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Les blogueurs sponsorisés contraints à la transparence aux USA

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

En voilà une nouvelle : « Aux États-Unis, la dissimulation de la rémunération perçue en échange d’un post pourrait être punissable d’une amende de 11 000 dollars »… Un article à lire d’urgence sur « Ecrans » chez Libération et le texte de la Federal Trade Commission.

Et comme tout ce qui arrive aux USA fini par arriver chez nous (le pire, mais aussi le meilleur soyez-en certain), on peut espérer qu’un jour ou l’autre un texte équivalent soit promulgué en France, pour sauver la crédibilité des blogs et des bloggers (mise en danger par l’inconscience de certains). Écrivez à votre Député, Sénateur ou Député Européen pour les sensibiliser au problème (grâce à annuairemairie.eu, qui vous propose les adresses, sites et mail de tous nos élus). En attendant extrait :

Blog  » La Federal Trade Commission, une agence indépendante du gouvernement chargée de contrôler les pratiques commerciales, vient de publier à leur égard des recommandations sur les publicités éditorialisées. Comme leurs équivalents dans les médias traditionnels, elles devront être clairement indiquées comme telles, par l’une ou l’autre des formules adéquates : « publi-rédactionnel », « billet sponsorisé »… 

La dissimulation de la rémunération perçue en échange de l’article pourrait être punissable, à partir du 1e décembre, d’une amende de 11 000 dollars (7500 euros environ) « .

Photo « Propose rédaction d’un billet de blog contre argent » – CC Voxeros.

MAJ : il faut lire la fin du texte… « En France, l’obligation de signaler les articles sponsorisés est
déjà inscrite dans la loi. Le Code de la consommation considère comme «
une pratique commerciale trompeuse » le fait d’« utiliser un contenu
rédactionnel dans les médias pour faire la promotion d’un produit ou
d’un service alors que le professionnel a financé celle-ci lui-même,
sans l’indiquer clairement dans le contenu ».

Un article de la Loi pour
la confiance dans l’économie numérique (LCEN) précise que cette
obligation d’identification s’applique à Internet : « Toute publicité,
sous quelque forme que ce soit, accessible par un service de
communication au public en ligne, doit pouvoir être clairement
identifiée comme telle. Elle doit rendre clairement identifiable la
personne physique ou morale pour le compte de laquelle elle est
réalisée. »

Les blogueurs français ayant l’habitude de publier des billets
sponsorisés plus ou moins dissimulés peuvent être condamnés, pour
tromperie, jusqu’à 37 500 € d’amende et/ou deux ans d’emprisonnement.
 »

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7 commentaires

  1. Marrant, peux pas m’empêcher de voir un certain parrallèle avec le projet de loi sur la retouche… avec les mêmes points délicats.
    Un tographe (dans le besoin, comme beaucoup/la plupart) équipé en Canon (exemple) à qui cette compagnie prêterait un boîtier pro ne sera-t-il pas tenté d’avoir une certaine forme de condescendance?
    Le taux de tolérance sur la forme de rémunération (on te file un beau 14mm si tu dis du bien de notre matos) serait-il mesurable?
    Quelles sont les limites?
    Comme d’hab, une bonne idée, mais dans les faits, l’application risque d’être bien délicate…

  2. Justement, les limites sont fixées par le texte…
    Tout l’enjeu était de savoir ce que la Commission ferait entrer dans la définition du paiement accordé aux blogueurs. S’ils sont payés comptant, le cas est évident et rentre dans le même bac que les publi-rédactionnels classiques. Mais les pratiques publicitaires se sont diversifiées, et les « compensations » actuelles ne font pas obligatoirement l’objet d’un transfert d’argent ; il s’agit souvent d’un échange « produit contre service ». Les plus courantes vont du test de lotion pour la peau au bon d’achat de 500 dollars à dépenser dans une grande surface, en passant par les colis de sucreries offerts en échange de l’affichage d’un logo et d’un lien vers le site de la marque.
    Finalement, ces trois situations sont comprises dans les nouvelles dispositions de la FTC. Le texte (PDF) qualifie de « promotion » toute présentation positive d’un produit par un blogueur, et considère comme une « compensation » le fait de garder possession du produit testé. La relation et l’arrangement conclu entre l’entreprise et le blogueur devront être clairement énoncés dans chaque article publié, quel que soit le produit concerné — cosmétique, électronique, ou même des livres. Les critiques littéraires amateurs se verront donc apposer la même étiquette de vendu que les chroniqueuses de L’Oréal, sauf si… « Vous le testez et vous le renvoyez », suggère Richard Cleland du Bureau of Consumer Protection.
    « Il y a des situations très complexes qui devront être examinées au cas par cas, pour déterminer s’il y a une connexion suffisante, une compensation suffisante entre le vendeur et le blogueur. Nous avons fourni des recommandations dans ce domaine, et des exemples de cas de promotions. »
    Et cette promotion peut aussi se faire sur Facebook. Citer une société dans son statut personnel, s’inscrire dans la liste des « fans » d’une marque peut compter comme une forme de publicité si l’on a reçu, y compris dans un cadre extérieur au réseau social, un produit ou une autre forme de compensation. Et ce qui marche pour Facebook s’applique aussi à Twitter. Les annonces de relations sponsorisées devront être intégrées à tout message concerné, même limité en longueur : « Il y a des moyens d’abréger le message d’avertissement pour que ça rentre dans les 140 caractères. Vous pouvez garder un peu de place pour dire autre chose, mais si vous ne pouvez pas intégrer l’avertissement, vous ne pouvez pas publier la pub. »

  3. Arf. Heureusement qu’il reste des bloggueurs intègres qui font la promo d’une marque gratos.
    Roooh, j’décooooonne.

  4. eheh ! Oui Vincent, je pense à un certain site, qui correspond exactement à cette description.
    Il en est tellement caricatural (si tu vois celui auquel je pense), que je continue à me demander s’il ne s’agit pas d’une opération de promotion de buzz en sous-marin ?
    Contrairement à macandphoto qui cherche pour chaque produit étudié (de toutes les marques) à systématiquement peser le pour et le contre, les qualités et les défauts… Par contre impossible de parler de toutes les marques et tous les produits faute de temps (ce qui implique une plus grande exigence d’objectivité encore).

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