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0,14 € la photo chez Fotolia ? Et bientôt la vidéo ?

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Fotolia
MAJ : Lire en fin d’article, Fotolia va se lancer dans la vidéo ! A deux euros ?

Voici le mail qu’auraient reçu certains acheteurs d’Art et iconographes. Ce mail circule actuellement entre photographes et je l’ai reçu en 5 exemplaires cet après-midi. Je ne pouvais donc le passer sous silence (je ne fais que mon travail de journaliste). S’il est vrai (et je ne saurait en juger sans vérification), il fait froid dans le dos.

S’il ne l’est pas (mais il semblerait qu’il ne soit pas faux), voilà un faux symptomatique de l’état d’esprit de défiance qui règne actuellement dans la profession. 14 centime d’€uros la photo ? On a du mal à le croire…

—— Message transféré

De : C…… T………. <xxxx@fotolia.com> Date : Wed, 10 Dec 2008 14:50:50 +0100

Madame, monsieur,

Je vous prie tout d’abord de m’excuser pour ce multiple envoi vers les différents pôles du groupe Prisma. J’ai souhaité vous contacter de la façon la plus large possible car m’a proposition concerne l’ensemble de vos services. Étant donné vos activités, l’achat d’images par votre groupe doit représenter un poste de dépenses très conséquent. Pour cette raison, je vous propose de découvrir nos offres d’abonnement qui vous permettront de trouver des images à un prix défiant toute concurrence (à partir de 0,14 euro l’image).

Certaines publications de votre groupe achetant déjà leurs images chez Fotolia, vous aurez très probablement  des collègues à même de vous expliquer les nombreux avantages de Fotolia (vaste catalogue, récupération des images très facile, utilisable 24/24h, les prix les moins élevés du marché de l’image…).

Je me tiens donc à votre disposition pour discuter d’une solution globale qui permettrait au groupe Prisma de souscrire à un abonnement, qui serait utilisable pour toutes vos activités et qui vous ferait payer vos images à un prix qu’aucune autre banque d’images ne vous proposera.

Je vous prie d’agréer, madame, monsieur, l’expression de mes plus sincères

salutations

C……. T………

Responsable Commercial France

Mail : xxxx@fotolia.com – http://www.fotolia.com <http://www.fotolia.com/>

FotoliaBon, alors la photo c’est mort ? Faites donc de la vidéo avec votre D90 ou votre 5Dmk2 ? ? ?  Euh… encore raté ! La hasard a fait que j’ai reçu ce matin un mail de Fotolia, qui se lance sur le marché de la vidéo !

Peut-être devrions-nous tous uploader sur Fotolia des vidéos expliquant que ce genre d’initiative finira par conduire à la ruine d’une profession ? Et que plus de professionnels = plus de production…


# JAN 2009

APPEL AUX CONTRIBUTEURS VIDEO !

Comme certains d’entre vous le savent déjà, Fotolia intègrera prochainement sur son site la vente de vidéos d’illustration.

Ce nouveau marché très prometteur jouit actuellement d?une croissance très forte et Fotolia se devait de proposer aux vidéastes, professionnels ou amateurs, une solution pratique pour la vente de leurs ressources.

Afin de préparer cette révolution, Fotolia propose d?ores et déjà à ses contributeurs d’uploader leurs vidéos d’illustration afin de préparer la base de données pour le lancement officiel qui aura lieu très prochainement.

Alors si vous aussi, vous souhaitez vendre vos vidéos, cette newsletter est faite pour vous ! Vous y trouverez toutes les informations concernant la vente de vidéos sur Fotolia et les moyens d’uploader vos fichiers.

 
QUELS TYPES DE VIDÉOS ? QUELS FORMATS ?

Les vidéos d’illustration sont, comme les photos, des fichiers à destination principalement des professionnels de la publicité, de la presse (audiovisuelle) et de la communication. Les thèmes abordés et la qualité technique doivent donc correspondre à leurs attentes.

La comparaison aux images d’illustration ne s’arrête pas là puisque les mêmes règles concernant la propriété intellectuelle s’appliquent aux fichiers vidéo. Vous devrez donc disposer d’une autorisation de droit à l’image pour chaque personne représentée (y compris les voix) dans votre fichier vidéo et ne pourrez en aucun cas vendre des clips représentant des logos, des marques protégées, des bâtiments ou emplacements protégés ainsi que tout élément protégé par un droit de propriété intellectuelle.

SPECIFICATIONS TECHNIQUES

Pour que vos envois de vidéo aboutissent, il vous faudra impérativement respecter les spécifications techniques suivantes :

Formats du clip vidéo : asf, avi, flv, h264, mov, mpeg, mpegts, mpegvideo
Codecs supportés : flv, dvvideo, h264, mjpeg, mpeg1video, mpeg2video, mpeg4, rpza, svq1, vp6f, wmv2, wmv3
Nombre d?images par seconde (FPS) : 24, 25, 29.97 ou 30
Résolution minimum : 320×240 / Résolution maximum : 1920×1080
Compression : la meilleure qualité d’image possible. Vous ne devez pas limiter le bit rate de compression vidéo.
Durée du clip vidéo : entre 5 secondes et 60 secondes
Son : Le son est acceptable s’il fait partie de la scène (48kHz, 16 bit non compressé). Aucune musique ne sera acceptée.

