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Test terrain impitoyable, Canon G10 au Costa Rica

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Considérant qu’il est impossible de viser en tenant un écran à bout de bras, j’ai toujours négligé les APN compacts jusqu’alors… Pourtant, comme beaucoup d’utilisateurs de reflex, j’ai toujours rêvé d’un boîtier de poche efficace qui me suive partout. En ce sens, le Canon G10 fut le premier compact « Expert » à me sembler convaincant. Voyons comment il a résisté aux 90% d’humidité de la jungle du Costa Rica et s’il a réussit dans la mission qui lui fut assignée au cours de trois semaines de prise de vues intensives… 

Tout utilisateur de reflex rêve d’un appareil compact qui soit assez léger pour l’accompagner partout, tout en restant suffisamment performant pour que ses images se hissent au niveau de celles du boîtier qu’il privilégie habituellement…

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Faute d’avoir possédé cet appareil de poche au cours des dernières années, je suis bien conscient d’être passé à côté d’images intéressantes, ce qui est vraiment trop bête… Voilà pourquoi je me suis offert un Canon G10, (devenu G11 très récemment, un nouveau modèle que j’analyserais un peu plus tard en regard de ce que j’ai appris du G10 au cours de trois semaines de terrain).

 

 

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C’est la combinaison (jusqu’alors inédite) d’un ensemble de caractéristiques nouvelles, qui m’a poussé à m’intéresser au Canon G10 : son nouveau zoom 28-140 mm (alors que le G9 ne disposait que d’un 35-210 mm), son écran haute résolution, la disponibilité du format RAW (apparue sur le G9) et même la possibilité d’installer un viseur optique optionnel sur la griffe flash… Tout cela m’a convaincu « sur le papier ».



Je rêve depuis longtemps d’un appareil de poche efficace.

Dans un passé lointain (et argentique) je me souviens avoir utilisé un minuscule Olympus Mju 2, puis un Contax T2. Mais je n’ai jamais obtenu beaucoup d’images intéressantes avec ces deux petits boîtiers bien qu’ils aient été équipés d’excellentes optiques de 35 et 38 mm. D’ailleurs je perdis rapidement le premier, acte manqué ?

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Il était sans doute trop petit et trop léger (mais étanche). Quant au second, il se noya aux Philippines lors d’un chavirement de pirogue (pas étanche). Ce qui démontre en passant tout l’intérêt de posséder un compact d’appoint (pas trop luxueux), pour éviter de risquer bêtement son reflex dans certaines situations hasardeuses (un compact sert aussi à ça)…

Bien qu’ayant apprécié la compacité de ces deux appareils, il se trouve que je ne les ai jamais remplacés par leurs équivalents numériques. D’une part car les viseurs optiques se sont fait de plus en plus rares (ou même totalement absents) sur la plupart des modèles à l’exception de certains Canon et Sony… D’autre part, car je me suis lassé du manque de polyvalence des focales fixes de 35 ou 28 mm (je sais que je vais choquer les puristes), tout en jugeant les zooms des compacts peu convaincants… En cause, l’absence de grand angle et des amplitudes de focales bien trop ambitieuses pour être crédibles.

Quant aux risques inhérents aux « voyages en pirogue », il m’a semblé bien plus simple de protéger mon reflex à l’aide d’un sac Eva Marine dès que j’embarque sur tout esquif de moins de 10 mètres. J’ai également acheté un gros sac de spéléo (Vieux Campeur), dans lequel je peux fourrer mon sac à dos Lowepro tout entier (y compris mon gros Pro Treker)… Voilà déjà une question de réglée.

  


Panasonic Lumix LX3 ou Canon G10 ?

Mais les choses évoluent heureusement et depuis 2008, le marché des Compacts Experts semble vouloir émerger du néant que nous connaissions jusqu’alors (avec une accélération récemment)… Deux modèles ont attiré tout d’abord mon attention : il s’agissait du Panasonic Lumix LX3 et du Canon G10 (deux APN seulement, ce qui est finalement bien peu)…

Il faut dire que pour des raisons de polyvalence, je recherchais impérativement un zoom débutant à 24 ou 28 mm, ce qui éliminait d’emblée certains concurrents (compacts à capteurs APS-C équipés de focales fixes). J’ai ensuite éliminé tous les appareils ne proposant pas de stabilisation optique (tant on s’habitue à cette aide à la prise de vue) et ne produisant pas de fichiers RAW, mon workflow reposant désormais entièrement sur ce format. Soulignons au passage l’absence totale de compact Nikon produisant des NEF, ce qui ne cesse de m’étonner.

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 Enfin, j’ai aussi fait une croix sur tous les APN ne proposant ni viseur optique, ni griffe flash autorisant l’utilisation d’un viseur optionnel… Voilà comment il ne restait que deux modèles à la fin du processus de sélection.

Par ordre d’arrivée (il y a un an tout juste en septembre 08), j’ai tout d’abord étudié le Panasonic Lumix LX3 dont le zoom présentait l’avantage de débuter à 24 mm et d’une ouverture maxi glissant de f/2 à f/2.8 (mais avec une focale télé s’arrêtant à seulement 60 mm, au lieu de 140 mm pour le G10). Malheureusement après une demi-heure de prise en main, c’est son ergonomie qui m’a rebuté…

Trop léger, trop compact, hérissé de trop de boutons minuscules, encombré de menus peu lisibles et souffrant d’une absence totale de viseur optique (son viseur externe optionnel était introuvable à l’époque). Bref, j’ai reculé devant une philosophie bien trop typée « APN compact ». Mais voilà un point de vue finalement très personnel, et ce sera à vous de trancher en prenant ces deux boîtiers en main. Ajoutez à cela le fait que le format RAW du LX3 n’était pas encore « totalement » supporté par Adobe et la question était réglée.

 


Des caractéristiques intéressantes sur le papier.

Ensuite j’ai étudié le Canon G10, dont l’objectif bénéficie d’une excellente réputation, bien qu’il ne profite pas d’un grand angle aussi large que le LX3. Le G10 propose un zoom de 28-140 mm (x5), ouvrant de f/2.8 à f/4,5, mais il y a du progrès tout de même depuis le G9. Le boîtier tout en métal du G10 est un peu plus gros et lourd (ses ancêtres directes étaient un poil plus petits et légers), ce qui me convient bien. Le G10 possède un gabarit idéal : ni trop petit, ni trop lourd.

Il ressemble davantage à un « vrai » appareil photo et offre une meilleure prise en main que le Lumix grâce à un renflement antidérapant au niveau de la poignée, ce qui fait défait à la plupart des compacts. Mais, quel dommage d’avoir placé l’interrupteur de mise sous tension à quelques millimètres du déclencheur, plus d’une fois j’ai éteint l’appareil en pensant appuyer sur le déclencheur : un bouton mieux placé ou d’une forme différente m’aurait évité cette erreur…

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Je connais beaucoup d’utilisateurs qui furent ravis du G8 et du G9 et je me rappel avoir lorgné du côté d’un de ces lointains ancêtres : le G3 en 2001 qui était déjà un APN très apprécié (la continuité d’une lignée de modèle est généralement gage de qualité, l’ergonomie se bonifiant au fil du temps)…

Le G10 propose tous les modes photo classiques aux photographes ambitieux : P (Programme), M (Manuel), Tv (Time Value = priorité vitesse) et Av (Aperture Value = Priorité Ouverture), sans oublier deux positions Custom (C1 et C2), qui vous permettront d’accéder très rapidement à vos configurations personnelles. Les réglages les plus importants sont accessibles directement par des molettes de sélection, notamment la sensibilité réglable de 80 à 1600 ISO avec une position Auto et une position Hi (dommage que cette molette soit inutilement proéminente).

Enfin, son format RAW a été très rapidement reconnu par Adobe, ce qui permet d’intégrer très simplement ces fichiers à mon flux de travail… Accessoirement, le G10 propose aussi de la vidéo H 264 en .mov ce qui est pratique sur Mac et moins encombrant sur la carte que d’autres formats courrants, (mais je n’ai pas pris le temps de l’essayer). Les experts regretteront toutefois qu’il ne s’agisse que d’un format de 640 x 480 pixels, ce qui est très loin du HD et du Full HD.

