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Les barèmes UPC de cessions de droits, enfin publiés

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Devant la situation dramatique de la profession, l’Union des Photographes Créateurs (UPC) a récemment décidé de rendre public ses fameux barèmes de cessions de droits photographiques (dont des versions anciennes s’échangent il est vrai, depuis longtemps entre photographes).

LogoUPC Téléchargez ici, le pdf des barèmes UPC 2009, il s’agit d’un outil aussi précieux qu’indispensable ! Certes les prix réellement pratiqués, sont systématiquement inférieurs à ceux indiqués par l’UPC. Mais ces barèmes constituent une bonne base de négociation face à ce que peuvent proposer les acheteurs (des propositions souvent irréaliste, ou même indécentes qu’il vaut mieux refuser en s’appuyant sur quelques arguments).

Vous pouvez par exemple vous promettre de ne jamais, jamais au grand jamais, descendre sous la moitié  du barème… Il faut savoir perdre un boulot de temps à autre, en étant jugé trop cher par votre client. Si vous ne perdez pas 15 à 25% de vos prospects, c’est probablement mauvais signe : signe que vous pratiquez des prix trop bas…

Et vous gagneriez sans doute mieux votre vie, en revenant à des prix plus élevés et en sélectionnant les clients les plus sérieux (qui acceptent de payer le travail au juste prix). De toutes façons travailler à perte, n’a jamais mené très loin. Je sais que le conseilleurs ne sont pas les payeurs et que la question n’est pas si simple face à une opportunité de boulot qui risque de s’échapper… Alors dans le doute, reportez-vous systématiquement aux barèmes UPC, qui devraient vous aider à négocier.

J’en profite pour relayer ici, l’appèle à la mobilisation qui sera lancé par la profession à l’occasion des rencontres d’Arles, avec quelques manifestations spectaculaires : Mobilisation générale pour sauver la Photographie. Sachez déjà que la pétition « Sauvons la photographie », lancée par l’UPC, Freelens et la Saif a aujourd’hui recueilli plus de 12 000 signatures. Mais il en faudra davantage pour sauver la photographie professionnelle, alors je vous invite à vous mobiliser autant que possible pour défendre votre métier. D’autres actions devraient suivre…

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25 commentaires

  1. Dans le même ordre, (un pour toi un sujet intéressant JF), cette hallucinante vidéo de l’usine à photo, du photographe qui vend jusqu’à 2000 photos par jour sur un « stock photo » !
    > http://www.youtube.com/watch?v=VYkNKP96b84
    A vous de vous faire une idée, sur l’avenir d’un certain type du métier de photographe…

  2. Entre les amateurs qui veulent être publiés à tout prix et certains pros pour qui il n’y a pas de petits profits (ceux qui mettent leur « troisième choix » sur des sites qui proposent la photo à 1 euros), la profession est bien malade. Et vu que les photographes n’ont jamais été capables de monter leur « sacem », on n’est pas prêts d’avoir notre « hadopi » !
    C’est bien de mettre ces infos en ligne Jean-François, mais je crois que vivre de la photo est un luxe qui tend à disparaître. Et je ne vois pas comment on va s’en sortir, car la photo acceptable est tellement facile à produire que n’importe qui peut en vendre une de temps en temps. Vu le nombre de personnes intéressées par ce type de « job d’été », c’est perdu d’avance !
    On vit une époque où la médiocrité domine du moment qu’elle est gratuite !

  3. Mon cher Yoyo ! Désolé pour les fautes d’orthographes (de frappe dans ce cas-là)…
    Voyez-vous à 2h du matin après le travail, lorsque je publie une info comme celle-ci (alors que je préférerais aller me coucher) il m’arrive de ne pas être à 100% de mon potentiel.
    Si les fautes vous « agacent » trop… allez lire d’autres site ! Celui-ci est totalement bénévole, totalement gratuit et sa lecture n’est pas obligatoire…

  4. Personnellement, dès que j’ai un doute, notamment pour des manip peu ordinaires, depuis des années j’appelle mon agence en France et j’ai le tarif qui va bien, je dirais officiel. Je l’applique avec une minoration de 5 % (vente en direct). Le « client » prend ou pas. JE n’ai plus aucun état d’âme si je perds une vente. J’ai eu des crampes d’estomac et des nuits blanches durant des années avec tout ça, la peur de ne pas faire la vente etc. Terminé. Ceux qui baissent leur froc se reconnaîtront. Ceux qui l’ont vraiment trop baissé et trop souvent ont déjà disparu.

