web analytics

Réflexions à propos du « droit à l’image »…

54
BILLET PRÉC.
BILLET SUIV.

Bernard m’adresse ce soir un mail qui intéressera pas mal de photographes… J’imagine qu’il y aura quelques réactions, commentaires et réflexions. Personnellement la question juridique me dépasse un peu, mais je me sens concerné comme la plupart d’entre nous (on a tous eu droit à quelques réflexions en faisant des images)… Alors ?

 » En tant que photographe amateur passionné par son loisir, je ne me contente pas de faire des clichés chez moi. La rue est aussi le théatre vivant qui sied à mes penchants naturels de reporter.

Difficile de photographier l’espace urbain, sans y inclure les gens, car les gens c’est la vie…

Fauteuil_bigPar ailleurs, de la même manière qu’on admet que le pianiste ne joue pas qu’en concert, et qu’il s’entraîne aussi en « faisant des gammes », on peut comprendre que le photographe amateur ou professionnel n’agit pas dans le seul but de publier, d’exposer ou d’exécuter une commande ou une demande, et qu’il lui arrive d’utiliser la rue pour faire ses gammes à lui ( techniques ) : exemple , profiter d’une lumière contrastée pour tester les performances de son matériel, se familiariser avec, ou optimiser ses réglages, l’élément humain étant fortuit dans ce cas.

Or, j’ai l’impression d’une montée générale d’intolérance des gens vis à vis de ce qu’ils n’arrivent pas à s’expliquer d’une façon claire et instantanée, comme une présomption de culpabilité qu’ils sont prêts à infliger ( alors que la présomption d’innocence est la pierre angulaire du droit français depuis la Révolution Française comme le dit Robert Badinter himself ).

A plusieurs reprises depuis quelques années,
j’ai eu quelques contacts rugueux, à la limite parfois de
l’altercation, à la ville comme à la campagne, avec des gens que cela
inquiétait visiblement de me voir tourner dans leur secteur avec mon
matériel photo entre les mains.

Tous sans exception m’ont demandé d’une façon véhémente « ce que je
photographiais et pourquoi  » ( !? ). Pour le coup, j’eus été en droit
de penser moi même qu’on essayât d’entraver ma propre liberté
individuelle !

Certains d’entre eux, croyant ( à tort ) que je les avais fixés avec
mon appareil, me faisaient valoir leur prétendu « droit à l’image »,
d’autres voyant que j’avais photographié leurs biens privés semblaient
me soupçonner de faire du repérage pour préparer un quelconque mauvais
coup ( dernier exemple en date , en avril dernier dans l’ Yonne lorsque
j’ai
photographié un tas de bûches dans un champ, adossé à un cerisier en
fleurs éclairé par une belle lumière oblique ).

Bien sûr, si on photographie la tour Eiffel ou le Mont Saint Michel,
personne ne s’inquiètera de risquer de figurer dans l’image à son insu,
certains même feront tout pour s’y trouver sans votre consentement. La
banale photo touristique est considérée comme civiquement correcte par
tous ceux qui ne touchent à leur matériel photo qu’en ces
circonstances.

En dehors et de la photo de famille, la photographie
devient suspecte. Et de la suspicion à la culpabilité, il n’y a pas loin.

Je constate que les textes juridiques sont flous et qu’ils autorisent
un vaste champ d’interprétations, malgré une évolution de la
jurisprudence ces dernières années. Celle ci a progressé en faveur du
photographe , quand elle concerne le droit à photographier les biens
privés.

Mais qu’en est il des droits à photographier les personnes ?

Les textes disent que le droit à fixer l’image comme celui à la publier
sont soumis à l’autorisation explicite du sujet photographié, même pris
sur la voie publique. Cependant, la pénalisation ne semble concerner
que la diffusion de l’image, et non sa fixation originelle.

Dans la
pratique, comment donc un plaignant peut il faire valoir son droit sur
la fixation de son image ? On peut gagner un  procès si on peut prouver
un préjudice, envisageable dans l’hypothèse d’une diffusion ( et dans
ce cas, c’est pas gagné pour le plaignant ). Mais comment peut il
démontrer le préjudice sur la seule fixation de son image ? parce
qu’elle serait dégradante par exemple ? A défaut, est ce donc un délit
en soi d’archiver la tronche d’un quidam sur son ordinateur personnel,
qu’il ait été ou non le sujet principal de la prise de vue ? Que risque
t’ on vraiment sur le plan du droit pour l’avoir fait ?


Je trouve pour ma part inquiétante cette dérive sécuritaire des
esprits, qui confine à l’intégrisme et à l’obscurantisme imbéciles.

Pour que chaque citoyen puisse préserver son anonymat sur la voie
publique et pour que les photographes ne soient pas taxés de porter
atteinte à leur image, je suggère d’imposer le port du tchador sur la
voie publique, rose pour les filles, bleu pour les garçons ( c’est
préférable pour draguer sans risque, pour peu qu’on ait encore le droit
de le faire ). Dans l’état actuel des choses, les professionnels de
l’image sont hors la loi eux aussi, et la multitude de leurs
illustrations accessibles à tous, illégales de fait.

A bien y réfléchir, et inconsciemment dans la tête des gens, plus que
la prise de vue elle même, c’est l’essor du multimédia qui les
inquiète, et l’impression qu’ils ont qu’avec les moyens de diffusion
modernes, leur image fixée à leur insu leur échappera forcément à un
moment ou à un autre, vu que dans leur esprit, la seule finalité de la
prise d’image, en dehors du touristiquement ou familialement correct,
c’est sa diffusion publique.

Je pense aussi que les moyens modernes de
flicage véritable que sont les cameras de surveillance, la traçabilité
des gens par leurs appels téléphoniques, leur carte de crédit ou
internet , accentuent leur phobie à l’égard de ce qu’ils considèrent
comme leur déambulatoire privé dans l’espace public, à savoir leur
propre image.

Quel est votre avis de professionnel de l’image sur ce point épineux ?
Je n’ose pas vous demander de profiter de ce témoignage pour ouvrir un
forum sur macandphoto mais c’est tout comme. Il permettrait de récolter
des points de vue, mais aussi des témoignages….

Cordialement
Bernard

http://www.foncier.org/articles/111/111Juster.pdf
http://pedagogie.ac-aix-marseille.fr/tice/juridique/article.php3?id_article=1
http://www.scam.fr/Dossiers/fiches/droit_image.html

BILLET PRÉC.
BILLET SUIV.

54 commentaires

  1. Bonjour
    Intéressant point de vue, même si la préoccupation en la matière ne date pas d’hier.
    Je ne suis pas professionnel et je veux rebondir sur la fin du texte. Je suis confronté régulièrement à des gens qui me trouvent totalement inconscient de poster des photos de moi et de ma famille sur mon pauvre blog. Quand j’essaie de creuser un peu et de faire exprimer à ces gens pourquoi eux ne prendraient jamais un tel « risque », leurs réponses évasives me confirme qu’on touche à une forme de fantasme collectif. Ils trouvent que c’est pas bien parce que…
    voilà
    Parce que…
    Eh puis il n’est pas besoin de gratter beaucoup pour voir apparaître la peur du pervers sexuel qui épluche la toile à la recherche de proies. L’idée qui vient régulièrement est qu’ils ne veulent pas qu’on puisse « voir leurs enfants »… Je leur fait remarquer que leurs enfants en l’occurence sont « vus » en permanence par des tas d’anonymes dans la rue et qui, habitant sans doute pas loin de chez eux, sont autrement plus dangereux potentiellement qu’un vieux vicelard situé à 15000km de là.
    « Oui mais c’est pas pareil ».
    Ah bon…

  2. Il est vrai que cela devient pratiquement dangereux de prendre des photos dans la rue maintenant, que ce soit en banlieue, et ça commence ailleurs…Je fais gaffe!
    Alors on pense au proverbe chinois du temps de Confucius : » la montagne appartient à celui qui la regarde . »

  3. Bonjour à toutes et à tous !
    En tant que professionnel, il m’arrive très souvent d’avoir à photographier les gens, que ce soit des personnes connues ou des anonymes dans la rue.
    Pour faire court, il me semble que la règle numéro un, c’est la bonne humeur, afin de répondre avec le sourire et courtoisie à toute demande de renseignement sur notre problématique.
    Le photographe n’est pas quelqu’un d’invisible pouvant travailler comme il l’entend, sans avoir à répondre aux interrogations légitimes des personnes photographiées.
    Un photographe mal élevé et agressif, qui répondra aux questions en disant qu’il fait ce qu’il veut et qu’il a la loi avec lui, sera forcément rejeté de tous.
    À bientôt.