Ultime commande vitale qui acheva de me convaincre : la présence de cette grosse molette de correction d’exposition manuelle qui tombe idéalement sous le pouce gauche. Mon choix était arrêté, il ne restait plus qu’à l’essayer…

 


Premières sensations sous la pluie !

Quel bonheur de randonner avec un sac ultra léger et ce minuscule APN, tenu à la main ou en bandoulière sur l’épaule, toujours prêt à déclencher à la moindre occasion. J’ai trouvé le format et le poids du G10 parfaits : suffisamment lourd pour être stable… Et suffisamment léger pour se faire totalement oublier dans un petit sac. D’ailleurs – remarque en passant – dans l’optique d’un APN compact de complément, je me demande si le format adopté par Olympus pour son Micro 4/3, ne serait pas un poil trop gros… Enfin, nous verrons ça en l’essayant.

 

 

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Pour l’occasion, je me suis bricolé une sangle réglable en détournant une bandoulière de reflex équipée de deux clips rapides. Ceux-ci me permettent de l’attacher aux bretelles de mon sac à dos, ou de raccourcir la sangle à une trentaine de centimètres en ôtant la partie néoprène antidérapante destinée à reposer dans le cou ou sur l’épaule.

Cette sangle très courte présente le double avantage d’être peu encombrante et de faciliter le portage du G10 sur l’épaule ou la poitrine sans qu’il se balance exagérément. Attention tout de même à ce qu’elle ne soit pas trop courte pour des raisons de sécurité lorsqu’elle est autour du coup. Pensez aussi que vous devrez accommoder vos yeux, au moment de lire les menus ou de vérifier vos images (les presbytes ont besoin d’une sangle plus longue).

Je suis d’autant plus heureux d’avoir eu ce petit G10 lors de ce voyage au Costa Rica, que les conditions météorologiques furent exécrables en pleine saison des pluies (plusieurs averses par jour). Lorsqu’on vous lance sans prévenir des seaux d’eau depuis le ciel, il est nettement plus rapide de ranger un compact dans son sac (ou sous son poncho), qu’un encombrant reflex…

Bien qu’il ne soit pas tropicalisé, le G10 à survécu sans problème aux 90% d’humidité de la forêt primaire du Costa Rica… La forêt ne sèche jamais vraiment et très souvent de grosses gouttes sont tombées sur mon G10 depuis les arbres. Ce qui ne l’a pas perturbé le moins du monde, mais j’ai pris rapidement l’habitude de placer ma main gauche en parapluie au-dessus de lui.

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Au final j’ai utilisé le G10 pour 40 à 50% des images de ce reportage, le reste étant assuré par l’EOS 50D (que j’avais préféré à l’EOS 5D Mk2 pour ses rafales et son coefficient x1.6 car j’espérais photographier des animaux). Par contre lors de mon voyage en Thaïlande en Août, mon G10 est resté au fond du sac et j’ai travaillé exclusivement avec l’EOS 5D Mk2 et l’EOS 450D.

Circonstances différentes : utilisation différente… Il faut dire qu’il y avait nettement plus de sujets intéressants à photographier en Thaïlande, sujets qui méritaient les 21 Mpix de l’EOS 5D Mk2 (entre nous, le Costa Rica, bof ! ). Par ailleurs, j’avais fait le tour du G10, pour lequel (soyons francs), mon intérêt photographique s’est rapidement émoussé. C’est un fait : la photo au compact est beaucoup moins intéressante qu’au reflex, même si l’on dispose du meilleur des APN compacts.

 


Cadrer par l’écran… faute de mieux

Comme vous l’imaginez, ma grande crainte en adoptant le G10, était de devoir abandonner mes habitudes de cadrage par le viseur… Verdict : cadrer via l’écran s’est révélé être exactement la galère que j’imaginais ! Même si je dois reconnaître que ce n’est pas totalement impossible avec de la concentration…

 

Mais vraiment le plaisir n’y est pas ! Je déteste même carrément cela ; on « n’entre » pas dans l’image. Il est difficile d’être réactif et précis, ce qui m’a fait rater beaucoup de photos… Il existe tout de même un avantage au cadrage par l’écran (qui à lui seul justifie de posséder un compact d’appoint) : passer facilement pour un touriste anonyme. Ce qui permet de réaliser certaines images en attirant moins l’attention. Maigre consolation, mais consolation tout de même…

Je me suis donc « obstiné » à acquérir autant d’habileté que possible en cadrage à bout de bras. Mais à l’exception de certains cadrages rares pour lesquels l’écran dépanne (à condition d’être orientable, comme celui du G11), cette expérience m’a conforté dans l’idée que l’on ne peut pas travailler sérieusement de cette façon. Même avec un bon écran (celui du G10 est très bon, même avec des lunettes de soleil). Je ne m’y ferais probablement jamais et j’ai une pensée pour tous ceux qui ont débuté la photo au compact et n’ont jamais expérimenté la visé reflex.

Les premiers jours, le cadrage par l’écran m’aura en tous cas aidé à maîtriser les réactions de mon G10 et à contrôler attentivement ses réglages (grâce aux options d’affichage assez finement paramétrables)… D’autant que les réglages changeaient à chaque fois que je changeait de mode, ce qui est énervant (lire plus bas). Sur un compact l’utilité de l’histogramme en temps réel saute aux yeux, surtout lorsque vous découvrez (un peu plus tard) que ses fichiers RAW supportent difficilement les erreurs d’exposition (la dynamique du capteur du G10 étant limité par sa forte densité en photosites). Malheureusement j’ai aussi pu constater, que surveiller l’histogramme se fait parfois au détriment du cadrage !

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Viseur optique : embarqué ou optionnel…

En cas de besoin, (ou lorsqu’il s’agit d’économiser la batterie), la touche DISP permet d’éteindre l’écran (ici pas d’extinction automatique avec détecteur d’œil). On peut alors utiliser le minuscule viseur optique (avec réglage dioptrique) qui est très étroit et peu précis, mais qui à tout de même l’immense mérite d’exister… Il s’adapte aux changements de focale du zoom et permet de « sauver les meubles » les jours de grand soleil, notamment lorsque l’écran est illisible et maculé de crème solaire… Mais, le plaisir n’y est pas vraiment.

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L’avenir me semble donc être résolument au viseur électronique (éventuellement amovible comme celui du dernier compact a objectif interchangeable Samsung GF1). À condition évidemment, que la technologie permette d’ici quelques années d’améliorer leur définition. Il se pourrait d’ailleurs que cette évolution bouleverse totalement le marché et même le concept d’APN reflex d’ici quelques années…

Mais nous n’en sommes pas encore là et en attendant ce jour, j’ai décidé de tester une solution provisoire en ajoutant un viseur optique amovible sur la griffe porte flash (lire encadré en bas de la page). A préciser au passage que le G10 accepte sans broncher les flash cobra Canon et le déclencheur à distance ST-E2.



Il faut « faire avec » certaines limites…

Le second désagrément qui frustre un utilisateur de reflex est une certaine lenteur à déclencher en rafales. La mise sous tension est un peu moins rapide qu’espérée, sans être d’une lenteur rédhibitoire toutefois. Avec des rafales de seulement évoluant entre 1 et 1,5 images / sec (selon les circonstances), le G10 n’est vraiment pas un foudre de guère… Même s’il existe pire en la matière.

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Toujours au chapitre de la lenteur, manipuler le zoom grâce à un curseur n’est pas aussi rapide, ni aussi précis qu’avec une classique bague rotative manuelle. Bien qu’il existe pire en la matière, j’ai souvent pesté contre l’imprécision de ce curseur de zoom (bien placé sous le déclencheur), mais qui est soit trop rapide (lorsque l’on souhaite un cadrage très précis), soit trop lent (lorsqu’il faut faire vite)…

Mais pourquoi ne pas commander le zoom grâce à une bague tournant autour de l’objectif, que l’on manipulerait de la main gauche et dont l’action serait plus ou moins rapide selon que l’on la pousse plus ou moins loin d’un côté (grand angle), ou de l’autre (télé) ? Un système qui je crois a déjà existé sur certains bridges. Un compact ne sera jamais un reflex, il faut « faire avec ».

