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DxO Optics Pro 6.2 sur Mac, c’est (vraiment) aujourd’hui !

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Après un léger décalage à l’allumage (afin de régler quelques menus détails, mais ne vous plaignez pas, c’était pour votre bien), voici donc le tant attendu DxO Optics Pro 6,2 sur Mac et PC. Cette nouvelle version du logiciel Français (c’est assez rare pour être souligné) est une mise à niveau de la version Mac par rapport à la version 6 en PC, sortie avec quelques mois d’avance.

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Son point fort est de proposer la correction automatique (ou manuelle), d’environ 2000 combinaisons boîtiers / objectifs. Notamment les récents Canon EOS 1D Mk4 (en version élite) et l’EOS 550D (en version standard), sans aucun doutes le reflex d’entrée de gamme le plus sexy du moment qui profite de l’incroyable capteur de 18 Mpix de l’EOS 7D… Un tel capteur mérite des optiques à la hauteur. Mais à défaut d’optiques qualitatives, DxO sait faire des miracles.

On ne doute pas que les pro de la capture d’écran à 100% passeront quelques nuits à décrypter et comparer les résultats de DxO 6 et de Lightroom 3 (quand il arrivera). Du sport en perspective…

J’ai été plutôt impressionné par cette nouvelle version de DxO. Je ne vous propose pas ici un test complet faute de temps. Mais j’ai relevé quelques petits détails, qui sont très caractéristiques d’un grand soucis du détail…

Citons pour commencer une interface plutôt réussi (bien que trop noire, mais bon ça, il fait croire qu’on en aura pour 10 ans encore…). Interface plus sobre et surtout « plus Mac » (ah, ces fenêtres flottantes semis transparentes qui arrivent en « glissant » pour guider les débutants, c’est superbe). A noter quelques emprunts bienvenus à Lightroom (les panneaux latéraux rétractables). Sur cette copie d’écran, la fenêtre des préférences qui flotte au-dessus du module de retouche.

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Du côté du développement, DxO est probablement ce qui se fait de mieux (à une réserve près, il ne propose aucune correction localisée)… J’apprécie tout particulièrement la possibilité d’augmenter la netteté en utilisant des rayons inférieurs à 0,5 pixels, avec une grande précision (0,22 pixels par exemple). Ce que je trouve extrêmement utile avec des fichiers très détaillées (par exemple les 21 Mpix de l’EOS 5D Mk2), en vue d’un tirage d’expo en grand format (1,5 mètres par exemple). Une fonctionnalité que je demande depuis très, (très), longtemps pour Lightroom et que l’on trouve dans Photoshop depuis toujours…

Disposer d’un rayon d’accentuation réduit, permet d’appliquer plus d’accentuation sans trop abîmer les détails de l’image (par exemple j’ai appliqué ici un gain maximal de 500 points, combiné à un rayon de 0,22 pixels). Précisons évidement que cela ne concerne que peu d’images, celles que vous souhaitez imprimer en grand format (la plupart du temps un rayon entre 0,5 et 1 pixels est recommandé). Mais pour les experts de l’accentuation, cette possibilité est génial.

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Pour ce qui concerne les grands principes de l’application, rien n’a vraiment changé ce qui ne dépaysera pas les habitués. Voici par exemple l’aspect de la fenêtre de traitement par lot… Avec la fenêtre d’assistance pour les débutants, qui flotte en transparence au dessus (une idée très intéressante).

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Après le traitement, un dernier module permet de comparer l’image original et l’image corrigée, comme c’était déjà le cas sur les versions précédente. Bien vu, bien foutu, agréable à utiliser. Vous constaterez d’ailleurs sur notre copie d’écran, que DxO fait bien appel à toutes les ressources processeur (ici mon Mac Pro 8 coeurs 2008, avec 12 Go de RAM). Comme on peut le constater dans la fenêtre de iStat Menu (graphiques jaunes montrant l’activité des processeur), DxO reste un logiciel réservé aux Mac assez puissants, dotés de 4 à 8 coeurs ;-)

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Ce que je regrette un peu, c’est l’absence de retouches localisées, devenues quasi indispensables aujourd’hui (et permettent de se passer quasiment de Photoshop). Ni pinceaux, ni filtres gradués (ces derniers dont je ne peux plus me passer, sont quasi une exclusivité de Lightroom et de Nikon Capture NX).

