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Guide des reflex Full frame (1/6), introduction

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Les reflex full frame sont à la mode, on ne parle que d’eux… Et à
raison ! Mon premier article sur le full frame remonte déjà à 3 ans en
arrière.

Fullframe_2 Il était question du Canon EOS 5D, un boîtier exceptionnel qui
a marqué son époque et constituait un véritable tournant dans la petite
histoire des reflex numériques (lire ici, ici, ici).

On voit large en full-frame (EOS 5D à Hong Kong avec un fish eye
Sigma 15 mm)… Depuis le Canon EOS 5D, beaucoup d »eau à coulé sous
les capteurs !

245321200cx85100_frontAfin
de faire le point de la situation et trancher ( ! ) je vous propose un
grand comparatif des reflex Full frame, en six épisodes qui seront
publiés au cours des jours et des semaines suivantes…

Une démarche un peu risquée je sais… (je devine déjà les critiques de fans de telle ou telle marque) :

20080917_hires_5dmkii_frontMais
je pense que cela sera très utile à tout ceux qui hésitent encore !
Vous noterez que l’on n’y parlera pas (ou presque pas) des modèles
professionnels Nikon D3 et Canon EOS 1Ds mark III… Trop chers, en
regard de ce qu’offrent les nouveaux full frame experts présentés
depuis l’été ! Je préfère ne m’intéresser qu’aux modèles financièrement
accessibles qui en font déjà beaucoup…

Ce comparatif ne concerne donc que les trois reflex full frame
experts du moment. A savoir, l’EOS 5D mark II, le D700 et le Alpha 900.
Mais on y parlera aussi de ce Canon EOS 5D (première génération) que
j’ai tant aimé…


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Au
vu de ses nombreuses qualités (notamment la qualité de ses image de 13
megapixels), il constitue un excellent choix en occasion. Tout le monde
n’étant pas encore prêt à investir entre 2800 € dans un reflex full
frame, le Canon EOS 5D reste le seul et unique moyen d’accéder aux
joies du full frame sans se ruiner.

Mais avant de rentrer dans les détails de ces reflex, faisons une
petite mise au point à propos du format APS-C qui n’est pas mort.

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Le full frame est à la mode, mais l’APS-C reste LE standard !

Et oui… L’APS-C restera même le standard pour de longues années encore ! Même si
l’on sait bien qu’historiquement… l’APS-C était un pis-aller, un mal pour un bien !

L’APS-C reste toutefois indispensable actuellement, car il permet d’alléger les boîtiers sans
sacrifier la qualité. J’en veux pour preuve les Nikon D90, Canon EOS
450D et Canon EOS 50D qui sont de pures merveilles photographiques, si
l’on considère la qualité d’image rapportée au prix, sans oublier le
poids (notamment avec des optiques APS-C spécifiques).

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Aucun reflex
full frame ne pourra jamais rivaliser en termes d’efficacité (je m’en
tiens au rapport qualité d’image / prix / poids)… L’APS-C a donc de
beaux jours devants lui (et peut-être même le format Micro 4/3 aussi, exactement
pour les mêmes raison)…

Même si j’utilise le full frame pour
60% de mes besoins professionnels, l’APS-C reste indispensable
(notamment avec mes télé-zoom). Il prend toute sa saveur, si l’on
dispose d’un boîtier complémentaire full frame. Par exemple avec un
Nikon D700 et un D90. Ou avec un EOS 5D et un 450D. Dans ces
conditions, on profite du meilleur des deux mondes, même si cela
complique un peu les critères de choix d’optiques (dans le doute
préférer les optiques Full Frame, cela coûte plus cher mais garanti la
compatibilité descendante).

En fait le débat APS-C versus Full
frame, se résume tout simplement au casse tête du choix des optiques
(compatibles ou pas)… Car du point de vue du boîtier ce n’est pas
très compliqué : l’idéal est encore d’avoir les deux !

Si malheureusement on
ne peut s’offrir les deux, c’est le budget qui décide à votre place…
Le ticket d’entrée Full Frame est élevé (et le restera pour des
questions industrielles), l’APS-C sera donc longtemps le seul choix
pour une majorité de photographes…

On trouve des dizaines de modèles
APS-C, entre 400 et 1400 € TTC… Mais seulement cinq modèles Full
frame, entre 2500 € et 5500 €. Rêver de gammes entièrement full frame
relève en 2008 du fantasme… Et serait même contre productif d’un point
de vue photographique !


Les avantages des capteurs Full frame

Si la relève de l’EOS 5D s’est fait attendre si longtemps, c’est
peut-être parce que développer une gamme full-frame était loin d’être
une obligation pour les fabricants et que l’APS-C n’était pas si mal
que ça… Il reste pourtant trois avantages absolument indiscutables
aux capteurs full-frame :

  • Un objectif de 24 mm conserve une focale de 24 mm : les
    habitudes des photographes ne changent donc pas. Il s’agit évidemment
    d’un avantage plutôt psychologique que véritablement rationnel, mais il
    achève souvent de convaincre les photographes les plus réticents à
    faire évoluer leur parc optique vers le numérique.
  • La profondeur de champs d’un appareil à capteur
    Full-frame ressemble beaucoup à celle d’un reflex argentique. Il est
    facile d’obtenir un joli flou d’arrière plan à l’aide d’un objectif à
    grande ouverture, contrairement aux reflex à petit capteur qui
    entraînent plus de netteté à l’arrière-plan.
  • Troisièmement avantage (le plus déterminant) : la taille
    importante du capteur (24 x 36 mm) permet à résolution égale, de
    conserver des photosites plus grands. Ce qui garantit une excellente
    maîtrise du bruit numérique, car plus les photosites sont larges, plus
    il leur est facile de récolter la lumière. Voilà ce qui permet d’offrir
    des résolutions énormes de 21 ou 24 megapixels, des images propres à
    3200 ISO, ou même 6400 ISO… Et ces extensions de sensibilités – un
    peu folles – de 12800 et 25600 ISO !

Au-delà de la qualité de l’image, ce sont également les viseurs des
reflex full frame qui sont exceptionnels. Il faut dire que, depuis
l’arrivée des reflex numériques, les photographes n’avaient pas étés
gâtés de ce côté-là.

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Mais il est temps de passer à l’étude de ces différents modèles… Sauf pour signaler leur absence ou une spécificité, nous
n’évoquerons pas dans ce dossier les caractéristiques suivantes qui
sont devenues habituelles sur les modèles de cette gamme de prix :

  • Protection des hautes lumières et éclairage des tons foncés.
  • Affichage de la sensibilité ISO dans le viseur.
  • Sortie vidéo HDMI.
  • Réglage individuel de l’AF des optiques (absent de l’EOS 5D).
  • Ecran 3’’ à 920.000 pixels (absent de l’EOS 5D).
  • Pilotage des flash à distance (toujours absent chez Canon).
  • Etc..

Nous allons plutôt nous concentrer sur les caractéristiques qui font
la différence entre ces boîtiers… Bonne lecture ! On commence tout de
suite avec le plus ancien d’entre eux : le Canon EOS 5D (part 2/6).

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Un commentaire

  1. Il est vraiment tentant ce D700… C’est pas gentil de nous faire baver comme ça! ;)
    Je ne vois pas trop ce qu’un amateur peut demander de plus à un appareil… A part d’être moins encombrant, à la limite… Et moins cher bien sur!
    Les prochains progrès significatifs devront se faire sur la dynamique, pour le reste il est a la limite du parfait!

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