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De l’Asahiflex au Pentax K10D : l’histoire de Pentax

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BILLET PRÉC.
BILLET SUIV.

Initiateur du concept de reflex moderne dès 1952, Pentax revient au-devant de la scène et applique brillamment une longue tradition d’excellence et d’innovation avec ses derniers reflex numériques. Révisons les gammes Pentax (et Samsung) actuelles… En attendant la présentation possible de nouveaux modèles en février ! Après les Canon EOS 40D, Nikon D300, Sony Alpha 700 et Olympus E-3, Pentax nous préparerait-il un reflex expert K1D ?

Bref historique des reflex Pentax

Fondé en 1919 à Tokyo par Kumao Kajiwara, Asahi Optical Co est l’un des plus anciens fabricants de matériel optique du pays. Les recherches d’Asahi autour du concept d’appareil reflex remonteraient à 1945, mais c’est en 1952 qu’est produit l’Asahiflex 1 premier appareil mono objectif Japonais à miroir. La version Asahiflex IIB introduira un miroir à retour reflex en 1954, innovation qui évite d’avoir à remonter manuellement le miroir.

C’est en 1957, que le nom Pentax (dérivé de penta prism + reflex) apparaît sur l’Asahi Pentax (appelé aussi AP). Mais d’après certaines sources le nom Pentax trouverait son origine dans la contraction de penta prisme et Contax, car l’AP utilisait une monture à visse M42 similaire aux Contax S de 1949.

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L’Asahi Pentax est le premier reflex avec penta prisme fixe. Il est aussi équipé qu’un levier d’armement sur la droite, autant d’avancées déterminantes pour la première fois réunies, qui seront reprises par tous les constructeurs et fixeront le design des reflex modernes.

En 1975, apparaît la monture K à baïonnette (les systèmes à visse sont depuis longtemps dépassés) qui est toujours utilisée. Un adaptateur est proposé pour utiliser les anciennes optiques à visse M42.

En 1980 sort le Pentax LX, reflex professionnel concurrent des Nikon F3, Canon F1 et Olympus OM qui sera produit jusqu’en 2001. En 1995 le petit MZ-5 est salué par la presse pour sa compacité et son design. En 1997 le fameux Pentax 645N est le premier reflex autofocus moyen format de Pentax, au fonctionnement similaire à celui des reflex 35mm. Pentax produit son premier numérique, le Pentax EI-C90.

Le MR-52, un prototype de reflex 6 megapixels « full frame » est présenté par Pentax à la Photokina de 2000. Malheureusement le projet est complètement abandonné en 2001… Si Pentax était parti dans cette direction, la physionomie du marché en serait peut-être complètement différente aujourd’hui ?

Il faudra attendre 2003 pour que Pentax arrive sur le marché des reflex numériques avec l’istD de 6 megapixels. Entre temps, Canon et Nikon ont eu le temps de prendre de l’avance. En 2006 Pentax remet les pendules à l’heure avec le génial K10D, issu d’une collaboration avec le géant Coréen Samsung. Celui-ci produit de son côté le GX-10, clone du K10D…

Quels modèles, à quel prix et pour qui ?

Commençons par les Pentax K110D, K100D, K10D (et son clone Samsung GX-10) qui sont certainement parmi les reflex les plus intéressants du marché en cet été 2007. Avant de revenir en détail sur ces modèles, détaillons rapidement les boîtiers qui les ont précédés. Ils ont connu tant de déclinaisons que l’on s’y perd forcément :

  • istD (février 2003) : 6 megapixel, bon viseur penta prisme, autofocus à 11 zones. Petit écran 1,8 pouces et cartes CF. Première version numérique et compact du reflex argentique Pentax ist présenté la même année.
  • istDS (sept. 2004) : 6 megapixel bon viseur pentaprisme, autofocus à 11 zones. Plus compact et léger que l’istD. Connaît plusieurs améliorations, gagne un écran 2″. À partir de ce modèle, les cartes SD remplacent les CF.
  • istDL (juin 2005) : 6 megapixel, viseur penta miroir (moins lumineux), l’autofocus tombe à 3 zones seulement. L’écran monte à 2,5 pouces. Ces divers changements permettent un prix serré d’entrée de gamme.
  • istDS2 (août 2005) : 6 megapixel, bon viseur penta prisme, autofocus à 11 zones. Légère amélioration de l’istDS, l’écran monte à 2,5 pouces. Seul son clone, le Samsung GX-1S (premier reflex du Coréen) est distribué en Europe.
  • istDL2 (janv. 2006) : 6 megapixel, viseur penta miroir (moins lumineux), autofocus à 5 zones (au lieu de 3 sur le DL). Légère amélioration de l’istDL. Seul son clone, le Samsung GX-1L est distribué en Europe.