Plus d’informations sur les spécifications techniques : http://fr.fotolia.com/Info/Contributors#item_13

 
PROCÉDURE D’UPLOAD

La procédure d’upload de vidéo est extrêmement simple puisqu?elle est identique à la procédure d’envoi de photos par FTP (en raison du poids des fichiers vidéo, seul le FTP est disponible).

Pour envoyer vos vidéos sur Fotolia il vous suffit donc de vous connecter sur votre compte Fotolia et de suivre les consignes indiquées sur la page : http://fr.fotolia.com/Member/FtpUploadContent
(Mes Fichiers > Uploader un nouveau fichier par FTP)

Une fois vos fichiers uploadés, vous pourrez les indexer dans la rubrique « Mes Fichiers », ils seront alors fin prêts pour le lancement officiel de la vente de fichiers vidéo qui interviendra très prochainement.

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40 commentaires

  1. Remarquez, a force de balancer des tonnes de photos pas chères, une nouvelle profession d’intermédiaire fera le tri. il y l’argent mais il y a aussi le temps.
    Non? stupide? mouais peut-être mais pourquoi pas.
    Bonjour,
    Nous avons le plaisir de vous présenter notre nouveau site. Notre moteur d’analyse culturo-sémio-photoanalytique recherche sur la base de plus de 4000 milles critères 1750 sites à travers le monde. C’est 137 Téra images qui sont analysées.
    Pour seulement 50 euros construisez votre requête qui colle à votre projet.
    Gagnez du temps, trouvez votre image.

  2. ChristophePosté le

    ce mail est parfaitement vrai…. et il fait le tour des rédactions depuis le mois de décembre… et des photographes aussi.
    Le type s’appelle Charles T. J’ai son nom si vous voulez et son email.
    Voilà la réponse d’un pote photographe qu’il a évidemment envoyé en copie plus de 500 contacts de la profession, potes photographes, agences (ils doivent être contents) et iconographes dans les rédactions.
    CE mail de Fotolia circule vraiment partout.
    J’espère que mon pote me pardonnera le copier/coller… Je crois qu’il est au Kenya en ce moment…
    Voici donc sa réponse :
    Cher monsieur le commercial de chez Fotolia…
    Lorsque l’on diffuse généreusement ses e-mails en « multiple envoi », il faut s’attendre à ce qu’ils arrivent dans une boîte qui ne lui était pas destiné…
    Vous êtes donc responsable commercial et vous vendez des photos ; vous avez d’ailleurs raison, voilà un noble métier ! Vous auriez pu tout aussi bien choisir de vendre des aspirateurs ou des paires de chaussettes, cela n’aurait été finalement pas moins stupide. Mais bon, les photos, vous en conviendrez, c’est tout de même autre-chose, le travail d’auteur, la passion, la part de l’artistique, l’engagement personnel… enfin, vous savez tout cela, c’est vous le professionnel.
    Je n’ai jamais été très fort en calcul, vous me direz si je me trompe :
    Imaginez un excellent photographe de chez Fotolia. Vous vendriez ses images à tour de bras, non-moins excellent commercial que vous êtes, disons une centaine d’images chaque mois. Bon, je sais, cela arrive rarement mais il s’agit d’un excellent photographe, c’est l’hypothèse de départ. Ma calculette m’indique donc : 0,14 Euro X 100 = 14 Euros ! C’est la part qui revient donc à Fotolia. Puisqu’il faut bien régler le photographe, et en extrapolant ce qui est l’usage dans la profession (50 % chaque partie), je peux calculer facilement la part qui lui revient donc, soit : 14 Euros : 2 = 7 gros Euros mensuels ! Bigre ! Auquel il faudra toutefois, petit bémol, déduire la part de l’Agessa, CSG, CRDS…
    Je crains, mais vous me direz si je me trompe, que notre cher photographe de l’hypothèse du départ, en dépit -je n’en doute pas- du respect que vous devez à vos collaborateurs, ne le reste pas très longtemps.
    Je peux comprendre, en ces temps de crise, les motivations d’un iconographe ou d’un rédacteur en chef dont on étrangle toujours davantage le budget photo et qui achèterait quelques vignettes Fotolia. Je ne le déplore même pas, je le constate. Après tout, c’est la nouvelle donne du marché !
    Je me faisais simplement la réflexion suivante, vous me direz si je me trompe : à un certain niveau de tarif, peut-être eut-il été plus noble de vendre des aspirateurs… ou des paires de chaussettes !
    Je vous assure néanmoins de toute ma sympathie…

