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Comparatif Canon EOS 40D contre Nikon D300 : la version longue !

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Pour ceux qui en demandaient encore, voici la version longue du match Canon EOS 40D versus Nikon D300, publié précédement sur Le monde de la photo… Avant de rentrer dans le vif du sujet, je vous invite à parcourir (si vous ne l’avez déjà fait) cette introduction qui détaillait quelques-unes des raisons qui m’ont conduit à entreprendre ce comparatif. Quoi de neuf dans cette version ?

  • J’ai ajouté quelques images parlantes.
  • Quelques infos techniques complémentaires.
  • Sauté des lignes pour faciliter la lecture
  • Attribué des notes sur 20 à chaque match afin d’être plus précis.
  • Corrigé quelques petites erreurs…
  • L’ensemble de l’article est publié sur une page unique, afin d’être imprimable et archivable. Bonne lecture !

Visant le cœur de cible des photographes
experts et professionnels, les Canon EOS 40D et Nikon D300 offrent des
performances fantastiques en regard de prix maîtrisés (respectivement
1350 € et 1950 €). Avec les gammes optiques qui leur sont dédiées, ils
représentent l’état de l’art de la photo actuelle. Reste une question
de taille, à laquelle nous allons tenter de répondre : lequel choisir ?

Pour ne rien vous cacher, j’ai commandé un Canon EOS 40D dès sa
disponibilité… Avant même d’avoir essayé le Nikon D300 et sans m’être
posé la question de savoir lequel serait le meilleur. Il faut dire que
dans mon cas, il n’y avait rien d’autre à faire : je suis en effet
équipé en Canon depuis 1993 et l’on ne change pas de marque si
facilement. Changer d’un coup mes boîtiers, mes zooms séries L, mes
optiques fixes, mes flashs et d’innombrables accessoires : voilà qui me
reviendrait trop cher.

Je suppose donc que la plupart des Canonistes feront
comme moi, et opteront « raisonnablement » pour l’EOS 40D… Tandis que
l’écrasante majorité des Nikonistes se tournera vers le D300 !

D300_18200_front34l_2Un
appareil dont la fiche technique avait immédiatement enthousiasmé les
journalistes spécialisés (sans qu’il soit besoin lancer aucune campagne
de « buzz » sur Internet) alors que son compétiteur Canon n’avait
suscité que des commentaires « plutôt mesurés »… L’EOS 40D est pourtant
un appareil très équilibré dont le « rapport performances prix » est
intéressant. Mais patience, nous allons y venir…

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Quoi qu’il en soit, il me semble que le passage à la génération 2008
doit être très sérieusement considéré, que vous soyez Canon ou Nikon…
Car ces deux boîtiers sont réellement innovants et marquent une rupture
franche avec la génération précédente.

Le genre d’avancée qui ne survient que tous les 3 ou 4 ans (c’est
tout particulièrement vrai pour le Nikon qui passe d’un capteur CCD à
un capteur CMOS très novateur)… On peut d’ailleurs en dire autant des
nouveaux modèles professionnels des deux constructeurs (les Nikon D3,
Canon EOS 1D mark III et EOS 1Ds mark III) qui offrent des performances
vraiment époustouflantes.

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Fonctionnalités récentes et similaires sur
les deux boîtiers : le D-Lighting Nikon et la protection des hautes
lumières Canon (cette dernière testée face à une bourrasque à contre
jour)… Le but est de faciliter la vie de ceux qui travaillent en JPEG
et d’éviter le post traitement des images contrastées. Je reste
toutefois convaincu qu’il est plus efficace de shooter et de travailler
ses images en RAW.

 


On ne « switch » pas comme on change de chemise !

Mais les énormes progrès réalisés d’un côté ou de l’autre,
justifient-ils de « tourner kazakh » et de changer de marque ? Nous
tenterons d’y répondre dans notre conclusion, car la question se pose
en effet…

  • Sans doute quelques paparazzi craqueront-ils pour les 25.600 ISO du
    Nikon D3 (performance incroyable) et lâcheront leur EOS 1D qui ne
    permet pas une telle sensibilité ?
  • Peut-être certains reporters tentés
    par le studio, opteront-ils pour les 21 megapixels (full frame) de
    l’EOS 1Ds mark III, plutôt que pour les 12 megapixels plus raisonnables
    du Nikon D3 ?

Mais qu’on se le dise : les velléités de « switch »
resteront freinées par l’investissement que représente un parc
d’optiques professionnelles…

Une implacable réalité qui laisse penser qu’Olympus, Pentax et Sony
(ex Konica-Minolta) devront fournir d’énormes efforts pour reconquérir
un peu du terrain perdu dans le domaine des reflex pro et experts.
Secteurs qu’ils ont longtemps négligé, abandonnant leurs fidèles
utilisateurs à leur sort. La sanction est que 99% des professionnels «
bossent » aujourd’hui en Canon ou Nikon et qu’ils ne lâcheront pas ces
marques facilement. D’autant que l’on peut faire remonter cet état de
fait, à une vingtaine d’années, lorsque les AF de Nikon et Canon
dépassèrent celui de Minolta, précurseur en la matière (retrouvez
l’historique des reflex dans mon Guide des Reflex Numériques 2008).
Ajoutez à cela que Nikon et Canon ne se reposent pas sur leur laurier
et font feux de tout bois au niveau technologique (tout
particulièrement Nikon fin 2007)…

Voilà pourquoi je ne parlerais pas pour l’instant du Sony Alpha 700
ni de l’Olympus E-3… Bien qu’ils soient des boîtiers très intéressants
capables de rivaliser avec les deux leaders sur certains plans.

Choisir une marque comme on « entre en religion » ?

Dernier point (moins déterminant sans doute que la question du
renouvellement du parc optique) : changer de marque implique aussi de
changer quelques habitudes… Par exemple, en Mode Manuel je cherche
d’instinct la vitesse à l’avant et l’ouverture à l’arrière ! C’est
l’inverse chez Nikon (il est heureusement possible de paramètrer cela).
Plus pénible : pour zoomer le sens de rotation est également inversé
(ce qui est impossible à paramètrer). Et je me fais parfois avoir,
lorsque je réalise une image sur le vif… Tant il est vrai que pour
certaines photos, on doit travailler d’instinct. Il me faut –
réellement – une période d’adaptation à chaque fois que je passe d’un
boîtier Canon à un boîtier Nikon et inversement !

C’est donc plutôt aux photographes experts « amateurs » que
s’adresse ce comparatif, pour qui la question d’un choix entre Nikon et
Canon peut sérieusement se poser… Ainsi qu’aux jeunes professionnels
qui se lancent dans le métier et n’ont pas encore investi dans un parc
optique large. Car acquérir un tel appareil et les objectifs
nécessaires à son exploitation, c’est comme « entrer en religion »,
pour plusieurs années !

Passons maintenant aux choses sérieuses et à l’étude de ces deux
reflex. Plutôt que de comparer des fiches techniques ou des photos sur
mires, j’ai tenté de m’en tenir à des questions très pratiques et à mon
point de vue de photographe. À vous de pondérer mes observations en
fonction de votre pratique personnelle pour vous faire votre propre
idée…

 

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Lorsque vous possédez des cailloux tels que cet EF 24-70 mm f/2,8 L
USM, il faut reconnaître que ce n’est pas facile d’envisager de changer
de marque… il serait aussi pas mal de nettoyer le filtre qui protège sa lentille frontale !


Positionnement et présentation général.

Canon EOS 40D : Proposé à 1359 € TTC boîtier nu au moment de
sa sortie, il est ciblé « expert » plutôt que « professionnel ». Ce qui
n’est pas idiot comme positionnement, à l’heure ou tant d’amateurs
rêvent de jouer les pros… À l’heure aussi, ou les pros voient leurs
revenus diminuer et hésitent à investir dans leur outil de travail
(d’autant qu’ils doivent mettre à niveau leurs ordinateurs et changer
leur parc optique argentique).

Ce Canon EOS 40D est donc un
investissement raisonnable, car ses caractéristiques très équilibrées
lui permettent de répondre à 99% des situations. Un boîtier « Expert »
qui permet aux pro de répondre aux « commandes » de tous types de
clients (reportage, sport, mariage, portrait, ect)…

Nikon D300 : Le boîtier de Nikon ne boxe pas exactement dans
la même catégorie, puisqu’il fut initialement proposé à 1750 €… Avant
de bondir à 1950 € avec Capture NX offert pendant une certaine période
(ce qui laisse qulque peu perplexe). On peut imaginer qu’il reviendra à
son prix d’origine d’ici une dizaine de mois, lorsque tous les
professionnels auront été fournis et que la relative pénurie du début
de sa commercialisation aura été résorbée…

Contrairement à son alter
ego, ce Nikon 300D est prioritairement conçu pour être le boîtier léger
et polyvalent des professionnels (celui dont rêvent les amateurs
experts). Il coûte un peu plus cher que son concurrent direct, mais il
en offre davantage… Une certaine logique est respectée.

Avantage : Pas de notes ni de gagnants ici : on ne parle que
du positionnement… Remarquons au passage que Nikon et Canon ne
proposent jamais de boîtiers directement concurrents, leurs gammes
étant intelligemment étagées l’une par rapport à l’autre… Hasard ou
stratégie commerciale ?

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La Clusaz est un endroit idéal pour
réaliser un test d’appareils photo à Noël ! Ici le Nikon D300 en action
avec le AF-S DX 17-55 mm f/2.8G ED-IF. La sensibilité de base du
capteur est un peu élevée sur la neige 200 ISO, 1/320 sec, f/22.

 

 

 


Qualité de construction : avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Avec ses épaules plus larges, il pèse 740 g
et fait plus costaud que ses prédécesseurs les EOS 20D et 30D, qui
étaient toutefois réputés pour leur fiabilité (je n’ai jamais eu à m’en
plaindre). La coque est toujours en alliage de magnésium, Canon a
légèrement amélioré l’étanchéité du boîtier en ajoutant des protections
en mousse à la trappe de la carte, à celle de la batterie. La griffe
porte flash est compatible avec la protection étanche des flashs Canon
récents.

Pourtant, tout cela reste assez symbolique et n’atteint pas le
label « tropicalisé » du Nikon 300D, ni celui de l’Olympus E3. Mais
est-ce finalement si gênant ? D’autant que cette économie contribue
certainement à adoucir le prix de vente… Certes, on me répondra qu’un
appareil comme le Pentax K10D est lui complètement tropicalisé, tout en
restant très bon marché. 16/20.