DxO n’est pas non plus un logiciel d’organisation et de gestion de photothèque (pas de catalogueur d’image). Mais l’intéressante passerelle existant avec Lightroom permet un flux de travail assez efficace : on peut explorer depuis DxO les catalogues Lightroom (et un plug-in DxO existe pour Lightroom).

Pour conclure, résumons les points fort de ce nouveau DxO (les points suivants sont plus ou moins copiés du dossiers de presse, avec quelques compléments) : 

  • Permet aux utilisateurs Mac l’accès aux toutes dernières technologies de suppression de bruit afin d’obtenir des images d’une qualité remarquable aux ISO habituels, ou bien de pousser la sensibilité au-delà des limites courantes – jusqu’à un ou deux EV au-delà de réglages habituels – sans perte de qualité d’image notable.
  • Contrôle manuel des corrections optiques pour les objectifs n’ayant pas encore été calibrés, et à un contrôle supplémentaire de préservation des détails dans les fréquences spatiales élevées de l’image.
  • Une interface utilisateur revisitée pour faciliter sa prise en main par les débutants, et améliorer la productivité des photographes experts et professionnel. On apprécie notamment l’assistant qui permet de démarrer ( Bravo ! ).
  • Support des boîtiers suivants : Pentax K-7, Sony Alpha DSLR-A500, Sony Alpha DSLR-A550, Panasonic Lumix DMC-LX3 et Panasonic Lumix DMC-GH1.
  • Un nouvel Autoréglage par défaut offrant un déflouage plus efficaces sur les détails fins de l’image.
  • Un nouveau paramétrage du débruitage automatique restituant davantage de détails sur les images RAW.
  • La conservation des données XMP permettant une meilleure intégration avec Adobe Lightroom ( Bravo ! ).
  • L’enrichissement de la liste de raccourcis disponibles.
  • Une stabilité améliorée.
  • Une installation simplifiée sur Mac. Que de progrès ! On se souvient qu’avec les anciennes versions c’était plutôt pénible.

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Une version d’essai gratuite de 31 jours est disponible sur le site de DxO : http://dxo.com/fr/photo. L’autre bonne nouvelle, ce sont les 30% de remise en cas d’achat de la V6 avant le 15 juin. DxO n’est pas si cher je trouve : seulement 149 € en version standard et 299 € en version élite (soit 99 € et 199 € avec la remise).

A noter que DxO Filmpack, le complément naturel de DxO Optics Pro n’a pas changé. Tous les clients ayant acheté DxO FilmPack depuis le 1 août 2008 bénéficient d’une mise à jour gratuite vers la version 2. Il sert à simuler très fidèlement le rendu (couleur, saturation, contraste et grain) de 50 films argentiques sur vos photos numériques.

A noter que DxO propose aussi ce logiciel sous forme de plug-in pour Photoshop. Plus d’info sur ce « plug-in interne » optionnel par ici : http://www.dxo.com/fr/photo/filmpack.

  • PS : Pour notre concours portant sur les annonces de mardi 11, il ne s’agit pas de DxO. Continuez à apporter vos réponses par ici
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10 commentaires

  1. Je suis de près votre blog depuis quelque temps et je note que pour un blog qui se veut traiter de mac et de photographie, Aperture 3 n’est pas très populaire. Toutes les annonces Lightroom y sont relayées se qui n’est pas le cas du logiciel de la maison (que j’utilise et qui sur certain point est selon moi toujours supérieur (hiérarchisation du catalogue entre autre)). Si on pouvais avoir un petit test ou encore un vrai comparatif car j’ai le souvenir que vous utilisiez auparavant Aperture.