Autre détail énervant, je ne m’explique pas l’absence d’une petite touche permettant d’activer rapidement le flash en cas d’urgence. Il faut cliquer sur un bouton, puis sélectionner un menu ce que je trouve bien trop lent lorsque c’est nécessaire… Ce qui donne des scènes dans le genre : « attends, bouge pas je la refait avec un petit coup de flash » ! Le temps d’activer le flash, le sujet à disparu… Alors que sur n’importe quel reflex, une pression sur le bouton flash et hop vous débouchez en urgence un petit contre jour.

 


Sélecteur de Mode : à améliorer…

Le sélecteur de Mode ressemble à celui d’un reflex, à quelques nuances de fonctionnement près… Pour chacun des modes de prise de vue (P, Av, Tv, M), je vous conseille par précaution de paramétrer à l’avance divers réglages avancés (AF, Flash, Cadence, Balance des blancs, ect…). Sans quoi vous ferez face à des déconvenues lors de chaque changement de Mode, car beaucoup de réglages sont mémorisés « verticalement » : Modes par Modes. On aurait préféré qu’ils s’imposent « transversalement » : quelques soient les modes de prise de vue (comme sur les reflex)… J’ai ainsi raté de nombreuses photos avant d’avoir réalisé ce paramétrage un peu fastidieux. Prendre en main un G10 n’est finalement pas plus simple que d’utiliser un reflex d’entrée de gamme genre EOS 500D.

 

Prenez également la précaution d’enregistrer en positions C1 et C2 (qui ont l’immense mérite d’exister), deux configurations polyvalentes et personnelles (Mode P, ISO Auto et White Balance Auto par exemple). De façon à limiter les risques d’erreur si jamais le sélecteur de mode (relativement proéminent) basculait par erreur dans l’une de ces positions. Cette remarque est valable également pour les reflex EOS dont le sélecteur de Mode a cette tendance horripilante a tourner tout seul lorsque l’on range son reflex dans la besace ou le sac à dos.

On espère en vain depuis plusieurs années que Canon imite Nikon et ajoute un petit ergot pour le verrouiller… Mais il faut croire que nous n’avons pas encore été suffisamment nombreux à nous plaindre de ce vilain défaut, qui est devenu (dans mon cas) la première cause d’images ratés (difficile sinon de rater beaucoup d’images avec tous les automatismes proposés et 15 ans d’expérience des reflex)… Ce qui m’énerve, c’est qu’il s’agit très souvent d’images qui auraient étés intéressantes, car prises lorsque l’appareil est sorti du sac en urgence (ce qui dérègle le sélecteur par frottement). Ce serait pourtant si facile à corriger, mais ce n’est toujours pas le cas sur le nouvel EOS 7D ! 

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Des options réduites à la portion congrue

La sélection du format de prise de vue (RAW ou JPEG) est aussi une aberration car elle aussi se fait Mode par Mode, sans oublier qu’il faut se rendre au fin fond d’un Menu si l’on désire activer l’option RAW + JPEG. Pourquoi ne pas avoir adopté l’efficace sélecteur de format proposé sur les EOS qui permet une fois pour toutes de choisir (et de combiner) facilement les différents tailles et compressions de JPEG et de RAW ? On regrette d’ailleurs sur le G10 (de 15 Mpix), l’absence de diverses tailles de RAW (heureusement le G11 reviendra à 10 Mpix bien plus raisonnables).

Et que dire de l’absence inexcusable du format RAW dans les Modes Scènes (Portrait, Sport, ect), ce qui était le cas sur tous les EOS jusqu’au 450D ? Toutefois, depuis l’EOS 500D il est – enfin – possible de travailler en RAW dans tous les Modes. Je me souviens avoir posé la question a un cadre de Canon il y a quelques années, et il m’avait répondu que le format RAW était plutôt une gène pour les débutants. Heureusement il y a eu du changement depuis…

Comme vous l’imaginez, je regrette aussi l’absence de nombreuses options de personnalisation avancées et de quelques boutons de commande directes qui permettraient de conserver l’écran de contrôle éteint en permanence (un bouton d’activation du flash serait le plus urgent)…

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Des petits défauts qui sont peut-être courants sur les APN compact, mais qui dérangent l’utilisateur de reflex que je suis. Défauts qui sont d’autant plus gênants que (scandale), aucun mode d’emploi imprimé n’est livré avec le Canon G10 !

Si l’on souhaite découvrir les fonctions (parfois cachées) du Canon G10, il faut donc lancer un CD-ROM pour accéder à un PDF de plus de 300 pages (que certains imprimeront éventuellement)… Je vous laisse imaginer à quel point c’est pratique en pleine jungle, dans un 4×4, à la terrasse d’un café, ou tout simplement en week-end à la campagne !

Je me souviens qu’Olympus nous avait déjà fait ce coup-là avec le E-420. Peut-être s’agit-il d’une pratique courante dans le monde des APN compact, mais je trouve cela un peu limite lorsqu’APN est proposé près de 500 €. Bref, tous ces petits détails font que l’on est très loin d’un reflex…

Il faut « faire avec » et c’est un peu dommage, car il ne manque pas grand-chose au Canon G10 pour devenir un vrai professionnel. À croire que Canon (et les autres fabricants) ne souhaitent pas voir leurs précieux clients utilisateurs de reflex, « repasser » au compact ? Car avec ce type d’APN le risque qu’un photographe change de marque à la moindre innovation est bien plus grand…



Des menus assez décevants pour un habitué des reflex

J’ai globalement trouvé les menus du Canon G10 décevants, notamment face à ce que proposent la plupart des reflex, et tout particulièrement les Canon EOS dont les Menus sont un modèle du genre. Ceux du G10 sont moins esthétiques, moins lisibles et surtout moins logiques.

Et je n’écris pas cela à la légère faute d’avoir eu le temps de m’y être habitué, car j’ai passé de longues heures (dans les transports) à les étudier, les tester et les mémoriser. Il est regrettable de ne pas trouver davantage d’air de famille avec les Menus des EOS qui ont tous été unifiés depuis la sortie des EOS 450D et EOS 1D Mk3. Visiblement, les menus du G10, n’ont pas bénéficié de la même attention et du même soin.

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Les Menus du G10 sont structurés en quatre colonnes seulement, dont une qui est totalement inutile puisqu’elle ne sert qu’à personnaliser timidement l’interface (rappelons au passage, ce principe élémentaire d’ergonomie selon lequel, tout ce qui est inutile et nuisible). Il est bien dommage d’avoir gaspillé cet espace qui aurait pu servir à autre chose…

Pourquoi ne pas avoir adopté les colonnes suffisamment nombreuses des EOS (depuis l’EOS 450D), qui permettent de visualiser à chaque fois « l’intégralité » des entrées de la colonne sélectionnée ? Alors que sur le G10, il est nécessaire de faire défiler verticalement les menus pour découvrir les entrées situées en bas des colonnes ce qui est assez énervant à la longue. Certains connaisseurs ne manqueront pas de faire le même reproche aux Menus des reflex Nikon, mais dans ce cas c’est facilement pardonnable vu la richesse des options (qu’il fallait caser quelque part).

Les utilisateurs de reflex EOS auront noté que le nombre de colonnes de Menu est limité à 5 lorsqu’ils utilisent les Modes Scènes (Portraits, Paysage, Sport, ect…). Alors que lors de l’utilisation des Modes avances (Programme, Priorite Vitesse, ect…), on accéde à l’intégralité des colonnes : 8 en comptant le Menu personnalisable… Le G10 ne dispose d’ailleurs pas non plus des astucieuses fonctions personnalisées des EOS (elles sont inaccessibles dans les Modes Scènes), où sont rangées les options avancées ou rares que 90% des photographes ne touchent jamais.

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Menus encore : pas toujours très malins…

Je sais que les Menus de nombreux compacts sont largement pires que ceux de ce Canon G10 (même si je ne suis pas un grand expert des compacts). Mais n’oublions pas que ce modèle est censé séduire les experts (en tous cas, j’ai choisi d’étudier le G10 du point de vue d’un photographe expert).

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Voici un petit détail représentatif du manque de « finition » des Menus du G10 : à chaque fois que vous essayez une option ou changez un réglage « pour voir », les menus reviennent systématiquement à leur position par défaut (soit le Menu général, soit le Menu Perso) lorsque vous appuierez sur le bouton Menu.