Nikond300_chassi
Nikon D300 :
Il
est également fait d’alliage de magnésium, mais il est lui 100%
tropicalisé… Son obturateur est supposé résister à 150.000
déclenchements alors que celui du Canon est donné pour 100.000 (ce qui
n’est déjà pas négligeable). La construction et la finition sont
impeccables, c’est un sans-faute. Reste qu’à 825 g sans sa batterie, il
est un peu plus lourd que le Canon. Un peu plus volumineux également
avec 8 petits millimètres de plus en hauteur. 18/20.

Avantage : Nikon l’emporte, mais l’importance de la
tropicalisation est à pondérer en fonction de l’utilisation que vous
faites de votre boîtier ! On peut d’ailleurs s’interroger : qui a
vraiment besoin de la tropicalisation ? Mis à part les photographes
travaillant en mer ou en montagne, assez peu de personnes sont
réellement concernées… Moi-même qui rencontre parfois des conditions
difficiles (jungles, déserts, neige…), je n’ai jamais été gêné par
l’absence de tropicalisation des ancêtres du Canon EOS 40D.

À relativiser donc ! Pour des gens qui n’ont jamais voyagé, la
tropicalisation touche souvent au fantasme. Un peu comme ces citadins
transportant systématiquement leur couteau Suisse et roulant en 4×4 par
« sécurité », ou pour mieux monter sur les trottoirs ! Alors qu’il est
possible de traverser le Sahara en 404…

 

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Même pas peur ! La tropicalisation, ça
rassure, on peut même frimer un peu, en posant son boîtier dans la
neige pour faire une belle image. J’ai tenté aussi l’expérience avec
mon propre EOS 40D… Qui a évidemment survécu !


Agrément de prise en main : léger avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Aucun problème, avec ou sans le grip. La
position des commandes a été améliorée et quelques boutons à double
fonction ont été remplacés par des boutons uniques… Certains
journalistes ont reproché aux EOS leur trappe de carte mémoire un peu
légère, un détail qui tient pour moi de la légende. En posant côte à
côte les deux boîtiers, je ne vois absolument pas en quoi celle du
Nikon serait plus solide. D’ailleurs depuis sa première version sur
l’EOS D30, je n’ai jamais eu de problèmes avec. Ni même jamais entendu
parler du moindre souci concernant cette trappe. Je persiste à trouver
pratique de l’ouvrir du seul pouce de la main droite, tandis que la
main gauche s’empare d’une carte vierge pour faire l’échange. 17/20.

Nikon D300 : La prise en main est tout autant excellente que
celle du Canon, mais elle procure un « je ne sais quoi » d’encore plus
agréable… Cela tient au revêtement caoutchouté plus épais qui est
vraiment très antidérapant (même s’il ne glisse pas du tout, celui du
Canon l’est un peu moins). Les boutons sont plus gros que sur le Canon,
ceux qui utilisent des gants fins pour photographier en hiver
apprécieront. De la même façon, les typos et les sigles sont plus gros
et plus lisibles… Remarque assez personnelle : j’ai toujours trouvé la
molette arrière des Nikon (commande par défaut de la vitesse) moins
agréable à manipuler que la roulette arrière des Canon (commande par
défaut de l’ouverture)… Peut-être à cause de sa position ? Ou peut-être
est-ce une question d’habitude ? 18/20.

Avantage : Très léger avantage pour le Nikon D300. Car dès
que l’on s’est habitué à un boîtier, les différences s’estompent… C’est
un détail, mais je trouve la trappe de batterie du Nikon plus facile à
ouvrir que celle du Canon avec des ongles courts (je peste assez
souvent contre l’ingénieur qui a dessiné celle de l’EOS). Par contre il
est moins rapide de sortir la batterie du Nikon (Canon offre un petit
ergot à ressort plus efficace pour l’éjecter). Un partout, la balle au
centre.

 

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Les nikonnistes affirment ressentir un attachement quasiment
« charnel » à leur boîtier… Et cela peut se comprendre après avoir
passé quelques semaines avec le D300 ! On a du mal à la lâcher…


Viseur et agrément de visée : avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Il dispose d’un viseur dans la bonne moyenne
qui affiche (enfin) la sensibilité et présente 96% de l’image avec un
grossissement de 0,95. Il constitue un progrès certain par rapport aux
EOS 30D et 20D mais ne rivalise pas avec le Nikon 300D, ni avec les
Canon EOS 5D et EOS 1D… Il reste toutefois assez confortable pour
satisfaire les professionnels. J’ai noté que les diodes lumineuses sont
un peu plus grosses et lumineuses que celles du Nikon. En extérieur,
j’apprécie tout particulièrement le très visible barregraphe
d’exposition, qui est bien plus gros que sur le Nikon… 15/20.

Viseur__2
Nikon D300 :
Son
viseur permet d’englober quasiment 100% de l’image, avec un
grossissement de 0,94, cela lui permet de dominer la concurrence, ainsi
que le viseur de son prédécesseur le Nikon D200. Sa plus grande
luminosité (ainsi que quelques autres caractéristiques), justifient
largement la différence de prix avec le Canon.

C’est un point de
confort non négligeable pour quelqu’un qui utilise son appareil
quotidiennement. Sur les deux boîtiers, il est possible d’ôter le
rembourrage caoutchouté afin de coller l’œil encore plus près du viseur
(notamment avec des lunettes). J’ai trouvé le réglage dioptrique du
D300 vraiment trop difficile à manipuler, c’est sans doute pour éviter
les dérèglements intempestifs. La note de 19/20 est réservée aux viseurs des boîtiers professionnels. 18/20.

Avantage : Le viseur du Nikon D300 l’emporte, d’autant qu’il
propose un quadrillage optionnel, idéal pour caller l’horizon et ne pas
gâcher de précieux pixels… Je relativise au passage l’argument récurent
selon lequel il aiderait à respecter la « règle des tiers »… Une tarte
à la crème héritée d’un autre siècle, qui reste le meilleur moyen de
produire des images répétitives et peu créatives !

Les Cubistes, les Constructivistes et nombre de grands photographes
se retourneraient dans leur tombe en lisant les conseils de composition
assénés dans certains manuels ! On ne peut conseiller
la « règle des tiers » qu’aux grand-mères n’ayant jamais touché
d’appareil. Les photographes un peu créatifs, tenteront
de s’en passer autant que possible pour composer leurs images… Voilà
pourquoi le quadrillage « à la demande » des Nikon me semble plus
intéressant que des verres de visé interchangeables en atelier (trois
sont disponibles pour l’EOS 40D).

 

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Oui, le viseur de l’EOS 40D a bien progressé… Mais celui du Nikon D300 est encore plus performant !


Qualité de l’écran : gros avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Bien qu’il ne gagne pas en définition
(230.0000 pixels) son écran TFT de 3 pouces constitue un progrès
certain face au 2,5 pouces de l’EOS 5D…

_dsc0655_3000px_4Mais
cette bonne impression s’estompe dès que l’on essaye l’écran du D300
qui est visiblement plus précis ! Les EOS ne disposant pas de protège
écran, pensez à acheter une feuille de plastique autocollante, pour
éviter de les rayer. 15/20.

Nikon D300 : Il n’y a pas de match ! Le Moniteur ACL VGA 3
pouces du Nikon est très nettement supérieur à celui du Canon grâce à
sa définition de 920 000 pixels et à son angle de visualisation de 170
degrés. La différence saute littéralement aux yeux lorsqu’il s’agit de
vérifier la netteté d’une image, un geste que l’on répète plusieurs
fois par heures. Il est également un peu plus lumineux…

En pratique
la différence se creuse dans les environnements très éclairés (comme
sur la neige où j’ai pu tester les deux boîtiers), notamment lorsqu’il
devient indispensable de pousser la luminosité de l’écran au maximum et
de conserver ses lunettes de soleil… S’il reste possible d’obtenir
une visualisation crédible de l’image sur le Nikon, l’affichage devient
très approximatif sur le Canon. Nikon propose enfin l’habituelle
protection d’écran qui est bien agréable. 19/20.

Avantage : Nikon fait très fort avec son moniteur RVB de
nouvelle génération et ce n’est pas un gadget tant on se sert de
l’écran en permanence lors des prises de vue… L’expérience le confirme
: sa très grande précision est un véritable atout de terrain et il faut
afficher côte à côte deux images identiques sur les deux modèles pour
en prendre véritablement conscience… Dire qu’il faudra attendre au
moins 18 mois pour que Canon tente de rattraper cet handicape ! Et
l’affaire est encore plus grave pour les boîtiers professionnels, dont
le rythme de mise à jour est nettement plus lent

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Il suffit de prendre deux photos identiques et
de comparer l’affichage des deux appareils côte à côte, pour prendre la
mesure du progrès que représente l’écran RVB du Nikon (que l’on trouve
également sur le Sony Alpha 700). Malheureusement, notre photo ne peut
en donner qu’une très vague idée…

 

 

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L’écran du D300 est un vrai bonheur !
Il est possible de se faire une idée crédible de l’exposition et de la
netteté de ses images, même dans la neige par forte luminosité… Une
petite révolution !


Accessibilité aux photographes occasionnels : avantage Canon.

Canon EOS 40D : Le Canon EOS 40D propose les habituels «
Modes scènes » plébiscités par les amateurs (Portrait, Paysage, Sport,
etc…) ce qui lui permet d’être utilisable par un publique extrêmement
large. Dommage toutefois que ces « Modes scènes » imposent le format
JPEG et n’autorisent toujours pas le format RAW (lire plus bas). Sans
que l’expérience ne me permette de le vérifier, j’ai toujours pensé que
les EOS étaient plus faciles à prendre en main pour les photographes
occasionnels, car moins hérissés de boutons !

Grâce à leur design particulièrement intégré, leurs touches plus
petites et à leurs boutons à double fonction, les Canon sont très
lisses, rendant la première prise de contact moins intimidante.
Notamment pour la majorité d’utilisateurs qui ne sortent jamais de la
balance des blanc automatique ou de la mesure globale évaluative (qui
ne seront donc jamais conduits à manipuler ces fameux « doubles boutons
» si souvent décriés)… Il est à noter que pour répondre aux critiques
récurrentes, Canon a fini par supprimer la plupart de ces « double
commandes »… (qui ne m’ont jamais posé le moindre problème). 19/20.

Nikon D300 : La philosophie a toujours été au « une fonction
= un bouton », ce qui satisfait parfaitement les Experts… Pour dépasser
cette question de boutons, un des avantages concret proposé par Nikon
est de fournir des explications détaillées pour chaque menu
(heureusement car ils sont pléthoriques sur un D300)… Ces explications
sont accessibles immédiatement d’une simple pression sur la touche « ?
». Une initiative très pédagogique qui dépanne même les professionnels
(ils se reconnaîtront)… Mais comment se fait-il que toutes les
marques ne copient pas cette idée géniale ? Au final, le Nikon D300
n’est pas adapté aux photographes peu expérimentés, car il déborde
d’options relativement complexes et ne dispose d’aucun « Modes scènes
». Les amateurs devront se rabattre sur le mode Programme (P), qui
reste le plus automatisé des modes experts, mais ne règle pas tous les
paramètre de votre boîtier… 15/20.