  2. Bonjour Mice. Non en fait je n’ai jamais utilisé Aperture… Il me faisait de l’oeil au moment de sa sortie (ke l’ai longuement testé), mais à cette époque j’utilisais surtout iView Media Pro 3 puis Expression Media 1 et 2.
    Ensuite suis passé à Lightroom 1 puis 2beta, puis 2…
    En fait, Aperture 3 a bien progressé. Il a ratrapé Lightroom 2. Il le surpasse sur certains plan (les Livres par exemple,)… Mais il ne possède pas de filtres gradués (les retouches locales que j’utilise le plus).
    Il souffre de grosses lacunes dans la catalogage je trouve. Je n’investirais pas trop de temps dessus donc, car pour moi la messe est dite : Lightroom 3 avec ses corrections géométriques à pris beaucoup trop d’avance pour etre rattrapé.
    Toujours est–il que j’avais commencé un article de présentation de Aperture 3. je vais essayer le terminer di’ici 1 ou 2 semaines.
    PS : que voulez vous dire par « hiérarchisation du catalogue » ( dans « certain point est selon moi toujours supérieur (hiérarchisation du catalogue entre autre  » )… Car Lightroom me semble tellement supérieur pour tout ce qui est catalogage : division en catalogues différents et fusions de catalogues. (cela n’est arrivé que récement dans Ap3 et me semble encore assez primitif).

  3. ce qui est super avec DXo et bientôt lightroom c’est que l’on pourra faire des photos avec des culs de bouteilles…

  4. pour complèter ma réponse précédente, DxO me semble bien plus intéressant que Aperture…
    Car il reste un outil complémentaire à Lightroom (avec lequel il s’interface aussi bien que possible).

  5. Je n’ai pas encore compris en quoi DxO est complémentaire à LR 3 (j’utilise la beta depuis le début) et j’attends impatiemment la version finale avec les corrections d’objectifs. A partir de là, qu’apportera DxO ?

  6. Gestion plus fine de l’accentuation de DxO par exemple… Ou l’ajout de netteté de façon périphérique pour compenser la mollesse des optiques sur les bords (ce qui n’est pas inclu dans les profiles Adobe semble-t-il)

  7. fiatluxPosté le

    J’ai brièvement testé DxO hier et je dois dire que j’étais un rien déçu: le rendu des fins détails (hors corrections optiques) me semble nettement moins percutant que sous Lightroom 2 (Sigma 105 macro sur D300). Même en jouant avec le masque flou avec un faible rayon, je ne suis pas arrivé au niveau de détails de Lr2. Bizarre…
    Ça reste assez lent au traitement aussi (sur un Mac Pro 8 coeurs également, je n’ose pas imaginer sur un iMac…).
    Par contre, ce que j’ai trouvé génial, c’est la facilité de correction des anamorphoses et des fuyantes sur mes images au super grand-angle.
    Mais je fais toujours un blocage psychologique: je suis tellement séduit par l’approche de Lightroom qu’utiliser un autre soft pour dématricer les images et créer des copies encombrantes me paraît une hérésie… ;-)

  8. Bonjours au niveau de la hiérarchisation je parle des projet-dossier-album et de toutes les manière dont on peux les combiner. Lorsque j’avais essayé lightroom j’avais été limité par les possibilités des collections et collection dynamique. De plus dans mes collections dynamiques je ne pouvais pas créer de piles et la visualisation de ces collections en était donc fastidieuse du fais des rafales ou autres. Si des solution existent avec cette nouvelle version je suis preneur. Je ne me ferme en aucun cas à lightroom (j’avais tenté de basculer sur lightroom en février) mais j’attend encore de voir comment il évoluera et s’il se place réellement dans la gamme au dessus.

  9. ben tu peux créer autant de dossiers et sous-dossiers que tu veux…
    Autant d’ensembles de collections et de collections que tu veux (les ensembles de collections se comportent comme des dossiers de collections, mais n’en sont pas).
    les collections dynamiques sont incroyablement puissantes. Essaye un clic-droit sur une collection dynamique et fait modifier la collection, tu verras…
    Les piles… Elles n’existent qu’en dossier : c’est une question de logique… Mais bof, ça ne sert pas à grand chose finalement. Je ne les utilise pas beaucoup. Et j’ai remarqué que les collègues non plus. Mieux vaut user de « trier par »…

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