Alors que sur tous les reflex EOS depuis quelques années, vous retombez « sur vos pattes », à l’emplacement où vous aviez laissé le menu précédemment (éventuellement un paramétrage est nécessaire pour cela). C’est plus malin car cela permet de revenir immédiatement sur le réglage que vous avez modifié. Certes il existe sur le G10, une option pour revenir de préférence au Menu personnalisé, ce qui limite un peu ce problème (regrettons au passage que ce menu perso ne disposent que de cinq entrées, ce qui est peu).

Autre exemple d’incohérence ergonomique : où sont cachées les options de retouche et de recadrage d’images ? Impossible d’y accéder simplement en appuyant sur le bouton Menu, il faut préalablement afficher une image puis (ensuite), appuyer sur le bouton Menu. Dans ces conditions, il est probable que ces fonctions échappent à beaucoup d’utilisateurs débutants qui n’auront aucune chance de tomber dessus par hasard… C’est idiot, car ce sont justement les débutants qui en sont friands.

Enfin, que dire des couleurs de ces menus ? Personnellement j’ai trouvé leur design peu adapté à un compact expert (ou même de luxe, car proposé initialement à près de 500 €). En ce qui me concerne, ces menus bleu, jaunes ou roses m’ont gâché un peu le plaisir (mais je suis certainement un cas à part). Suggérons à Canon de proposer des thèmes plus ou moins austères à l’image de ceux de l’EOS 500D. Depuis les succès d’Apple en matière d’interface (Mac OSX, iPod, iPhone), il n’est plus à démontrer que (souvent), ce qui est beau est aussi plus ergonomique… À moins, que ce ne soit l’inverse.



Qualité d’image : excellente, mais assez loin du reflex

La taille réduite du capteur d’un compact se paye à un moment ou un autre… Et c’est au niveau des détails fins de l’image (y compris en format RAW), que l’on remarque facilement la différence entre le G10 et la dernière génération de reflex à capteurs CMOS.

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Sans que ses résultats en RAW soient décevant (ils sont même très bons pour un compact), on constate tout de même que la dynamique, la maîtrise de hautes lumières et le contrôle du bruit sont très inférieures à celles d’un EOS 500D ou 450D… Une fois dans Lightroom, les RAW du G10 encaissent mal les corrections violentes.

Rattraper les zones surexposées est souvent impossible (définitivement cramées) et déboucher les tons foncés se paye d’une visible montée du bruit. Tant pis… Il faut « faire avec », tel est le prix de la légèreté, du moins en attendant le G11 qui devrait énormément progresser sur ce point (une dynamique quatre fois supérieur d’après Canon).

Avec le recul, on peut d’ailleurs en vouloir un peu à Canon d’avoir en 2008 choisi d’embarquer 14,7 Mpix sur un minuscule capteur de compact… Tout ça pour revenir à 10 Mpix sur le G11 un an plus tard, avouez que cela pose question… Un G11, dont il faut préciser que le capteur conserve les mêmes dimensions et la même technologie CCD. Alors que l’on aurait rêvé d’un CMOS ce que d’autres constructeurs ont osé sur des compact à objectifs fixes (c’est d’ailleurs un peu décevant de la part de Canon qui fut l’initiateur du CMOS dès 2001). Mais nous reparlerons du capteur du G11, au moment de l’essayer sur le terrain…

Si les futurs acheteurs de G11 applaudiront un courageux revirement stratégique, les possesseur de G10 regretteront certainement un choix qui fut dicté par des considérations marketing, davantage que par les évolutions de la technologie…

Osons d’ailleurs croire, que ce sont aussi les critiques de certains utilisateurs professionnels et les tribunes de la presse spécialisée brocardant cette course au pixels un peu vaine, qui auront contribué à ramener Canon et Sony à la raison ? Peut-être les deux boîtiers seront-ils amenés à poursuivre leur carrière côte à côte jusqu’au début de 2010 afin de satisfaire tous les types d’acheteurs ? D’un côté, les consommateurs de super marcher désirant afficher le plus de pixels possible au kilo… De l’autre, ceux pour qui tout ce qui brille n’est pas or.

 


En format Compact, qui fait mieux à part le Canon G11 ?

En conclusion et malgré tous les reproches que je viens de faire au G10, ne pensez pas que mon expérience avec lui avec ait été décevante, car j’ai réalisé pas mal de belles images (qui aime bien châtie bien). J’ai apprécié sa fiabilité et l’endurance de sa batterie Li-on qui se recharge en moins de 2h. Son autofocus s’en est plutôt bien tiré, même en forêt dans une relative pénombre. Son flash est très efficace et suffisamment configurable (correction d’expo disponible via les menus).

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Grâce à son objectif de haut vol, les images obtenues sont extrêmement piquées et tendent à se rapprocher de celle d’un reflex de 12 Mpix. La balance des blancs ne pose pas de problèmes particuliers (j’ai surtout travaillé en pré réglage Lumière du jour cela dit).

Quant à l’exposition elle est assez régulière, mais gare à certaines hautes valeurs percées qui vous surprendront si vous êtes habitués à la dynamique d’un reflex performant. Enfin, ne boudons pas le confort d’un excellent écran très lumineux et bien défini, qui n’est malheureusement pas orientable (heureusement celui du G11 le sera sans perdre en définition).

Disons plutôt, que le G10 s’avéra légèrement frustrant, car son énorme potentiel est un peu gâché par quelques petits détails (ses menus décevants et peu logiques, la taille du capteur certainement trop ambitieuse)… Je l’ai donc déjà revendu, avec le projet de passer éventuellement au G11 qui semble assez prometteur. À moins que je me laisse tenter par un modèle micro 4/3 à objectifs interchangeables (oui mais avec quel zoom ?)… Le G10 est loin d’être parfait, mais qui fait aussi bien, aussi polyvalent et aussi performant actuellement ? Et dans une enveloppe financière aussi raisonnable ? Personne à l’exception du G11…

L’autre conclusion que je tire de cet essai, est qu’il n’existe décidément rien de mieux qu’un reflex pour saisir « l’instant décisif »… Mais qu’en l’absence de reflex (ou lorsqu’il est trop pénible ou impossible d’en transporter un), mieux vaut un Canon G10 (ou G11) que rien du tout.

 



J’ai adoré :

  • La disponibilité du format RAW.
  • La définition très élevée de l’image jusqu’à 400 ISO.
  • La prise en main parfaite, le poids et le format idéal (ni lourd, ni trop petit).
  • La construction et la finition réellement superbes, vraiment « un bel objet ».
  • L’objectif totalement rétractable (moins encombrant).
  • Le zoom 28-140 mm (x5) de grande qualité (même si on préférerait 24 mm).
  • La position macro étonnante.
  • Les molettes de Sensibilité et de Correction d’expo (bien que proéminentes).
  • Le viseur optique (en dépannage) et la griffe pour ajouter un viseur externe.

Pas si mal :

  • L’écran très lisible et bien défini (mais pas encore orientable).
  • L’efficacité du flash (non pop-up donc moins fragile).
  • L’AF relativement efficace et rapide.
  • La stabilisation efficace apparemment.
  • L’autonomie relativement confortable.
  • Le menu personnalisable (même si pas assez d’entrées).
  • Les Modes personnalisables C1 et C2 et une touche personnalisable.
  • La disponibilité d’un caisson sous-marin réputé efficace (pas testé).

Bof, bof, bof…

  • La réactivité générale (juste correcte et très inférieur à celle des reflex).
  • Le bruit dans l’image au-dessus de 400 ISO.
  • La dynamique du RAW, inférieure à celle d’un reflex.
  • Les aberrations chromatiques assez perceptibles au grand angle.
  • Les menus moyennement pratiques et très éloignés de ceux des reflex EOS.
  • Les modes de visualisation des images plutôt quelconques.
  • L’absence des Style d’image Canon.
  • La vidéo de seulement en 640 x 480 (ni HD, ni full HD).

Je n’ai pas aimé :

  • La réactivité en rafale beaucoup trop faible (1 à 1,5 image / sec).
  • La mise au point manuelle très peu pratique, via un Menu.
  • L’absence de l’espace Adobe RVB en JPEG.
  • L’absence de certaines options de personnalisation avancées.
  • L’absence de quelques boutons de commande suppl. (flash par exemple).
  • La position de l’interrupteur On/Off bien trop proche du déclencheur.
  • L’absence de mode d’emploi imprimé et d’aide contextuelle dans les menus.
  • L’absence de viseur Canon externe de 28 mm en option.