  5. Quant à la vidéo du l’usine à shooting, ben voilà les qqs points que cela m’inspire..
    1/ ça vous donne envie ? Moi pas du tout. normal pour ceux qui me connaissent me direz vous.
    2/ il me paraît bien jeune le garçon pour être un photographe de renom grâce à son seul talent de photographe, ayant gagné son pognon à la force du poignet, sur le terrain, uniquement par son talent… hem hem….
    3/ ces images là sont toutes identiques dans le monde entier. Formidable. ça c’est de la création pure.
    4/ nous vivons une époque formidable.

  6. Merci Jean-François.
    Pour ma part je suis convaincu que le partage de l’information est essentiel. Je vais continuer dans cette logique.
    En tant que photographe belge je suis affilié à une société de gestion de droits d’auteur. Les services semblent similaires à l’UPC, comme l’édition d’un tarif similaire pour bâtir les fondations de bonnes pratiques.
    Cette société se nomme la SOFAM ( http://www.sofam.be ), on y adhère une fois à vie, c’est une société coopérative (si je me souviens bien, le droit d’entrée s’élève à 125 euros). Une fois la cotisation payée on reçoit beaucoup de documents pour pratiquer le métier de photographe (ou vidéaste, graphiste, sculpteur, etc.) dont le tarif. Ce tarif est téléchargeable (PDF) grâce au lien suivant :
    http://www.sofam.be/files/tarif_sofam_fr_last09-20090603-1502.pdf
    Ce lien direct est en fait inséré sur la page suivante, qui apporte de bonnes explications à son sujet :
    http://www.sofam.be/main-fr.php?ID=111&titel=Tarifs+Belgique
    Il est intéressant de noter plusieurs particularités :
    – Les tarifs mentionnés dans le Tarif Sofam sont des prix indicatifs minimums. L’auteur peut réclamer des droits plus élevés suivant la qualité de son œuvre et sa réputation.
    – Le volume du tirage des publications en Belgique n’est pas du tout identique avec la France. Dans un petit pays avec trois communautés et 3 langues officielles, les tirages sont bien plus petits. À titre d’exemple, un roman est tiré à 3000 exemplaires en premier jet alors qu’en France 10.000 à 15.000 copies ne représentent qu’un début.
    – La dernière version du tarif date de 2006, une actualisation est en préparation.
    – La TVA sur les droits est à 6%.
    Bonne comparaison des tarifs, faites circuler l’info.

  7. « À titre d’exemple, un roman est tiré à 3000 exemplaires en premier jet alors qu’en France 10.000 à 15.000 copies ne représentent qu’un début. »
    Euh, Vincent, la majorité des romans en France ne dépassent pas 1500 exemplaires ! Les tirages cités par l’UPC en ce qui concernen l’édition sont extraordinairement optimistes. Ca ne veut pas dire que ça n’existe pas, mais ce sont des exceptions comme les livres à succès de Yann Arthus-Bertrand, par exemple. Ils ne représentent absolument pas la réalité pour la plupart des auteurs…

  8. Concernant l’usine à photo
    http://www.youtube.com/watch?v=VYkNKP96b84
    ça fais longtemps que ce genre de gros studio pour le catalogue existe…c’est d’ailleurs dans un studio de ce genre que j’ai fais mon 1er stage d’assistant il y a plus de 10 ans…
    Ces studios n’embauchent pas des photographes qui sont là pour faire de belles compos et de belles lumières mais ce sont juste des opérateurs qui doivent « dépoter ».
    Photographe et styliste doivent « produire » une certaine quantité de photos/jour. Quantité qu’eux même jugent incompatible avec un travail de qualité…
    Mais de toute façon c’est à prendre où à laisser…Dans ce genre d’usine à shoot, ce sont les commerciaux qui commandent.
    Alors pas la peine de tirer sur le gars de la vidéo ce n’est qu’un exécutant. Il n’est pas le proprio de ce studio qui coûte une fortune. Pour un tel studio, aussi spacieux et aussi bien équipé, les investissements sont colossaux…
    Pas étonnant que les vrais proprios, ceux qui ont investi dans ce business, cherche à le rentabiliser au max. Alors microstock ou pas, pour ces « investisseurs », il n’y a pas de petit profit…

