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Test terrain géant : 40 jours d’images en Macbook Air

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

- PAUSE ESTIVALE ! MACANDPHOTO VISITE SES ARCHIVES -

Le très
atypique Macbook Air n’a « pas été conçu pour les photographes », avait
prévenu Apple. J’ai pourtant décidé de m’en remettre au portable « le
plus fin du monde » pour ce trip de 40 jours à Bali, en lieux et place
de mon habituel Macbook Pro… Car par dessus tout, j’apprécie de
voyager léger !

Véritable prouesse technologique
permettant de gagner du temps et de travailler plus efficacement ? Ou
simple accessoire de luxe pour goldens boys friqués et bobos obsédés de
design ? Voilà ce que j’ai entrepris de vérifier en confrontant le
Macbook Air à de réelles conditions de reportage en Asie…

_DSC4252_ModifierMe
voilà donc embarqué pour deux mois de vadrouille tropicale avec 10
jours d’escale à Hong Kong avant d’explorer Bali durant 40 jours. Ce
sera l’occasion de mettre à l’épreuve le portable « le plus fin du
monde » qui fait rêver tous les utilisateurs nomades… Tous ou presque !

Les
photographes lui reprochent un certain nombre de limitations, notamment
une batterie inamovible (des batteries externes tiers existent
dorénavant), un port USB unique, une puissance modeste, un disque dur
étroit (à l’époque des capteurs de 12 megapixels)… Sans oublier un prix
relativement dissuasif. Il est vrai que le Macbook Air (MBA pour les
intimes) n’a pas été conçu pour les photographes, mais plutôt pour des
utilisateurs nomades travaillant avec des applications conventionnelles
(web, mail, bureautique) n’ayant pas d’énormes besoins de puissance.

_MG_6064Afin
de satisfaire ceux pour qui la compacité n’a pas de prix, Apple a dû
consentir certains sacrifices sur la fiche technique. Le résultat est
étonnant : seulement 1,36 kg sur la balance, un confortable clavier
rétro éclairé, un superbe écran à LED de 13,3 pouces, le tout pouvant
se glisser dans une enveloppe A4…

Mais les concessions réalisées
ne sont-elles pas gênantes et même rédhibitoires pour un professionnel
? Un portable aux caractéristiques aussi extrêmes, sera-t-il en mesure
de satisfaire les besoins d’un photographe et tiendra-t-il tenir le
choc, en cas de choc, de poussière, d’humidité ?

En quête du videur de carte idéal !

Oublions
cinq secondes que le Macbook Air est cet ordinateur « un peu bridé »
critiqué par les « geeks ». Et considérons le plutôt comme une sorte de
videur de carte « de luxe ». Un disque dur autonome disposant d’un
écran fantastique, d’une interface idéale, qui s’offrait le luxe
d’embarquer Lightroom, Aperture ou Expression Media, sans oublier la
capacité de réaliser des sauvegardes sur d’autres disque. Vu sous cet
angle, on apprécie le MBA à sa juste valeur. Ajoutez à cela qu’il sert
aussi de terminal web et de machine à écrire (autant de choses qui ne
sont pas dans les attributions d’un disque dur autonome) et vous
disposez de tout ce dont un photographe peut avoir besoin pendant son
reportage.

_MG_6592
On ne peut qu’être frappé par la légèreté de l’appareil, surtout
lorsqu’il est débarrassé de tous fils à la pate. Cette discrétion vous
incite à le sortir plus souvent du sac, juste pour ajouter quelques
légendes, ajuster trois photos ou noter une idée… C’est d’autant plus
agréable qu’il n’est pas nécessaire d’appuyer sur un bouton pour
déverrouiller l’écran du MBA, opération un peu fastidieuse avec mon
Macbook Pro actuel, du moins lorsqu’elle est répétée dix fois par jour.

Le
MBA vous invite à travailler à tout moment, partout et sans contrainte
dès que vous avez 5 minutes à perdre dans le bus, sur un banc public ou
au café, ce que l’on hésite à faire avec un modèle plus encombrant pour
lequel toute manipulation prend certaines proportions, notamment au
moment de le sortir du sac à dos !