  4. Alain Bachellier on

    Oui, c’est vrai l’intolérance est de plus en plus criante et il devient très difficile de travailler dans des conditions sereines. Personnellement, comme je n’ai pas le temps d’expliquer à tout le monde qu’il font une mauvaise interprétation de la loi (on a le droit absolu de photographier qui on veut), j’envoie bouler tout ceux qui me demande des comptes avec la formule : « de quoi je me mêle ? ce que je prend en photo ne vous regarde pas… » Si vous voyez un jour votre tête dans un magazine, faite moi un procès mais pour l’instant j’ai pas de compte à vous rendre. » La plupart du temps ça calme. Parfois non. Je le reconnais. Mais j’en ai marre de devoir expliquer des textes de loi au gens qui se « la raconte » avec le droit à l’image.
    Bien sûr, ma méthode de photographie des gens m’amène le plus souvent à engager avec eux une relation sympa et même des collaboration photographiques plus avancés. Je n’ai en fait jamais de probleme dès qu’un sourire est échangé, dès que le ton du sujet est sincèrement inquiet de l’utilisation que je pourrais faire de son image. Tout est dans le premier échange et la façon dont le sujet est « agressif » ou pas. Bref c’est pas simple.
    S’il s’agit d’une diffusion professionnelle, de toute façon, je fais signer une autorisation de publication. Si ce n’est pas possible mes sujets son de dos ou flou. Et la plupart du temps, une discussion les informe de l’utilisation du document. Je m’arrange de toute façon pour qu’il ne puisse pas invoquer un jour qu’ils n’étaient pas au courant. Dans les faits, en 20 ans, je n’ai eu a affronter qu’une seule tentative de chantage au procès. Procès que la personne n’a pas intenté après que je lui ai fait l’inventaire de ce qui l’attendait comme procédure et coût probable pour lui. Il faut ajouter que la notion de « respect de l’image » est interprétable à l’infini. Ainsi dans les sujets que je traite le simple fait de prendre quelqu’un en photo lors d’un entretien avec un travailleur social peut nuire à son image. Mais ça, c’est le juge qui décide… s’il y a procès. Ainsi des images d’illustrations aussi banales que celle-ci sont maintenant « risquées » ce qui nous pousse à les composer avec des … comédiens ou du moins des faux chomeurs, eremistes, handicapés… etc… c’est dommage.

  5. Long et épineux sujets que celui du droit à l’image.. Oui et Non.
    Dire que le droit à l’image existe en France comme on pourrait nous le faire croire et une chose. Dire qu’il n’existe pas vraiment en est une autre.
    Le droit Français inclus quelques ligne concernant le « droit à l’image ». Il est, comme tout texte de lois très incompréhensible sur le fond. On n’en retiendra cependant que quelques lignes fondamentales qui sont :
    1- le respect de l’intégrité de chacun. Dur, autrement qu’avec une carte de presse de photographier M.X en train de fracasser sa femme sur la voie publique sans que l’un, l’autre ou les deux vous attaque pour captation et/ou diffusion abusive de leur vie privé, même si la scène se déroule sur la voie publique.
    Bref, il faut toujours respecter l’intégrité de son sujet.
    2- Le droit qu’a toutes personnes en matière de diffusion de son image. Nous n’avons, nous photographe, aucun Euros à reverser à X ou Y parce que leur trombine va être utiliser dans la presse, expos, … Toujours sur le même principe de respect de l’intégrité de chacun.
    Cependant ce Monsieur X ou Y peut vous demander retirer la photographie si il n’est pas d’accord sur le fond du sujet de la publication ou de l’expo ou de …
    Il peut le faire aimablement, avec courtoisie (ca aide), ou le faire par voie de justice. La plupart du temps, le juge prends les textes initiaux, et en fonction de l’usage de la photographie, décide si il y a irrégularité quant à l’intégrité du demandeur.
    9 fois sur 10 le gars perd son procès. bah oui, nous ne sommes pas des paparazis non plus…
    Dans tous les cas, il ne faut jamais rien payer à qui que se soit, sous prétexte d’un certain droit à l’image… au pire ou au mieux, vous allez voir la personne et vous l’informez que vous venez de la prendre en photo pour tels ou tels travaux.
    Si le sujet est mineur, il est amplement préférable de prendre contact avec les parents ou le tuteur légal. Parce que là, photographier un enfant, sans le consentement des parents à notre époque, c’est se coller une étiquette de pervers, et la le juge est moins coulant avec le respect de l’intégrité d’autrui.
    Toujours avoir sur soi quelques autorisations parentales définissant clairement les conditions de shoots et d’utilisation de ces derniers.
    C’est con, mais pour animaux domestiques, c’est la même chose, il ne faut pas que les agilement de Médor nuisent à l’intégrité de son Maître, genre la bouse toute fraîche qui fait tâche dans le bac à sable, ou vis versa, le Maître qui porte atteinte à son chien en lui collant une rouste du diable pour avoir fait une tâche odorante dans le bac à sable.
    Aujourd’hui, en France, la justice use de jurisprudence pour régler ses affaires de droits et de respect de l’intégrité.
    Il y a des affaires qui ont fait couler de l’encre : Ce couple bien paisible qui se ballade dans la rue, et qui quelques semaines plus tard se retrouve placardé sur tous les murs de France avec pour auréole « F.O. ». Logique que le couple ne se retrouve pas forcement dans les propos tenu par ce syndicat, vu que l’on ne leur a pas demandé leur avis, bah procès, et gros sous à la clé. Pour l’histoire de Médor, c’est une histoire vraie, le maître a perdu son procès…
    Si un jour, on vient vous seriner avec les droits a l’image vous savez quoi répondre. Monsieur, Madame tant que mes travaux ne porte pas atteinte a votre intégrité je shoot, le tout emballé dans un paquet de courtoisie.

  6. Merci pour le dernier post j’avais peur que ça dérape
    voici mon commentaire
    arretez la parano?
    il y a l’art et la manière pour aborder un sujet,on ne fait pas n’importe quoi sur le terrain pour obtenir une image
    suis pro depuis plus de 15 ans je travaile dans la rue à la campagne,chez les gens…
    Les problèmes que j’ai pu rencontrer se compte sur les doigts d’une main.
    Si vous aimez et respectez les gens il n’y a pas de problème.
    en cas de surchauffe une dose d’humour permet souvent de sortir du merdier dans lesquel on s’est foutus
    Montrez que vous n’êtes pas un paparazzi,présentez vous,expliquez votre démarche et là, toutes les portes s’ouvrent.
    faite signer des autorisation de prise de vue,et proposez d’offrir éventuellement une petite photo que vous envoyez par le net et la vie est belle
    Voilà mon expérience
    Sur un doigt quand même je compte un coup de fusil au dessus de la tête j’ai pu porter plainte,affaire classée sans suite…

  7. Et oui, le photographe est trop souvent perçut comme être qui a sombré dans le nombrilisme, planqué derrière son Boîtier et qui se fout des sujets qu’il shoot…
    Non !!!!, Nous sommes et nous nous devons d’être avenant, ouvert, communicatif, …
    Un sourire, une explication simple et claire sur ce que l’on fait là, une petite bavette et hop l’affaire est dans le sac…
    Une coup de fusil au dessus de la tête en 15 ans… Je n’aurais jamais assez de doigts pour dénombrer les rafales de kalashnikov qui me sont passées sous le nez. Et même avec le sourire, là… pas certain que cela aurait arranger les choses… ;-)
    Pour revenir au sujet, les juges connaissent très bien leurs affaires en matière de droit et ce, sans rentrer dans une étude approfondie du cliché, ils apprécient et basent leurs délibérés sur l’aspect flagrant en cas de non respect des règles.
    Shootez dans le respect et vivez pleinement votre statut de photographe amateur ou pro…