 


Essai du G10 avec le viseur Ricoch 28 mm

J’ai eu la chance de débuter la photo vers l’âge de treize ans, lorsqu’on me légua un Minolta SRT 101 d’occasion, un excellent reflex professionnel qui avait la caractéristique d’être équipé d’un viseur fantastique. Il n’y a aucun doute sur le fait que c’est le plaisir de cadrer dans cette fabuleuse lucarne qui me donna cet envie de photographier. Voilà pourquoi, il m’a fallut très vite dénicher un viseur optionnel pour mon G10, au moins pour travailler confortablement au 28 mm (étrange d’ailleurs que Canon ne propose rien en la matière).

Si l’on ne souhaite pas dépasser les 150 €, il faut bien reconnaître que le choix n’est pas immense du côté des viseurs optiques et j’ai dû parcourir tout le Boulevard Beaumarchais la veille de mon départ avant de trouver mon bonheur. Étrangement une seule des nombreuses boutiques du Boulevard proposait quelques viseurs externes. Après avoir écarté les viseurs Zeiss et Leica bien trop chers, j’ai quelque peu hésité avec le superbe viseur 24 mm conçu pour le Sigma DP1, qui avait fière allure au sommet du G10.

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Mais j’ai finalement opté pour le discret 28 mm conçu par Ricoch pour son compact expert… Je n’avais pas acheté un compact, pour me retrouver encombré (de nouveau) par un viseur encombrant. L’ensemble devant rentrer  dans une poche de pantalon large (genre treillis ou pantalon de randonnée).

Mon viseur tout neuf n’étant pas retenu assez fermement par la griffe porte flash, j’ai découpé un petit carré dans une feuille de plastique d’emballage (épaisse d’un demi millimètre environ), que j’ai coincé dans la griffe avant d’engager le viseur très légèrement en force. Celui-ci étant parfaitement fixé, je peux glisser mon G10 en vrac dans une poche de sac à dos, sans crainte de perdre le viseur.

C’est quasi parfait, à un détail près : la présence du viseur dans la griffe porte flash désactive totalement le petit flash d’appoint que j’apprécie pourtant beaucoup. Il faut donc penser à retirer le viseur (et ne pas le perdre), avant d’utiliser le flash.

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La visée grâce au viseur externe est très agréable et l’on se prend à refaire de la photo en Mise au point Manuelle « façon Leica », en utilisant l’hyperfocale et en tentant d’oublier que l’on utilise un compact… Certes la mise au point manuelle n’est pas aussi conviviale que sur un reflex, mais on fini par prendre le coup.

Grâce au viseur externe, il est même possible de travailler en conservant ses lunettes de soleil, un confort qui n’a pas de prix en voyage. Dans ce cas, il faut juste ne pas oublier de caller la focale à 28 mm en poussant de l’index, le bouton de zoom vers la gauche. Prenez-y bien garde car on se fait avoir au début. Si l’on désire utiliser le zoom, il faut bien penser à utiliser le viseur de l’appareil ou l’écran arrière. En largeur, l’image réellement capturée par le G10 correspond en gros à ce qu’affichent les cadres de visée blancs du viseur Ricoch. La photo est à peine plus large que la visée, ce que je trouve assez sécurisant.

Je dirais que le viseur affiche environ 90 à 95% de l’image en largeur (tout dépend en fait si vous collez votre œil très près contre le viseur). En hauteur, on constate par contre un léger décalage de parallaxe dont il faut tenir compte avant de déclencher. Avec ce viseur Ricoch (qui n’a pas été conçu pour le G10 rappelons-le), le haut de l’image capturée est plus haute que ce que l’on perçoit dans le viseur (il y a donc plus de ciel sur la photo). Heureusement, la limite inférieure est assez proche de ce que l’on vise (à peine plus grande en fait), ce qui permet d’inclure assez précisément le premier plan.

Le fait que mon viseur Ricoch 28 mm cadre un peu plus étroit que l’image réelle ne me semble pas trop problématique. D’autant que j’ai décidé de recadrer les images 4/3 de mon G10 au format 3/2, afin de mieux les intégrer à ma production (à ce propos, signalons que pendant la Visée Live par l’écran, vous pouvez afficher deux bandes grisée en haut et en bas, afin de matérialiser ce format 3/2 qui remonte à la naissance du Leica. Utilisez le Menu « Affichage perso », dans la première colonne des Menus Rouges).

 


Lire aussi à propos de Canon :

  • Canon S90 et viseur externe, l’astuce qui tue !
  • Deux petits accessoires utiles pour le Canon S90.
  • Test terrain : Canon G10 au Costa Rica (en attendant le G11).

 


 

BILLET PREC.
BILLET SUIV.

51 commentaires

  1. L’autre conclusion que je tire de cet essai, est qu’il n’existe décidément rien de mieux qu’un reflex pour saisir « l’instant décisif »
    Cartier Bresson et son telemetrique doit grincer des dents dans sa tombe
    Article complet et interessant à part ça :)

  2. je ne crois pas que le G8 n’ai jamais existé :-) (du moins en France)
    Canon est passe du G7 au G9
    fred, très satisfait de son G9 depuis 2 ans.

  3. Oui, Tanguy, évidement 28-140 mm (j’ai corrigé). J’en ai tellement rêvé du 24 que voilà !
    Pour répondre à Benoît : ce n’est pas parceque certains estiment (c’est mon cas) que le reflex est supérieur à tout autre système (Télémétrique compris) pour capter l’instant décisif (au jour d’aujourd’hui)… qu’il est interdit de préférer d’autres types d’appareils (télémétrique par exemple) qui ont d’autres qualités.
    Un nouveau Cartier Bresson (sans expérience préalable) devrait commencer à faire de la photo aujourd’hui, choisirait-il un télémétrique ? Peut-être ben que oui ? Peut-être ben que non… Personnellement j’en doute un peu.

  4. Test très complet et très intéressant comme d’habitude :)
    Merci pour ce partage, surtout si tu as grignoté ton week end pour nous le concocter ! :)

  5. Super ce test de terrain !
    Qui confirme aussi les limites de ce bel objet. Coté capteur, on attend le G11 sans miracle tout de même. Les samples qu’on trouve sur internet (dpreview) du Powershot S90 (même capteur et caractéristiques proches) montrent que le capteur donne de meilleurs résultats en haute sensibilité, heureusement d’ailleurs, même si évidemment on est loin des résultats d’un reflex (photos juste correctes à 800). Un petit retour en arrière bénéfique. Tiens, d’ailleurs, c’est la même densité de pixels à peu près que mon vieux Powershot A640 de 2006 et son écran orientable qu’avait alors abandonné la série G(26 MP/cm2 contre 23 pour le G11 et le S9, avec évidemment des améliorations logiciel).
    Allez Canon, encore un petit effort, l’année prochaine il y aura sur le prochain G (à moins que ça soit une nouvelle série, G12 ou G13 ça sonne pas très bien, d’ailleurs le G8 n’a jamais existé en effet) :
    - un capteur plus grand avec une densité de pixels plus faible et avec un peu plus de pixels (les 10 Mpx du G11 ne font plus que 8 i on recadre en 3/2
    - un viseur optique digne de ce nom. C’est un scandale qu’on soit obligé d’en rajouter un parce que celui d’origine est mauvais! On se retrouve du coup au temps de la préhistoire. A moins de passer au viseur électronique comme chez Panasonic avec ses Lumix G1 et GH1
    - Vidéo HD comme chez la concurrence ou alors pas de vidéo du tout ! 640 x 480, ça craint aujourd’hui…
    Un rêve ? Qui sait ? Ce retour en arrière le laisse un peu présager, comme la sortie de quelques appareils dans d’autres marques, mais qui ne sont plus tout à fait des compacts.

  6. enfin un G10 c’est pas vraiment un boitier pour faire des photos!!! Perso le lissage de l’image du G10, je dis beurk je préfère le rendu du x3.