Le temps gagné au quotidien,
fait oublier la relative lenteur du déchargement des cartes en USB (par
comparaison avec le Fire Wire 800 des Macbook Pro) et les
ralentissements constatés lorsque plusieurs tâches sont lancées
simultanément. Après avoir travaillé sur le MBA, il me semble très
difficile de revenir à une machine de 15 pouces, pesant deux kilos ou
plus… D’autant qu’en voyage ce n’est pas la puissance qui compte, il
n’est pas obligatoire de réaliser de lourds travaux sur ses fichiers
RAW, mieux vaut consacrer son énergie à la prise de vue !

_MG_2103_ModifierJe
me suis donc contenté de supprimer les images ratées, d’appliquer des
mots-clefs et d’ajuster à la louche les tonalités pour « dégrossir » le
travail… Le gros du traitement (notamment la conversion des meilleurs
vers le format JPEG ou TIFF), se faisant plus efficacement sur les deux
écrans 24 pouces de mon Mac Pro.

Premières sensations… dans l’avion.

Il
y a longtemps que je n’avais pas ressenti un tel plaisir à travailler
sur un portable… Sans aller jusqu’à mon Powerbook 140, ses 3 kg, ses 4
Mo de RAM et ses 40 Mo de disque qui eurent une carrière bien remplie
entre 1991 et 1996, il me faut remonter au Powerbook G4 de 12 pouces
qui en 2003 pesait 2,1 kg seulement…

_MG_2110_ModifierCe
petit « costaud » s’était révélé increvable survivant à de nombreux
trips, transbahuté d’îles en îles aux Philippines, voyageant à dos de
lama dans les Andes, traversant les défilés poussiéreux du Ladakh à dos
de mule, passant des cols à 5000 m et se réveillant même couvert de
givre par moins 15° lors d’un bivouac à 4000 mètres…

Je l’avais
beaucoup regretté lorsqu’il avait fallu le remplacer par un Macbook Pro
15″. Ni le gain de puissance de ce dernier, ni son meilleur écran
n’avaient réussi à m’en consoler. Vous comprenez donc mon impatience à
tester aujourd’hui le MBA. C’est donc avec un brin d’émotion que j’ai
installé la petite merveille sur la tablette de l’avion d’Aeroflot pour
commencer cet article… Sur ce support étroit et instable, le Macbook
Air est bien plus à son aise qu’un Macbook Pro ! Notamment lorsque que
le passager de devant bascule brutalement son siège en position
couchée. Ou lorsqu’il s’agit d’escamoter le portable d’urgence dans le
vide-poche alors qu’arrive le plateau-repas. Avec les hôtesses
d’Aeroflot faut pas traîner !

_MG_6562L’écran somptueux et le clavier retro éclairé font le reste, éveillant
l’attention de vos voisins. Travailler avec un MBA est idéal pour
entamer la conversation, ou frimer sans complexes ! Après avoir opté
pour le réglage d’autonomie maximale, baissé la luminosité, lancé
Lightroom 2, désactivé le Bluetooth et le WIFI, la jauge d’OSX affiche
4h d’autonomie…

Apple annonce jusqu’à 5h ce qui est optimiste. En
pratique j’ai pu tenir jusqu’à trois heures en travaillant sur
Lightroom, ce qui n’est pas si mal. Tant mieux, car sur ce premier
modèle de MBA la batterie est inamovible (lire plus bas), voila le seul
reproche sérieux que je lui fasse.

Un écran sensationnel, même en plein soleil.

L’écran
du Macbook Air est vraiment épatant et laisse évidement très loin
derrière, ceux des meilleurs disques durs autonomes. C’est d’ailleurs
l’avenir de ce genre d’appareils (Epson P2000, Archos) qui me semble
compromis lorsque l’on s’intéresse au marché florissant des ultra
portables et à la profusion de modèles en tout genres… Des plus
simples, comme l’EeePC (qu’on peut transformer en Hackintosh), aux plus
luxueux comme le Macbook Air…

_DSC4645
Grâce à la technologie LED, l’écran du MBA est très lumineux et saturé
ce qui m’a permis de travailler en plein jour (notamment au bord d’une
piscine dans des conditions très pénibles ;-) Au bout de quelques
jours, j’ai fini par découvrir l’intérêt de porter une casquette à
visière (c’est donc pour cela que tous les californiens portent des
casquettes). C’est très efficace.