  8. Oui, bien sûr l’essentiel a été dit. Mais dans le droit à l’image des personnes, vous oubliez un fait primordial : il faut, pour pouvoir réclamer qqchose, que la personne puissent prouver que la photo incriminée PORTE ATTEINTE à L’INTEGRITE et la REPUTATION de la dite personne. Et ça, mis à part quelques exemples comme le couple et FO, he ben si on en croit la jurisprudence récente, c’est plus si facile que ça à prouver… Faut pouvoir prouver que la photo vous porte un préjudice… idem pour les biens (cf la Borie).
    Effectivement, un couple illégitime dans la rue en couverture d’un magazine de société et de news bien connu, ça fait désordre et ça fini au tribunal deux fois, une fois pour le photographe, une fois pour le couple en divorce ensuite….
    Effectivement, même pour les animaux domestiques, il faut l’autorisation, mais dans la rue, on peut alparguer tous les passants et leur demander leur email pour envoyer un JPEG…
    Dur dur. Les juges se sont tout de même calmés ces derniers temps et la jurisprudence devient un peu moins débile.
    ça progresse donc, mais restons vigilants, c’est sûr.
    Rappelons que PERSONNE , PERSONNE n’est à l’abri d’un procès de « droit à l’image »…

  9. Oui, il est vrai que depuis peu, il faut prouver le préjudice subis… j’avais oublié cette élément primordiale.
    Vrai que les juges, comme Christophe nous le dit et comme je l’ai expliqué plus hauts usent de jurisprudences de plus en plus précises et de moins en moins chiantes pour les photographes.
    Dire que nous ne sommes pas à l’abri d’un procès n’est pas faut, mais il y a pas foule de photographes sur les bancs des tribunaux, toujours moins que de couple en procédure de divorce.
    Cela étant dis les grosses affaires de droits à l’image se compte sur les doigts d’une main, dans la mesure ou je ne fais pas allusion au procès issus des shoots paparazi.

  10. Cela me rappel un échange via un forum dans lequel j’évoque avec des photographes ce sujet…..
    « Ma toute petite expérience me pousse à dire qu’il n’y a pas vraiement de méthodes, de règles pour aborder les personnes que l’on souhaite photographier. Il faut néanmoins distinguer 2 types d’images : l’image spontanée que l’on va faire sur le vif, à l’instinct…. ce type de photo est trés difficile car la MAP, les règlages doivent se faire en qulques secondes. Trés, trés peu de photographe rentre en contact avec les modèles qu’ils ont saisis l’espace d’un instant. Ces instants de vie ne nécessitent pas d’entrer en contact avec les personnes. Sauf si vous être remarqué, il faudra vous expliquer. faites preuve d’empathie et de gentillesse. Il est possible qu’on vous demande d’effacer la photo. Les signatures nécessaires ne sont jamais prises. Rassurez vous, personne ne le fait. Les amateurs, comme les maîtres en la matière. Je dirais même que cela va à l’encontre de la démarche artistique.
    Un bémol pour les scènes avec les enfants… Prenez garde !
    La pratique affinera votre style, votre oeil sera aiguisé et tout ira plus vite.
    Ensuite, il ya les portraits, les groupes…. Nécessairement il faudra demander l’autorisation. Soyez simples, naturels, décontractés et tout ira bien. Du grand patron au Sdf, les gens ne vont voir qu’un appareil et n’ont aucune idée du devenir de la photo, des retouches, de l’utilisation… Expliquez calmement. Surtout, surtout prenez le temps… Si ce n’est pas pour cette fois, vous pourrez rencontrer la personne un autre jour, dans 1 semaine, 1 mois. Si vos relations sont bonnes vous ferez votre photo.
    Un autre point : Ne surtout pas se fondre dans la masse !!!! Vous êtes au milieu de la masse, nuance…
    Vous n’êtes pas invisible, ne vous cachez pas. Votre photo sera meilleure si vous établissez un contact, une connivence avec la personne, le groupe. Vous verrez que le naturel se verra sur l’image final.
    Ces rencontres de quelques minutes, de quelques heures sont mon moteur, ma motivation.
    Il m’arrive d’aller vers des gens et de ne pas faire de photos, de parler des heures avant de faire une ou deux photos.
    Tout repose sur la confiance et la sincérité. Vous verrez que votre interlocuteur le verra vite.
    N’arrivez pas avec 15 appareils, 4 zooms, 1 bob canon, 1 veste Nikon…. Soyez simple, comme ceux que vous souhaiter photographier.
    Je mets à part le reportage sur un sujet précis. Dans ce cas toutes les autorisations doivent être faites ( surtout pour les sujets difficiles), les acteurs sont au courant de votre venue. Avant de shooter, imprégnez vous de l’ambiance. cela vous aidera à être juste, et à témoigner reellement de ce que vous avez vu. Ce que vous croyez juste en arrivant peut être faux en partant. la photo est une arme. Pas de préjugés, soyez vecteur de vérité.
    Enfin et pour finir ( je m’excuse c’est décousu), soyez sur de votre coup. Sachez attendre le bon moment, le bon angle. Si la photo dure 2 secondes, l’attente, la reflexion sur le cadrage peut être plus long. Soyez patient, formez votre oeil. Il faut que vous ayiez en tête le résultat final. Il faut un peu de pratique avant de se lancer. La photo de rue, n’est pas synonyme du tout de photo rapide et volée.
    La timidité est un faux problème. Parfois on ose pas car on est pas sur du résultat. Prenez le temps de maitriser votre appareil avec des amis, la famille. Lisez des maîtres de la Photo de rue. Quand vous serez prêts ça se fera tout seul. »
    A bientôt
    Jean-Stéphane

  11. Cela me rappel un échange via un forum dans lequel j’évoque avec des photographes ce sujet…..
    « Ma toute petite expérience me pousse à dire qu’il n’y a pas vraiement de méthodes, de règles pour aborder les personnes que l’on souhaite photographier. Il faut néanmoins distinguer 2 types d’images : l’image spontanée que l’on va faire sur le vif, à l’instinct…. ce type de photo est trés difficile car la MAP, les règlages doivent se faire en qulques secondes. Trés, trés peu de photographe rentre en contact avec les modèles qu’ils ont saisis l’espace d’un instant. Ces instants de vie ne nécessitent pas d’entrer en contact avec les personnes. Sauf si vous être remarqué, il faudra vous expliquer. faites preuve d’empathie et de gentillesse. Il est possible qu’on vous demande d’effacer la photo. Les signatures nécessaires ne sont jamais prises. Rassurez vous, personne ne le fait. Les amateurs, comme les maîtres en la matière. Je dirais même que cela va à l’encontre de la démarche artistique.
    Un bémol pour les scènes avec les enfants… Prenez garde !
    La pratique affinera votre style, votre oeil sera aiguisé et tout ira plus vite.
    Ensuite, il ya les portraits, les groupes…. Nécessairement il faudra demander l’autorisation. Soyez simples, naturels, décontractés et tout ira bien. Du grand patron au Sdf, les gens ne vont voir qu’un appareil et n’ont aucune idée du devenir de la photo, des retouches, de l’utilisation… Expliquez calmement. Surtout, surtout prenez le temps… Si ce n’est pas pour cette fois, vous pourrez rencontrer la personne un autre jour, dans 1 semaine, 1 mois. Si vos relations sont bonnes vous ferez votre photo.
    Un autre point : Ne surtout pas se fondre dans la masse !!!! Vous êtes au milieu de la masse, nuance…
    Vous n’êtes pas invisible, ne vous cachez pas. Votre photo sera meilleure si vous établissez un contact, une connivence avec la personne, le groupe. Vous verrez que le naturel se verra sur l’image final.
    Ces rencontres de quelques minutes, de quelques heures sont mon moteur, ma motivation.
    Il m’arrive d’aller vers des gens et de ne pas faire de photos, de parler des heures avant de faire une ou deux photos.
    Tout repose sur la confiance et la sincérité. Vous verrez que votre interlocuteur le verra vite.
    N’arrivez pas avec 15 appareils, 4 zooms, 1 bob canon, 1 veste Nikon…. Soyez simple, comme ceux que vous souhaiter photographier.
    Je mets à part le reportage sur un sujet précis. Dans ce cas toutes les autorisations doivent être faites ( surtout pour les sujets difficiles), les acteurs sont au courant de votre venue. Avant de shooter, imprégnez vous de l’ambiance. cela vous aidera à être juste, et à témoigner reellement de ce que vous avez vu. Ce que vous croyez juste en arrivant peut être faux en partant. la photo est une arme. Pas de préjugés, soyez vecteur de vérité.
    Enfin et pour finir ( je m’excuse c’est décousu), soyez sur de votre coup. Sachez attendre le bon moment, le bon angle. Si la photo dure 2 secondes, l’attente, la reflexion sur le cadrage peut être plus long. Soyez patient, formez votre oeil. Il faut que vous ayiez en tête le résultat final. Il faut un peu de pratique avant de se lancer. La photo de rue, n’est pas synonyme du tout de photo rapide et volée.
    La timidité est un faux problème. Parfois on ose pas car on est pas sur du résultat. Prenez le temps de maitriser votre appareil avec des amis, la famille. Lisez des maîtres de la Photo de rue. Quand vous serez prêts ça se fera tout seul. »
    A bientôt
    Jean-Stéphane

