pour les mails contrairement à toi Mail me suffit et comme j’utilise Bento pour les dossiers clients, c’est en plus mieux interconnectable (à vérifier).
    Ouvrir dans PSD avant d’imprimer: j’imprime avec mes propres imprimantes sur deux lieux d’habitation différents, vive les saisons. Ce sont des Epson, une 7900 avec spectro (pour 1 € de plus) et une 4800 pour celle-ci, j’ai une  Ex Gretag, X-Rite maintenant. Je crée mes profils, et utilise la fonction de simulation de soft proofing, d’Aperture ou de Photoshop. Cette idée d’ouvrir pour vérifier ne m’était donc jamais venue et ne me manque pas non plus. Le soft proofing n’existe pas dans LR, mais à n’en pas douter ce sera pour la prochaine mise à jour.
    Je suis un vrai gros feignant et comme souvent cette catégorie de personnes essaye de faire au plus vite ce qui lui est pénible. J’ai vraiment apprécié de pouvoir dans un projet créer des dossiers intelligents avec les mots clé, puis lorsque c’est finit d’importer et de « clétiser », afficher les images où les mots clé ne sont appliqués pour voir si une série n’a pas été oubliée. Ce n’est pas une idée de geek, juste de cossard
    C’est compliqué de gérer tous ces boulots, toutes ces photos, je voue une confiance aveugle à Aperture et à ses vault en important tout dans la photothèque, pas avec des fichiers référencés, car cela obligerait à faire deux sauvegardes, celle de la photothèque et celle pour les originaux hors de la libraries, même si Aperture et  Time machine ? Avant cela, il y avait Retropect et les DAT, puis les DVD, une soulerie sans fin, tellement pénible à mettre en oeuvre et à ne pas oublier de faire. Il n’est arrivé à cette époque d’avoir des sueurs froides en me demandant depuis quand je n’avais pas sauvegardé, ça c’est pour l’époque numérique. Avant avec la diapo: à cette époque, je bossais pour l’agence rachetée Diaf de Paris. Je doublais toutes mes photos, parce que si le feu se mettait dans le stock, un jeu à l’agence, un autre chez moi. J’ai finalement déposé le second lot chez Zefa à Londres histoire de grossir les droits d’auteur. Il te semble vital d’avoir des dossiers à pogner. Il m’est indispensable de sentir mes photos en sécurité et comme le système fermé d’Apple, garde tout, ne perd rien, conserve les originaux les versions et tous et toutes… avec en plus un backup hors mur, je me sens bien, c’est ma fonction préférée d’Aperture.
    La sauvegarde était inexistante dans Lightroom au début, mais comme les dossiers apparaitront peut-être un jour dans Aperture, Adobe a mis en place quelque chose. La loupe était inexistante dans LR idem, tu peux citer des contres exemples. Les bonnes idées ou les moins bonnes des uns sont reprises par les autres, voir l’épidémie de fond noir dans les softs photo, heureusement paramétrables dans Aperture par un gris Kodak.
    Aperture est un couteau Suisse et je peux gérer grâce à lui un large volant d’activité l’esprit serein. Couvrir le Championnat du monde de Montain Board,  ce n’est pas la même chose que faire une photothèque pour un OT ni même couvrir le forum économique mondial de Davos pour l’organisateur, reportage réalisé avec des copains de http://www.henrigranjean.com/monday-morning-event/about.html  et j’oubliais les mariages. Aperture est brillant dans toutes ses tâches. Mais comme je l’ai dit, j’utilise aussi LR pour la photo jetable, c’est plus rapide de faire des clics que glisser un slider pour corriger une exposition remonter le noir par jour blanc.
    Ces deux logiciels sont capables de faire bouillir la marmite et remplacent à 95 % PSD pour une mise à jour d’environ 99 € pour Aperture plus 300 pour PSD, reste à trouver les clients, car aucun des ces logiciels ne rend photographe, puisque c’est tout comme avoir un beau boitier, mais c’est sans doute un autre débat.s doute un autre débat

  25. Hello. Je ne comprends pas bien la logique d’utiliser deux logiciels aussi proches en production. Si Aperture est convainquant, pourquoi perdre du temps avec Lightroom ? Même avec tout le temps que je consacre à Lightroom, je n’ai pas le temps d’aller au fond des choses et découvre des trucs tous les jours (mais bon, je comprend aussi que la curiosité pousse à regarder d’autres logiciels que celui qu’on utilise)…
    Sinon, je ne suis pas certain que le soft proofing arrive dans Lightroom 4… On verra bien (en tous cas, ça ne semble pas handicaper Adobe commercialement). Il y a des chantiers plus urgent pour les utilisateurs de Lightroom: par exemple les livres… (personnellement je m’en fout un peu du soft proofing, car avec les profiles Epson, le résultat me convient sans simulation écran).

  26. « Avantage pour Aperture : pour l’import et l’affichage de vidéos, que l’on peut retrouver ensuite dans iMovie. Les vidéos peuvent êtres éditées par iMovie, ce que l’on retrouve dans Aperture… C’est génial »
    Oui a condition que les videos ne soient pas en 24fps, donc tant pis pour les utilisateurs de reflex Nikon…

  27. merci jean françcois pot ces explications!!
    tu m’as convaincu avec L3. je vien de passer un cap photo en formation professionnelle, je travaillais avec photoshop cs2 craqué, mais maintenant qjue j’ai fini mes cours, il me faut une licence (photoschop cs5 inabordable!!).
    Petite question, je suis sur PC, et j’aimerais acheter L3, quand je passerai sur mac bientot, est L3 ira sur mon mac également ou alors il y a une version pour mac et pour PC?

  28. Après 8 mois d’utilisation intensive de Aperture 3. J’ai définitivement abandonné lightroom que j’utilisais depuis 3 ans. Le passage en version 3 ne change pas grand chose à l’affaire. les 100 euros d’écart ne sont plus du tout justifiés. Je prépare un podcast video de deux fois 30 mn (gratuit je le précise) pour montrer en quoi lightroom est selon moi désormais à la ramasse sur tout comparé à Aperture. Sauf sur la gestion des mots clefs. Il sera dispo le 17 via le site dpreview dont je suis rédacteur en chef adjoint.
    Merci et bon ouikende.
    Sorry pour mon Français, si faute il y a.
    Steven

  29. Excellent ! On attend avec impatience, merci de revenir nous informer dès qu’il sera en ligne.
    Lightroom à « la ramasse » ? Personnellement je ne le crois pas, mais tous les avis sont bienvenus… Il est toujours intéressant de découvrir de nouveaux arguments (pour l’in et l’autre soft), donc votre avis est le bienvenu et intéressera tout le monde.

  30. Jacques Portet on

    Bonjour,
    J’arrive un peu aprés la bataille !
    J’aurais souhaité connaître le nom du logiciel de traitement des données EXIF permettant d’enlever « l’identité » de l’appareil photo qui a servi à prendre la photo , dont vous parliez dans l’une de vos interventions .
    (Passionnant toutes les infos de ce comparatif pour moi qui hésitais entre les deux !) .
    Merci d’avance
    Cordialement,
    Jacques

  31. Juste quelques précisions concernant LR3:
    – Les palettes gauche, droite, basse et haute sont bien flotantes (cliquez sur les petites flèches pour les masquer. En approchant la souris, elles reviennent…)
    – Il est possible de travailler en plein écran avec le raccourcis « F » et de visualiser les images avec un fond grisé ou noir avec le raccourcis « L »
    Valable sur Mac en tout cas…
    CDLT
    Mat’

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