Question colorimétrie, je me
suis retrouvé en terrain connu une fois l’écran du MBA calibré… Pour un
usage photo, pensez à désactiver l’ajustement automatique de la
luminosité en fonction de la lumière ambiante, une remarque valable
pour tous les ordinateurs… Contrairement à ce que j’appréhendais, je
n’ai pas été le moins du monde gêné par la dalle brillante du MBA. Et à
ma grande très surprise, j’ai même l’impression d’y avoir pris goût, je
me demande même si mon prochain portable ne sera justement pas équipé
d’une dalle brillante ? Je sais que certains ne vont pas en revenir de
lire ceci, mais c’est la vérité ! Voilà donc une objection des
anti-Macbook Air levée : la dalle brillante du MBA ne gêne pas l’usage
photographique…

Une batterie relativement performante, mais inamovible !

_MG_6842Effectivement,
sa batterie inamovible est le plus gros reproche que l’on puisse faire
au MBA. Bien avant son unique port USB, avec lequel on peut finir par
s’entendre… Espérons qu’Apple y remédie un jour (mais c’est de moins
en moins probable). Les utilisateurs chevronnés risqueront d’être
frustrés au bout de plusieurs mois d’utilisation intensive, car on ne
connaît pas encore les performances de cette batterie à très long
terme. Autant dire qu’il vaut mieux suivre les conseils d’Apple pour
optimiser sa durée de vie (adresses web en fin d’article). Heureusement
si celle-ci donne des signes de fatigue, il est possible de la faire
changer pour 139 €TTC en Europe (129 USD HT aux USA).

Mais cela
ne règle pas le problème de l’autonomie limitée à 3 ou 4h (selon
l’utilisation). C’est lors des vols transatlantiques que cela peut se
révéler frustrant (encore que je me souviens avoir été autorisé à
recharger mon Mac sur la Thaï et avoir utilisé des prises électriques
en Business et en classe Eco sur Lufthansa). Apple propose un
Adaptateur secteur avion (49 €), permettant de se brancher aux prises
proposées par certaines compagnies.

Un trackpad très efficace… y compris avec Lightroom !

J’ai
toujours soutenu que l’on est plus efficace avec une souris qu’avec un
trackpad, quelle que soit l’habileté que l’on peut avoir acquis avec ce
type de pointeur. Il s’avère toutefois que le trackpad du MBA est
excellent, me faisant oublier souvent ma souris au fond du sac…
L’utilisateur de MBA n’a d’ailleurs pas le choix, lorsque son unique
port USB est mobilisé par un disque dur ou un lecteur de carte.
Transporter un petit « Hub USB » reste possible (j’en ai d’ailleurs
trouvé un vraiment minuscule à Hong Kong), mais c’est un peu
contradictoire avec la philosophie du MBA… Autant apprendre à tirer
le meilleur parti de ce trackpad exceptionnel.

Première chose
étonnante, les fonctionnalités démontrées par Apple avec iPhoto,
fonctionnent parfaitement avec Lightroom 2… Il est par exemple facile
de zoomer dans les images ou d’agrandir les vignettes de la vue grille
en écartant le pouce et l’index comme on le fait sur l’iPhone. Succès
garanti à chaque démonstration ! Une fois l’image agrandie, il suffit
d’un « clic et demi » maintenu (l’outil main apparaît) pour s’y
déplacer. On peut aussi obtenir une rotation en basculant l’image avec
deux doigts… Sympa, même si cela ne sert plus à rien puisque
l’orientation correcte est systématiquement indiquée par le boîtier. Le
clic droit, si indispensable et riche d’astuces avec Lightroom (ou même
avec Word pour l’orthographe), s’obtient par une petite frappe avec
deux doigts serrés. Si le glissement vertical à deux doigts est bien
connu (pratique pour les pages web), il est maintenant possible de
faire défiler les images horizontalement grâce à un glissement latéral
de 3 doigts.

Le trackpad est aussi fort pratique avec Word :
une double frappe pour sélectionner un mot… Une triple frappe pour un
paragraphe… On acquière de nouvelles habitudes facilement, ce trackpad
est un plaisir qui contribue à l’efficacité du Macbook Air. Cerise sur
le clavier, un court apprentissage en vidéo est accessible directement
dans le panneau des préférences (ou sur le site d’Apple).

Paramétrer Lightroom au mieux pour l’utilisation sur MBA.