  12. Effectivement, la prudence est de mise dans ces situations, mais le mieux est quand même de passer inaperçu ou alors de cadrer sans les visages (hyper dur).
    Il faut aller vite et dégager !!!!
    Pour ceux qui en auront le courage, vous pouvez aller trainer sur mon myspace
    http://www.myspace.com/richarddelaume
    Par contre, quand JS cantero dit que la photo de rue n’est pas volée, est réfléchie, je ne suis absolument pas d’accord. Parfois ca marche , parfois, l’instinct et le hasard fonctionne bcp mieux. A chacun de trouver sa méthode, simplement.

  13. @ Richard,
    Je ne suis pas d’accord sur ton point vu, dire :
    « le mieux est quand même de passer inaperçu ou alors de cadrer sans les visages (hyper dur). Il faut aller vite et dégager !!!! »
    Je n’ai jamais, enfin presque (je vous passe les détails), eu besoin de me cacher et de dégager ou de shooter à sauvette. Il y a différentes techniques de « One-Shooting » mais aucune ne fait appelle à la prise à la sauvette. A la volée, sur le vif, mais dans la clandestinité et encore moins à l’insu des personnes visés.
    Il a été dit plus haut que le mieux était encore de ne pas se cacher, là je suis d’accord. En qualité de photographe, je n’ai rien a me reprocher quand je dégaine mon boîtier… Je ne cherche pas à mettre en péril l’intégrité d’une personne et encore moins à nuire au respect d’autrui. Si il y a un furieux qui ne souhaite pas finir sur ma CF, pas de souci, Le sourire, la petite deconnade, j’explique ma présence, et à la demande, je supprime l’image devant la personne.
    Il ne faut pas déconner, de la matière dans la rue il y en a, on est pas à un gars près. Non ???
    Donc, pas la peine d’attirer l’attention sur soi, en revêtant une tenue de camouflage urbain tout en se postant au coin d’une rue ou dans un renfoncement de porte, c’est idiot !!! Surtout si après déclenché on se met à courir version « je fuis la mort ».
    Les rues de France ne ressemblent en rien à certaines rue de Bagdad (Là, je parle en connaissance de cause), faut rester Cool… et…
    RESPECTER NOS SUJETS PHOTOGRAPHIQUES !!!
    Sérieux, je trouve les humains plus coulant fasse à l’objectif que certaines espèces animales, Christophe, tu confirmes !!! Là aussi je pourrai en écrire des pages. L’avantages avec ces bestioles, c’est qu’elles se foutent un peu de leurs droits à l’image.

  14. il y en a qui vont croire que je n’ai que ça à faire ce soir, bah ils n’ont pas tord…
    @ JsC,
    Je suis d’accord, mais de là à boycotter les travaux d’un confrére pro ou amateur c’est dur quand châtiment.
    Depuis le début de ce post, on parle du respect d’autrui, et je pense que cela peut commencer par ce respecter entre photographes « pro ou amateur ».
    D’accord, j’ai moi aussi quelques coups de gueules envers certains amateurs qui tentent de nous faire croire qu’ils vivent pleinement de leur passion (en Euros parlant), alors que le photographe pro survit de moins en moins bien ou qu’ils connaissent mieux le métier et l’ensemble de ses ficelles que nous… mais le débat n’est pas là.
    A mon sens, sauf intervention d’un juriste, la réponse a été donnée à la question posée. Les méthodes de travaille de chacun peuvent être intéressantes mais là aussi c’est un débat à se mordre la queue….
    Notre sage ami Gilles, qui peut-être interviendra, nous rappelle souvent que l’on fait quand même ce que l’on veut dans la mesure ou l’on arrive à nos fins. Enfin il aurait peu le dire… Gilles si tu me lis, … Salutations ;-)

  15. JS , que tu aille voir ou pas, le souci n’est pas là.
    Maintenant, si tu allais voir, tu pourrai parler, car certaines ont été faites au nez et à la « barbe » des personnes et franchement, je préfère voler ces images plutôt que demander car je n’aurai pas eu le même résultat. Je ne vois même pas l’intérêt……et honnêtement , je ne demanderai jamais.Ce n’est pas la majorité des images mais certaines sont faîtes à l’arrache. IL y a celles aussi où je suis très visible dans la rue et personne ne vient me gonfler.
    Mais tu me fais bien rire à te contrarier comme ca, je n’ai pas la même vision des choses que toi, pas les mêmes méthodes et alors ??? Pas la peine de se facher pour ca.
    Par contre, elles ne me rapportent rien, à part du plaisir…….
    Mais viens plutôt boire un café à tignes et on en reparle.

  16. Dans mon blog, « Le Photographe Cybernomade », j’aborde ses problématiques au cour de plusieurs articles.
    http://lephotographecybernomade.blogspot.com/
    La législation Française est nulle et sa dérive fricocratique à travers les procès que l’on espère juteux contre les photographes en est la cause.
    http://lephotographecybernomade.blogspot.com/2007/02/les-aveugles.html
    L’histoire de cette législation et de ces dérives ne peut se comprendre que dans sa globalité avec les problèmes de statuts, de reconnaissance, d’idées reçus et de fantasmes. C’est la raison pour laquelle j’ai crée ce blog, pour cerner le problème de la photographie qui est un métier artistique avant toute autre chose.
    Si le sujet vous passionne je vous recommande d’adopter le sens de la lecture (le premier article est à la fin du blog)…
    Tout cela est extrêmement grave, et préjudiciable pour notre métier mais aussi au regard de notre histoire. Depuis 20 ans, nous n’avons plus d’histoire, plus de mémoire visuelle de notre époque. (a part les photos de Nicolas et tous ses amis)
    Le Photographe Cybernomade c’est aussi des idées des propositions pour améliorer l’état de la photographie en France, et la vie des photographes. En tous cas, cela m’a fait du bien de l’écrire, c’est bon de « vider son sac »…
    Il y a urgence à réagir si nous ne voulons pas devenir très rapidement Le Pays de l’Inculture.