Avantage : L’EOS 40D emporte logiquement ce match car il
propose des performances professionnelles tout en restant aussi facile
à utiliser qu’un EOS 400D (le reflex amateur de Canon)… Ou même qu’un
APN compact ! On n’imagine d’ailleurs pas à quel point, de nombreux
acheteurs de reflex sont rassurés par la présence des « Modes scènes »
sur leur appareil…

Revenons sur cette bizarrerie des « Modes scènes » Canon qui restent
interdits de format RAW (CR2 chez Canon). Ceci est d’autant plus
frustrant qu’avec des logiciels comme Lightroom, tous les amateurs
peuvent exploiter très facilement les formats Bruts. S’ils veulent produire
du RAW avec leur Canon, ils devront donc apprendre à utiliser les modes
Experts (Priorité vitesse, ouverture, Programme, ect…). Alors que les «
Mode scène » de Nikon autorisent les débutants à opter pour le format
RAW (appelé NEF)… Pas mal d’utilisateurs maîtrisant l’outil
informatique, mais n’ayant aucune connaissance photographique pourront
donc se régaler avec leurs NEF, tout en confiant leurs prises de vue
aux automatismes de leur boîtier.

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Tout en restant efficace, le design des EOS
est souvent jugé « rassurant »… Canon a d’ailleurs révolutionné la
photo en introduisant le bio design sur l’EOS 1 en 1987. Relativement
lisse et arrondi, le design de l’EOS 40D est un modèle d’intégration.



Ergonomie pour les Experts : avantage Nikon.

Canon EOS 40D : L’ergonomie des Canon EOS est bien rodée et
s’améliore régulièrement par petites touches depuis 20 ans… Sur l’EOS
40D, trois nouvelles positions C1, C2 et C3 ont fait leur apparition
dans le sélecteur de mode. Elles regroupent des réglages personnalisés
du boîtier que vous pouvez préparer à l’avance en fonction des
circonstances. Vous préparerez par exemple

  • C1 pour le paysage : éventuellement en Priorité ouverture, à une sensibilité de 100 ISO et en Style d’Image
    Paysage ?
  • C2 pour des images de sport : en Priorité vitesse,
    avec une sensibilité de 400 ISO et en style d’image Standard ?
  • C3 pour les scènes
    d’intérieur :
    en Mode Programme par exemple, avec une sensibilité ISO
    auto et le flash au second rideau si cela vous chante ?

Voilà trois modes
extrêmement pratiques et rapide d’accès pour des utilisateurs
professionnels ayant besoin d’être réactif. Ces modes personnalisés
peuvent également dépanner si vous êtes plusieurs à partager un seul
boîtier. 17/20.

Nikon D300 : Sur les boîtiers Nikon, les professionnels
apprécient de nombreux détails. Par exemple disposer du test de
profondeur de champs à proximité de l’index de la main droite (Canon
l’a quelque peu marginalisé en le confiant à la main gauche). D’une
façon générale, Nikon propose l’accès direct à plus de fonctions : par
exemple deux touches pressées simultanément permettent de formater
directement la carte sans avoir besoin de rentrer dans un menu. Ou
encore la touche personnalisable « Function » accessible de la main
droite, à laquelle on peut attribuer la commande de son choix.

Dernier point appréciable, la position de l’interrupteur qui tombe
sous l’index droit, juste à côté du déclencheur ce qui est plus
efficace que sur les EOS Experts dont l’interrupteur est situé à
l’arrière du boîtier. Combien de fois m’est-il arrivé de porter à l’œil
mon appareil en croyant qu’il était allumé, alors qu’il ne l’était pas
! Dans ce cas, le Nikon permet la mise sous tension de l’appareil du
bout de l’index sans quitter le sujet du viseur…

Ultime raffinement :
il est possible d’enregistrer les réglages de son boîtier sur une carte
afin de les sauvegarder, ou de les appliquer à un autre boîtier.
Appréciable, lorsque vous avez passé une heure (ou même plusieurs heures) à configurer votre
reflex aux petits oignons. 19/20.

Avantage : Les Experts les plus pointus regretteront que
Canon offre (d’une façon générale), moins de possibilités de
personnalisations avancées que Nikon… Mais on est arrivé à un tel
niveau de raffinement ergonomique que la différence entre les deux
boîtiers n’est pas énorme. L’appareil le plus ergonomique restant de
toute façon celui que l’on connaît bien et auquel on s’est habitué.

 

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Deux boutons pour formater la carte au plus vite, sans passer par
les menus. Voilà un bon exemple du « style Nikon », très apprécié des
experts et des professionnels…

 

 


Ergonomie des menus : léger avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Les menus ont été unifiés (enfin) avec la
gamme professionnelle ce qui permet d’utiliser conjointement un EOS 40D
avec un EOS 1D, sans se mélanger les pinceaux… Ouf ! C’est un énorme
progrès, notamment pour l’ergonomie des EOS 1D dont la précédente
génération frisait le cauchemar. La gamme Expert possédait heureusement
un système de menus idéal, c’est donc elle qui a logiquement inspiré le
nouveau design unifié que l’on retrouve jusque sur le petit EOS 450D…

Il sera très certainement étendu au
successeurs de l’EOS 5D attendus pour 2008. On peut
naviguer de colonnes en colonnes grâce à la molette avant. Puis
explorer les colonnes verticalement grâce à la molette arrière…

Canon_menu_1
Seconde nouveauté, une colonne de menus favoris est apparue, ou vous
pouvez ranger vos menus les plus courants (y compris les fonctions
personnalisées) dans l’ordre qui vous convient. À titre d’exemple, j’y
ai placé la fonction personnalisée de verrouillage du miroir qui est
habituellement si bien cachée…

C’est génial et je n’utilise plus que
cette colonne pour piloter mon EOS, dommage que le nombre de menu soit
limité à six… Car un pro utilise quotidiennement beaucoup plus de fonctions que ça !

Enfin, Canon
regroupe les paramétrages avancés du boîtier dans un menu « fonctions
personnalisées », ce qui simplifie la navigation pour ceux qui
n’éprouvent pas le besoin d’y accéder régulièrement. 17/20.

Nikon D300 : Comme chez Canon, un nouveau menu proposant
l’accès rapide à vos menus préférés est apparu, remplaçant l’ancienne
mémorisation des derniers menus consultés (dont l’utilisation m’avait
posé quelques soucis). Il est extraordinairement pratique et je
n’utilise plus que lui… D’autant qu’on peut y stocker jusqu’à 20 menus
utiles : une fois de plus, Nikon va un peu plus loin que Canon !

Second progrès notable : un problème ergonomique très handicapant sur les modèles
antérieurs à enfin été corrigé sur ce D300… Le système de zoom dans les images
qui me posait tant de soucis a été (enfin) amélioré. Grâce à son petit
carré de positionnement, il est maintenant plus agréable et plus
performant que celui du Canon (qui était déjà fort pratique). Détail
très agréable, le défilement est moins saccadé lorsque l’on se déplace
au cœur de l’image agrandie….

Nikon_menu_1Pour finir, n’oublions pas
l’indispensable touche d’aide « ? », déjà évoquée plus haut.. Ou encore
l’Astérix, qui apparaît sur tous les menus dont la configuration
d’origine a été modifiée… 18/20.

Avantage : Nikon l’emporte d’une courte tête. C’est notamment
grâce à sa touche d’aide et au menu personnalisable qui peut embarquer
vos 20 fonctions préférées contre 6 seulement chez Canon… C’est tout
bête, mais cela vous sera utile tous les jours !

Mais restons
conscients que les menus du D300 sont plus touffus et compliqués, ce
qui est un peu normal puisque Nikon offre davantage d’options de
paramétrages.

Nikon_menu_2À titre personnel, j’aurais tendance à préférer le design Canon qui me semble plus moderne, mais c’est
une affaire de goût… Quoi qu’il en soit, je reste convaincu que pas
mal de progrès restent possibles du point de vue de l’ergonomie des
menus des reflex. Nikon et Canon ne sont d’ailleurs pas
forcément les constructeurs les plus innovants en la matière…


Cadence de prise de vue : léger avantage Canon.

Canon EOS 40D : Avec 6,5 images/sec, on
peut maintenant s’attaquer tranquillement à la plupart des sports (je
réalisais mes images de ski à la cadence modeste de 5 images/sec à
l’époque de l’argentique)… Pour un photographe animalier ou d’un
professionnel de l’image sportive, L’EOS 40D peut donc compléter un EOS
1D mark III… Voir le remplacer ! Ajoutons qu’il travail à cette vitesse impressionnante en 14 bits, ce dont le Nikon est incapable (sa vitesse standard de 60 images/sec. n’est accessible qu’en 12 bits)… 18/20.

Nikon D300 : Sans son booster, le D300 travaille à 6
images/sec sur une centaine de vues, ce qui est déjà excellent. Mais il
monte à la vitesse de 8 images/sec à l’aide de la poignée MB-D10 et des
accus spéciaux Li-ion ENEL4a (plébiscités par les professionnels mais
qui vous obligent a acquérir un chargeur spécial).

Attention : si vous choisissez le format RAW en
14 bits au lieu de 12 bits, rappelez-vous que la cadence de prise de
vue maximale chute fortement… Je me suis fait avoir la première fois et
j’ai cherché pendant dix minutes, pourquoi je ne parvenais plus à
déclencher à 6 images / Sec. 17/20.

Avantage : Léger avantage pour le D300 à condition d’utiliser
la poignée et les coûteux accus spéciaux… Mais en configuration standard (sans sa poignée), l’EOS 40D l’emporte en se payant le luxe de produire des RAW en 14 bits à 6,5 images/sec. Merci à Canon d’avoir choisi une taille raisonnable de 10 MP seulement, ce qui suffit bien la plupart du temps.


Performances de l’autofocus : avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Grâce à son collimateur central doublé d’une
seconde croix inclinée à 45° et aux huits autres collimateurs en croix (neuf en tout), l’EOS
40D a beaucoup progressé rattrapant quasiment l’avance prise à l’époque
par le Nikon D200… C’est notamment en basse lumière que l’on sent les
progrès. Avec les innombrables objectifs EF et EF-S à motorisation
Ultrasonic, cet EOS est devenu une formidable machine à faire le point. 17/20.