  7. Bonjour,
    J’ai lu ce test qui emprunte plus à l’expérience terrain qu’au labo. Forcément, j’y ai trouvé tout l’intérêt de l’analyse critique qui est faite. Personnellement je suis plutôt mountain trotter que globe trotter. Je traine mon Powershot G3 (vieux de 7 ans) tout cabossé mais qui m’a permis de faire de jolies prises de vues sur les pentes des alpes françaises comme au Ladakh dans l’himalaya indien. Je retrouve dans ce test de nombreuses caractéristiques qui font la force de la gamme powershot « G ». Mon dilemme réside dans la stratégie à envisager pour son renouvellement. Je suis très tenté par le passage au G11 ou conserver mon G3 et passer au réflexe. J’aime la compacité de l’appareil, la batterie inusable, ses possibilités importantes, son côté « prêt à shooter » façon reportage tout en ayant une approche pro et un rendu de qualité pas trop loin des réflexes grand public. Je regrette un peu que le zoom ne soit pas plus important. Quant à choisir un réflexe, pas évident d’adopter une stratégie adaptée à une utilisation « montagne » exigeante. Je suis tenté par un boitier « full frame » mais il me semble que miser sur un boitier plus modeste en privilégiant le choix d’optiques de qualité serait un compromis idéal.
    Quoi qu’il en soit, je préfère largement le rendu Canon des images trop léchées, lissées et traitées à la sortie de l’appareil de chez Panasonic. Et comme personnellement un appareil photo reste un appareil photo et pas un camescope (vidéo HD), je préfère me concentrer sur les capacités en la matière que sur la polyvalence d’usage. Merci donc pour ce retour d’expérience et cet éclairage très intéressant.

  8. Hélas, oui, mille fois hélas, j’ai moi aussi testé le G10 sur le terrain, des milliers de fois, et, une fois passés la joie et le plaisir d’un compact soit-disant « expert » (légèreté, discrétion, fini les gros boitiers et les gros zoom lourds et très repérables quand on veut être discret), en regardant ces milliers de photos prises à tous les modes possibles et imaginables, même à seulement 25 % de leur taille, et bien, là, grosse, grosse et très grosse déception :
    que du bruit partout, et un grand grand bruit, en plus (bizarre, d’ailleurs, JF, que, même si tu y fais allusion, tu ne marques pas ce bruit dans tes « Je n’ai pas aimé »…)
    Le G10 est donc le compact « expert » du bruit…
    Pire, quand j’ai confié plus de 600 photos faites avec le G10 à une de mes agences (car je devais prendre des photos dans des conditions difficiles, où je ne devais pas me faire repérer, le G10, croyais-je, naïf, était donc la solution idéale), la réponse du directeur de l’agence ne s’est pas faite attendre :
    - »Arrête tout, c’est pourri, aucun magazine ne pourra publier une seule de ces photos, sauf en vignette ! Arrête tout et reprends vite ton 5D Mark II » !
    Voilà, tout est dit : qu’est-ce que je vais faire de mon G10, maintenant ?
    Le donner à ma petite cousine ?
    Le jeter par la fenêtre ?
    Le vendre à un internaute de macandphoto, en attendant la sortie du G11 (avis à la population…), en ayant au passage la gentillesse inutile et superflue de donner encore une autre chance à Canon, et de re-dépenser encore de l’argent que je n’ai pas ?
    François-Xavier Prévot, Marcheur-Photographe
    Ecrire la Lumière,
    S’engager par l’image,
    Participer à la Respiration du Monde.
    http://www.fx-images.com
    « Il vaut mieux allumer une bougie que maudire l’obscurité ».
    Proverbe chinois.
    Blog : http://www.wmaker.net/fximageswebzine/

  9. PS : déjà que je suis très, très, très déçu par le 5D Mark II qui surexpose sans arrêt, pour un oui ou pour un non…
    ‘bécile : si j’avais su, 21 millions de pixels ou pas, j’aurais gardé mon 5D…
    (scandaleux, d’ailleurs, pour un appareil de cette gamme et surtout de ce prix…)
    Tiens, et si je reprenais mon vieux boitier Canon argentique avec mes bonnes vieilles pellicules diapos Velvia et Provia ?
    François-Xavier Prévot, Marcheur-Photographe
    Ecrire la Lumière,
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    Proverbe chinois.
    Blog : http://www.wmaker.net/fximageswebzine/
    « Le Monde est aveugle. Rares sont ceux qui voient ».
    Le Bouddha.

  10. Merci pour vos commentaires sympa. ça encourage à pondre ce genre de test, y compris si l’on a pas de commande de media (un tel test ça prend des heures et des heures de travail au final).
    A propos du G10 (pour répondre à FX) : oui, il y a du bruit. Mais entre une photo (un peu ou même beaucoup) bruitée… et pas de photo du tout ! J’ai choisi le G10.
    Par ailleurs en travaillant en fichier RAW (notamment si l’on utilise pas la version 2.x de Lightroom), ou en travaillant dans DPP ou dans DxO, et bien on arrive à des résultats assez correctes et parfaitement exploitables jusqu’en A4.
    Si, si… DU moins tant qu’on dépasse pas les 400 ISO. Les 15 megapixels « noyent » le bruit sous le nombre !

  11. Norbert : pour la montagne oublie le full-frame ! Trop lourd, à moins que tu sois costeau et ne rechigne pas à emporter 1 à 2 kg de plus à chaque fois… (et cher car les optiques doivent suivre)
    Le G11 pourra faire l’affaire… Sinon : Canon EOS 500D ou Nikon D90.

  12. [à JF] : désolé si tu as mal pris mes deux post, mais je suis pas du genre, comme tant d’autres internautes, à te féliciter gratuitement et de façon injustifiée, et encore moins à te caresser dans le sens du poil uniquement pour te faire plaisir : je suis juste.
    Et puis, les compliments :
    1 : tout le monde t’en fait, donc tu devrais avoir ta dose de compliments(au moins pour la journée),
    2 : « Quand deux personnes sont toujours d’accord, il y en a une des deux qui ne sert à rien » : ce n’était pas une critique CONTRE toi, mais contre le G10 que j’ai donc, moi aussi, utilisé des milliers de fois sur le terrain.
    3 : Quand c’est bien (ton article sur les conditions abusives des photos par Sony, par exemple, était beaucoup mieux et beaucoup plus conforme à la réalité du terrain des photographes), je le dis, et quand c’est de l’intox, je le dis aussi.
    4 : à ma grande douleur et à mon grand désarroi (pour environ 480 euros, en plus), je préfère ne rien utiliser que d’utiliser le G10 : car si aucune agence n’en veut, des photos du G10 , qu’es-ce que tu vas faire de tes photos, hein ?
    Les laisser (volontairement) en vignette sur ton site, pour pas qu’on se rende compte que le G10, il fait des photos pourries de bruit et d’aberration chromatiques?
    Les donner à ta grand-mère ou à ta voisine ?
    C’est une sacrée perte de temps : mieux vaut (re) prendre un vrai reflex, et arrêter de faire mu-muse avec un joujou inutile…
    Et je précise autre chose : même en 80 ISO (je l’ai testé des centaines de fois), le G10 fait du bruit, et pas seulement à partir de 400 ISO : le cas du G10 est donc encore plus désespéré, même après traitement avec DPP et DxO, que j’ai testés aussi…
    Enfin, je sais que tout ça, c’est du boulot, mais on en est tous là : moi, mon site (et mon blog), c’est le fruit de 7 ans de travail, pas seulement de quelques heures, et je ne me plains pas : je continue…

  13. Pas d’inquiétude François-Xavier, j’avais pris ton avis sur le bruit, comme une contribution positive et particulièrement intéressante !
    Toutefois, la question du bruit est une question un peu relative, par rapport a un niveau d’exigence… plus ou moins élevée selon les gens.
    Certes, il y aura plus de photos à jeter au G10 qu’au reflex. Mais à des valeurs iso standard, j’estime (personnellement) que ce bruit reste acceptable… et surtout publiable !
    D’ailleurs j’ai un collègue qui fait de la photo de vélo pour un mensuel spécialisé et il m’a montré plusieurs double pages réalisées au G10. Il est par ailleurs équipé d’un EOS 5D (premier du nom).
    Bref, la question du bruit est un peu relative… et dépend beaucoup de l’exigeance personnelle. En ce qui me concerne je ne juge jamais de la qualité des images en les affichants à 100%. Mais seulement en les affichant (après export en JPEG ou TIFF) à la taille de 50% dans Photoshop.
    Merci pour tes réponses et bravo pour tes images et ton blog.