_MG_6926Venons
en maintenant à la question la plus essentielle, qui conditionne
l’adoption du BMA par un photographe. Oui, l’utilisation de Lightroom 2
s’est avérée relativement fluide avec le modèle de base du MBA, équipé
d’un disque dur standard et cadencé à 1,6 Ghz ! Le secret pour éviter
les ralentissements lors de l’utilisation de LR2, consiste à construire
à l’avance les aperçus à la « taille standard », (lors de l’importation
ou plus tard). C’est dans cette fonctionnalité présente depuis la
version 1, que réside le secret de la réactivité de Lightroom (à noter
qu’une fonction équivalente est apparue dans la V2 d’Aperture). Pensez
à régler préalablement la taille et la compression de ces Aperçus dans
les préférences du logiciel.

J’ai d’ailleurs opté pour une taille
intermédiaire et une compression moyenne afin de ne pas trop alourdir
mon catalogue. Autre astuce, je procédais une fois par jour à
l’écriture de toutes les modifications des images en .xmp. Sélectionnez
toutes les images en tapant Ctrl A (tout sélectionner), puis tapez Ctrl
S (comme pour sauver). Cette précaution permet de parer à toute
défaillance (éventuelle) de la base de donnée de LR2. Ce qui ne m’est
jamais arrivé, mais je préférais être prudent car je travaillais encore
avec une version beta de LR2.

_MG_4177Pour
une question de vitesse et de réactivité, le stockage de mes images se
faisait sur le disque dur interne du MBA (avec 60 Go d’espace
disponible comme expliqué plus haut). De préférence à un disque
externe, solution plus lente à cause de la connexion USB2 (c’est peu
dire que l’on apprécierait l’arrivée du Fire Wire 400 ou 800 sur une
prochaine version).

Mais le stockage du catalogue et des photo
directement sur un disque externe, reste évidement possible ; c’est une
autre façon de travailler moins rapide mais plus facile à appréhender…

Ne pas négliger les sauvegardes ! Surtout en voyage…

Tous
les deux ou trois soirs, je réalisais une sauvegarde de mon stock en
exportant le catalogue sur deux disques grâce à la fonction « Exporter
en tant que catalogue ». Ce qui ne prenait que 30 minutes par
sauvegarde et me procurait la satisfaction de savoir que mes images
étaient conservées à l’abri : en deux exemplaires bien rangées dans des
bullpack et des sacs de congélation étanches ! Quoiqu’il puisse arriver
au MBA, (vol, chute ou noyade lors des traversées en pirogues), je
ramènerais quelque chose de mon voyage…

_DSC4255Cinq
heures de croisière en ferry entre Bali et Lombok sont l’occasion
d’affiner l’éditing d’une première semaine de reportage, ce qui ne va
pas sans éveiller la curiosité des passagers Indonésiens… Disposer
d’une vue d’ensemble des images déjà réalisées constitue un avantage
certain par rapport à l’époque argentique ou l’on construisait son
reportage « à l’aveuglette ».

Une
fois le disque du MBA plein ce qui est arrivé au bout de 2 ou 3
semaines (c’est-a-dire une fois 60 Go d’images accumulées), j’ai
exporté une dernière fois mon catalogue sur mes deux disques externes…
Avant de supprimer toutes les images de mon MBA (ne surtout pas
négliger de vérifier l’intégrité de ces catalogues avant de supprimer
les images).

Mes originaux étaient donc stockés en deux
exemplaires sur deux disques durs distincts de 250 Go chacun… L’un
restant en permanence dans mon sac photo (avec mon passeport et ma
carte Visa), l’autre restant dans mes bagages. En deux mois, j’ai ainsi
été amené à produire 3 catalogues distincts de 50 Go chacun. L’ensemble
stockant 11.000 fichiers RAW, pour un poids total de 150 Go.

Il
m’était possible à tout moment d’accéder à images du début du voyage,
en lançant les catalogues 1 ou 2, depuis un des disques externes. Une
fois de retour sur mon Mac Pro à Paris, il m’a suffit de demander
l’importation de ces 3 catalogues dans mon catalogue principal (celui
qui gère mon stock général sur mon MacPro équipé de 4 disque internes
de 1 To chacuns). Branchez les disques externes, lancez votre catalogue
principal depuis votre station de travail et demandez « Importer d’un
catalogue »… LR2 importera alors vos photos, sans oublier vos
annotations ni vos collections, copies virtuelles, piles, etc… Et vous
proposera de copier les originaux à l’emplacement de votre choix. Ces
fonctionnalités d’export et de fusion de catalogues sont
extraordinairement efficaces dans LR2 et facilitant énormément
l’utilisation de plusieurs machines.