  3. ChristophePosté le

    Et comme ça circule sur internet, voilà la réponse de Fotolia sur un site bien connu des photoraphes :
    Idem, je fais copier/coller, désolé :
     »
    Guillaume Le Bleis détaille les deux types de « formules » qui existent sur Fotolia, il y a l’achat à l’unité (générant un revenu pour le photographe entre 33 centimes et 128 € par photo), et l’achat en abonnement (avec un revenu pour le photographe entre 30 et 37 centimes). « Ces revenus, qui paraitront faibles à vos lecteurs, sont à multiplier par le nombre de ventes. Et lorsqu’on regarde les revenus mensuels de nos photographes ou graphistes pro, il n’y a pas photo (si vous me passez l’expression). Pour un portfolio moyen (entre 2.000 et 5.000 photos), les revenus mensuels sont compris entre 1.000 € et 5.000 €. Pour nos meilleurs photographes, le revenu mensuel dépasse les 20.000 €. »
    ça, je l’ai forwardé moi aussi en demandant mais qui peut gagner 20000 Euros / mois à Fotolia ?
    D.R. peut-être ?
    A moins que ce ne soit D.G, comme Directeur Général de Fotolia….
    C’est pas PCDP en tout cas (PCDP = Pauv’ Con De Photographe)

  4. Malheureusement cette tendance rejoint celle de cette habitude prise depuis quelques années de tout vouloir pas cher si ce n’est gratuit et de trouver cela normal: music, films, photos, logiciels, etc.
    Seulement voilà, on alimente le système du nivelage par le bas et après on s’étonne que les salaires n’augmentent ou que les producteurs n’arrivent plus à vivre du fruit de leur travail.
    C’est marrant cet article, parce que je viens d’avoir une longue discussion avec une connaissance qui voulait le fichier original d’une de mes photos pour l’imprimée. Ce que je refuse de faire. J’ai un métier à plein temps et je n’ai pas besoin de vendre mes photos pour vivre. Je pourrais donc très bien donner le fichier en question. Seulement je considère que c’est alimenter ce système dans la mesure où il est difficile dans ces conditions de savoir où le fichier finira. Si quelqu’un est intéressé par un de mes modestes clichés, il devra accepter les conditions (recevoir l’image déjà imprimée et payer un prix modeste).

  5. Allez, j’revends mon compact numérique, et pour la poignée de centaines de roros que cela m’apportera je pourrai devenir actionnaire majoritaire du portfolio de Jean-François.
    C’est cool le progrès non ? :D
    Parce que franchement, à ce tarif là, je ne vois plus l’intérêt d’acheter les tirages d’art d’amis, qui vendent leur bout de toile à plusieurs milliers de roros.

  6. je ne vois pas le problème avec fotolia. le mail de C.T. est visiblement maladroit mais à 14c d’euro la photo c’est en faible résolution et sans droit de revente donc de publication j’imagine. Les tarifs montent rapidement pour des applications professionnelles. J’ai l’impression de fotolia vise un autre public. Ceux qui ont besoin de faire des présentations dans le cadre de leur travail, qui aujourd’hui se contentent d’utiliser texte et graphiques et qui ne sont pas prêt à payer 50 voire 10 euros une photo d’illustration. Pour les photographes pro c’est une opportunité supplémentaire de revenu. A eux de faire attention à ne pas proposer des tirages qui peuvent être négociés à des tarifs plus élevés à travers d’autres circuits.

  7. ChristophePosté le

    Tu te trompes. Les magazines sont remplies de photos fotolia payées à ce tarif de merde.
    Y compris des couv. un magazine de Prisma a fait une couv l’an dernier avec une photo fotolia pour moins de 100 Euros.

  8. ChristophePosté le

    et encore, là, c’est parce que j’ai une source perso, mais combien de fois ça doit arriver sans qu’on le sache ??

  9. scandaleux certes, mais dans l’air du temps!!! mais le pire c’est qu’il y a des gens qui achètent ces images et même des photographes pour les faire trop fou non. je connais plein d’amateur et de pro qui pour gagné plus ou tout simplement pour les premiers être flatté d’avoir une publication mettent des photos en ligne.
    Encore une remarque avec un portefolios moyen de 2000 à 5000 photos (ce que je trouve énorme) le chiffre parle à li tout seul c’est de l’abattage! de la photos au poids même en PQR on fait des choix photographiques et éditoriaux.

  10. Notez, une fois qu’on s’est rendu compte qu’un hors série d’Image & Nature a été réalisé avec 80% de photos issues de Fotolia plus rien ne peut nous surprendre….
    Par curiosité j’ai été voir cette fameuse formule d’abonnement. A 0.14€ c’est un abonnement d’un an pour un utilisateur unique , 250 téléchargements par jour (91250 téléchargements au total), photos libres de droits en taille L (3000×2000 pixels) pour un prix total de 12 368€. En formule « Corporate » (utilisateurs illimités, 1 ans, 250 téléchargements/jour) c’est au minimum 0,20€ la photo.