  17. Salut Alexandre,
    Voilà tout le sens du droit à l’image que je n’arrivais pas à mettre en lumière dans mes « post » précédents. Cette loi, bien qu’existante, d’une incompréhensibilité délirante. Elle ouvre et ferme à la fois des portes, comme beaucoup de lois française.
    Elle peut-être utilisée en fonction des points de vues. Heureusement, les derniers à donner leur avis sur la question reste les juges. Comme cité ici et sur ton site, les affaires, aux vues des différentes jurisprudences qui ont fleuries ces dernières années, ont été déboutées.
    Les abus ont éveillé les instances, qui, ont pris les mesures nécessaires.
    Ce que je trouve dommage ce que nous sommes dans un monde d’extrèmes. En France, pays des libertés et des droits de l’Homme, nous sommes hyper limité en tout. Chez les anglo saxons, il sont hyper libéré de tout. Le résultat est que d’un coté comme de l’autre nous observons des abus.
    Le vieux débat qui a fait fureur auprès de l’UPC (Ancien Membre) était justement de trouver, si possible sur un plan national voir même (on a le droit de rêver un peu) sur le plan international une harmonie des textes et des législations de l’images.
    Le hic, bien loin du sujet qui nous concerne, c’est la propriété intellectuelle, qui chez nos voisins anglo-saxons est aussi vague dans les textes que notre bon vieux droit à l’image. Bref ce n’est pas demain la vieille que nous oeuvrerons dans une harmonie parfaite.
    Le mieux, à ce jour, s’est d’appliquer les quelques règles sus citées. Courtoisie et respect, tout du moins avec les sombres inconnus que nous photographions dans la rue.
    Mais, et Alexandre soulève le problème du droit intellectuelle, qui nous empêche de photographier un bâtiment sans se perdre dans les méandres de l’autorisation.
    Si ce n’est pas le gars qui est au premier plan qui attaque pour les quelques deniers qui croit pouvoir percevoir, se sera inévitablement l’architecte ou le designer du beau mobilier urbain ou du bâtiment du troisième plan.
    Maintenant, il ne faut sombrer dans cette paranoïa du procès, la justice rend des décisions qui se profilent de plus en plus en faveur des photographes.
    Après de longues années de militantisme UPC ou ANJRPC pour ne voir que quelques résultats presque positifs. Je pense que la meilleure des règles et encore une fois de jouer la transparence lors d’une séance de shoot en public et de rester ouvert et courtois.
    Autre point sur lequel je n’adère pas trop, c’est cette paranoïa de l’inculture. En France, il est vraie que nous ne sommes pas aidés, Mais ne serait-ce pas les hommes qui génère la culture et non les lois. Et d’ailleurs aucune loi n’empêche la réalisation d’une oeuvre, sans quoi le nu même artistique serait classé au rang de proxénétisme. Aucun juge dans ce pays ne peut empêcher ou punir un photographe pour avoir engendré une oeuvre, sauf si cette dernière porte une atteinte reconnue envers autrui. Retour case départ… !!!
    Je ne vous parle pas du plan « vigi-pirate » qui m’empêche de photographier l’école de mon village de montagne (943hab, 6000 marmottes endormies)… Là aussi, je ne vois pas bien ce que des terroristes viendraient nous emmerder au fin fond de nos vallée alpines et dire que c’est le même bordel dans les gares… Les gares, ça c’est top pour le One-Shooting de trombines à la volé…
    @ Richard, Un café à Tignes, quel bonne idée, ce n’est qu’à quelques piqués du Bâton de chez moi…
    Et pour le sujet qui nous concerne à l’instant présent, un Café n suffirait pas.

  18. En premier lieu:
    Seuls les dépositaires de la puissance publique (fonctionnaires de police, hauts fonctionnaires ayant autorité territoriale) ont autorité pour interdire la prise de vue photographique.
    Cette règle s’applique à priori (c’est à dire au moment où l’opérateur est censé réaliser la prise de vue).
    Pour tous les autres, il faut attendre la publication, sous quelque forme que ce soit, pour ester en justice, sous condition que le plaignant ait un motif et un intérêt. C’est une procédure à posteriori.
    C’est le code civil qui régit cette part de notre activité, par son article 9, du respect de la vie privée. La CEDH à également reconnu ce respect à la vie privée et son extension du droit à l’image.
    http://www.educnet.education.fr/legamedia/fiches/droit-image.htm
    Comme ça a été dis, la jurisprudence est de plus en plus favorable aux photographes, et il est bon de constater que les juges tiennent cette tendance.
    A voir ici: http://www.photographie.com/?pubid=100996
    et ici: http://www.photographie.com/?pubid=102498
    Cette dérive « populaire » du recours en justice pour respect de la vie privée (et du droit d’auteur) vient malheureusement des actions régulièrement intentées par les célébrités de France et d’ailleurs à l’encontre des magazines français qui publient le travail des paparazzis, et dont les dommages et intérêts s’élèvent parfois très au dessus du salaire annuel d’un français moyen.
    Ironie du sort, si les stars voulaient stopper ces pratiques journalistiques, ils attaqueraient au pénal et pas au civil… ce qui est moins rémunérateur, mais plus efficace.
    Nos amis étrangers ne possèdent pas les même règles… question de culture. Ainsi aux Etats-Unis, c’est la violation de propriété privée qui est sévèrement punie.
    Pas de protection de la vie privée (ce qui explique les près de 200 paparazzis désormais en activité dans les rues de Los Angeles et autant à New York). Ce qui explique que malgré une cours de plus de 50 shooters autour d’elle, Britney Spears n’ait aucun recours pour les écarter.
    Pour en revenir à la France, la tendance lourde à la communication pèse également très fort sur le comportement des « photographiés » au dépends des photographes. Et si le respect à la vie privée n’est pas invoqué par les attachés de presse, d’autres astuces sont utilisées pour brider les photographes (je parle des pros dans la presse).
    Un dernier rappel, tant que l’image n’est pas publiée, il ne peut y avoir préjudice.
    Au final, le conflit ne se résume pas à celui des citoyens attentifs au respect de leur vie privée contre celui des photographes intrusifs.
    C’est bien plutôt un conflit entre différents libertés qui s’exprime, entre le respect de la vie privée et la liberté d’informer, le respect des droits d’auteur et la liberté de penser.
    Pour obtenir un modèle d’autorisation de publications:
    http://www.focale31.com/divers/autorisation_type.htm
    Voilà, A+

  19. Ca me fait penser que hier j’ai été stupéfait de voir une anglaise décortiquer un mag people à 9h tout en marchant……………
    Sinon, ce que gérald explique sur les usa est très intéressant.
    Bon, un apéro macandphoto à Tignes, c’est pour quand ?? Je n’en peux plus du soleil, 2 semaines sans un nuage et sans une chute de neige, à shooter du matin au soir, je suis plus noir que mickael Jackson (en même temps……).

  20. Bravo Jeff pour cet article !! C’est bien de parler d’autre chose que de matos ou de soft :)
    Beaucoup de choses ont été dites, et je crois que la courtoisie et le respect alliés à l’humour terrassent la plupart des craintes des sujets photographiés.
    De plus, ce contact avec les gens est quand même la base de notre métier non ? sinon on devient paparazzi…
    Quand je vois le nombre d’autorisation qu’il me faut pour répondre à une commande en exterieur, je trouve qu’au final parler au gens que je photographie dans la rue avant de les fixer sur ma CF n’est qu’un moindre mal …

  21. C’est aussi clair que Mickael Jackson, il va falloir le faire cet apéro à Tignes…
    Pour revenir au sujet, Aux USA, rien n’est à comparable. Au delà des droits sus cités, les rédactions photos travaillent différemment, j’ai, en tant que reporter photographe de Guerre, largement travaillé avec ces rédactions, il existe un véritble décalage avec nos vieux principes du vieux monde. Je n’ai jamais vendu un shoot aussi cher qu’aux States. En France le même Shoot, on ne me le prenait pas en dessous de 400€, et de plus, il n’en n’ont rien a ciré des barèmes définies par les professions de la presse et de l’édition et encore moins que vous ayez risqué votre vie pour ce fameux shoot. J’ai même entendu M… P… le rédacteur photo du magazine M2 (Je n’ai pas cité de nom et pas de publication, OK !!??.. » me traiter d’escroc parce que je vendais un shoot, qui depuis a fait le tour du « monde » d’un marines en train de craquer (Grosses larmes aux deux yeux) pour la modique sommes de 800€. Je vous rassure, au States, je l’ai dealer pour 32000$.
    A force de négocier des ronds de carottes, j’ai choisi de ne dealer qu’avec ces merveilleux rédacteurs photos d’outre atlantique. Chiffre d’affaire garanti…

  22. Très bon sujet!
    Plein de bonnes contributions!
    Récemment j’ai été pourchassé dans un village en Bulgarie parce que j’avais shooté la porte (fermée) d’un garage, alors que pendant l’Intifada, les gens me protégeaient.
    En Afrique l’armée et la police te tombent dessus dès que tu shootes un batiment officiel (espionnage!).
    En France c’est vrai, certains se prennent pour des pipoles et délirent, mais la XVIIème chambre du tribunal est particulièrement favorable aux photographes.
    Sinon, vieille ruse lorsque l’on n’est pas certain que les gens prennent bien le fait d’être pris en photo: après le shoot lorsqu’on écarte son visage de l’appareil…Ne jamais regarder le sujet, mais toujours à coté, en haut, en bas…
    salut tout le monde (c’est où Tignes?)