En conclusion : oui le MBA est bien adapté à la photo !

Le
stockage et les sauvegardes ne reposant que sur des disques durs
externes, l’absence de lecteur optique (graveur / lecteur de DVD) ne
m’a donc jamais posé le moindre problème (je ne l’avais d’ailleurs pas
emporté). Y compris pour transporter quelques films et un peu de
musique, également hébergés sur disques externes. Voici l’autre «
défaut » du MBA (l’absence de graveur), écarté de mon point de vue…
Alors
que j’avais émis de nombreuses critiques sur cette machine au moment de
sa présentation en déplorant son relatif « dépouillement », j’ai au
final été totalement séduit par ce MacBook Air. J’ai même complètement
changé d’avis au point de l’adopter définitivement pour ma production
professionnelle. Car plus que la puissance brute, c’est bien la
disponibilité d’un ordinateur qui compte dans un flux de production
photographique. Et dans le cas d’un portable, c’est bien la «
portabilité » qui est déterminante, (sauf pour les personnes qui
utilisent leur portable comme machine principale)

_DSC6202

Dans
un sac photo, le MBA se fait oublier. Selon les besoins, je travaille
avec deux sac à dos Lowepro. Le plus souvent j’utilise le Compu Trekker
Plus AW (35 X 21 X 50 cm) que l’on voit ici… Mais dès que je peux
m’alléger, je préfère le petit Fastpack 350 (31 X 24 X 49 cm) qui est
pratique car je peux sortir mon boîtier sans le poser à terre. Tous
deux disposent d’une poche conçue pour protéger votre portable (jusqu’à
17 pouces).

La part de marché d’Apple est récemment montée à
10% aux USA sur le marché des portables. Cela ne m’étonne guère au vu
des progrès réalisés par les dernières générations de Macbook
(ergonomie, écrans LED, fiabilité lié à MacOS 10.5).

J’ignore
pour quelle part le MBA contribue à ce succès, mais pour certains
utilisateurs recherchant la légèreté à tout prix (notamment les
reporters), les qualités du MBA justifient finalement son prix un peu
hors normes. Toutefois recherchez dans le monde PC des machines
équivalentes au MBA, et vous constaterez que celles-ci sont
relativement chères également, tout en offrant une connectivité bien
plus ambitieuse il est vrai… Leur seul problème, étant de ne pas
faire tourner nativement Mac OSX ! Mais ceci est un autre (et long)
débat…


Installation personnalisée d’un OSX ultra light.

Quelques
mots à propos de l’installation du Système d’exploitation… Les
débutants n’auront évidemment pas à s’en inquiéter, puisque Mac OSX est
déjà installé sur tous les Mac au moment de l’achat. Toutefois, les
utilisateurs débrouillés préféreront personnaliser leur Système afin
d’optimiser la vocation de videur de carte de leur Macbook Air
(remarque valable pour tous les portables). Afin de réserver autant de
place que possible aux photos, je me suis donc mijoté un Mac OSX 10.5
allégé, ne pesant que 6,5 Go… Les spécialistes apprécieront ! Cette
flexibilité est d’ailleurs une des raisons, qui me font préférer Mac
OSX à Windows.

Pour en faire autant, il vous suffit d’éviter
l’installation des pilotes d’imprimantes et des langues qui
alourdissent le système. Vous pourrez aussi vous passer de certains
logiciels offerts (il sera possible de les ajouter plus tard),
notamment iPhoto que je ne conseille pas aux photographes. Pour ma part
j’ai aussi fait l’impasse sur Mail, iCal et iMovie… Et supprimé à la
main d’autres petits logiciels installés automatiquement.

Pour
installer mon système, j’ai utilisé le Superdrive USB (graveur de DVD)
crée par Apple pour le MBA, mais il est possible d’utiliser d’autres
modèles USB. J’ai évité la connexion WIFI à un lecteur optique distant
(Mac ou même PC). Si celle-ci peut s’avérer pratique pour installer
ponctuellement un ou deux logiciels, il ne me semble guère réaliste de
l’utiliser pour ré installer un système tout entier…

Voici enfin
une « astuce de pro », à l’attention des utilisateurs confirmés : une
fois l’installation d’OSX achevée il est possible de récupérer encore
un Giga d’espace en utilisant le Shareware « Grand perspective ». Ce
petit outil génial permet de repérer visuellement les fichiers lourds,
à éliminer en priorité, notamment les « voix » de la synthèse vocale,
inutiles et encombrantes… Attention à ne pas faire de bêtise, vous
pourriez endommager votre système en supprimant n’importe quoi ! Plus
fort encore, il est possible de fignoler le travail avec X-Slimmer qui
élimine le code inutile des applications Universal Binary (il divise
leur taille par deux).