  11. Je suis désolé, mais le modèle économique de Fotolia est cohérent pour des photos « bateaux » : qualité correcte, sujets « classiques »: voila qui contente déjà la plupart des éditeurs de magazines (y a pas besoin de photos incroyables dans télé-loisirs…) Le photographe, lui, sera toujours indispensable pour du travail de niche : travail artistique, sujets « rares » (les treks difficiles, les photos d’événements sportifs, les événements « live » et « sur le vif » (mariages, etc.) où on ne peut pas se permettre de faire 80% de photos ratées (ou même moyennes) et pour lesquels on exige un pro qui saura ramener un super taux de bonnes photos).
    Produire une photo ne coûte pratiquement rien aujourd’hui et des millions d’amateurs le font tous les jours. Même avec un rendement qualitatif moyen (mettons qu’un amateur fasse 1 photo correcte sur 1000), cela fait tout de même une banque d’images gigantesque. L’amateur, qui souhaite rester amateur, gagne donc (certes presque rien, mais il gagne) à vendre ses photos (plutôt qu’à les garder pour lui) via un site comme Fotolia. Si l’indexation et le moteur de recherche de Fotolia permettent de trouver facilement le type d’illustration recherchée, c’est un outil incroyable pour les rédactions.
    En économie, c’est bien la rareté qui paye. Autrefois, la rareté qui permettait au photographe de gagner sa vie résidait autant son matériel que dans son savoir-faire : faire une photo coutait cher, le web ne permettait pas d’exposer facilement. Ce n’est plus le cas maintenant : faire une photo ne coûte plus rien… mais le talent lui reste rare. Les photographes ont donc bien un avenir mais sur un créneau haut de gamme forcément plus restreint. Mais s’ils essaient de vendre à prix d’or une photo que 1 amateur sur 1000 peut produire en faisant 1000 photos, c’est peine perdue, ce n’est plus rare…

  12. hihi 20 000 euros par mois !!! et tout ca sans payer les Agessa, ni la csg rds… Si j’etais l’etat, je leur ferais un petit contrôle fiscal en cette période de disette histoire de renflouer un peu les caisses bien vide.
    Remarquez, à 0,14 ct l’image, ca fait juste 15714 images a vendre pour se payer un 5D2 sans optique, et sans manger…Je parle meme pas de la lumiere, car pour un studio pro avec une seule torche et un générateur on dépasse allègrement les 50 000 images…
    Bref Pour gagner 20000€ / mois (on doit pas etre loin du salaire de YAB là !!) il faut vendre la bagatelle de 142 857 images par mois … hihhi Y’a que DR qui peut gagner ca lol !

  13. @Vincent
    Produire une photo ne coute plus rien !!! Alors là je suis mort de rire.
    Le numerique n’a pas encore réduit les frais d’essence, de déplacement, de logement, de panier, de logistique, d’accessoire, de mains d’oeuvre, de studio…
    Dire qu’une photo numerique ne coute rien releve de la plus sombre mauvaise fois. Par rapport à l’argentique, le numerique a fait exploser la note !!
    Il faut un boitier performant à 2400 euros que l’on change tout les 2 ans en moyenne, un ordinateur avec une flopée de HD pour stocker, des logiciels pour traiter les images, des cartes memoire, un parc optiques, etc…
    Fait la somme des investissement en matos / an ainsi que combien t’as couté chaque prise de vue au niveau logistique, et divise par le nombre d’images que tu as vendu dans l’année. Tu verras ca laisse songeur sur les coûts de revient de l’image numerique !

  14. Alors ça y est, on passe désormais largement au dessous de l’euro !!! 14 cents !!!
    Bon, en allant voir sur leur site, on découvre que c’est assez compliqué à gérer ! 14 cents c’est pour une utilksation abonnement et pour un type d’images. Toujours est-il que ces prix défient en effet toute concurence ! D’ailleurs, le voilà le mot clé : concurrence ! Parlons-en : concurrence déloyale ! Je viens de trouver la définition sur un site :
    http://www.lawperationnel.com/EncyclopedieJur/Concurrencedeloyale.html
    « La concurrence déloyale découle d’agissements fautifs et de manœuvres contraires à la loyauté voulue par les usages ou à des engagements pris en matière de concurrence, commis par un professionnel, une entreprise ou un salarié à l’égard d’un autre professionnel ou d’une entreprise qui en pâtit dans son activité économique. »
    Franchement, amis photographes (mais que fait l’UPC ????), j’ai vraiment l’impression qu’il y a quelque chose à faire par là et que ça doit être défendable. Faut piocher par là !
    Sinon, à ce rythme, je n’ose pas imaginer la profession dans 2 ou 3 ans, tout du moins pour les photothèques et agences d’illustration.
    Quant aux amateurs qui veulent vendre leurs photos ? Pourquoi pas. Mais alors ils font du commerce, comme les pros ! Ils doivent appliquer le loi et les usages comme les auteurs. A partir du moment où ils vendent leurs photos, ce sont des auteurs ! En fait, le voilà le mot qui est remis en cause par les commerçants type Fotolia : le mot « auteur ». Avec des pratiques comme Fotolia, il y a par là un très grand danger (encore une chose qui va reculer et dont le statut a pourtant été gagné avec peine). Ceux qui ne voient pas le problème avec Fotolia, qu’ils y réfléchissent. C’est l’avanir d’une profession déjà bancale qui se joue !