  14. Question 1
    JF = trouve tu « normal » sur les deux photos ou le barbu tien le G 10
    les zones « hl satellisée » voir cramée ? ( zone entre le nez et les lunette, et le majeur sur l’autre photo)
    Moi = non, et je rejoint total les propos de FX
    Question 2 :
    touve tu NORMAL de dire « oui mais, faut prendre LR , DXO et cie  » ?
    puis quoi encore ?
    un cluster de mac octoprocesseur, avec une armée de soft et plugins because en 2009 on est encore INFOUTU de proposer des compact num qui explosent pas les HL quand il veulent, quand c’est pas les reflex…
    magré les progres réel depuis quel année et toute les « astuces » des ingés.
    c’est inadmissible actuellement ! tout simplement!
    Mais tant que l’on se fera les VRP du délire ambiant, c’est pas prêt de changer.

  15. Hello Moket. La photo du barbu qui tient le G10… a été fait avec l’EOS 50D ! (car le G10 était occupé)
    ET le rendu a été (fortement) modifié dans LR2, dans un « délire créatif »… autrement dit les zones sur expo : c’est voulu et assumé, pour faire « plus choli ».
    C’est peut-être raté (on aime ou on aime pas)… Mais c’est voulu ! Pas la phot de l’EOS 50D et encore moins celle du G10 ! ! !

  16. Désolé Jean-François, rien à voir avec le sujet, mais j’ai innocemment cliqué sur le lien vers le blog de François-Xavier Prévot et… le post sur les vaccins est d’une CRIMINELLE CONNERIE, à tous les niveaux, et je pèse mes mots.

  17. André ArcqPosté le

    Bonjour,
    A vous lire, je n’imaginais pas avoir acheté un tel concentré de ‘mauvais points’ en m’offrant un G10.
    Il est vrais que je ne suis pas un professionnel…
    Pourtant, il me plais bien.
    Enfin, heureusement que je peux me rabattre sur mon Nikon D300 ou le D90 de mon épouse…
    Cordialement,
    André Arcq

  18. … ne pas oublier que le point de vue de l’article sur le G10 est celui d’un utilisateur de reflex.
    Ce qui explique une certaine sévérité. Cependant, ne pas oublier les points forts et les qualitées de cet appareil qui sont listéees en fin d’article.

  19. euuuh, j’ai l’u l’article sur les vaccins…
    Evidement je pense tout le contraire de ce que raconte ce texte, extrêmement discutable… (je ne suis pas d’accord non plus avec FX sur les Canon, mais il est intéressant d’avoir des avis divergents pour se faire une idée).
    Pour revenir aux vaccins, FX n’est d’ailleurs pas l’auteur du texte. Il reprend les propos (extrêmes c’est peu dire) d’une militante anti-vaccination Canadienne.

  20. Bonjour Jean-françois,
    Merci pour le conseil, c’est une discussion passionnante que de choisir un réflexe d’autant que ça reste un investissement relativement improtant.
    J’ai vu ton reportage « Ladakh » avec de très belles images. J’aimerais savoir ce que tu avais emmené comme appareil pour les prises de vues. Personnellement en 2007 pour notre expé au Kun j’avais mon modeste powershot G3 dont j’ai pu apprécier la longévité des batteries lors du trek d’acclim, au camp de base et sur la montagne.
    Je n’écarte aucune possibilité, le 5D version 2005 peut rester une alternative intéressante. Cependant, j’ai effectivement un petit faible pour le D90 avec le 18-200 (AF-S DX VR 18-200mm f/3.5-5.6G IF-ED), il faudrait que je puisse les prendre en main pour me faire une idée précise. Quant aux situations plus acrobatiques ou verticales mon G3 sera encore bien adapté !

  21. Tiens JF, j’aurais une petite question concernant le poids du matériel. Pourrais tu m’expliquer pourquoi certains photographes s’obstinent encore aujourd’hui à utiliser des boitiers type 1D ou 1DS en reportage alors que ce sont des boitiers qui pèsent plus d’1 kilo, sans parler des cailloux à monter au bout.
    Comment font il pour résister à autant de poids à longueurs de journées, consultent ils des kinés ?
    Merci :)

  22. Jean-PierrePosté le

    Bonjour et merci pour ce test, hyper intéressant et complet. Je vais devenir un fidèle.
    Une réflexion « dans le vide » qui certainement n’apportera pas grand-chose, mais qui tourne dans ma tête depuis plusieurs mois.
    J’ai revendu il y a trois mois mon Canon G9 à un ami pour acheter le G10, puis… l’idée d’un reflex a fait son chemin… mais aujourd’hui je ne sais plus à quel saint me vouer : Je retrouve dans ton essai les défauts inhérents aux Canon G : le viseur en premier lieu, puis la lenteur, la montée en ISO ect… Mais à l’inverse concernant les reflex, ce qui était valable il y 15 ans (1994, ce n’est pas si vieux). Premièrement, les prix d’achat n’étaient pas les mêmes (mon Nikon F601 m’avait coûté 390 euros – 2500 F – avec un 28/80 basique) et surtout, surtout, il fonctionne encore aujourd’hui (sauf le flash intégré). Ce qui m’amène au deuxièmement : Tous les avis de vendeurs, et amis convergent : les appareils photos numériques devraient avoir une durée de vie de cinq ans, ce qui, pour un investissement de 1000 euros donne 200 euros/an !
    J’ai l’impression d’être à une croisée de chemins : trop tard pour pour s’équiper en argentique et trop tôt pour être équipé en numérique fiabilisé…
    Quand je vous disais que mon commentaire n’apporterai pas grand-chose !

  23. Personnellement, je préférerais un bon viseur (ou même moyen) que de devoir utiliser l’écran arrière pour cadrer.
    Je dirais même plus: un viseur et pas d’écran est préférable. Je n’ai jamais compris les concepteurs, c’est à croire qu’ils n’utilisent jamais leurs matériels. Moi tout ce que je recherche,c’est un boitier basique avec le minimum d’option, juste un réglage vitesse/diaph, avec un bon petit zoom 24/105 et un bon capteur dynamique uniquement en raw (pas besoin de jpeg). Le tout dans un boitier costaud.
    Merci pour ce test en condition réelle.

  24. Jean-PierrePosté le

    « (…) un viseur et pas d’écran est préférable. » Voilà une phrase que je vais graver dans le marbre, merci matbess, je saurai m’en souvenir. A quoi penses-tu lorsque tu décris l’appareil que tu recherches (ou que tu as trouvé), cela correspond exactement à mes attentes. Après le budget…

  25. Mon cher Jean-Pierre : oui, c’est peu de le dire , l’argentique est définitivement mort et enterré depuis dejà 5 ou 6 ans !
    (perso je l’ai considéré mort en 2001, c’est la dernière fois que j’en ai fait).
    On en parle donc même pas. Un excellent reflex pas cher : genre un EOS 1000D ne coûte que 450 à 500€ € avec un objectif basique stabilisé (pas terrible, mais pas nul non plus)…
    Franchement son capteur CMOS de 10 Mpixel fera toujours mieux (au moins aussi bien) qu’un film scanné (si, si… je l’affirme, sauf à passer par un scaner pro avec un opérateur expert). Tirages A3 sans trop de soucis…
    Mes images du Ladakh avaient été faites avec un EOS 20D de 8 Mpix… Donc.
    Après ajoutez un 70-200 f/4 ou f/2.8 (Sigma moins de 800 € et vous toucherez l’excellence).
    Donc à qualité égale (ou plustôt largement supérieur avec la dernière génération de CMOS 12 Mpix et +) j’affirme que le numérique revient beaucoup moins cher que l’argentique, (dès que vous avez réalisé quelques dizaines de films, qu’il faudrait bien acheter et developper, ce qui fait exploser très vite le budget argentique). CQFD

  26. Pour répondre à Bibi : non, je ne m’explique pas que certains pro continuent de choisir de voyager avec des D3 et des EOS 1D… Mon dernier EOS 1 était un EOS 1n (argentique), vendu en 2001.
    Peut-être parcequ »ils n’avaient pas d’EOS 7D ? Ce boîtier va faire beaucoup de mal aux ventes des séries 1D. Je pense…
    Les nikonistes (qui font du reportage et du voyage) ont dans leur grosse majorité préféré des D300 aux D2 et D3…

  27. Merci beaucoup de m’avoir donné ton avis, en effet cet EOS 7D va faire mal, Canon à frappé vraiment fort ce coup ci, et je pense que beaucoup se réjouissent des performances de ce boitier. Je possède moi même un 10-22 et un 24-105, la seule chose que j’espère, c’est que le 10-22 se comportera bien avec les 18 MP :/
    Affaire à suivre, bonne soirée à toi ;)

  28. On parle d’Aperture 3 présenté très bientôt ? ? ?
    Quelqu’un peu confirmer ?
    Je crois bien que c’est foutu pour le soft d’Apple (même si cette version casse des briques, qui en voudra ? )
    Dans le même temps LR3 serait en beta ? Qui peut confirmer ? ? ?