Nikon D300 : Le Nikon D300 dispose de 51 collimateurs dont 15
en croix… Au lieu de 11 en tout sur le D200 ! Fichtre… Le système AF
Multi-CAM3500DX est aidé par la mesure matricielle dans ses choix,
grâce à des informations de lumière et de couleur qui contribuent à
identifier le sujet à mettre au point… Nikon va beaucoup plus loin
que Canon au niveau de la personnalisation fine de l’autofocus. Presque
trop pour certains, qui se sentent un peu perdus face à toutes ces
options ! Pour les exploiter il faut obligatoirement se plonger dans le mode d’emploi
(il s’agit d’un appareil professionnel)… Mais n’est-ce pas un peu compliqué tout de même ?

Il est possible sur le D300 d’affiner les réglages usines de l’Autofocus (il
fallait précédemment passer au SAV). Une option professionnelle que
seuls les EOS 1D mark III proposent chez Canon et dans laquelle on doit
se lancer prudemment. Cela se fait, soit de façon globale (si le
boîtier lui-même était décalé)… Soit optique par optique, ce qui est
plus indiqué (pour finir un reportage avec un objectif ayant subit un
choc par exemple). Le mode Live View, affiché à 200% dans Camera
Control est le plus indiqué pour comparer la mise au point manuelle,
avec celle de l’autofocus…

Et il semblerait (c’est aussi le cas sur les Canon), que ces réglages fins ne soit pas inutiles. La précision des capteurs est telle que l’on arrive aux limites des tolérences de fabrication héritées de la photo argentique… 19/20.

Avantage : L’autofocus du Nikon D300 distance celui de l’EOS
40D. Un avantage qui me semble plus décisif que le nombre de
megapixels (nous allons y venir)… Mais qu’il convient de relativiser en
fonction de l’utilisation que vous avez de votre boîtier, un
photographe paysagiste n’a que faire de 51 collimateurs… Toujours
est-il que Canon ne devrait pas s’endormir sur ses
lauriers, car la concurrence s’agite aussi du côté d’Olympus qui livre
un E-3 à l’autofocus très efficace.

Reste qu’Olympus pas plus que Sony ne peuvent actuellement
concurrencer Canon et Nikon sur le terrain des optiques à
motorisation Ultra Sonic… Offrir une poignée d’optiques
professionnelles à 2000 € est une chose. Mais satisfaire les
besoins des amateurs experts avec des gammes Ultrasonic entre 300 et
1500 € en est une autre ! Pour conserver leur avance, Canon et Nikon proposent d’ailleurs régulièrement de nouvelle optiques stabilisées à moteur UltraSonic, relativement bon marché…

 

_mg_1585_3000px

Le Canon EOS 40D a bien progressé dans le
suivi des sujets en mouvements. Mais dans ce domaine le Nikon fait
encore mieux, grâce à ses 51 collimateurs.


Parc optique disponible et coût : avantage Canon.

Canon EOS 40D : Canon offre un peu plus de choix que Nikon notamment
pour les budgets Expert (par opposition aux budgets pro) et surtout en
gammes EF-S (spécialement conçues pour les petits capteurs des EOS 400D
et EOS 40D donc incompatibles avec les EOS 1D et EOS 5D), dont beaucoup
embarquent la stabilisation… Le EF-S 17-85 mm f/4,5-5,6 IS USM
qui accompagne le 40D en kit pour 1750 € est une solution crédible et
accessible. Signalons que de nouvelles optiques stabilisées ont par
ailleurs été présentées en « entrée de gamme » lors de la sortie du 40D.

Efs_1022mm_f3545_usm
Côté grand angles, ne loupez pas le génial EF-S 10-22mm f/3.5-4.5 USM,
qui n’a toujours pas d’équivalent chez Nikon. Je le considère
indispensable avec tout EOS à petit capteur d’autant qu’on le trouve
aux alentours de 800 €.

Ou encore cet exceptionnel trans-standard
stabilisé, le EF-S 17-55 mm f/2,8 IS USM
aux performances de très haut niveau que l’on trouve au prix serré de
1250 €.

Du côté des zooms professionnels, le choix est large également… L’optique de référence (une des meilleures au monde) est le mythique EF 24-70 mm f/2,8 L USM que l’on trouve aux alentours de 1600 € (il est compatible avec les EOS 1D et 5D).

Une alternative à considérer est le EF 24-105 mm f/4 L IS USM, qui offre la stabilisation embarquée pour 1250 € environ.

N’en jetez plus : l’offre optique Canon est actuellement la plus riche et la plus diversifiée pour toutes les bourses ou presque… 19/20.

Nikon D300 : Des optiques prestigieuses, Nikon n’en manque pas… Par exemple cet AF-S DX 17-55 mm f/2.8G ED-IF dépourvu de stabilisation pour environ 1550 €. Ou cet AF-S 24-70 mm f/2.8G ED
lui non plus dépourvu de stabilisation mais compatible avec le D3 qui
frôle les 1900 €.

Dans la gamme Expert, une nouvelle optique stabilisée permettant de gagner jusqu’à 4 valeurs fait son apparition : le zoom AF-S DX VR 16-85 mm f/3,5-5,6 G ED qui sera disponible en mars. Il sera possible de l’acquérir en dehors du Kit D60, mais son prix n’a pas encore été dévoilé.

Mais la note est souvent un peu plus salée que chez
Canon et l’amateur Expert pas toujours comblé. L’offre optique Nikon arrive pourtant en seconde position par la richesse du catalogue et les autres compétiteurs (Pentax, Sony, Olympus…) restent assez loin derrière !

Frustration du côté des zooms grands-angles, les amateurs exigeants devront contenter d’un AF-S DX 12-24 mm f/4G ED-IF aux alentours de 1190 €, qui donne l’équivalent que d’un 18-36 sur le D300 (coefficient x1.5). Quant au fabuleux AF-S 14-24 mm f/2.8G E aux alentours de 2000 €, il ne rentre pas forcément dans un budget Expert et correspond un 21-36 mm…

Nikon_18_200mm_af_s_dx_vr__f_3_5_5_Le petit Sigma 10-20mm F4-5,6 DC EX
peut combler ce manque, pour environ 550 € il est le moins cher des
zooms hyper grand angle. Il donne un 15-30 mm en montures Nikon, Sony
et Pentax et fut élu « Best Consumer Lens 2006″ par la TIPA.

Nikon se rattrape heureusement de belle façon en offrant un fantastique AF-S VR DX 18-200 mm f/3.5-5.6G IF-ED
stabilisé. Hyper polyvalent il n’a pas d’équivalent dans la gamme
Canon, c’est l’optique idéale si vous partez sur une île déserte,
d’autant que son prix reste très raisonnable aux alentours de 850 €… 16/20.

Avantage : Un peu dommage que Nikon ne fasse pas plus
d’efforts pour les amateurs Experts… Si vous optez pour le Nikon D300
(qui coûte 600 € de plus que le Canon, ce qui n’est guère choquant eu
égard à sa fiche technique), préparez-vous aussi à payer un peu plus
cher vos objectifs ! Un professionnel n’est pas à quelques centaines
d’Euros près, mais un amateur y réfléchira à deux fois…

Rappelez-vous qu’un bon photographe ne met pas tous ses oeufs dans son seul boîtier, mais qu’il est intéressant de possèder 3 ou 4 optiques pour varier les plaisirs ! Il faut aussi garder des sous pour « aller » faire des photos, s’offrir un billet d’avion pour voyager à l’étranger de temps en temps par exemple…

Pour conclure ce
chapitre, rappelons que le coefficient multiplicateur de focale est
de x1.6 chez Canon (capteur APS-C). Alors qu’il n’est que de x1,5 chez Nikon, Sony, Pentax et Samsung (capteur DX). Et de x2 chez Olympus (capteur 4/3). Tenez-en
compte lors de l’achat, pour vous faire une idée de la focale effective
de vos objectifs (du moins de leur équivalent argentique).

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Le D300 et l’AF-S DX 17-55 mm f/2.8G ED-IF
stabilisé. Un ensemble sérieux, mais pas à la portée de toutes les
bourses… Avec ses optiques EF-S, Canon se montre beaucoup plus «
démocratique ».

 

 


Parc de boîtiers complémentaires : avantage Canon.

Canon EOS 40D : Nous l’avons déjà évoqué, l’EOS 40D est idéal
en tant que second boîtier pour un pro déjà équipé d’un EOS
1D (de dernière génération ou pas)…

L’EOS 40D utilisé comme boîtier principal
est aussi très complémentaire de son cousin « full frame » l’EOS 5D. Notamment pour tous les photographes n’ayant que faire des
caractéristiques des EOS 1D (c’est mon cas, je trouve les EOS 1D bien trop lourds à transporter). Rappelons que le Canon EOS 5D (qui sera
bientôt mis à jour) est toujours le seul reflex Expert à proposer un
capteur « full frame », tout en restant financièrement accessible (il
coûte moins de 2500 €)… 18/20.

Nikon D300 : Dans le haut de gamme, le couple D3 et D300
représente ce qu’un professionnel peut rêver de mieux… Hyper polyvalent
grâce à son capteur bi-format DX et FX « full-frame », le Nikon D3
remplace en un seul boîtier, les Canon EOS 1D mark III et EOS 5D.

Malheureusement pour les photographes amateurs, il manque toujours dans la gamme
Nikon un « full-frame » Expert à moins de 3000 €. Quel dommage ! 17/20.

_dsc0604_web_800pxAvantage : La disponibilité du Canon EOS 5D (et de sa mise à
jour prochaine on l’espère) donne un avantage à Canon en
termes d’étagement et de variété de la gamme… Du moins si l’on se place
du point de vue d’un amateur Expert. Dommage que le Nikon D3 reste trop
coûteux (et lourd) pour la plupart d’entre nous.


Sensibilité maximale : avantage Nikon.

Canon EOS 40D : La sensibilité de base s’étend de 100 à 1600
ISO avec une Extension de sensibilité jusqu’à 3200 ISO (qu’il est
nécessaire d’activer la position H dans les Fonctions personnalisées).
À noter qu’une sensibilité ISO automatique fait son apparition sur
l’EOS 40D, c’est une nouveauté chez Canon qui peut s’avérer pratique
dans certaines circonstances (photo de spectacle par exemple). Dans ce
cas la sensibilité maximale semble limitée à 800 ISO, domage que l’on ne puisse lui fixer une limite haute et basse (ce que propose le D300). Canon est une fois de plus un peu « radin », les experts doivent s’y faire… 16/20.

