web analytics

Quand la police censure deux photographes de l’AFP

10
BILLET PRÉC.
BILLET SUIV.

Dans la série « ça commence à craindre », voici une nouvelle atteinte à la liberté d’informer… C’est une épidémie en ce moment. A lire sur Libelyon : « Quand la police censure deux photographes de l’AFP « .

MAJ : ne loupez pas ceci dans le même genre : EXTRAIT DE LA DEPECHE AFP  » Trois policiers municipaux de Puteaux (Hauts-de-Seine) qui avaient intenté un procès au journaliste-bloggeur Christophe Grébert ont été déboutés aujourd’hui par le tribunal de grande instance de Paris.(..) La 17e chambre civile a estimé que le droit à l’image devait « céder devant le droit à l’information du public ». Elle a jugé que l’atteinte à la vie privée était d’autant moins constituée que les images en cause n’étaient pas centrées sur les demandeurs, qui n’apparaissaient qu’à « titre accessoire » dans la vidéo (..) « .

BILLET PRÉC.
BILLET SUIV.

10 commentaires

  1. « elle m’a dit de me tenir à l’écart car c’était interdit de photographier, pour des questions de droit à l’image des policiers »… »
    C’est amusant, parce que, dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions, les policiers ne peuvent justement pas se prévaloir d’un « droit à l’image », ou en tous cas pas comme prétexte pour interdire les photographies.

  2. Je ne suis pas juriste, mais il me semble qu’il est sorti un décret qui limite le droit de filmer la police. J’ai un peu cherché sur le net et j’ai trouvé ça sur le site de LauraWaddington qui est une journaliste qui a travaillé sur sangate : « En France, la loi interdit de filmer une intervention de police si les visages des policiers sont reconnaissables. Il était essentiel d’agir rapidement et d’être prévoyant. Je faisais toujours des copies des séquences que j’avais filmées ; cachant une copie et envoyant le reste ailleurs. »
    On est encore loin de la Chine mais on s’en rapproche comme avec les projets d’obliger les FAI à filtrer internet(peut être début 2009)…. mais je m’égare.

  3. J’en ai fait la mauvaise expérience en Belgique. Je connais pas leur cadre légal, mais en prenant en photo une intervention policière, j’ai eu droit à une jolie arrestation musclée avec clef de bras pour me foutre par terre, coups de pieds dans le bide et les côtes, menottes et autres joyeusetés. Bien sur appareil arraché des mains photos effacées (récupérées ensuite fort heureusement, merci rescue pro).
    En Suisse, je n’ai jamais eu de problème en photographiant une intervention policière.

  4. Je comprend bien votre peur, mais ne pas oublier aussi tout les abus réalisé par la presse elle même histoire de vendre.
    J’en est fait l’expérience une fois, lorsque je travaillais comme responsable dans un centre de tri, nous avions trouvé sur le tapis quelque chose de spécial, le lendemain, la presse disais que la dite chose avait été trouvé dans un déchètterie (qui appartenais d’ailleurs à un concurrent) ce qui n’est pas du tout la même chose, et tout l’article n’étais qu’un tissus de mensonge, ce jour là, j’ai appris à faire très attention à ce qui est dis dans la presse et à ne pas prendre tous ce qu’ils disent pour argent comptant.

  5. pour répondre à jessfr. La presse fait des abus c’est sur,et c’est logique d’en avoir une certaine défiance mais je ne vois pas le rapport. La tentative de rapport est même un peu scandaleuse. Si à chaque fois que quelqu’un fait de l’abus même éhonté, la police devait lui taper dessus… La police doit faire son travail et la presse aussi. Si informé est un abus alors où va t’on ? En Chine ? …

  6. Je vois que plus haut certains font référence au « droit à l’image ».
    Oui effectivement. Mais il me semble que vous confondez le DROIT A L’IMAGE et LE DROIT DE PRENDRE DES IMAGES.
    A ma connaissance, sauf dans certains cas particulier (installation militaire sensible,…) vous avez toute latitude pour photographier sur l’espace public.
    Par contre, c’est l’utilisation des images qui peut poser problème.
    Si vous gardez la photo pour votre collection personnelle pas de problème.
    Si votre photo se retrouve sur une publication…Vous avez interêt à avoir bétonné pour obtenir les autorisations nécessaires.
    Dans ce dernier cas les juges reconnaissent parfois que l’information prime sur le droit à l’image.
    Mais dans le cas des photographes lyonnais de l’AFP je ne vois pas en quoi les policiers pouvaient faire valoir un « droit à l’image » durant la prise de vue des deux journalistes.
    D’ailleurs fréquemment les visages des policiers sont floutés par la suite avant publication.
    Je crois plutôt au fait que les policiers ne voulant pas d’images d’arrestations d’étudiants dans la presse ont tout tenté pour empêcher les photos.
    Mieux vaudra qu’ils ne fassent pas des actes dont ils pourraient avoir honte par la suite que de tenter d’exercer ce qui s’apparente à une censure maladroite.

  7. Je confirme un décret stipule que l’on a pas le droit de prendre un policier en intervention même si c’est pour accrocher sur sa cheminée. Si je ne me trompe pas suite à plusieurs fait divers filmés par des téléphones potables, ce décret est sorti il me semble du temps ou Sarkosy était ministre de l’intérieur

Leave A Reply