  29. Matbess a écrit :
    « Je dirais même plus: un viseur et pas d’écran est préférable. Je n’ai jamais compris les concepteurs, c’est à croire qu’ils n’utilisent jamais leurs matériels. Moi tout ce que je recherche,c’est un boitier basique avec le minimum d’option, juste un réglage vitesse/diaph, avec un bon petit zoom 24/105 et un bon capteur dynamique uniquement en raw (pas besoin de jpeg). Le tout dans un boitier costaud. »
    C’est exactement ça ! On est nombreux à attendre ça. Mais pourquoi faire simple ?… Et dire que Panasonic et Olympus sortent chacun un (trop) gros compact de (quasi) luxe… sans viseur (ou optionnel… vachement pratique et coûteux, encore des sous, ben voyons !) pour photographier… à bout de bras !!!!! Il faudra encore quelques années pour que les concepteurs comprennent ça.
    Pour ce qui est du bruit, je rejoins JF : on peut faire une belle double page avec un compact. D’ailleurs, les trames d’impression sont souvent supérieures au bruit visible et peuvent masqueer ces défauts là, pourvu que la photo d’origine ne soit pas trop « poussée » (surtout avec le G10 à 80ISO quand même…). Mais c’est sûr qu’à 100% sur l’ordi, c’est vraiment pas beau comme une image de reflex.

  30. Absolument d’accord avec JF et LaurentB à propos du bruit…
    Le problème c’est que 90% des utilisateurs (dont une bonne moitié des lecteurs de ce site) ont une telle ignorance des bases de la photo, qu’il ne voit que cette question de bruit… en oubliant TOUT le reste !
    C’est un peu comme un acheteur de voiture qui ne s’intéresserait qu’à la taille du spoiler arrière… en oubliant les pneux, le moteur, les freins, etc…

  31. article excellent pour un quai profane, j’ai très apprécié le contenu et les explications claires. je pense que mon prochain sera un G11
    merci

  32. à mon avis le G11 sera un outil exceptionnel pour les photographes grâce à sa meilleure gestion du bruit, à ses dix millions de pixels au lieu des quatorze millions de pixels, à son écran orientable qui est loin d’être un gadget. Vous pouvez faire de grandes photos avec ce type d’appareil comme vous pouvez faire des photos médiocres avec un reflex (je viens du reflex argentique… Nikkormat) : ce qui compte c’est le regard photographique.Quant à la qualité des tirages, je viens de faire de grands tirages 40X50 avec un Powershot A620 et ce pour une exposition !!! Tu travailles avec quel reflex haut de gamme m’a-t-on demandé maintes fois !!! Pensez à ce grand photographe qui a bluffé les Parisiens avec son exposition de photos réalisées avec un IXUS dix millions de pixels !!! Il avait mis au rancard ses quatre reflex professionnels jugés définitivement trop encombrants. Non… il est temps de relativiser les choses. Pensez aussi que Doisneau aurait rêvé d’un écran orientable, car il jugeait la visée du reflex trop intrusive. J’attends donc les test du G11 avec impatience.

  33. à mon avis le G11 sera un outil exceptionnel pour les photographes grâce à sa meilleure gestion du bruit, à ses dix millions de pixels au lieu des quatorze millions de pixels, à son écran orientable qui est loin d’être un gadget. Vous pouvez faire de grandes photos avec ce type d’appareil comme vous pouvez faire des photos médiocres avec un reflex (je viens du reflex argentique… Nikkormat) : ce qui compte c’est le regard photographique.Quant à la qualité des tirages, je viens de faire de grands tirages 40X50 avec un Powershot A620 et ce pour une exposition !!! Tu travailles avec quel reflex haut de gamme m’a t’on demandé maintes fois !!! Pensez à ce grand photographe qui a bluffé les Parisiens avec son exposition de photos réalisées avec un IXUS dix millions de pixels !!! Il avait mis au rancard ses quatre reflex professionnels jugés définitivement trop encombrants. Non… il est temps de relativiser les choses. Pensez aussi que Doisneau aurait rêvé d’un écran orientable, car il jugeait la visée du reflex trop intrusive. J’attends donc les test du G11 avec impatience.

  34. Bonjour,
    Depuis 2 ans, je travaille exclusivement avec un G9 et depuis un G10.
    Toutes vos remarques sont justes mais si cet appareil est utilisé dans ses limites – 100 ASA par exemple – il est extra, comme son rapport qualité prix.
    J’attends seulement le jour où il sera équipé d’un zoom à diaph fixe 1,7…
    Mes travaux avec le G10 vont être publiés dans 2 livres à paraitre prochainement. http://www.ostensions.com http://www.lagrandeplage.com
    Les tirages – impressions- 40 * 60 me bleuffent et me font plaisir à chaque fois et jamais le bruit électronique n’est présent.
    Dans un des livres, l’autre photographe travaille avec un Nikon D1 et nous ne pouvons pas faire de différence sauf…sur la maitrise de la profondeur de champ.
    Depuis plusieurs mois, je recherche les réglages idéals sous lightroom pour développer les raws et avoir le même rendu que les JPEG délivrés par le G10. Si vous avez une piste. Merci

  35. Je suis bien d’accord avec Romain… Il faut savoir relativiser (et sortir de ses habitudes, même si c’est difficile). Merci pour ce point de vue intéressant.
    Bravo à Gatineau pour ses photos ! Très intéressantes et étonnantes…
    Pour retrouver les rendus des JPEG en RAW dans LR2, vous devrez passer par la création d’un Preset de développement personnalisé, ou même d’un profil d’appareil spécifique (avez-vous utilisé l’onglet « Etalonnage de l’appareil photo » ?

  36. Moi qui viens du reflex, je vous dis rien de mieux qu’un appareil avec écran orientable (moins intrusif). Et vive le format 4/3.
    Je suis a-typique je sais…
    On fait des chefs-d’oeuvre avec des compacts comme on peut faire des médiocrités avec un reflex. Seul compte le regard…

  37. Bonjour et bonne année. J’ai parcouru votre article sur le G10 avec un grand intérêt et partage en tous points de vue votre expérience. Je suis possesseur du G10 et du Canon EOS 50D, depuis maintenant plusieurs années et j’ai paradoxalement, débuté la photographie avec un Minolta SRT 101b. Votre article est très intéressant et m’a permis de prendre conscience que je pouvais utilisé le G10 avec un viseur extérieur, ce que je n’ai jamais fait jusqu’à maintenant. Merci encore pour le partage de votre expérience. Christian BARBIER

  38. David GenequandPosté le

    Bonjour. J’ai lu avec intéret cet article sur le G10. Personnelement je suis possesseur d’un G11 et d’un Nikon D200. Nul doute que je préfère le reflex. Le plus gros problème rencontré est celui de la calibration de l’écran LCD: impossible de juger de la bonne valeure de balance des blancs, les couleurs à écran sont verdâtres et le contraste beaucoup trop marqué.
    Pourtant la qualité des photos est bien là, mais si on essaye de régler la WB pour être +/- juste sur l’écran de contrôle, alors la photos est ratée, bien trop rouge.
    J’ai comparé sur d’autres G11, le problème est le même. Je vais voir si Canon propose un étalonage??

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