  9. bonjour,
    en réponse au post ci-dessus, une bête recherche sur google donnerait à l’intervenant une réelle approche du sujet, et avant de développer je tiens à dire que je suis contre les microstock .
    Yuri Arcurs est le plus gros vendeur de photo sur le net, 1000 photos en moyenne par jour sur istock et pas toutes à un euro….(il suffit de voir les tarifs avant de dire des inepties pareilles) Il vend aussi sur tous les autres microstock de la planète.
    Rien que sur Istock il a vendu 620000 photos depuis son inscription….. c’est là
    http://istockcharts.multimedia.de/
    C’est sans doute la raison pour laquelle il a investi dans son propre studio.
    commentaires ci dessus « Pour un tel studio, aussi spacieux et aussi bien équipé, les investissements sont colossaux.. » je crois qu’il peut ce le permettre!!!!! et il doit être un champion du montage de meubles ikea.

  10. Il y a les professionnels habitués à vendre des images et les crédules qui prennent pour argent comptant tout ce qui se dit sur le Net pour le plus grand bonheur de ceux qui tiennent les ficelles du crowsourcing.

  11. commentaire ci dessus
    « les crédules qui prennent pour argent comptant tout ce qui se dit sur le Net »
    comme sur wikipédia en somme

  12. Le problème tient plus au fait que les crédules (appelons-les ainsi) se lancent dans l’aventure sans voir plus loin que le bout de leur nez et en rêvant secrètement de devenir le Yuri Acurs de demain.
    Le problème, c’est que des Yuri Acurs, on les compte sur les doigts d’une main ! J’espère en tout cas que la mise en ligne de ce barème fera ouvrir les yeux à celles et ceux qui prennent (un peu) le temps de regarder le marché avant de se lancer tête baissée…
    J’ai fait ma déclaration d’impôts 2008 : ma plus belle cession de l’année ? 2741.70 € pour deux photos ^_^
    (soit plus de 10 ans de revenus microstock pour la très grande majorité des « microstockeurs »…)
    En occultant quelques ventes supérieures à 1000 €, j’ai une moyenne proche des 187 € par cession… Et je suis très loin d’être un « gros » vendeur !

  13. Jean-François,
    bonne initiative que le relais de cette mise en ligne des barèmes de l’UPC qui donnent une valeur indicative essentielle.
    Pour répondre à Carl « Et vu que les photographes n’ont jamais été capables de monter leur « sacem », on n’est pas prêts d’avoir notre « hadopi » Cette structure existe, elle s’appelle la SAIF (Société d’auteurs de l’image fixe) et reverse aux photographes adhérents, tous les ans, une certaine « somme » selon les déclarations. Des actions comme celles lancées par l’UPC « Sauvons la photographie » ont été lancées de concert également avec la SAIF. l’adhésion sauf erreur, revient à 15 euros 24 à vie pour une meilleure défense des droits et la possibilité de bénéficier des reversions de droits d’auteur.

  14. je suis desoles mais cadres propre, cadres rares et il y a moins de pbs…je ne dis pas non plus que les commanditaires et/ou acheteurs soient exigents mais faisont des efforts pour faire la difference

  15. Alors désolé.
    Je ne parle pas de Fotolia, mais de la pub Google en général.
    Personnellement, mon fils qui s’y connaît un peu et qui a développé cuk.ch me dit que si l’on mettait de la pub Google, on se ferait des couilles en or comme il dit…
    Eh bien moi je ne veux pas. Justement, je veux maîtriser la pub qui paraît sur Cuk, point barre.
    Et toutes tes explications plus ou moins compliquées n’y feront rien. Un média se doit de contrôler les pubs, et doit rester indépendant. L’un n’empêche pas l’autre.
    Juste pour dire, sur Cuk, j’ai les mêmes deux sponsors depuis 8 ans. Eh bien je n’ai pratiquement jamais parlé d’eux. Ils l’acceptent sans problème.

  16. Mwoaui… gérer tes annonceurs en directe ne t’empêche pas d’être rigoureux et de garder toute ton indépendance. Pas de problèmes.
    Mais je ne vois pas ou est le problème de déléguer les annonces à Google Adsens. Elles sont contextuelles en fonction des mots clefs trouvés sur el site. Si tu parle de tondeuses à gazon, tu auras de pub de tondeuses à gazon.
    Rien de bien méchant donc. Et si vraiment une pub te gène tu peux la filtrer (ce que je ne juge pas utile de faire, même avec Fotolia).
    Des « couilles en or avec Google Adsens » ? Non, il ne faut pas rêver quand même. Il n’y a plus de miracles sur Internet (depuis longtemps)…

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