  23. Salut à tous.
    C’est moi Bernard qui ai lancé ce débat, sur la base de quelques déboires personnels qui m’ont un peu destabilisé je dois dire. Je me doutais que le sujet motiverait les lecteurs de macandphoto. Je remarque que chacun contribue d’une façon très positive à la discussion, en apportant souvent des liens utiles à tous. ça c’est sympa.
    Moi je suis un photographe amateur, peu habitué à ces expériences de mauvais contact humains, ce qui explique que je n’ai pas toujours la parade diplomatique adaptée à ces imprévus qui me prennent à revers, et qui expliquent que mon premier réflexe serait plutôt de défendre mon bon droit à la prise de vue, sachant que je n’ai aucune intention nuisible à qui que ce soit. Je ne fais de la photo qu’à mes moments choisis, donc je m’expose moins aux aléas de la rue qu’un professionnel qui en vit ( à plus forte raison celui qui travaille sur terrain de guerre ). Je précise ( c’est peut être pas de bol pour moi )que je n’ai eu à faire qu’à des grincheux très ( trop ) sûrs de leur bon droit sur la captation d’images, ce qui explique leur relative véhémence ,et avec lesquels il aurait fallu pouvoir être zen pour deux pour engager une discussion courtoise avec le sourire. Je précise encore qu’aucun d’entre eux ( pas plus que 6 au total tout de même ), ne s’est trouvé sur aucune de mes photos et encore moins à « portée de fusil » ( je me demande pour certains d’où ils avaient bien pu débarquer , ce qui explique à chaque fois ma stupeur ). Simplement qu’ils m’ont aperçu tourner dans leur secteur avec mon appareil photo, dans des circonstances qui ( pour eux ) ne prêtent pas spécialement à la prise de vue, et qu’ils m’ont pris pour un rôdeur, et ça ne leur à pas plu apparemment ( 2 fois à la campagne, 1 fois à paris et 3 fois en banlieue Parisienne calme ).
    Je fais partie de ces gens qui ont un peu de poésie au fond de leur âme pour s’arrêter devant un champ éclairé d’une belle lumière de printemps ou d’automne, pour faire quelques clichés. Je fais aussi partie de ceux qui sortent dans la rue de leur quartier, par une belle lumière contrastée et difficile à maîtriser, pour voir ce que leur matériel à dans le ventre, et pour apprendre à le paramétrer au mieux en lumière aussi difficile ( par comparaison au musicien, c’est ce que j’appelle « faire des gammes » ), le jour où , il sera souhaitable que je minimise le déchet à l’occasion d’un reportage utile. Si la première raison citée de sortir son appareil reste compréhensible à la majorité des non pratiquants ( encore que… ), la deuxième l’est beaucoup moins, et est suceptible de déclencher des réflexes de franche hostilité ( c’est ce que j’illustre en parlant des comportements réflexe vis à vis de « l’inexplicable » )
    J’ai l’impression d’avoir touché dans ce forum plus de professionnels que d’amateurs comme moi. J’ai vaguement l’impression que l’amateur aurait plutôt tendence à réagir comme moi, alors que le professionnel, plus blindé ou plus expérimenté, saura se sortir de la situation avec le sourire et avec diplomatie.

  24. Yes, dans certains pays d’Asie c’est le même cirque… Tu shootes une école, un beau bâtiment, etc, et hop tu as les autorités locales qui te tombent dessus. Mais pour ça, normalement, avec ton visa tu dois recevoir une brochure de ce que tu peux faire et ne pas faire… Maintenant, je n’ai reçu cette brochure qu’une fois sur 10.
    Il y a une point important que l’on a pas soulevé… Concernant le droit à l’image.
    Ex :Vous êtes Monsieur X et vous allez vous faire griller la pilule à l’autre bout de la planète. Bien évidement, vous avez pris votre APN afin d’immortaliser le superbe bungalow que vous a loué votre tour Operator. Ce dernier vous a concocter une excursion du feu de dieu à deux Km de là – Visite du village des panoupanous. Et là vous shootez comme un furieux des plaines ces pauvres Panoupanous qui ne vous ont rien demandé…
    Retour au pays, coincé dans votre costard vous allez à reculons vers votre bureau, et là… Tatttaattaaataaaaa, Un Panounous vous shoot plein pif avec son APN en bois de COCO… Furieux vous vous empressez d’aller porter plainte contre se petit panoupanous…
    Morale de l’histoire, pourquoi faire impunément ce que l’on aimerait pas que l’on nous fasse. (pas très clair, si ???)
    Une fois de plus retour au respect primaire d’autrui… Les panoupanous aussi, quand vous êtes en reportages ou en vacances méritent une grosse part d’humanité et de respect de leur image… Surtout, et nous l’avons tous fait, pour gagner des pepetes avec une jolie tronche locale.

  25. @ Bernard,
    Je pense que, tout comme la photographie reste un expérience et un apprentissage de tous les jours, la diplomatie se colle les mêmes règles.
    Je me souvient qu’a mes débuts, le bourre pif me démangé parfois, puis avec le temps, on le prend avec le sourire et un furieuse dose de « Rien à cirer ».
    Pour les coyotes qui pensent connaître leurs droits et qui, manifestement, se fourrent le doigt dans l’oeil. Un simple rappelle des textes ou un véritable encouragements a aller porter plaintes les calmes à tous les coup.
    D’ailleurs pour les courageux qui se déplacent jusqu’au commissariat, ils se voient raccompagnés à la porte avec un joli discours comme quoi il n’y a pas de quoi en faire un plat…, au pire, « Oui monsieur on va aller voir ce vil photographe… et rien…
    Dans tous les cas, Bernard, si tu as d’autres questions sur ces sujets épineux de droits, de propriétés intellectuelles, et bien tu sais ou frapper…
    A plus, et merci pour ta question…
    Pour Leblase, Tu ne sais pas ou se trouve Tignes ??? (C’est une blague là???) Sinon tu cherches Marmotte-city, et c’est juste a coté… Mieux encore, tu cherches Val d’Isére.

  26. Je me disais bien que Le Goedrec était un nom Panoupanou, or cette tribu est protégée par le statut Patrimoine Mondial de l’Humanité: tu es donc intouchable!
    Pour répondre à Bernard: ce n’est pas tellement une question de pro ou d’amateur, mais d’humanité.
    La référence d’Aymeric aux Panoupanous est pertinente: l’empathie est nécessaire, ce qui se traduit au réel par la façon dont on manipule un appareil, la façon dont on se positionne physiquement par rapport au sujet.
    Il faut aussi considérer un aspect des choses: le sujet nous fait un cadeau à nous autres shouteux, le cadeau de nous avoir donné l’envie de faire un cliché.
    A nous de le leur rendre, d’une façon ou d’une autre.
    Du simple échange d’humanité.

  27. Oui Le Goedrec c’est issu d’une grande tribu de râleur de l’ouest de la France. C’est certain que cela me différentie des panoupanous de cette île du sud de la « France » ;-) Ami Corse, si tu nous regardes…
    Maintenant, dire que je suis intouchable, je doute ou alors ils y en a qui ne le savent pas. Surtout avec tout ce que j’ai pris dans la tronche et ailleurs.
    Par contre, j’ai abandonné la pluie et les goélands bretonnant pour la neige et le ronflement des marmottes.
    Sans forcement que l’on nous colle une étiquette d’humaniste à deux balles, on peut résumer en un seul mot – Ethique !!!
    Et Bah oui, sans éthique et le respect de cette dernière, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres…

  28. Merci Bernard
    Pour avoir lancer ce post j’ai commenté hier arretez la parano?!
    Il faut dedramatiser la situation il y a dix ans le problème était plus délicat les affaire de la Borie du luberon,le puy de dome… était des situation encore plus délicate que le droit à l’image,car elles mettaient en perdition le droit tout simple de photographier un paysage,un lieu…
    pour rester zen je pars du principe que tout ce qui est visible du domaine public est photographiable, le peu de gens qui m’interpelle lors de mes reportages en France confonde souvent droits d’auteur et droit à l’image,
    pédagogie et humour,déstabilise le braillar
    montre ta bonne fois et surtout tes droits,ça se termine souvent part un salut! et bon courage.
    Au fait,on à pas parler des chiens qui s’attaque à nos mollets!!!