Au vu des progrès et des prix raisonnables des modèles récent K110D, K100D et K10D, il est peu judicieux de s’intéresser à cette première série d’appareils en occasion. Sauf à les trouver à des prix minimums (200 à 250 euros en kit) en privilégiant les modèles à penta prisme…

Tous les Pentax numériques jusqu’au K10D bénéficient de la même
mesure de lumière 16 zone, d’un testeur de profondeur de champs et
utilisent des cartes SD (sauf le tout premier, l’ist de 2003 qui
utilisait des CF).

Entrée de gamme : Pentax K100D, K110D

Les « petits » K100D et K110D constituent d’intéressantes solutions
d’entrée de gamme à 6 megapixels et remplacent les istDS et istDS2. On
les trouve en cet été 2007 en dessous des 550 et 500 €, en kit avec un
zoom simple ou encore sous forme de kit double objectif… Il n’existe
pas de clone Samsung de ces deux modèles qui adoptent un nouveau design
plus moderne quez leurs ancêtres. Ils doivent leur prix d’appel à l’absence de penta prisme, remplacé ici par un penta miroir.

Tous les Pentax K sont caractérisés par leurs écrans 2,5 pouces et
l’arrivé du système de stabilisation (à l’exception du K110D) qui
repose sur le déplacement du capteur, à l’image du Sony Alpha et de
certains Olympus récents… Une solution démocratique qui profite à
toutes les optiques même les moins chères. Accessoirement, on note une
plus grande hauteur du flash déployé, afin de limiter le risque « yeux
rouges ».

  • K100D (mai 2006) : 6 megapixel. viseur penta miroir, autofocus 11 zones. Stabilisation.
  • K110D (mai 2006) : 6 megapixel. viseur penta miroir, autofocus 11 zones. Pas de stabilisation.

Pentax et Samsung se livrent à un véritable jeu de mécano
électronique combinant, supprimant ou ajoutant les fonctionnalités
selon le public visé (une mode initiée il y a longtemps déjà par
Canon). L’avantage est que chacun y trouve un modèle adapté à son
budget, mais le risque de confusion augmente à chaque nouveau modèle
proposé. Quant au marché de l’occasion, il devient absolument
incompréhensible pour le photographe amateur…

Boîtier entrée de gamme expert : Pentax K10D et Samsung GX-10.

Plus costaud, lourd et volumineux que ses prédécesseurs, le K10D fut
consacré meilleur reflex expert 2007 par la TIPA. Il rassemble de
nombreuses qualités, des fonctionnalités originales et pratiques, le
tout pour un prix très raisonnable (moins de 850 € en kit avec un
zoom simple à l’été 2007). Son frère jumeau le Samsung GX10 (qu’il ne
faut pas oublier) ne diffère que par de menus détails insignifiants.

  • K10D (sept. 2006) et Samsung GX-10 : 10 megapixel, bon viseur penta prisme, autofocus 11 zones. Stabilisation.

Ces deux boîtiers sont quasi identiques, seule change la forme
de quelques touches et le graphisme des menus. La
sensibilité ISO du Samsung est bridée à 1600 ISO (ce qui est
suffisant, sachant que les performances au-delà sont peu intéressantes)
alors que le Pentax accepte de monter à 3200 ISO. Recherchez le moins
cher des deux en fonction des promotions et de la composition des kits
proposés.

C’est à son penta prisme que le K10D doit son excellent viseur. On
en attendait pas moins de Pentax, l’inventeur du reflex moderne.