  15. Je me suis probablement mal exprimé, quand je dis « produire une image ne coûte plus rien », je veux dire que c’est accessible à M. Tout le Monde. Car c’est bien la cible de Fotolia, le nombre incroyable d’images produites aujourd’hui. Peu importe si leur qualité est mauvaise, pourvu que le nombre soit là, charge après aux mécanismes de recherche d’orienter de manière préférentielle vers les photos de qualité (le moteur de recherche de Google permet de sélectionner pertinemment les sites web parmi un nombre pléthorique, celui de Fotolia doit permettre de faire de même avec des photos).
    Quant au mot « auteur », je suis bien d’accord s’il s’agit d’un travail original. Prendre des photos « cartes postales » (comprendre « bateaux ») de Tour Eiffel n’est pas un travail d’auteur, or c’est précisément cela que peut vendre Fotolia…
    En revanche il est très clair qu’un photographe qui produit un travail rare et de qualité serait fou de mettre ses œuvres sur Fotolia. Les chiffres de revenus mensuels avancés par Fotolia sont clairement mensongers, il suffit de faire le calcul…

  16. @ | 28 jan 2009 10:59:05
    Tu parles de frais d’essence, de studio, d’hébergement, etc….
    C’est précisément ce créneau que ne pourra JAMAIS concurrencer Fotolia… Il n’y a aucune inquiétude à avoir, pour ce boulot les clients auront toujours besoin du savoir-faire d’un PRO.
    Fotolia peut vendre des photos de bateaux mouches, de l’opera de Sydney ou même du Macchu Picchu tant qu’ils veulent, on fera toujours appel à des gens comme JF Vibert pour des reportages dans la Vallée du Zanskar…

  17. La photo c’est mort… Faites de la vidéo avec votre D90 ou votre 5Dmk2 ? ? ?
    Euh… encore raté !
    La hasard a fait que j’ai reçu ce matin un mail de Fotolia, qui se lance sur le marché de la vidéo !
    # JAN 2009
    APPEL AUX CONTRIBUTEURS VIDEO !
    Comme certains d’entre vous le savent déjà, Fotolia intègrera prochainement sur son site la vente de vidéos d’illustration.
    Ce nouveau marché très prometteur jouit actuellement d?une croissance très forte et Fotolia se devait de proposer aux vidéastes, professionnels ou amateurs, une solution pratique pour la vente de leurs ressources.
    Afin de préparer cette révolution, Fotolia propose d?ores et déjà à ses contributeurs d’uploader leurs vidéos d’illustration afin de préparer la base de données pour le lancement officiel qui aura lieu très prochainement.
    Alors si vous aussi, vous souhaitez vendre vos vidéos, cette newsletter est faite pour vous ! Vous y trouverez toutes les informations concernant la vente de vidéos sur Fotolia et les moyens d’uploader vos fichiers.
    QUELS TYPES DE VIDÉOS ? QUELS FORMATS ?
    Les vidéos d’illustration sont, comme les photos, des fichiers à destination principalement des professionnels de la publicité, de la presse (audiovisuelle) et de la communication. Les thèmes abordés et la qualité technique doivent donc correspondre à leurs attentes.
    La comparaison aux images d’illustration ne s’arrête pas là puisque les mêmes règles concernant la propriété intellectuelle s’appliquent aux fichiers vidéo. Vous devrez donc disposer d’une autorisation de droit à l’image pour chaque personne représentée (y compris les voix) dans votre fichier vidéo et ne pourrez en aucun cas vendre des clips représentant des logos, des marques protégées, des bâtiments ou emplacements protégés ainsi que tout élément protégé par un droit de propriété intellectuelle.
    SPECIFICATIONS TECHNIQUES
    Pour que vos envois de vidéo aboutissent, il vous faudra impérativement respecter les spécifications techniques suivantes :
    Formats du clip vidéo : asf, avi, flv, h264, mov, mpeg, mpegts, mpegvideo
    Codecs supportés : flv, dvvideo, h264, mjpeg, mpeg1video, mpeg2video, mpeg4, rpza, svq1, vp6f, wmv2, wmv3
    Nombre d?images par seconde (FPS) : 24, 25, 29.97 ou 30
    Résolution minimum : 320×240 / Résolution maximum : 1920×1080
    Compression : la meilleure qualité d’image possible. Vous ne devez pas limiter le bit rate de compression vidéo.
    Durée du clip vidéo : entre 5 secondes et 60 secondes
    Son : Le son est acceptable s’il fait partie de la scène (48kHz, 16 bit non compressé). Aucune musique ne sera acceptée.
    Plus d’informations sur les spécifications techniques : http://fr.fotolia.com/Info/Contributors#item_13
    PROCÉDURE D’UPLOAD
    La procédure d’upload de vidéo est extrêmement simple puisqu?elle est identique à la procédure d’envoi de photos par FTP (en raison du poids des fichiers vidéo, seul le FTP est disponible).
    Pour envoyer vos vidéos sur Fotolia il vous suffit donc de vous connecter sur votre compte Fotolia et de suivre les consignes indiquées sur la page : http://fr.fotolia.com/Member/FtpUploadContent
    (Mes Fichiers > Uploader un nouveau fichier par FTP)
    Une fois vos fichiers uploadés, vous pourrez les indexer dans la rubrique « Mes Fichiers », ils seront alors fin prêts pour le lancement officiel de la vente de fichiers vidéo qui interviendra très prochainement.