  29. Ou d’être coursé par un troupeau de vaches dans nos belles pâtures françaises…
    Mince, c’est hyper dangereux comme métier, Je vais de ce pas ajouter une prime de risques sur mes factures clients… ;-)

  30. Un chien qui vous mord ? Un taureau qui vous poursuit, vite, sortez le code pénal et demandez des dommages et intérêts au proprio les gars ! on va pas se laisser emm….
    non mais ! nous aussi on peut mordre !
    Grrrr !
    La preuve en image : ma réponse tout à l’heure à un type qui veut une de mes photos sur le site de son entreprise de comm, mais GRATOS :
    Voici si on mail quand je lui demande les infos mini. pour facturer (type de site, taille image, durée, fréquentation du site etc, rien d’anormal quoi dans la profession. Il me repond :
    Monsieur, j’e comprend vos questions mais votre système est beaucoup trop compliqué. Je ne peux pas deviner la fréquentation d’une page à l’avance.
    Il s’agit d’une page intérieure avec une surface de 150 pixels de largeur maxi pour l’image sur un site peu fréquenté.
    Le site est un site institutionnel d’une entreprise commerciale, pas un site marchand.
    Malheureusement, si votre tarif est trop compliqué à établir, nous ne prendrons pas votre photo.
    Désolé. Mes clients sont désormais habitués à la gestion libre de droit qui est 1000 fois plus simple.
    Donc, aussitôt
    MA REPONSE :
    Cher monsieur,
    J’imagine donc en fonction de votre réponse, que que votre entreprise commerciale donne tous ses produits gratuitement à ses clients. C’est une bonne chose et un nouveau concept, la solidarité industrielle et commerciale.
    Plus sérieusement, si vous ne l’avez pas remarqué, il est indiqué clairement en haut de la page de mon site internet que je suis photographe PROFESSIONNEL, et que donc, c’est mon métier de VENDRE mes photos.
    Maintenant, si vous voulez illustrer votre site avec des photos gratuites (qui sont tout de même de piètre qualité la plupart du temps), libre à vous de scier la branche……
    Moi aussi j’ai une entreprise commerciale à faire tourner.
    Bien cordialement,
    ARGHHHH !
    le droit à l’image, oui, et le droit d’être rémunéré pour faire son boulot ???
    nan, des fois ???!!!???

  31. ben oui Christophe une entreprise commerciale est là pour faire de l’argent.
    Nous avons tous eu ce genre de mésaventure,comment peux tu céder un droit de reproduction à une structure qui ne respecte pas ton travail.
    Quand au libre de droits petite histoire:
    Un jour un client me demande un devis pour un visuel : »portrait d’une reveuse »
    Je propose un devis,avec une petite exclu pendant la période d’utilisation,plus un choix de modèles féminin pour la photo que j’ai en book
    La reponse fut rapide trop cher on préfere prendre un image libre de droits
    15 jours plus tard on m’appelle en catastrophe pour me confirmer la prise de vue,retour en arrière donc la belle reveuse fesait la campagne du chat machine ou un truc du genre.Voilà le libre de droit des images à tout faire,même la lessive.
    J’ai refuser la commande.

  32. je sais Phil, c’est toutes les semaines…
    et le gars m’a répondu que il ne la voulait pas gratos, mais tarif libre de droits, qui veut dire forfaitaire… soit en mathématique = peanuts.
    Voilà la suite de l’échange de mails….
    Vous semblez avoir du mal à lire. Je n’ai jamais écrit que vos photos devaient être gratuites. Je travaille quotidiennement avec des photographes professionnels.
    Libre de droits ne veux pas dire gratuites.
    Pour infos voir à cette adresse, le plus grand site de photos professionnelles : http://www.gettyimages.com
    Libre de droits veux dire : droits forfaitaires.
    ma REPONSE :
    Et bien je ne doute pas que vous trouverez tout ce qu’il vous faut chez Getty !
    Pour information, sachez que c’est ce site et ce fameux “droit forfaitaire” cher à nos amis américains qui a enterré vivant il y a quelques années, les 2/3 des photographes freelances.
    Je fais parti des survivants, justement parce que je refuse le droit forfaitaire et le système Getty.
    ARGHHH !!!
    Go to Hell !

  33. Aaah le coup du mail ou l’on vous demande une tof gratuite ou libre de droits… j’en ai plein ma corbeille. D’ailleurs je vais finir par en faire un recueil et le vendre… Pour le fun.
    Surtout que les gars répondent toujours et s’enfonce toujours un peu plus dans la crétinerie.
    Getty : pour info, celui qui pense que toutes les tofs de Getty sont sorties tout droit d’un travail pro se fourre le bras dans l’oeil… J’eusse lu dans ma jeunesse que le rapport était de 3 photos amateurs pour 5 pro.
    Christophe, tu remarqueras quand même qu’il te prend pour un con là, envoyer un photographe sur un photostock c’est fort. Ca revient à envoyer un épicier dans une grande surface en lui expliquant que c’est mieux que son commerce…
    Dans certaines boîtes de comm, je vous assure, ils n’ont pas tous le gaz à tous les étages…

  34. Intéressant… très intéressant. Aussi bien le billet que les interventions diverses.
    Je suis auteur-photographe, j’exerce depuis 8 ans, et c’est « seulement » l’an dernier que j’ai sauté le pas pour m’inscrire auprès des impôts en tant que tel.
    Donc, mon expérience avec le street shooting… hé bien, oui, effectivement, je remarque surtout une chose : les gens ne vous demandent JAMAIS ce que vous allez faire des photos, ils vous disent « vous faites des photos et vous n’avez pas le droit ». J’ai eu deux fois le cas, sur des centaines de clichés faits dans la rue. La première fois a été difficile, parce qu’en face de moi j’avais une harpie hystérique, tout ça parce que je photographiais le bas-relief du fronton de son porche de garage, sur la voie publique. Je passe les détails sur le « non-lieu » de la chose.
    La seconde fois, j’étais dans la rue, je ne me cache JAMAIS, je photographiais une femme de dos que je trouvais jolie. Et là, arrive une handicapée en fauteuil roulant qui me demande ce que je fais. Avec le sourire, je réponds que je fais des photos. Et elle part sur le fameux « vous n’avez pas le droit… », ce à quoi j’ai répondu qu’on était sur la voie publique (toujours avec le sourire). Elle est repartie, et moi j’ai eu « la haine » envers cette personne. Parce qu’elle a pensé un moment que je faisais des photos d’elle et que c’était calomnieux ?
    Bref. Deux cas de personnes « gênées » par mon travail. Ah oui, je suis photographe instinctif, je vois, je pointe, je déclenche.
    Sinon, combien de fois ai-je photographié et ai été « grillé »… sans problèmes ! Cela va du regard noir au sourire, mais jamais un geste, jamais une parole… je me rappelle avoir repéré à Paris, devant l’Opera Garnier une jolie femme… j’étais à quatre mètres d’elle. Je pointe, je déclenche… elle voit bien que c’est elle que je photographie, pas les voitures qui passent. Rien à faire, elle s’allume une cigarette et continue de vivre, ne pose pas, ne me dit rien…
    Ce souvenir de photo me reste parce qu’il y a eu un échange, rapide certes, mais un échange quand même.
    Sinon, pour revenir sur la façon d’aborder les gens… et bien je m’adapte. Si j’ai en face de moi quelqu’un de souriant, aimable, je le suis également. Si par contre c’est les menaces ou autres (parlons peu mais parlons bien, « sale con tu me fais chier »), je serais au niveau de celui qui aura lâché ce type de mots.
    Je respecte les gens, je ne photographie pas les personnes dans une attitude qui -à mes yeux- leur porte préjudice, atteinte.
    Dans une expo photo (ma première), j’ai inclus un cliché fait sur les quais de Seine, ou deux saxophonistes jouent. On les voit parfaitement, je n’ai demandé aucune autorisation après la photo, on pourrait dire que j’exploite l’image de ces personnes. Et bien personne n’est venu me dire que j’avais tort d’afficher cette photo. Elle fait partie de l’expo, ele raconte quelque chose, elle illustre mon propos sur la vie, elle présente un moment de détente dans la trépidation ambiante…
    Autre chose : quelqu’un vous demande d’effacer la photo et vous le faites, oui, et rentré chez vous, bvous démarrez le programme pour retrouver les images effacées sur la carte mémoire, non ? ;) (je taquine)…
    Comme je travaille aussi en argentique, ce qui est sur la pelloche reste sur la pelloche. Personne ne m’a demandé de lui donner ma pellicule (et c’est interdit par la loi, sauf si celui ou celle qui vous le demande est un policier/douanier/forces de l’ordre).
    Une dernière chose : si les gens ne veulent pas qu’on les photographient, ils n’ont qu’à pas sortir de chez eux. A titre personnel, je me contrefous totalement d’être sur une photo faite par un amateur ou un professionnel. D’ailleurs, pour moi il n’y a pas de catégories de photographes. Si. Les bons et les mauvais, et encore, c’est totalement subjectif…