Nikon D300 : La sensibilité de base s’étend de 200 à 3200
ISO. Une sensibilité Lo 1 de 100 ISO est proposé, ainsi qu’une
extension jusqu’à 6400 ISO. Une position de sensibilité ISO auto est
disponible dont il est possible de définir la limite supérieure. Pour
la maîtrise du bruit, il semblerait que le D300 fasse bien mieux son
ancêtre D200… L’avance dont disposait Canon en la matière (grâce à ses
capteurs CMOS), appartiendrait-elle au passé ? Le débat est ouvert… La note de 19/20 reste
réservée au Nikon D3, qui fait mieux encore… 18/20.

Avantage : Nikon prend l’avantage dans les sensibilités
élevées, grâce aux nouveaux capteurs CMOS produits spécialement par
Sony (ils sont d’ailleurs fabriqués sur des steppers Nikon, leader
mondial de ce secteur)… Les algorithmes de dématriçage et de réduction
de bruit embarqués dans la puce Expeed font le reste…

Signalons au
passage les incroyables 25 600 ISO dont est capable le Nikon D3, grâce
à la taille supérieure des photosites de son CMOS (produit sur mesure
par une entreprise de haute technologie Japonaise). Et puisqu’on en
parle, signalons aussi que Canon à annoncé en septembre, avoir
développé ses propres machines afin de produire ses CMOS elle-même…

L’avantage de la sensibilité maximale est à relativiser en fonction
de vos besoins, car il est assez rare d’avoir à dépasser les 3200
ISO… Faute de temps je ne me suis pas lancé dans de véritables comparatifs entre l’EOS 40D et
le D300. D’une part car je n’utilise que très rarement ces hautes
sensibilité, d’autre part car les performances de ces deux appareils me
suffisent déjà très largement ! Au-delà de cet exploit technologique
qu’il faut saluer, d’autres paramètres mis en pratique quotidiennement
me semblent plus vitaux…

_dsc0297_3000px

La lune se lève derrière la chaîne des
Aravis. Cette image a été réalisée à main levée au 1/80em de seconde, à
f/2.8 grâce à une sensibilité de 1600 ISO. Voilà qui démontre la
maîtrise des hautes sensibilités à laquelle est parvenu Nikon…

 

 


Fiabilité de l’exposition et de la balance des blancs : égalité.

Canon EOS 40D : Rien à signaler. Ce canon expose très juste
dans 99% des situations grâce à sa mesure 35 zones… Raison de plus pour
se débarrasser définitivement de cette habitude qui consistait à faire
une correction d’exposition systématique de moins 1/3 de diaph. Si cela
permettait de « sauver » quelques hautes lumières en JPEG, la démarche
était plutôt contre productive en RAW, (car le potentiel de ce format
est plus important vers la droite de l’histogramme que vers la gauche, c’est la théorie dite « Exposer à droite »)… 18/20.

Nikon D300 : La mesure matricielle 3D par capteur CCD de 1005
zones RVB est la plus sophistiquée du marché (les informations de
reconnaissance de formes obtenues par celui-ci, participent également à
affiner la balance des blancs). Théoriquement plus
avancée que celle du Canon donc, d’autant qu’elle a encore progressé
par rapport à celle du D200… Mais en pratique je n’ai pu constater
beaucoup de différence ! Je conclus donc provisoirement à l’égalité,
faute d’avoir pu « piéger » aucun des deux boîtiers… À noter qu’il est
possible aux plus exigeant de corriger finement la mesure de la cellule
(il ne s’agit pas d’une correction d’exposition, mais bien d’un
étalonnage en amont du CCD 1005 zones). 18/20.

Avantage : Il y a bien longtemps que les boîtiers experts
sont arrivé à un degrés de fiabilité tel, qu’il devient difficile de
les prendre en défaut… Aussi, je ne m’inquiète plus de l’exposition
et je préfère me concentrer sur mon sujet. D’autant qu’en format RAW on
peut ajuster ses images à loisir en post-production (évidemment moins
on perd de temps à faire des corrections, mieux c’est)…

J’ai réalisé
des dizaines d’images en parallèles en mode Programme, avec des
cadrages identiques… Ces essais ne m’ont permis de tirer aucune
conclusion scientifique, sinon que l’exposition des deux boîtiers est
très satisfaisante. Pour ce qui est de la balance des blancs
automatique, je conclus également à l’égalité… Faute d’avoir réussi à «
piéger » un de ces deux reflex.

D300_dsc0581_4Eos_40d_mg_1706
On le constate sur ces deux images (Canon à gauche, Nikon à droite),
les différences de choix d’exposition et de balance de blancs sont
faibles. Sur cette image de la Chapelle des Confins à La Clusaz,
l’image Nikon est à peine plus exposée et un peu jaune. Il ne faut en
tirer aucune conclusion, car cela peut varier d’une image à l’autre…

 


Taille des images : avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Il était déjà possible de faire des affiches en « 4 par 3″ avec le capteur de « seulement » 8 megapixels d’un EOS 20D (si,
si, je l’ai fait)…

Le capteur de 10,1 megapixels du Canon EOS 40D (soit
3888 x 2592 pixels) me semble donc suffisant pour une grande majorité
de professionnels et parfaitement adapté au reportage. Une nouveauté
intéressant (rendue possible par le processeur DIGIC III), consiste en
l’apparition d’un format RAW de taille inférieure (sRAW, soit 1936 x
1288 pixels), qui sera utile aux reporters. 17/20.

Nikon D300 : Son capteur 12,3 megapixels (soit 4288 x 2848
pixels), lui procure évidemment un avantage en termes de définition… Et
cet avantage s’avèrera précieux au moment de la revente de votre
boîtier d’ici quelques années. Notamment si la « course aux pixels » se
poursuit ! 19/20.

Avantage : Nikon l’emporte… Mais la question reste entière :
est-il réellement nécessaire de disposer de capteurs supérieurs à 10
megapixels ? Je ne ferais pas de réponse catégorique. Plus de pixels,
c’est théoriquement mieux pour les professionnels possédants des
optiques de très haute qualité. Ils y gagneront sans doute quelques
détails très fins…

Mais pour la plupart des photographes, notamment ceux ne possédant
pas de configuration informatiques « dernier cri », la conséquence la
plus visible d’un passage de 10 à 12 megapixels ne sera qu’un
engorgement plus rapide de leurs espaces de stockage.

Sauf à zoomer à 200% sur vos images (ce qui revient à les regarder
systématiquement à la loupe), je ne crois pas que l’argument de 12
megapixels plutôt que 10 soit si déterminant (à pondérer en fonction de
vos besoins d’agrandissement). Tant que vous en restez au format A3, la
différence reste assez négligeable.

Mêmes images recadrées (Canon d’abord,
Nikon en dessous). La différence entre les 10,1 MP de l’EOS 40D et les
12,3 MP du D300 ne sont pas très visibles.

 

Eos_40d_mg_1706_cr1

D300_dsc0581_cr1

 

Il faut zoomer au-delà de 200% pour prendre
conscience de la meilleur définition du capteur du D300. Mêmes images
agrandies à 600%
(Canon d’abord, Nikon en dessous).

Eos_40d_mg_1706_600pc

D300_dsc0581_600pc


Qualité des images : léger avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Les images issues du dernier Canon sont
superbes et bien dans la tradition des CMOS de la gamme expert :
nettes, détaillées, aux couleurs très naturelles, peu bruitées
avec des passages progressifs des hautes lumières vers le blanc
pur, même en JPEG… Il faut dire que le nouveau processeur DIGIC III
travaille dorénavant sur 14 bits et que les CR2 sont maintenant
enregistrés sur 14 bits (sans ralentissement notable de la cadence de
prise de vue contrairement au D300).

Quel domage que Canon nous prive de la possibilité de faire des RAW sur 12 bits comme « avant »… Histoire
d’économiser un peu de place sur nos cartes et d’augmenter encore la cadence de prise de vue ! Au final, que dire de plus, sinon
que l’on est arrivé à un niveau suffisant pour ne plus se poser de
questions… 18/20.

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Nikon D300 :
Nettes, détaillées, très naturelles et très peu
bruitées même à haute sensibilité, les images du D300 sont bien
meilleures que celles du D200 (fini l’effet mosaïque qu’il était possible de détecter à 200%). Nikon a progressé sur la correction du
bruit numérique et la maîtrise des hautes lumières. L’arrivée du
capteur CMOS chez Nikon est une véritable révolution, qui tend à démontrer que
Canon avait eu raison de choisir cette technologie dès le début…

Le
processeur EXPEED travaille lui sur 16 bits. Mais Nikon offre l’option de
produire les habituels NEF sur 12 bits, ou des NEF sur 14 bits ce qui augmente théoriquement les possibilités d’ajustement en post production. malheureusement cela se fait au prix d’une baisse de la cadence de prise de vue, qui empêche de considèrer le NEF 14 bit comme format standard. 19/20. 

Avantage : Encore une fois, il me semble difficile de
départager ces deux boîtiers sans lancer des batteries de test,
en respectant des conditions d’expérimentation très strictes. D’un
point de vue de photographe (et non de technicien de laboratoire), ces
deux boîtiers sont parvenus à niveau qualitatif très satisfaisant (très
supérieur aux films argentiques 24×36 en tous cas).

Après avoir examiné à la loupe des centaines d’images que j’ai
réalisées parallèlement et selon mes critères
personnels, la différence est négligeable… Autrement dit le match se
joue dorénavant sur d’autres terrains.

Au final, préférence au Nikon qui
semble « corriger » l’abberration chromatique ! Mais attention, c’est un avantage certain au quotidien qui représenter un handicape pour certains (lire ici les critiques de photographes astronomes). Cette expérience le démontre, les
deux reflex étaient équipés d’optiques haut de gamme… Sur le Canon
j’avais monté l’excellent EF 24-70 mm f/2,8 L USM, tandis que le D300 recevait le Nikkor AF-S DX 17-55 mm f/2.8G ED-IF.

Aber_chromat_nik2_2

Aber_chromat_can_2

Ces deux images sont issues du zoom à 300% (c’est beaucoup) de
l’angle d’une de mes images (en haut le Nikon D300, en dessous le Canon
EOS
40D). La différence est énorme au niveau de l’abberration chromatique,
j’ai indiqué notamment trois zones ou elle est très marquée sur l’image
issue du Canon, comparez les images cote à cote dans ces zones là…
Les deux flèches rouges du bas font apparaître une superbe frange cyan,
et celle du haut une belle frange orange.

 

_mg_1823_web_800px_copie
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Attention ! J’ai du zoomer à 300% pour détecter ces défaut, voir le
petit cadre rouge (on ne fait heureusement pas ça tous les jours)…

D’ailleurs pour bien avoir conscience de l’importance du recadrage,
voici les deux images entières (à droite celle du Canon, à gauche celle
du Nikon sur laquelle on distingue 2 skieurs). Bien que moins propre
que celle du Nikon, l’image du Canon reste tout de même excellente… A
cette échelle innhabituelle, on prend également conscience de la
différence de définition entre 10 et 12 megapixels.