.


Plus de 60 Giga d’espace disponibles pour les photos.

Après
le système, j’ai ensuite installé Word pour mes textes, Entourage pour
mes mails et Lightroom pour cataloguer les photos. Point final, besoin
de rien d’autre en voyage. Les nouvelles fonctions de retouches
localisées de Lightroom 2 m’ont permit de faire l’impasse sur
Photoshop, devenu quasi inutile… Le fait que ces retouches
s’appliquent directement sur les fichiers RAW (sans conversions en
TIFF, contrairement à celles d’Aperture) et le fait qu’elles ne soient
décrites que par quelques lignes de textes (dans les .xmp) autorise une
énorme économie d’espace, sans oublier une grande flexibilité dans
l’application des réglages à des lots d’images. La notion de workflow
(flux de travail) s’en trouve simplifiée.

Voilà mon système en
ordre de marche, en considérant que le disque de 80 Go du Macbook Air
(modèle de base) offrait une capacité de 74,2 Go utile après formatage
et en n’oubliant pas de conserver au moins 3 Go d’espace libre afin de
laisser « respirer » le système ; il me reste donc plus de 65 Go
disponibles pour installer quelques logiciels et stocker les photos.
Largement suffisant pour tenir plusieurs semaines en déplacement, à
l’aide bien entendu de quelques disques externes dédiés au stockage et
à la sauvegarde.

_DSC6408_Modifier Difficile
de revenir à son bureau en ville, après avoir goûté au travail en plein
air ! La luminosité de l’écran s’avère dans ces cas-là un atout vital…
Avec celui du MBA, il est possible de travailler à l’ombre des arbres
même par grand beau temps.

Un dernier mot à propos de l’indispensable shareware Carbon Copy Cloner
qui permet de fabriquer un clone de votre Système d’exploitation ou
même du disque dur tout entier. Rappelons qu’un clone est une
sauvegarde complète et bootable de votre disque dur (ou d’une de ses
partitions), que vous pouvez créer sur un autre disque (externe ou
pas).

En connectant ce clone à n’importe quel autre Mac, vous pouvez «
booter dessus » et retrouver instantanément votre environnement de
travail (bureau, préférences, applications, documents, etc…).

En cas de
crash du disque interne, il vous sera même possible de continuer à
travailler sur votre clone, en attendant un passage en SAV ! Une
sécurité rassurante en voyage, circonstances au cours desquelles votre
portable est plus exposé aux chocs qu’habituellement… La simplicité
d’emploi de cette fonctionnalité, contribue à rendre les Macbook plus
sécurisants que les portables PC.


Pratique : le Macbook Air 13 pouces 1,6 Ghz.

Deux
mois durant, j’ai testé la version standard du MBA (actuellement à 1699
€ TTC), équipée d’un disque dur classique de 80 Go. Il existe une autre
version cadencée à 1,8 Ghz et équipée d’un disque SSD de 64 Go. Un
disque SSD ne comporte pas de pièces mécaniques en rotation, mais est
constitué de barrettes mémoires qui le rendent plus rapide, économe et
résistant aux chocs. Si ce modèle 1,8 Ghz est encore trop cher (2389 €
TTC), il ne fait guère de doutes que d’ici 2 ans, de nombreux portables
en seront équipés ce qui changera beaucoup de choses en terme
d’autonomie et de performances. Nous sommes donc très curieux de
connaître les prochaines évolutions des Macbook Air.