Avec son capteur Sony de 10 Megapixels, le K10D en offre plus que
beaucoup d’autres. Il chasse paradoxalement sur les terres de boîtiers
experts, tels que les Nikon D200 et Canon EOS 30D ; alors que son prix
reste celui d’un appareil d’entrée de gamme concurrent des Canon EOS
400D, Nikon D40x. Rarement reflex de ce prix n’avait présenté autant
d’arguments :

  • Un viseur de luxe : assez clair et au fort grossissement de x0,95 grâce au penta prisme Pentax.
  • La stabilisation est intégré au boîtier (System SR, Shake
    Reduction : c’est le capteur qui bouge). L’inconvénient est que la
    visée n’est pas stabilisée, (ce qui n’est un problème qu’avec les très
    longues focales).
  • Le K10D est « tropicalisé », un atout exceptionnel dans cette
    gamme de prix. Chez Nikon, il faut « monter » jusqu’au D200 pour en
    bénéficier, et chez Canon la tropicalisation est réservée au très haut
    de gamme professionnel.
  • Le pilotage des flashs distants par le flash embarqué, bien
    qu’il ne s’agisse pas d’une exclusivité, loin de là… Ce sont plutôt les
    rares marques à ne toujours pas le proposer qui doivent êtres montrés
    du doigt, notamment Canon.
  • La mémoire DDR2 produit de la collaboration avec le géant
    Samsung, garanti une capacité de photographier en rafale sans
    limitation, jusqu’à remplir votre carte mémoire à la vitesse de 3
    images / sec.
  • Des astuces ergonomiques intéressantes et inédites : par
    exemple la touche RAW qui permet d’opter ponctuellement pour le format
    RAW. Ou la poignée d’alimentation optionnelle qui offre un emplacement
    SD carte supplémentaire permettant un double enregistrement de
    sécurité. La possibilité de visualiser un aperçu numérique de la scène
    sans déclencher la photo. Sans oublier la possibilité d’opter pour un
    verre dépoli interchangeable.
  • La possibilité de choisir le format ouvert DNG au lieu du RAW
    propriétaire Pentax (PEF), ce qui garanti un workflow plus facile avec
    de nombreux logiciels lisant le format ouvert DNG.
  • Des modes de prise de vue semi auto originaux que les vrais
    photographes apprécient ! Par exemple la Priorité Sensibilité (SV) qui
    permet de varier manuellement la sensibilité ISO grâce à la molette.
    Vitesse et ouverture travaillent alors en mode Programme. Quand on
    connaît l’impacte de la sensibilité sur la qualité de l’image, on en
    mesure l’intérêt.
  • Le Mode Hyper programme permet de basculer ponctuellement en
    priorité vitesse où ouverture, tout en restant en mode programme. Le
    Mode Hyper manuel permet par une simple pression sur la touche verte
    d’obtenir un couple cohérent vitesse / ouverture, tout en restant en
    mode Manuel. Enfin le mode Priorité Av+Tv (ouverture plus vitesse)
    permet de fixer un couple Ouverture / Vitesse l’appareil adaptant
    automatiquement la sensibilité…
  • Un mode User permet de basculer rapidement d’un ensemble de pré
    réglages à l’autres. Utile si l’appareil est utilisé par plusieurs
    photographes, ou si vous vous retrouvez régulièrement dans certaines
    conditions. Un photographe de sport polyvalent se préparera ainsi des
    configurations spéciales, extérieur, neige, fill-in, portrait…
  • La touche fonction donne un accès rapide à divers réglage via
    l’écran arrière comme sur beaucoup d’appareils de la nouvelle
    génération… Cela ne se traduit pas pour autant par la disparition de
    l’écran monochrome sur le dessus du boîtier (ce qui rassurera ceux qui
    sont habitués à cette ergonomie traditionnelle).
  • Le K10D offre une prise en main confortable, les molettes avant
    et arrières sont bien là (sacrifiées sur tellement d’appareils). Un
    trèfle facilite la sélection des collimateurs autofocus (les Canonistes
    amateurs de boîtier experts 20D, 30D et 5D ne seront pas dépaysés).

Le K10D présente évidemment quelques points faibles… Qu’il serait
sans doute plus juste de qualifier de « caractéristiques d’entrée de
gamme », cohérentes avec un prix très serré. Pentax doit par ailleurs
en garder un peu « sous le pied » en vue d’un possible K1D
professionnel (pure spéculation de ma part).