Je ne peux pas croire
qu’on puisse attribuer cette différence aux seules qualités optiques du Nikkor AF-S DX 17-55 mm f/2.8G ED-IF, d’autant que sa focale plus courte est théoriquement sensée générer
plus de problèmes optiques. D’autres tests complémentaires sont
évidemment nécessaires avant de tirer de véritables conclusions (je
n’ai pas le temps de m’y consacrer et j’espère que d’autres s’en
chargeront)… Mais avouez que tout ça est troublant !

Autre chose intéressante : le D300 offre
l’option des RAW en 12 ou 14 bits… Ce qui est pratique car les fichiers 12 bits sont moins lourd !

_dsc0281_14b_web_800px _dsc0280_12b_web_800px
J’ai réalisé de nombreuses
images identiques en 12 puis 14 bits, en vue de faire des test
dans Capture NX et Lightroom. Malgrès tous mes efforts, impossible pour
l’instant de voir la moindre différence entre les deux types d’images.
Même en
modifiant énormément l’exposition. A gauche la Chapelle des Confins en 12 bits, à droite la même en 14 bits…

 

J’ai également choisi des conditions d’expositions très difficiles : contraste maximal à contre-jour, ombres bouchées, hautes lumières brulées, images  prises face au soleil, ect… Et bien très sincèrement, je n’ai pour l’instant pas réussi à voir la moindre différence à l’écran entre 12 et 14 bits (pourtant elle doit bien exister) !

_dsc0251_14bits_web_800px _dsc0250_12_bits_web_800px
J’ai trituré ces images dans tous les sens, notament les
hautes lumières. A gauche le 12 bits, à droite le 14 bits (attention, la
différence de taille de l’étoile formée par le soleil n’est due qu’à
une différence de cadrage. Je n’avais pas de meilleur exemple)…

 

À noter que les deux boîtiers offrent des modes visant à préserver
les hautes lumières. La fonction « D-Lighting active » du Nikon a
l’avantage de posséder trois niveau d’ajustement, alors que la fonction
« Priorité haute lumière » du Canon est active ou non. Je les utilise
avec parcimonie, car ces ajustements « cassent » forcément un peu le
contraste des images…

Aussi, je préfère risquer de « brûler » quelques
détails afin de conserver un rendu aussi naturel que possible. De toute
façon ces modes ne seront utiles qu’aux personnes travaillant en JPEG
ou n’ayant pas la possibilité d’ajuster leurs fichiers RAW en post
production. Bien entendu, il reste plus efficace d’ajuster les hautes
lumières dans votre logiciel de traitement (si vous avez appris à le
faire). D’autant que le plus souvent, seules quelques images difficiles
nécessitent cette attention particulière…

Eos_40d_mg_1706_htl
D300_dsc0581_htl
Sur
ce recadrage de notre exemple précédent (Canon à droite, Nikon à gauche), on distingue de hautes lumières (légèrement brûlées car nous
sommes en JPEG), proches d’ombres quasiment noires (CF l’histogramme).
Ici, l’interprétation du Canon me semble plus naturelle dans les ombres.

 

 

 

 

 

 


Personnalisation du rendu des images  : avantage Canon.

Canon EOS 40D : On ne présente plus les Style d’image qui
conservent à Canon une avance relative… Un bouton d’accès aux Style
d’image fait son apparition à l’arrière du boîtier, c’est pratique et
Nikon ne propose pas d’équivalent. Canon livre un nouveau logiciel,
Picture Style Editor qui permet de créer et paramétrer très finement de
nouveaux Styles d’Image et de la appliquer à ses boîtiers. Ils sont
exploitables et modifiables dans Canon Digital Photo Professionnal et
l’on peut même en télécharger de nouveaux sur Internet… 19/20.

Nikon D300 : Les nouveaux Picture Control font oublier la
piètre gestion du rendu des images qui avait cours jusqu’alors, il est
maintenant possible d’unifier le rendu des différents appareils de la
marque. Sur le boîtier, il reste toujours nécessaire de s’aventurer
dans les menus pour changer de paramétrage (un peu dommage)… Les
Picture Contrôle offrent trois positions de luminosité (l’effet est
assez visible et ressemble au D-Lighting), un paramètre absent des
Style d’Image Canon. Nikon offre la possibilité de paramétrer de
nouveaux Picture Control grâce à un logiciel et de les échanger d’un
appareil à l’autre, grâce à une carte mémoire ou à Camera Contrôle. Ils
sont également disponibles et exploitables dans View NX et Capture NX. 17/20.

Avantage : Equivalent des films de l’époque argentique, je
trouve que les « Style d’image » Canon gardent leur avance
(l’accès direct à l’arrière du boîtier, n’étant pas le moindre des
avantages). Mais Nikon a fait de gros progrès en la matière,
notamment en incluant une gestion de la luminosité que ne propose pas le Canon…

 

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Changer de rendu comme on change de film en fonction du sujet, voilà à quoi sert le bouton d’accès rapide aux Styel d’Image… Tout particulièrement utile aux amateurs de JPEG lorsqu’il s’agit de faire « claquer » les couleurs !

 

 


Fonction anti-poussière : trop tôt pour se prononcer.

Canon EOS 40D : L’arrivée d’un système anti-poussière sur un
boîtiers pro fait effectivement gagner du temps. Je m’en rends compte
au niveau du post traitement, lorsque je traite un sujet réalisé avec
mes deux boîtiers : l’EOS 40D qui en est équipé et l’EOS 5D qui en est
dépourvu…

Nikon D300 : Il s’agit du tout premier Nikon équipé d’un
système anti-poussière (il était temps). Il n’a pu être adapté au D3,
peut-être en raison de la taille et de l’inertie de son capteur ou plus
probablement à cause de délais développement et de test… Raison de plus
selon moi d’opter pour le Nikon D300. Espérons que ce système se
généralise aux successeurs des D40x et D80…

Avantage : A l’image de celui d’Olympus, ces deux dispositifs
ont été spécifiquement développés pour luter contre le dépôts de
poussière et ne sont pas le détournement « opportuniste » d’un système
anti-vibration (certains reflex Sony et Pentax). Pas de note ici, car
je manque encore de recule pour juger de l’efficacité respective des
deux systèmes… D’autant que je n’ai jamais fait une maladie des
poussières qui sont si faciles à enlever avec Lightroom ! Il m’arrive
toutefois de les découvrir parfois trop tard, carrément sur le papier
glacé d’une double page et de me dire, « il faudrait tout de même que
je nettoie ce capteur » ! D’où l’intérêt de ces nouveaux systèmes
automatiques auxquels il n’est plus nécessaire de penser…

 

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Voici le type d’image pour lesquelles on est content d’avoir un capteur propre… Pour l’instant les capteurs de mes deux reflex sont encore impécables !

 

 


Fonction Live View : léger avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Je n’ai pas encore eu l’occasion de tirer
parti de la visée Livre en conditions réelles et j’attend encore de
découvrir à quoi elle pourrait me servir… Je trouve cette fonction
peu pratique car la visée reste obscurcie (un instant qui semble une
éternité) lors de chaque mise au point autofocus et lors de chaque
déclenchement. À l’aide du Joystick, il faut déplacer une cible sur la
zone à mettre au point. Puis effectuer le point grâce à la touche AF-ON
(appuyez aussi longtemps que nécessaire en attendant le bip de
confirmation). Tout ça est fastidieux, la visée restant
systématiquement obscurcie durant la mise au point… À se demander s’il
ne vaut pas mieux opter pour la mise au point manuelle, il est alors
possible de contrôler la netteté de façon précise grâce à une fonction
zoom cinq ou dix fois. C’est impressionnant et certainement utile à
ceux qui travaillent sur pied. 11/20.

Nikon D300 : Le Nikon D300 propose deux modes Live View. Le
mode pied (qui à l’avantage de ne pas obscurcir la visée durant la mise
au point), utilise un autofocus à détection de zones. Il est effectif
sur toute la surface du capteur, même dans les angles. Vous déplacez au
Joystick une cible et effectuez le point grâce à la touche AF-ON. Un
mode zoom jusqu’à treize fois permet de vérifier la netteté, mais
l’opération reste très lente… Il reste encore à déclencher et la
visée s’obscurcit à ce moment-là. Grâce au logiciel Camera Control Pro
2, il est possible de contrôler en temps réel la visée et le point
depuis un ordinateur. Le mode main levée ressemble au Live View Canon,
il utilise l’autofocus à 51 collimateurs, qui est plus rapide. Comme
sur le Canon il faut appuyer sur la touche AF-ON pour activer
classiquement l’autofocus (on peut alors choisir précisément un des 51
collimateurs, ce que ne permet pas le Canon). Il y a obscurcissement de
la visée durant la mise au point, comme durant le déclenchement… 13/20.

Avantage : Nikon fait un peu mieux que Canon grâce au mode
pied qui effectue la mise au point sans obscurcissement de la visée
(dommage que ce soit si lent). Le meilleur écran du Nikon (plus précis
pour vérifier la netteté) facilite également l’utilisation du Live
View. Vous l’avez compris, je ne suis pas un grand adepte de la visée
Live, et je crains qu’en l’état, elle ne reste pour moi longtemps
inutile… Il s’agit d’une technologie toute récente sur nos reflex,
alors nous en reparlerons lorsqu’elle sera arrivée à maturité.


Système flash : léger avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Le système flash Canon est arrivé à maturité
depuis plusieurs années , il est bien loin le temps du « fromage blanc
»… Dommage qu’il soit toujours nécessaire d’investir dans un
déclencheur ST-E2 pour piloter des flash distants depuis votre EOS 40D.
Cela coûte un point à Canon. 17/20.

Nikon D300 : Plébiscité par les professionnels, le système
flash Nikon est un modèle du genre. Le D300 sait piloter des flashs
distants directement depuis son flash intégré… C’est d’ailleurs
standard depuis deux ans : la plupart des marques de reflex offrent
cette option, sauf Canon. 19/20.

Avantage : Léger avantage pour Nikon, même si les Nikonnistes
fidèles ont dû subir ces dernières années plusieurs revirements
techniques ne facilitant pas la compatibilité avec les matériels
précédents. De ce côté-là Canon a été beaucoup plus constant depuis de
début de ce siècle…

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Les flashs embarqués des EOS 40D et D300
s’en sortent généralement très bien. Disposer en permanence d’un
éclairage embarqué n’est pas le moindre avantage des boîtiers experts,
même s’ils ne peuvent rivaliser avec les flashs cobra… On distingue ici
l’ombre portée du 12-24 mm Nikon.


Offre logicielle : avantage Nikon.