  35. Rien à ajouter Dan, on pratique de la même façon, si ce n’est que je n’ai pratiquement pas déclenché sur paris.
    Discrétion, respect, sourire…………..
    Seul petit truc, moi aussi je suis en film NB, j’enlève le moteur de mon F100 et j’ai mis un peu de gaffer dessus, avec un 50mm, je passe inaperçu. Je ne remet le moteur que lorsque je veux shooter dans le métro, là j’utilise le declencheur de la poignée, discrètement(j’avais penser utiliser la telecommande mais ca commence à faire trop, ca sort de l’esprit que j’aime).
    ILy a du déchet mais parfois ca rentre (les 2 grosses tatouées à NY…..). Le métro, en général , c’est marrant, surtout quand on commence à parler avec les gens ( là je repense à cette petite vieille à williamsburg, que j’a malgré shootée sans lui demander).
    Shooter avec le boitier au niveau de la hanche, c’est pas mal (sur mon myspace, celle de la nana avec une jupe à coeur à été faîtes comme ca, un pur hasard mais il fait parfois bien les choses).
    A bientôt à Tignes !!!!
    Aymeric, tu est où deja ??
    Richard

  36. Moi, je suis planqué entre Cevins et La Léchère… Donc pas très loin, enfin tout en relatif, je ne te fais pas de dessins sur la proximité de nos villages de montagne…
    A vole d’oiseaux ce n’est pas loin par route et autres cols… Bah, …. Surtout en ce moment !!! Là non plus pas de dessins.

  37. Ah ouais en effet on est vraiment voisins, enfin il faut 1h, si on est pas pris dans un bouchon, samedi j’ai mis 4 h pour descendre à grenoble !!! D’ailleurs je passerai à proximité de chez toi vendredi en descendant au salon de l’érotisme à lyon…….en pur touriste !!!

  38. Excellent sujet, merci à Bernard et à Jean-François.
    Il devient effectivement de plus en plus difficile de photographier dans la rue le moindre quidam. Encore que…
    Le tout petit amateur que je suis n’a jamais véritablement rencontré de problèmes, hormis quelques regards noirs, à Paris (et seulement à Paris).
    Au Yémen et au Pakistan (avec quelques incursions impromptues en Afghanistan), où je me suis pas mal baladé depuis la première guerre du Golfe, je n’ai jamais connu le moindre incident. J’ai par contre régulièrement eu droit à des sourires. Mieux, la photographie m’a permis de parler à mes « sujets » et de même partager leurs repas ou un verre de thé ou de café. J’ai ainsi noué des liens, dont certains perdurent encore aujourd’hui.
    En Asie du Sud-Est, où j’ai longuement vécu, j’ai par contre constaté une évolution depuis les années 70, et dans le mauvais sens du terme. Est-ce dû au tourisme de masse et au sans-gêne caractérisé de beaufs, n’hésitant pas par exemple à aller photographier sous leur nez, au sens propre, des bonzes par exemple, sans même avoir la courtoisie de leur adresser la parole ? Je pense que oui, ayant pu le constater à de trop nombreuses reprises. J’ai même dû à certains moments donner des explications de texte à quelques uns de nos compatriotes qui se comportaient comme des sauterelles ou une bande de singes hurleurs (et je suis poli).
    Pour finir j’ajoute qu’en France, de passage l’autre jour dans le centre-ville de Montpellier, j’ai photographié un jeune couple. Le garçon a clairement compris que je les photographiais et en retour j’ai eu droit à un sourire.
    Tout n’est donc pas perdu mes frères. :-)

  39. Ouaiii ouaiii, en pur touriste !!!
    Samedi, à Grenoble… Moi c’était Lundi, et… pas mieux, pourtant j’avais prévu le coup en partant à 5 heures du mat… Bah non une route pleine de touriste… ;-)
    @ Thierry,
    Nous sommes bien d’accord sur tous ces beaufs qui shoots en toute tranquillité et sans aucun respect les populations locales… et qui sont les premiers à nous les briser quand on les shoots plein pif dans la rue…
    Des couples et des solos, j’en ai à la tonne, effectivement, un sourire, une petit geste, un clin d’oeil ouvre la sympathie de nos sujets.

  40. Pour vous faciliter la lecture de mon blog sur ces sujets cruciaux que sont la liberté d’expression, la liberté de photographier, le statut des photographes, et autre, j’ai crée un petit récapitulatif :
    http://lephotographecybernomade.blogspot.com/2008/02/droits-de-regard.html
    Aidez moi à défendre l’idée d’un statut unique qui est nécessaire non seulement aux photographes, mais aussi à la bonne santé démocratique de notre pays.
    On accuse souvent les artistes de « vivre sous perfusion d’aides de l’état », j’attire aussi votre attention sur le fait que la photographie ne bénéficie de subventions d’aucunes sortes, sur le fait que ma proposition de statut n’en réclame pas…
    http://lephotographecybernomade.blogspot.com/2007/02/un-statut-pour-la-libert.html
    N’oublions pas non plus que d’avoir un droit de regard, ne nous autorise pas à pratiquer la diffamation, à manquer de respect à qui que ce soit, ni à exprimer de idées racistes, révisionnistes ou stigmatisantes, ni à contrevenir à la loi
    (pédophilie, etc…)…

  41. @ Richard,
    Oui vaut mieux sans quoi tu vas te voir, en moins de quelques secondes, coller une d pervers sur le front… (rire…)
    @ Alexandre,
    Je ne sais quelle est ta position vis à vis de l’UPC, mais tu défends le même discours…
    Ok, ok l’UPc s’est un poil endormi sur ses lauriers, mais je ne vois de grand intérêts à militer pour une profession meilleure, alors que les seuls à pouvoir faire avancer le business sont des politiques qui se foutent royalement de nos petites affaires.
    A chaque fois que l’on a ru voir une avancé, le ministre et toute sa clic de clown se sont vu remplacé… Je ne dis pas que l’on a pas avancé, mais on a plus de défaites au compteur que de victoire… Mais, Certes grandes victoires…
    Maintenant, Tu nous parles de statut unique… Pourquoi ??? On ne peut pas mettre dans un même panier des photographes « Artistes » qui vivent de leurs travaux de recherches et de leurs expositions avec des photographes qui vivent de leurs photographies en les vendant à des boîtes de comm, à des rédactions, etc…
    Cela me ferait mal d’être étiqueté en tant qu’artiste alors que je suis reporter photographe…
    Ce n’est pas parce que l’on trouve dans la vitrine du boulanger des pâtisseries qu’elles sont forcement préparé de sa main « de boulanger ». Non, il a fait appelle à un autre corps de métier, le pâtissier.
    Que l’on défende des idées de conventions collectives pour les photographes « Artistes », même choses pour les photo-journalistes et autres photographes indépendants qui ne se reconnaissent pas forcement dans le milieu artistique, mais à mon sens il ne faut pas mélanger les deux…
    Mes clients ne savent pas faire la différence un photographe et un « Photographe » alors si en plus on nous colle dans le même panier…

  42. Pas de souci pour l’image de pervers, j’assume à bloc !!! Je suis même ravi de faire cohabiter dans mon sac mon macbook, mes boitiers et à partir de ce week end, des menottes, une petite cravache….
    Par contre, pour revenir à notre sujet initial, je trouve un peu dommage de se coller une étiquette « artiste » ou « reporter » ou autre. Car si on ne peut les comparer, la frontière est parfois floue, où commence et fini l’art ?? Qu’est ce qu’un artiste ??
    Sur le même raisonnement, un boulanger peut faire de piètres pâtisseries………et inversement.
    A titre perso, j’ai bcp de mal à me définir strictement alors que je bosse un peu dans la presse sportive, que je fais effectivement du NB qu’on peut qualifier d’artistique (si seulement ca pouvait dire qq chose….), et que je bosse comme filmeur en ce moment à tignes.
    Demain , neige sur la tarentaise et photos de slalom !!!

Leave A Reply