  18. ChristophePosté le

    ben oui, je crois que c’est même ici que JF avait fait un lien vers une conf au salon de la photo je crois, où l’intervenant dont j’ai oublié le nom, mais je crois qu’il est de l’UPC, expliquait justement cette notion de concurrence déloyale. Et effectivement, ce qui est étrange ce n’est pas qu’aucun photographe ait lancé une procédure, mais surtout qu’aucune agence ne l’ait fait…

  19. @vincent
    Bien sur on est du meme avis, j’ai juste voulu faire une piqure de rappel. Je me méfie des phrases simples qui rentrent facilement dans la tête des gens, du genre : »Produire une photo ne coûte pratiquement rien aujourd’hui  » et tenais a preciser les choses.
    Apres, il est naif de croire que seul le marché à la commande demande des frais de production. Bon nombre de photographes professionnels en animaliers par exemple sont obligés de produire leur propre repartage à leur frais, sans garantie de trouver preneur une fois revenu. Le prix de leur photo doit donc en tenir compte !
    Ils sont directement visé par le marché de fotolia qui leur fait une terrible concurrence, la qualité n’étant pas toujours la priorité de la presse magazine. Ces photographes sont souvent en agences, et on parle bien des ces agences en ce moment qui peinent face à la concurrence déloyale des microstocks !
    Pour finir, je ne pense pas que Jeff est été mandaté pour son trek au Ladakh, a mon avis il a tout avancé de ca poche, et a essayé de rentabiliser en rentrant. Mais bon seul lui peut nous le dire…
    sur ce, bonne journée

  20. « Quant au mot « auteur », je suis bien d’accord s’il s’agit d’un travail original. Prendre des photos « cartes postales » (comprendre « bateaux ») de Tour Eiffel n’est pas un travail d’auteur, or c’est précisément cela que peut vendre Fotolia… »
    Je n’ai jamais beaucoup aimé le découpage en diverses catégories. Quand bien même la photo en question ne soit pas d’une grande originalité, elle fait tout de même partie d’un travail d’auteur. Woody Allen est bien un auteur alors que je ne trouve pas qu’il fasse part toujours d’une grande originalité ;)

  21. ChristophePosté le

    Merci Emmanuel, j’avais oublié son nom, je ne le connais pas perso du tout.
    Quant à la vidéo sur fotolia… ???? Y a-t-il un marché ? J’imagine que oui, mais LEQUEL ??? Qui va acheter des vidéos d’amateurs ? Qui ? Pour faire quoi ?
    A part des vidéos de cul, je ne vois pas…

  22. La photo ne coûte plus rien… ou est à la porté de tout le monde…
    Bien, pour donner une idée de ce qu’il faut et de combien coûte un reportage, mode par exemple :
    – Matériel : Boîtier = 2500 €
    – Objectifs : (grand angle, zoom) = 4000 €
    – Accessoire (batterie supplémentaire, carte CF, sac, trépied, etc) = 800 €
    – Éclairage : (Flash de studio, softbox, réflecteur, lightstand, générateur, sac de transport booms, beauty dish, etc ) = 4000 €
    – Poste prod : (ordinateur, écran, logiciels) = 5000 €
    – Frais déplacement (train ou voiture pour un petit trajet en France) = 400 €
    – Hôtel ou gîte (quelques jours) = 400 €
    Et, je ne parle pas du salaire du photographe et le fait d’être accompagner par un assistant…
    Le compte = 17100 €
    Donc, à 0,14 € la photo, pour rentabiliser votre matériel, vous devez prendre 122 142 photos… ce n’est même pas l’espérance de vie du boiter… et là sans vous verser de salaire.

  23. Sur le figaro.fr il y avait un appel à photo pour amateurs sur la tempête récente. Il y avait un contrat à signer numériquement autorisant la diffusion GRATUITE !!! des images
    moins cher? tu payes pour diffuser ?

  24. ChristophePosté le

    ben oui… les canard maintenant lancent des « appels » à témoins. Ce sont les british qui ont lancé le concept, je crois la BBC, puis dans les années 2000 CNN à la TV…. Paris Match enfin.
    Ben oui, le news… ça eu payé.
    Perso, mes revenus proviennent essentiellement de l’édition et de l’étranger, en France on a oublié qu’on pouvait payer des photographes. JE travaille quasi plus du tout avec la presse de toute façon.