  • Intel Core 2 Duo à 1,6 GHz.
  • 2 Go de mémoire SDRAM DDR2 à 667 MHz (fixe).
  • Disque dur PATA de 80 Go à 4 200 tr/min (fixe).
  • Un port USB2.
  • Wi-Fi (IEEE 802.11n).
  • Bluetooth 2.1 + EDR.
  • Clavier 79 touches, rétro éclairé avec capteurs de lumière pour réglage auto.
  • Trackpad multi-touch (défilement, de pincement, de rotation, etc).
  • Ecran 13,3 pouces TFT panoramique brillant à LED, en millions de couleurs.
  • Puce Intel GMA X3100 (144 Mo SDRAM DDR2 partagée avec la RAM).
  • Webcam iSight intégrée.
  • Sortie audio analogique casque (mini-jack).
  • Haut-parleur mono intégré.
  • Microphone omnidirectionnel intégré.
  • Sortie DVI par adaptateur micro-DVI vers DVI (fourni).
  • Sortie VGA par adaptateur micro-DVI vers VGA (fourni).
  • Modes étendu et Recopie jusqu’à 1 920 x 1 200 pix sur écran externe.
  • Batterie lithium polymère intégrée de 37 watts / heure.
  • Hauteur : de 0,4 (à l’avant) à 1,94 cm (à l’arrière).
  • Largeur : 32,5 cm.
  • Profondeur : 22,7 cm.
  • Poids : 1,36 kg.
  • Lecteur graveur DVD SuperDrive USB externe en option (89 €).
  • Adaptateur USB Ethernet Apple en option (29 €).
  • Adaptateur secteur pour avion (49 €).
  • Prix : 1699 € TTC.

Remplacement de la batterie du MacBook Air :
www.apple.com/fr/support/macbookair/service/battery/
Optimiser la durée de vie de sa batterie lithium-ion :
www.apple.com/fr/batteries

_MG_4407 C’est à l’occasion de treks de plusieurs jours que l’on
apprécie la légèreté du MBA. L’endurance de sa batterie
autorise le déchargement des cartes durant plusieurs jours, si vous ne
faites rien d’autre. Un kilo économisé par ici, c’est une
optique de plus que vous emporterez au sommet .


Une batterie externe pour le Macbook Air ?

Pour
350 USD (tout de même), la société Quickertek propose un accumulateur
externe pour Macbook Air et autres Macbook d’Apple. En rechargeant la
batterie interne il pousserait l’autonomie de l’ensemble jusqu’à 6 ou
même 10 heures, après 3 heures de charge seulement. Un accessoire
garanti un an qui intéressera sans doutes les photographes
professionnels.
www.quickertek.com/products/macbook_air_charger


Mobile Me, l’ami du voyageur…

Le
MBA et le service online d’Apple Mobile Me (ex .Mac) font une bonne
équipe en voyage, il est assez rassurant de mettre à l’abri « online »
ses textes et quelques images. En ce qui concerne les photos, tout
dépendra évidemment de la vitesse de connexion. Il reste encore
impossible de sauver l’intégralité d’un reportage dans un cyber café et
vous ne pourrez sauver que quelques dizaines d’images indispensables.
Voilà pourquoi Mobile Me ne peut constituer qu’un complément à une
sauvegarde classique sur disque dur.

Par acquis de conscience, je
sauve une copie de mes billets d’avion et quelques scans de mon
passeport (on ne sait jamais). Si je me fais voler mes bagages, je
pourrais y accéder depuis n’importe quel PC. Jusqu’à présent je faisais
tout ça sur un serveur FTP, mais il est plus agréable de disposer d’un
disque virtuel sur le bureau. J’ai apprécié la synchronisation
automatique de mes signets entre mes différents Mac et la possibilité
de programmer le logiciel Back Up, pour automatiser des sauvegardes
incrémentales vers mon iDisk.

_DSC3652_ModifierCertes,
les 20 Go d’espace de Mobile Me sont assez étroits (upgrade possible
vers 40 ou 60 Go), mais ils restent suffisants pour mettre à l’abri
textes et documents susceptibles d’évoluer quotidiennement. Après une
mise en route capricieuse, mon compte Mobile Me s’est révélé efficace,
ce qui m’a décidé à investir 90 € par an dans ce service. C’est un peu
coûteux, mais il est aussi pleinement compatible avec l’iPhone…


Les
voyages, c’est aussi beaucoup de temps perdu à attendre des avions, des
bus et des bateaux. Le Macbook Air sort alors du sac à dos en un clin
d’œil ! Sa légèreté incite à l’utiliser plus souvent, juste pour
ajuster trois images ou relever ses mails, comme ici à l’aéroport de
Hong Kong…


BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Un commentaire

  1. Article très intéressant. Comme quoi, ce MBA est utile pour les plus nomades d’entre nous ! Idem pour MobileMe qui offre un bon espace de stockage pour 90€ mais il perd vite de son intérêt si on peut se contenter des quelques gigas de Dropbox en version gratuite. (120$ tout de même pour l’upgrade à 50go)

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