  • Un autofocus performant à 11 collimateurs (dont 9 croisé),
    précis et efficace certes ; mais pas parmi les plus rapides du marché,
    faute de motorisation embarqué dans les optiques. Les amateurs de sport
    y trouveront à redire. Nikon et Canon gardent de l’avance avec leurs
    pléthoriques gammes d’optiques motorisées (lire plus loin)…
  • Le K10D ne dispose d’aucuns des modes résultats, pourtant
    habituels sur les reflex amateurs (sport, paysage, portrait). Les
    débutants incapables de s’y retrouver entre les modes avancés du K10D,
    se tourneront donc vers les Pentax K00D et K110D (de 6 megapixels)… Et
    devront malheureusement se passer du capteur de 10 megapixels.
  • Une vitesse de 3 images/ sec seulement, ce qui est pourtant la
    norme dans cette gamme de prix (mais on prend vite l’habitude de
    comparer les caractéristiques du K10D avec celles de boîtier experts)…
  • Un système anti-poussière un peu « léger » qui ne rivalisant
    pas avec le système haute fréquences des Olympus. Toutefois, restons
    conscients que les vrais systèmes anti-poussière se comptent sur les
    doigts de la main.
  • Un poids et un encombrement plus élevé que la moyenne des
    reflex d’entré de gamme. Cela plaira aux vrais photographes, un peu
    moins à la majorité de ceux qui recherchent légèreté et compacité.
  • Les utilisateurs rompus au reflex numérique depuis des années
    regretteront le choix des minuscules cartes SD (bien qu’elles puissent
    monter à 8 Go). Ceux venant de l’univers du bridge et du compact s’en
    réjouiront au contraire.
  • C’est un peu subjectif : j’ai trouvé l‘affichage des 210.000
    pixels de l’écran arrière un peu décevant. Il m’a semblé plus difficile
    d’évaluer la qualité de mes images qu’avec d’autres boîtiers disposant
    de 230 000 pixels…


Pentax K10D offre des caractéristiques très
intéressantes. Tout d’abord la possibilité de choisir votre format RAW
: le format DNG ouvert d’Adobe ou plus classiquement le PEF (Pentax
Electronic File).


Comme avec d’autres boîtiers récents, vous
pouvez faire des corrections sur vos images directement sur le boîtier
(virage coloré, adoucissement et même amincissement) et les enregistrer
dans un nouveau fichier.


Subtilité bien trop rare : si vous avez
photographié en RAW + JPEG, vous pouvez choisir d’effacer seulement le
fichier JPEG, seulement le fichier RAW ou les deux. Idéal quand on
manque un peu de place sur la carte.


Dans le but de vous aider à apprivoiser
progressivement le RAW, la touche RAW tombe naturellement sous le pouce
pour appeler ponctuellement le choix du format RAW.

Gammes d’objectifs et compatibilité.

La taille du capteur des Pentax K implique une correction de focale
de x1.5, comme c’est le cas avec la plupart des reflex à petits
capteurs (APS-C). Une nouvelle gamme optique (toujours en monture K) a
donc été crée par Pentax : les smc-DA (smc pour Super Multi Coating)…
Un peu à l’image de ce qu’ont fait Canon (avec les optiques EF-S) et
Nikon (avec les DX). En résumé :

  • Les smc FA : Ce sont les optiques classiques à large
    cercle d’image, destinées aux boîtiers argentiques. Elles s’adaptent
    sur les Pentax numériques (avec des réserves pour certaines d’entre
    elles).
  • Les smc-DA : Il s’agit d’une douzaine d’optiques
    récentes à cercke d’image étroit, conçues exclusivement pour les reflex
    petits capteurs (ist et K), afin de retrouver des angles de visée plus
    larges.
  • Les smc-DFA : Rares optiques (2 macro jusqu’à
    présent) conçues pour le numérique, mais restant compatibles avec le
    cercle d’image des boîtier argentique. Précaution pour le jour où
    arriverait un Pentax full frame ?

Pentax_lens2

Qu’en est-il de l’autofocus ? Il faut rappeler que le système Pentax
est traditionnellement animé par un moteur intégré aux boîtiers,
solution n’est pas connue pour être la plus performante… C’est pourquoi
Pentax (comme d’autres fabricants) en vient à proposer des optiques
embarquant leur propre moteur, suivant l’exemple de Canon qui l’a fait
dès 1987 avec les optiques EF, ou de Nikon avec les optiques SWM
(Silent Wave Motor).