Canon EOS 40D : Canon Digital Photo Professional est un
excellent derawtiser (par la qualité du dématriçage) qui a l’avantage
d’être gratuit. Mais il bien dommage qu’il soit si peu ergonomique et
que sa partie Navigateur de fichier soit aussi misérable… Ne nous
attardons pas sur le reste de l’offre logicielle qui reste assez
quelconque. Je conseillerais donc aux acheteurs d’EOS 40D de se tourner
vers l’exceptionnel Adobe Lightroom, qui leur servira de catalogueur et
de derawtiser.

Cela ne les empêchera pas de traiter ponctuellement
leurs images les plus intéressantes avec Canon Digital Photo
Professional… Qui est le seul capable d’exploiter les réglages d’images
effectués sur le boîtier (les excellents Style d’image)… 15/20.

Nikon D300 : Avec le nouveau ViewNX livré avec tous ses
boîtiers, Nikon offre un navigateur de fichier gratuit beaucoup plus
acceptable qui apporte de surcroît une compatibilité intéressante avec
Nikon Capture NX. En ce début d’année 2008, l’exceptionnel derawtiser
Nikon Capture NX est (enfin) offert avec le D300. Voilà qui donne un
avantage provisoire à Nikon (et aide à faire passer la hausse de tarif
de 200 € qu’a subit le D300 entre son annonce et sa commercialisation). 17/20.

Avantage : Le D300 emporte ce match, tant que Nikon Capture
NX est offert… Mais qu’attend donc Nikon pour livrer gratuitement cet
excellent logiciel avec tous ses boîtiers ? Et qu’attend donc Canon
pour adjoindre à son logiciel Canon Digital Photo Professional un
catalogueur (et/ou navigateur) d’images un peu plus sérieux ?

Pendant que les deux marques tergiversent, c’est Adobe qui impose
facilement son dernier né Lightroom sur les PC et les Mac des
photographes. Tant il est vrai qu’un logiciel unique assurant
catalogage et traitement des RAW accélère diablement le flux de travail
et comble les attentes des photographes…

Un peu dommage, lorsque l’on sait que seul le logiciel édité par le
constructeur d’un appareil est capable d’exploiter la « substantifique
moelle » de ses fichiers RAW, qui restent pour une large part
propriétaires. Seuls Nikon Capture NX et Canon DPP sont respectivement
capables d’exploiter les réglages avancés d’image réalisés sur les
boîtiers… Notamment les excellents Style d’Image de Canon et les
Picture Contrôle de Nikon. Une chose qu’ignorent la plupart des
photographes, qui s’étonnent parfois du rendu très différent de leurs
images ouvertes par des logiciels tiers…

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Mis au point avec NIK Software, Nikon Capture NX a donné une avance sérieuse en matière de traitement RAW à Nikon… Reste à « bosser » un peu le flux de travail.

 

 

 

 


Fonctions annexes et remarques diverses…

Canon EOS 40D : Le grip optionnel BG-E2 qui permet
d’embarquer deux batteries BP-511A n’a pas évolué. Il est toujours
aussi encombrant, mais reste compatible avec les EOS 20D et 30D. Je
l’emmène en voyage (au cas où), mais je ne l’utilise que pour les
images sportives, prises au téléobjectif, ou par grand froid.

Un système WIFI est embarqué dans une version spéciale du Grip
optionnel (WFT-E3/E3A). Il offre de nombreuses options de connection :
FTP, PTP (pilotage du boîtier depuis l’ordinateur), et même HTTP
(visualisation des images par navigateur Internet)… Il est aussi
possible d’y connecter des disques dur externes en USB (s’ils sont
alimentés). Voilà qui autorise l’EOS 40D à entrer dans les studios.

Impasse totale de Canon sur la retouche et le recadrage d’image, en
2008, cela devient un handicape car la plupart des marques y sont
venues. 13/20.

Nikon D300 : De forme parallélépipédique, le nouveau grip
optionnel Nikon MB-D10 est facile à glisser dans un sac (contrairement
à la poignée BG-E2 Canon dont la forme en « L » est plus encombrante)…

Le D300 dispose d’un système WIFI optionnel du nom poétique de
WT-4/4A. Il est possible de visualiser depuis un ordinateur sous forme
vignettes, les images de cinq appareils photos distants et le mode Live
View est également accessible sans fil depuis Camera Control 2.

Les derniers Nikon proposent une sortie HDMI pour visualiser vos
images en haute définition sur un moniteur HD (comme le Sony Alpha
700). Un petit plus bien agréable sur lequel Canon a fait l’impasse…

Le contrôle de l’autonomie restante des batteries est plus précis
que sur le Canon et donne une estimation du nombre de vues restantes
(utile en voyage notamment).

Enfin, il est possible de recadrer et d’appliquer différentes
corrections à vos images (y compris le D-Lighting), directement sur
l’écran du D300 (un nouveau fichier JPEG est alors créé). Cela peut
s’avèrer pratique pour rattraper certaines images… Et utiliser vos
moments perdus (transports par exemple) ! Mais les adeptes de Nikon
Capture NX ou de Lightroom préféreront évidemment ajuster leurs images
sur l’ordinateur… 18/20.

Avantage : Décidément Nikon en offre toujours plus… Avantage au D300 dans ce match, grâce à la sortie HDMI, aux fonctions de
retouche d’image, etc… À relativiser toutefois, car ces « gadgets
» ne servent pas très souvent et pas à tout le monde.

Il est à noter que ces deux boîtiers (ainsi que l’Olympus E-3) ont
conservé leur écran monochrome supérieur, ce qu’apprécieront les
photographes ayant très longtemps utilisé des boîtiers argentiques, je
crois que c’est une bonne chose (seul Sony à fait le pari de s’en
passer sur l’Alpha 700).

Contrairement à Olympus, Pentax et Sony qui ont choisi d’embarquer
la stabilisation dans les boîtiers (une solution beaucoup plus
démocratique et un atout certain pour ces nouveaux venus dans la
compétition), la stabilisation passe chez Canon comme chez Nikon par
l’achat d’optiques spéciales…


En conclusion : rapport prix / performances favorable au D300 !

Canon EOS 40D : Il subit ses plus graves défaites sur la
qualité de l’écran, les options avancées de personnalisation, les
logiciels et son viseur moins professionnel. Mais il l’emporte quant
aux gammes optiques qui sont plus diversifiés et plus accessibles
financièrement. Ce qui est un point non négligeable à prendre en
compte, si votre budget est contenu. Au final, il reste un appareil
très performant, très agréable à utiliser et très bien équilibré… Moyenne des notes : 16,6 sur 20.

Nikon D300 : Il l’emporte sur la moyenne et dans 14 matchs
sur 20 (je n’ai pas noté la fonction anti-poussière faute de recul). Ses performances sont supérieures partout ou là
ça compte : autofocus, viseur, écran. Il n’est battu qu’au
niveau de l’offre en optiques Experts (notamment en zoom grand angle), ainsi que sur l’accessibilité aux « non experts »… Moyenne des notes : 17,6 sur 20.

_mg_1692_web_800pxLe meilleur score du D300 justifie-t-il pour un Canoniste de passer
à Nikon ? Au final, plus que la différence de performance entre les
deux boîtier (qui existe bel et bien), mon idée est que ce sont bien
les possibilités exceptionnelles de personnalisation du D300 qui
peuvent pousser un photographe professionnel ou expert à lâcher Canon…
Effectivement, le D300 offre une degrés de sophistication et de
précision de paramétrage vraiment exceptionnel. Bien qu’il reste
évidemment possible de l’utiliser tout simplement en mode Programme et
sans jamais explorer ses menus les plus pointus.

Sachant que ces reflex sont au cœur de la gamme de chaque
constructeur, ils sont véritablement stratégiques pour attirer et
fidéliser de nouveaux photographes… Du point de vue de ces nouveaux
venus, Nikon frappe un très grand coup avec ce D300, dont le prix me
semble tout à fait justifié en regard des avantages qu’il propose. Je
leur recommanderais donc ce Nikon D300 de préférence au Canon EOS 40D.
À condition de ne pas oublier de conserver un peu de budget pour
acquérir leurs optiques…

Une solution pas bête, est je pense de commencer par s’offrir le très polyvalent zoom AF-S VR DX 18-200 mm f/3.5-5.6G IF-ED stabilisé (sans être professionnel, il n’est pas si mal)… Et de le compléter par le modeste Sigma 10-20mm F4-5,6 DC EX, qui ne coûte que 550 €. En espérant que Nikon annonce vite ce zoom grand angle DX qui nous manque tellement…

Lorsque l’on a connu les premiers reflex numériques autour de l’an
2000, on mesure mieux le chemin parcouru en huit petites années…
Alors imaginez un peu l’émotion qui saisirait messieurs Yoshida et
Iwasaki (les fondateurs respectifs de Canon et Nikon), si on pouvait
leur envoyer ces deux boîtiers formidables dans le Tokyo de 1917… Par
certains côtés, il faut bien admettre que l’on vit une époque
formidable !

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Les progrès rendus possibles par l’adoption
du Capteur CMOS sur le D300 sont visibles ! On s’en rend compte sur ce
genre d’images qui posaient problème au D200… Nikon semble avoir enfin
rattrapé Canon pour la gestion des hautes lumières.

 

 

 

 

 

BILLET PREC.
BILLET SUIV.

47 commentaires

  1. Merci Jean-François pour votre article détaillé et objectif. Enfin un test en français qui va à l’essentiel et aborde tant les qualités intrinsèques d’un boîtier que ses performances pures et la qualité du rendu des images. Merci encore pour votre « coup de gueule » contre le publireportage et votre souci d’informer objectivement vos lecteurs.
    Yvan

  2. Tout a fait en harmonie avec les propos d’Alain, Merci J-F, cet article est « LA » référence !
    Bravo !! et quel plasir de lire tes articles !

  3. Et mon EOS 40D qui ne démarre plus. Ecran noir après 400 photos en conditions normales. Une seule sortie. Ca sent le retour SAV, sauf que je suis en Equateur, avec un 40D acheté en France… Ca sent le caca cette histoire.

  4. Pour Yves : retire i bonnes minutes la ou les batteries de ton appareil, ça devrait le relancer… (déjà vécu en plein reportage au Brésil avec un 20D, la panique, mais après cette manip, tout est rentré dans l’ordre!)

  5. Très bon test mené avec beaucoup d’intelligence et de partialité. Utilisateur de Lightroom je peste contre cet état de fait… seul NX est effectivement capable d’éditer correctement un raw Nikon. Mais par rapport à Lightroom quel manque d’ergonomie et quelle lenteur…
    Vous sera t-il possible un jour d’illustrer ce gros problème avec un test comparatif d’un raw traité sour Lightroom avec un raw traité par les logiciels propriétaires…
    C’est quand même dingue que tant d’utilisateur de ligthroom n’accèdent pas à toute les capacités de leur boitier sans sans rendre compte.