  25. Ce qui m’énerve c’est de faire croire aux gens que pour faire une belle tof il faut des années de connaissance et d’instruction et faire les beaux arts.
    Put… les musiques qui se sont vendues par millier sont généralement écrites en 5 minutes et pas forcément par des pros.
    Arrêtez de vous prendre la tête les appareils sont assez performant aujourd’hui. Nous sommes au 21ème siècle.
    Un peu de modestie vous ferez du bien

  26. Alors que l’ investissement en matos est de plus en plus lourd pour un photographe et que le prix des publications presses baisse d’année en année…
    Mais là 14 centimes…14 centimes !
    Mais c’est du DELIRE !!!!!!!
    Mais c’est quoi ce foutage de gueule…
    Parce qu’une photo coûte 14 centimes avec tous le matos, les softwares, le déplacement, le temps et le talent qu’il y a derrière.
    14 centimes ! les bras m’en tombent !!!
    Quel bande d’… !!
    Fotolia et consort allez vous faire enc…

  27. @Realiste
    oui c’est clair de tt facon c’est l’appareil qui fait la photo c’est bien connu…
    on se demande d’ailleurs pourquoi les chiens ne se mettent pas eux aussi à la photo vu qu’il suffit d’un bon apn et d’enfoncer le bouton.

  28. ChristophePosté le

    Oui, d’ailleurs, c’est connu, ce sont les pros qui parlent le plus du matos et qui montre leur matos dans les festivals. ça c’est un truc qui m’a souvent fait marrer dans les allées de certains festivals ou salon, ce sont les amateurs , au sens passionné hein…, qui déambulent dans les allées avec tout leur matos autour du cou pour essayer de bien gonfler les pectoraux…
    En même temps, je connais un gars qui n’a jamais fait de bruit, qui ne sais pas vraiment ce que c’est qu’un RAW, et à peine une profondeur de champ et qui avait un matos de base d’une valeur de quoi, aller, 1500 Euros de l’époque (occasion et obj. sigma pourris) et qui a fait un paquet de dossiers dans Géo des bouquins qui se sont très bien vendus….
    Réaliste, à 14 centimes d’Euros, on ne peut pas vendre ses photos et en vivre. Descend sur Terre même une journée ça te fera du bien.

  29. @Christophe
    « En même temps, je connais un gars qui n’a jamais fait de bruit, qui ne sais pas vraiment ce que c’est qu’un RAW, et à peine une profondeur de champ et qui avait un matos de base d’une valeur de quoi, aller, 1500 Euros de l’époque (occasion et obj. sigma pourris) et qui a fait un paquet de dossiers dans Géo des bouquins qui se sont très bien vendus…. »
    Bon, ça me rassure sur ma propension à me jeter sur le moindre Adaptall pouvant un tant soit peu correspondre à mes besoins… même si les vendeurs ont souvent du mal à comprendre que je veuille les monter sur un D70s et par là même ne pas avoir de mesure de lumière !
    A moi Géo !
    Merci ! ;)

  30. ChristophePosté le

    LA MESSE EST DITE.
    Voilà, maintenant, LE MONDE publie les photos des lecteurs, des amateurs mateurs.
    C’est là : http://www.lemonde.fr/economie/portfolio/2009/01/29/vos-photos-du-jeudi-noir_1148150_3234.html#xtor=RSS-3208
    Je dis bon courage aux derniers photojournalistes d’agences. On a même plus besoin d’eux dans les manif maintenant.
    ‘tain, c’est vraiment pitoyable.
    Bon ben comme ça les photographes de presse ne se feront plus taper sur la gueule par les flics.
    Ils n’auront plus le temps, il leur faudra pointer à l’ANPE.
    Bravo le Monde, un journal formidable.
    D’ici encore 2 ou 3 ans, même les journaleux seront au chômage, remplacer par les témoignages des anonymes.
    C’est là d’ailleurs :
    http://www.lemonde.fr/afrique/appel_temoignage/2009/01/29/vous-etes-a-madagascar-comment-avez-vous-vecu-les-emeutes_1147899_3212.html
    Voilà, ben cette fois-ci, c’est terminé. On remballe.

  31. bienvenue dans un monde formidable ou tout le monde est journaliste photographe.
    Adieu crédibilité de la presse, ou comment scier la branche sur laquelle on est assis par soucis d’économie.