Le K10D ne manque pas de collimateurs. Son
autofocus est précis et efficace, mais pas extraordinairement rapide
avec les optiques standard non motorisées SDM. Et il manifeste des hésitations en très basse lumière sur des sujets mobiles.

Une nouvelle génération d’optiques haut de gamme Pentax équipées de
moteurs SDM (Super Direct drive Motor) est donc progressivement
commercialisé. Pour les exploiter le Pentax K10D doit subir une mise à
jour de son firmware.

Si la gamme est cohérente et les
caractéristiques alléchantes, elles ne sont pas encore
suffisamment nombreuses pour rivaliser avec Canon et Nikon :

  • Smc DA* 16-50mm f/2,8 ED AL [IF] SDM
  • Smc DA* 50-135mm f/2,8 ED [IF] SDM
  • Smc DA* 60-250mm f/4 ED [IF] SDM
  • Smc DA* 200mm f/2,8 ED [IF] SDM
  • Smc DA* 300mm f/4 ED [IF] SDM

Les nouveaux objectifs à moteurs circulaires de
Pentax affichent de grandes ambitions et des prix professionnels (de
800 à 900 €). Rapidement Pentax devra étoffer cette gamme et lui
adjoindre quelques optiques plus démocratiques…

Pentax commercialise également un petit nombre d’optiques fixes haut
de gamme (de 21, 40 et 70 mm) appelées Limited (trois optiques Limited
de 31, 41 et 77 mm existaient déjà en version FA argentique).
Absolument uniques en leur genre, elles sont extraordinairement
compactes : de 1,5 cm de profondeur pour le 40 mm ; à 2,6 cm pour le 70
mm… Excusez du peu ! Elles permettent d’alléger sensiblement l’ensemble
boîtier objectif et constituent une belle occasion de revenir de temps
à autres, à l’utilisation d’optiques fixes… Un exercice créatif auquel
tous les photographes devraient s’astreindre périodiquement !

Pentax_pancake

Objectif smc Pentax DA 21mm f 3,2 AL Limited. Equivalent à un 32 mm cet objectif grand angle fixe est incroyablement compact. Long de 21 mm il ne pèse que 140 grammes.

Si les récentes optiques Pentax sont originales et intéressantes,
les gammes disponibles ne sont pas pléthoriques. Heureusement, tous les
reflex Pentax sont compatibles avec les objectifs à monture K produits
depuis 1975 et les objectifs M sortis à partir de 1978.

Grâce à des
adaptateurs, il est même possible d’utiliser les ancestrales M42 à
visse et les optiques moyen format Pentax. Cela ravira les
professionnels autant que les amateurs d’occasion capables de repérer
les perles rares…


Le Samsung GX-10 et ses optiques Samsung signées
Schneider Kreuznach, qui ne se distinguent des Pentax que par la bague
bleue.

Côté Samsung, les nouvelles optiques D-Xenon et D-Xenogon, sont
labellisées Schneider Kreuznach, pourtant elles ne sont que des clones
des Pentax… Il semblerait que le prestige de l’industrie optique
allemande du début du 20e siècle exerce toujours un certain effet !

Quels flashs pour les reflex Pentax ?

Al360_largebc860
Depuis
2001, le système flash Pentax fait appel comme le système Canon, à un
pré éclaire permettant la mesure par la cellule multi zone standard de
l’appareil. Le déclenchement sans fil de plusieurs flashs distants par
les flash intégrés aux boîtiers et la synchronisation haute vitesse
(jusqu’au 1/4000ème) sont également rentrés depuis longtemps dans les
habitudes des Pentaxistes.

Les récents flashs 360-FGZ et 540 FGZ (à mesure P-TTL) peuvent êtres
contrôlés sans câbles par les flashs d’appoint embarqués des Pentax
K10D et Samsung GX-10… Mais à l’unique condition de disposer de la
version 1.10 (ou supérieure) du firmware de ces boîtiers. Leurs
premiers acheteurs devront donc télécharger et installer une mise à
jour, ce qui n’est pas très compliqué.

Malheureusement les istDS, istDL, DS2, DL2, K100D et K110D
restent toujours privés de cette fonctionnalité (sans raisons
valables), ainsi que les Samsung GX-1S et 1L.