  6. Merci pour cet article mois qu n’ait ni Canon ni Nikon car je viens du cinéma avec une Canon XL1. Je vous suivrai et achèterai le Nikon D300 avec le télé 18/200. Il y a très longtemps j’avais un Mamiya que je me suis fait voler et je n’ai plus acheté d’appareils photo « haut de gamme ».
    Cordialement

  7. @LeZolive
    Ca fait 3 jours que les batteries sont retirées… et toujours rien.
    @Jean-François
    Il serait bon d’ajouter un paragraphe sur la différence de garanties entre Canon et Nikon. De ce que je sais maintenant avec Canon, la garantie s’applique par continent et rien au niveau international. Dans le cas où l’on se trouve sur le continent d’en face avec un boîtier en panne, il faut se démerder pour rentrer.

  8. Guillaume, Canon est souvent sympa. Deux copains ont eu une mésaventure similaire, appareil en panne en voyage. Dans les deux cas, ils ont pu faire réparer leur appareil sur place avec un appareil de remplacement en prime. C’était en 2006 et fin 2007, aux USA. Ce n’étaient pas des appareils pro, je précise.

  9. wooa c est des articles comme ca kon veut pas des petits tableau comparant les mégapixels et l’ iso
    en plus votre chef d oeuvre est agrémenté par de superbes prises de vues: chapeau!!!!!!!!!!

  10. Bravo pour ce test comparatif – c’est le meilleur que j’ai pu lire sur ce sujet – sites français et anglais confondus!

  11. Super comparatif, perso j’ai acheté un 40D en remplacement de mon 10D des ça sortie en octobre dernier et j’en suis satisfait. Peut etre que si j’avais attendu un peu et lu ce comparatif, j’aurai bascule sur un Nikon.

  12. Mon 40D qui ne démarait plus, retour en France via DHL (200$), la Fnac le prend en charge et 10 jours plus tard il est de retour. C’est la carte alim qui avait flanché. Prise sous garantie sans problème.

  13. Une seule réponse ?
    – Actuellement l’EOS 40D pour la polyvalence (et le prix modeste).
    – Ou alors attendre quelques semaines pour l’EOS 5D mark II, pour la beauté de l’image…
    Mais en aucuns cas l’EOS 1D mark III qui est un pur gaspillage financier selon moi sauf à travailler en conditions extrêmes (mer, sable ou besoin de très haute vitesse aux JO ! )

  14. eh ben, je suis avancé maintenant, moi qui hésite entre 5d (maintenant, car prix intéressant et successeur pas avant 2-3 mois et nettement plus cher) et 40d….je dispose encore d’un d60…..

  15. C’est un Très mauvais procés du Canon ! fait un pro-Nikon !
    Après 30 ans de photos, j’aurais qu’une chose à dire si vous n’avez pas les moyens de claquez 1500 € dans un boitier nu et que vous voulez vous faire plaisirs jouer au pro ! … achetez un Canon Eos 40D à 938 € le boitier nu ! Trés bonne mise en main, facile à utiliser que demander de plus logiciel fournis au contraire du D300 qui n’est pas fournir contrairement au dire de notre Hôte.
    Pour moi le matériel de pro que j’utlise c’est le Canon 1Ds Mark III, sont petit frère 1D Mark III que je n’ai pas en fait partie ou le Nikon D2x, D3, vivement la D3x.
    Tous le monde n’a pas les moyens d’un pro …
    En général j’utilise le 1Ds pour le studio et le D3 pour l’exterieur et pour les shots mondains un bon Olympus E3.
    Partie enlevé c’est pas mal

  16. pour quelqu’un qui critique les règles des tiers je trouve
    les images de ton comparatifs toutes basées sur la composition classique…probleme de « reflex »

  17. Bonjour
    Le test est intéressant, je suis toutefois étonné d’y trouver des « critères » notés tels que la sensibilité maximale… Pour mémoire l’antique Nikon D100 montait à 6400 ISO, ce n’est pas pour cela qu’il était meilleur que le D60 à l’époque ^_^
    Il eut été plus sage de comparer les performances en matières de bruit de luminance / chromatique.
    Quant à l’offre logicielle, celle de Canon a l’avantage d’être intégralement gratuite… alors qu’NX ne l’est que ponctuellement même si elle procure nombre de fonctionnalités (mais au prix d’une lenteur exaspérante que le Canoniste que je suis ne pourrait pas supporter !)
    Quoi qu’il en soit les deux appareils sont dans deux gammes « décalées », comme à l’habitude de Canon et Nikon de manière générale : les comparer donne logiquement le plus « gros » vainqueur ce qui est tout-à-fait normal… en tout cas dans le cas présent ;-)

  18. Au détour d’un thé à la menthe dans un bar/restaurant marocain où vous vous adonniez à l’écriture de votre prochain livre, nous avons eu l’occasion de nous rencontrer par hasard et de discuter du Canon 40D vs le Nikon D300 ou le Canon 450D. Discussion forte intéressante qui m’a forcément donné envie d’aller découvrir votre blog et notamment cet article. Comme discuté, le prix du 40D a considérablement baissé. Il conviendrait donc de mettre à jour le prix du 40D. En effet, il est aujourd’hui à un prix défiant toute concurrence (même dans un magasin traditionnel tel que la Fnac où on le trouve à 999 euros ou encore à 949 euros avec la carte Fnac). Et que dire de l’offre « Cash-back » de Canon qui actuellement (pour tout achat d’un 40D jusqu’au 30 juin 2008) donne un chèque de 150 euros ce qui ramène le prix de 949 euros à 799 euros => Qui dit mieux ???

  19. je suis peintre et je travaille mes repros avec ALPA depuis… des années : j’hésite beaucoup pour le matériel numérique et ce test m’aidera à faire un choix de qualité malgré un budget limité…et peu comparable avec celui disponible à l’époque de mes ALPA…

  20. je suis peintre et je travaille mes repros avec ALPA depuis… des années : j’hésite beaucoup pour le matériel numérique et ce test m’aidera à faire un choix de qualité malgré un budget limité…et peu comparable avec celui disponible à l’époque de mes ALPA…par ailleurs toujours en service bien sûr…

  21. Même si je n’aurai jamais l’argent pour m’acheter de telle boîtiers(sauf dans 10ans peut-être)je trouve votre test passionnant et très rigoureux j’espère que vous continuerez à nous enchanter (et moi qui voulais comparer le d200 au 40d je crois que la question ne se pose plus !)
    merci pour tout continuez ainsi !
    Par contre les pc c’est mieux que les macs et oui pour le rendu d’image surtout et également pour le rendu 3d mais bon le débat est le même qu’entre Nikon et Canon ou bien entre ceux qui on de l’argent et ceux qui n’en n’on pas ahahahah!(Parole de programmeur!)
    désolé pour la digression!!!

  22. Bonjour,
    Merci pour cet article que j’avais deja lu dans ca version « courte » au moment de la 1Ere Publication.
    Avec le recul et sans « ofense » aucune , je trouve que c’est « comparer l’incomparable » donc pour moi celui ci n’a pas / n’a plus lieu d’être !
    C’est comparer une Mercedes et une Peugeot = Meme combat , meme resultat
    Cordialement,
    J.C

  23. Hello JC : les deux appareils sont différents et pas ciblés exactement pareil…
    Mais prenez le problème du point de vue du photographe qui cherche un boîtier expert APS-C à un prix médiant, pouvant bénéficier de larges gamme optiques…
    Quel choix a-t-il ? Rien d’autre que EOS 40D (ou 50D) face à Nikon D300
    Mon souci est de ne pas partir du matériel…
    Mais partir du photographe et de son budget voyez-vous ! Que peut-on avoir avec 1500 à 2000 € ?
    Voilà qui justifie ce comparatif : 100% utile pour ceux qui hésitent entre Nikon et Canon

  24. j’ai échangé mon EOS 40 D contre un 300D pour deux raisons, le viseur moyen du 40 D alors que celui du 300D est superbe et pour moi qui fait beaucoup de photos sportives, un autofocus Canon trés trés moyen et en tout cas bien moins bon que celui du 300 D. Mais aujourd’hui je ne regrette pas du tout mon choix car même si l’ergonomie des menus canon est plus facile et intuitive que celle du nikon dont les menu sont longs et complexes, en action j’ai découvert que pour quelqu’un de mon age (50 ans) qui n’a pas toujours ses lunettes sur le nez et qui ne voie plus rien de prés, la configuration nikon ‘une touche une fonction’ permet d’agir rapidement et efficassement alors que sans lunettes sur le canon c’était le tatonnement assuré et la crise de nerf aussi. J’ai redécouvert avec le nikon le plaisir d’avoir dans les mains un ‘vrai boitier’ massif et costaud, une sensation qui me rappelle le plaisir d’utiliser une arme du genre Nikon F2, les vieux comme moi comprendont. Bref, je suis emballé par mon choix et ce D300 donne envie de le garder et de lui acheter tranquillement de bonnes optiques.Mais là par contre je rejoint jean françois sur l’aspect des objectifs, la trilogie canon 17/40, 24/105 IS et 70/200 IS ouvert à 4 seraient la bienvenue chez Nikon car son rapport prix qualité et performances est époustoufflante et de ce coté là Nikon se moque du monde. Alors si dans les 2 à 3 ans Canon rattrapait son retard sur le D300 et que Nikon ne fasse pas d’effort en proposant de optiques de ce même rapport qualité prix, je pourrais alors être motivé pour lacher la marque jaune pour revenir vers la marque rouge !

  25. Merci pour ce test mais je me pose des questions quand à sa pertinence:
    un exemple:
    photo paysage n°2
    La Clusaz et le chalet à f22…. le D300 expose au maxi à1/8000°, les meilleurs diaph sont toujours à f 8 pour tester un objo mais au grand jamais f22 réservé aux macros
    sinon, agrandir à 300%, je me demande à quoi ça sert étant donné qu’un fichier jpeg fine à 300 px/pouce et 100% fait au maxi de sa netteté 24 x 36 cm
    @+

  26. Hello… les appareils sont arrivés à un tel degrés de résolution, qu’il faut pousser à 300% lorsque l’on veut les comparer…
    Mais évidement le but d’un photographe n’est pas de faire des comparatifs en temps normal… Ni de regarder ses images à 300 %, ni d’utiliser des valeurs extrèmes (f/22 ou 1/8000em).
    Tout cela était nécessaire pour les besoins du comparatif. Mais pas dans la vrai vie !

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