  32. ChristophePosté le

    ha si vous saviez comment ça bosse dans les grandes rédactions…
    Vous voulez un exemple ? Bon, le voilà, accrochez vous hein..
    Un « grand reporter » de Géo vient d’envoyer ça à mon meilleur pote parce qu’il a un site perso avec une photo de la bete en question…
    « Journaliste pour le magazine GEO,
    je cherche à identifier un oiseau néo-zélandais qui suce le nectar d’une inflorescence.
    La photo doit paraître dans le récit d’un voyage autour du monde sur les traces de Darwin.
    D’après votre reportage (trouvé via Oiseaux.net), il semble bien s’agir du Tui cravate frisée.
    Pourriez-vous me le confirmer?
    Merci d’avance.  »
    M. S.
    ça s’appelle de l’investigation ça hein… le M. en question, il n’a même pas pris la peine d’acheter un bouquin des oiseaux de Nouvelle Zélande (pourtant il a 8000 Euros par d’allocation fiscale pour ça) pour vérifier. Comme dit mon pote, « ça va que moi je les connais bien les piafs, mais après tout, je pourrais être nul, je ne suis qu’un simple amateur lambda, il aurait dû demander à un pro, y a la LPO pour ça avec des mecs qui ne demandent que ça. Si ça se trouve, il est déjà grillé à la LPO !  »
    Voilà…

  33. Joel BirauxPosté le

    Et le vendeur, il est paye le vendeur? Parceque c’est que du blabla le metier de vendeur. Faudrait pas le payer le vendeur. Juste lui laisser un verre d’eau.
    Cette histoire est lamentable !
    Moi je pense qu’on devrait se constituer une banque d’images tous ensemble, et les proposer a la vente gratuitement, avec une remuneration du client acheteur de l’ordre de 0,1c d’Euros par image. Evidement, on ne proposerai que des vignettes a 72dpi.
    Euh, y a pas des avocats a l’UPC ?
    Y a pas un service juridique à l’UPC ?
    Y a pas un congres, tous les ans ?
    Il parait que l’UPC, c’est l’Union des Photographes…
    AUX ARMES PHOTOGRAPHES !
    Fotomachin va trembler………..!
    Youpi !

  34. ChristophePosté le

    le vendeur, une agence, a en général 50 %. 50 % pour le photographe. C’est la norme pour l’illustration en France.
    Le problème des photographe, c’est que leur égo est tel, qu’ils préfèrent crever plutôt que de se regrouper et s’entraider. A part quelques uns plus intelligents que les autres…
    Par deux fois j’ai proposé à mes camarades photographes animaliers et nature disons, de former un groupe avec un portail commun, des expos et des projets communs et de par la même, de créer un pôle en France, un pôle de photographe de nature qui aurait pu se serrer les coudes. 3 ou 4 sur 12 ont répondus positivement. On est moins d’une quinzaine pro dans ce domaine en FRance, et on a pas réussi. Ils ont peur qu’un de leur camarade passe devant eux, qu’on parle pas assez d’eux, je sais pas. Ou alors ils sont bcp trop perso. J’ai tout entendu comme arguments.
    Alors ben j’ai laissé tomber.
    Pour les autres domaines, sports, news, etc, je sais pas ce qu’il en est.
    L’UPC ??? Tu rigoles là… T’as déjà entendu parler de l’UPC dans les médias ? Dans le Monde ou le Fig ? Sur France 2 ou RTL ? Moi, jamais.
    Par contre le prix de la cotisation, c’est juste n’importe quoi. D’autant que le photographe, dans les faits, n’a quasi aucun droits.

  35. La bananePosté le

    Au Début on pouvait se faire rémunérer pour faire un site pour une entreprise
    Aujourd’hui il existe des logiciels simples et rapides et tout le monde est capable de le faire.
    Pour la photo c’est pareil vous avez de bons appareils et de bons logiciels.
    Croire qu’on est les meilleurs c’est se mettre le doigt dans l’oeil jusqu’au coude :))

  36. Bonjour
    Pour répondre à Vincent : le léger problème est que les microstocks ratissent de plus en plus large, et ne se limitent plus seulement au marché du web et du « tout venant » (typiquement la photo d’objet détouré sur fond blanc, ou du jeune cadre dynamique sourire pepsodent et téléphone greffé sur l’oreille)
    Je suis à la base photographe naturaliste et animalier, et je peux te dire que certains pros « surfent » sur la vague des microstocks et bouffent à tous les râteliers pour arrondir leur fin de mois (certains ont même changé de pseudo pour qu’on ne les reconnaisse pas sur Fotolia…)
    De plus en plus de magazines se fournissent chez ces microstocks, et les agences traditionnelles sont totalement déconnectées de la réalité, s’appuyant sur leurs commerciaux et… sur leur notoriété pour aller trouver des clients (là où les microstocks s’appuient d’abord sur leur visibilité web)
    De plus en plus de gens, que ce soit dans leur vie professionnelle ou dans leur vie personnelle, passent par le web pour acheter (au sens très large du terme). De fait, les microstocks jouent sur l’effet de masse et profitent de leur avantage : la visibilité.
    Si les agences trad’ ne se bougent pas l’oignon, elles mourront. Quant aux microstocks, qu’on leur fasse respecter d’abord la loi française et européenne en matière de droits d’auteur (et le jour où ça arrivera – et ça va arriver – je connais une paire de photographes qui s’en mordront les doigts !)

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