Le Pentax K100D : on distingue
le miroir reflex et l’absence de penta prisme. La surface
sensible est montée sur un dispositif anti-vibrations (comme dans le
cas du Sony). Il est sensé s’agiter pour décrocher les poussières du
capteur. S’agit-il d’une solution crédible ? A vérifier… Le nettoyage
manuel reste recommandé si les poussières persistent à être visibles. Une fois par an (plus ou moins) selon votre
utilisation.

Ce qu’il faut retenir : les atouts de la gamme Pentax.

Pentax
fait un retour fracassant sur le marché du reflex avec ses modèles K.
Si l’on n’est pas gêné par la légèreté relative des gammes disponible
au-delà du kit de base (par ailleurs de qualité honnête), le Pentax
K10D présente sans doute, le meilleur rapport qualité prix du marché.
Pour moins de 850 € (juin 2007) pas une autre marque n’en offre autant !

Le Pentax K10D offre une excellente qualité d’image (presque au
niveau de Canon et Nikon) et va plus loin par ailleurs avec
d’intéressantes innovations rendues possibles par l’abandon du film. Le
mode Priorité Sensibilité (utile par exemple aux photographes de
spectacle) en est un bon exemple. Tout comme la possibilité de choisir
le format ouvert DNG pour vos fichiers RAW, afin de simplifier votre
flux de travail en post-production… Les utilisateurs de Expression
Media (ex iView Media Pro) apprécieront tout particulièrement cette
option.

Disposer de tout cela dans le même boîtier est absolument unique…

Si ces Pentax vous tentent, n’ayez donc pas peur de sortir de vos
habitudes ! Il est réjouissant de voir arriver des compétiteurs aussi
sérieux, qui pousseront certainement les leaders installés à ne pas
s’endormir sur leurs lauriers. Une seule réserve : gare à ne pas vous
perdre dans les gammes Pentax, d’autant plus que les Samsung viennent
compliquer encore un peu la donne.

Les Plus…

Des prix très étudiés, pour une excellente fabrication (ce n’est pas impossible) et des boîtiers très ergonomiques.

La fiche technique du K10D super complète (tropicalisation, bon viseur, stabilisation, système flash sans fil, ect…)

Le système de stabilisation est intégré au boîtier (K10D et K100D), ce qui évite l’achat d’optiques spéciales.

Les Moins…

Excellentes optiques mais peu nombreuses ! Motorisation autofocus Ultrasonic réservée au très haut de gamme.

Pas de modes résultats sur le K10D. Les vrais débutants n’auront que le choix du mode « tout automatique ».

K100D et K11D limités à 6 megapixels. En conséquence pas d’offre 10 megapixels pour les vrais débutants…

BILLET PRÉC.
BILLET SUIV.

18 commentaires

  1. Merci pour cet excellent mémo ! A book marquer…
    J’attend pour ma part le K1D avant de craquer pour un reflex expert (je suis toujours avec un Bridge Olympus 8080).
    Le Canon et le Sony 700 me tentent bien. Mais j’espère que Pentax sera moins cher (comme le fut le K10D). Les Olympus me tentent moyennement à cause du capteur 4/3.

  2. Jean François, n’avais tu pas déjà publié cet article en milieu d’année dernière?
    Je n’émets pas une critique sur le fait de remonter un article ancien (d’ailleurs toujours aussi intéressant et d’actualité qu’il y a six mois) mais je me demande la raison de cette publication aujourd’hui…
    Parce que pour tout dire j’ai un K10D et je sais que des rumeurs circulent sur les K20D et K200D.
    Et là je me dit que si tu remontes l’article c’est que tu dois en préparer un autre sur les nouveautés.
    Et là je craque!!! Je veux tout savoir.
    Tu ne me vois pas mais là je suis à genoux devant mon écran et je supplie pour que tu lâches de l’info.
    Allez, s’te plaît lâche un truc… fais nous rêver.

  3. Pentax est à la fois à la fois intéressante et difficile. Le K10d à été une belle entrée en matière, mais il y a eu pas mal de problèmes de disponibilités et beaucoup de retards sur les nouveaux objectifs aussi. Maintenant i est grand temps que tout la gamme soit revue, à commencer par le bas de gamme e le haut de gamme. Sur le bas de gamme, Pentax a du mal avec la concurrence Canon et Nikon. Le K10 est bien positionné mais il lui faut une mise à jour car déjà son avance s’est bien émoussée. Et le masque d’un K1D et d’un full frame se fait sentir (puisque que le moyen format semble abandonné).
    Pentax a des problèmes de production, de marketing et de distribution. En Asie les ventes ne sont pas tres bonnes ! Olympus fait beacoup mieux.
    J’adore Pentax, j’ai craqué pour le K10d. Mais j’espere que leur rachat va améliorer les choses, qu’ils vont investir ! Sinon Pentax risque de sombrer sur le moyen terme. Pourtant je garde espoir, si Pentax fait sentir sa différence tout est possible !

  4. Pour répondre à Bob, c’est juste que cet article avait été vendu au Monde de la Photo.com… ET que je leur ai laissé l’exclusivité quelques temps (puis ensuite j’ai oublié de le publier chez moi).
    Comme j’ai repensé à Pentax et que forcément ils doivent sortir quelque chose bientôt, c’était l’occasion de publier finalement chez moi ce papier ! Je pense qu’une actu est pour bientôt !
    Je n’ai pas d’indiscrétions, juste une grosse intuition…

  5. @ nlx
    Il y a peu de chance que Pentax repasse au Full Frame. Depuis la gamme *ist et jusqu’à aujourd’hui la gamme K les seuls objectifs que la marque a sorti sont « pour le numérique ».
    Il n’ont plus beaucoup d’objectifs Full Frame au catalogue même si les trois focales fixes sont excellentes.
    Et quand on voit la difficulté avec laquelle les nouveaux DA* sont distribués (donc fabriqués) ont peut s’interroger sur la probabilité d’une nouvelle série FA*.
    Il ne s’agit pas de sortir un boîtier Pro et de n’avoir pas d’objectifs à monter dessus pendant un an.
    Maintenant leur stratégie commerciale peut changer. Et le K10D a quand même marqué un grand retour de la marque, et lui a redonné de la crédibilité.
    Pentax a été racheté par Hoya qui fabrique les lentilles pour les objectifs Pentax, Tokina et Tamron. Et de plus Pentax et associé avec Samsung pour la construction des boîtiers.
    Deux entreprises (Hoya et Samsung) qui ont un potentiel industriel énorme.
    D’ailleurs, d’après les rumeurs, Pentax aurait abandonné les capteurs Sony au profit de Samsung pour la collection 2008. Et peut être même pour d’autres composants… à vérifier le 24 janvier.

  6. J’avais lu sur un site la confirmation d’une nouveauté Pentax pour la veille de la PMA 2008, il me semble même que ça concernait le successeur du K10D. Dès que je retrouve le lien je le mets ici.

  7. le capteur serait de chez Sony et voir un capteur 14 Mp d’apres des bruits de couloirs : plus d’info :
    -14 mpx CMOS (capteur conçu par Pentax. Très probablement ne suit pas le système Bayer)
    -Stabilisateur amélioré par rapport au K10
    -Antipoussière automatique
    -Boîtier tropicalisé
    -Raw de 14 bits
    -Lcd 3 inches avec prévisualisation
    -Pentaprisme
    -Ajustement précis de l’autofocus personnalisable pour chaque objectif
    -2 types de rafales ?
    -Nouveau système AF ?
    -Compatible avec le grip du K10

  8. Si les infos de Naerth se vérifient et pour 700-800€, je signe! :-p
    Pour l’article de JF, je trouva pas la gamme DA* si chère que ça… On a des objectifs pro pour 2 fois moins cher que chez Canikon! Et je parle même pas d’Olympus… ;-)
    Un K1D bien pro serait une vraiment grosse et très bonne surprise pour la PMA! :-)

  9. je viens juste de lire cette article, qui d’ailleurs est super.j’ai acheté un K10D il y a un mois, après deux ans passé avec un K100D. il est très bien mais j’ai un problème récurant sur les photos avec une couleur rouge, c’est dégueulasse.
    et ça sur les deux boîtier ! ! !
    qui aurait aussi ce bug ou une solution…..

  10. Pingback: Pentax K-S1, mais ou va Pentax ? - photoetmac.com

  11. Pingback: Pourquoi Pentax adoptera la visée électronique - photoetmac.com

  12. Pingback: Pentax K-S1, mais ou va Pentax ? - test.photoetmac.fr

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