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Petite histoire des reflex Olympus…

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Olympus a toujours tenu une place à part synonyme d’excellence et de choix audacieux, privilégiant systématiquement la compacité des appareils, pour le plus grand confort des photographes. Un petit historique est je pense intéressant afin de mettre en perspective cette étonnante caractéristique (vous trouverez ici une page très complète en anglais sur l’histoire de la marque).

AsahiTokiwaLa Takachiho Seisakusho est fondée en 1919 par Takeshi Yamashita. Elle fabrique des thermomètres à ses débuts, avant de se concentrer sur la fabrication de microscopes à partir de 1923.

Elle est renommée Olympus Optical Co. en 1949, en référence au Mont Olympe où vivent les douze divinités de la mythologie grecque, ainsi qu’au Mont Takachiho ou vivent les dieux et déesses de la mythologie Japonaise.

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Le Semi-Olympus 1 de 1936 est équipé du premier objectif Zuiko développé par la société. Il sera suivi de l’Olympus Six (6×6) en 1940 et d’autres moyens formats y compris l’Olympus Flex de 1952, un reflex à double objectif inspiré du Rollei Flex.

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En 1948 Olympus distribue l’Olympus 35I, un des premiers appareils 35 mm sur le marché Japonais dont la première version produit des images de 34×32 mm. Ce 35I est surnommé « ickpocket » car il est aussi rapide qu’un pickpocket. Il est déjà léger et compact, ce qui restera la marque de fabrique Olympus. Le 35 S-3,5 sera en 1955, le premier appareil Japonais à levier d’armement rapide.

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En 1949, l’Olympus Pen est le premier représentant d’une lignée fameuse d’Olympus faisant le choix du demi format en vue d’une compacité maximale (72 images de 18×24 mm sur un film 35mm). Il se vendra 17 millions de Pen jusque dans les années 70. Un reflex Pen F sera même fabriqué en 1963 accompagné d’une vingtaine d’objectifs.

En 1973, c’est avec l’OM-1, qu’apparaît le très polyvalent système reflex professionnel Olympus OM, que l’on peut même adapter à des microscopes et des télescopes. Il comptera jusqu’à 14 boîtiers et 60 optiques Zuiko, très appréciés pour leur compacité et leurs grandes ouvertures.

Pop20_om1Plus petit et plus léger reflex de son époque, ce premier boîtier OM est lancé sous le nom de M-1. Il connaît un tel engouement que Leica demande à Olympus d’en changer le nom afin d’éviter toute confusion avec ses propres Leica M. En 1975, l’OM-2 adopte le mode Priorité vitesse. En 1983, les OM-4 et OM-4Ti (en titane) possèdent un bar-graphe LCD pour contrôler l’exposition dans le viseur et constituent le haut de gamme professionnel. En 1984, l’OM-2SP dispose du premier mode Programme sur un Olympus.

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La gamme des OM amateur débute en 1979 avec l’OM10 ; les OM amateurs portent un numéro à deux chiffres alors la gamme pro n’a qu’un seul chiffre. Peu onéreux, il offre la priorité vitesse et connaît un vif succès. Il est suivi en 1982 de l’OM30, équipé d’un dispositif confirmant la mise au point. Puis en 1985 de l’OM40, qui propose l’EPS (Electro Selective Pattern) une forme de mesure de lumière par zones.

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En 1986, l’OM707, accompagné de huit objectifs AF est l’unique tentative d’Olympus de lancer un reflex autofocus. Une version manuelle, l’OM101 est également proposée, qui sera la dernière de son espèce.
Sans qu’Olympus ne réagisse, le système OM sera progressivement balayé après 1985 par les autofocus Minolta, Nikon puis Canon.

Pop44_mjuLa firme abandonne le secteur des reflex à ses concurrents durant près de vingt ans ! Et se concentre sur la production de bridges mono objectif à visé reflex (IS-1000 à IS-3000) et de compacts au design efficace, les Mju qui seront produits à plus de 25 millions d’exemplaires à partir de 1991.

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Parallèlement Olympus s’est depuis plusieurs décennies, développé dans l’industrie des systèmes de mesure, des microscopes, des endoscopes (dont elle est leader mondial), des systèmes d’analyse sanguine, dans l’imagerie et le matériel médical…

V50Olympus fait également une courte irruption dans la vidéo grand public, invente la microcassette en 1980. Elle propose toujours une gamme de dictaphones numériques et met au point un système optique laser, adopté par de nombreux fabricants de lecteur de CD. La société est logiquement renommée Olympus Co. en 2003.

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En 1988, Olympus qui est parmi les pionniers du numérique, annonce un appareil photo video analogique : le Still Video VC-100, suivi en 1993 du VC-1000 capable d’enregistrer 31 images de 0,38 megapixels dans sa mémoire de deux Mo. Sony conduit des recherches similaires avec le Mavica MVC-5000 (Magnetic Video Camera), ainsi que Canon avec le XapShot et Nikon avec le QV-1000C. En 1994, l’Olympus Deltis VC-1100 est l’un des premiers système permettant aux reporters d’expédier leurs images par téléphone.

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À partir de 1996, Olympus est parmi les premiers à proposer des appareils photo numériques performants et accessibles au public avec la gamme Camedia. Une lignée de reflex mono objectif est même initiée à partir de 1997 avec les Camedia C-1400L et C-2500L, puis les E-10 et E-20.

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En 2003, Olympus annonce son retour aux reflex à optiques interchangeables avec le E-1, qui est un descendant des E-10 (à gauche) et E-20.

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Toujours avec le souci de réduire l’encombrement, Olympus propose avec son E-1, un nouveau standard de baïonnette appelé FourThirds, crée avec Kodak. Il est ouvert aux autres fabricants et adopte le ratio 4/3, commun aux appareils numériques compacts et aux moniteurs informatiques et TV.

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Une bague permet d’adapter les anciennes optiques OM à ces nouveaux boîtiers E-1 et E300 aux designs relativement avant-gardistes…

Bien qu’ils soient les premiers à offrir une solution anti-poussière efficace, ces reflex peinent dans un premier temps à trouver leur public. D’une part, Canon et Nikon produisent des reflex numériques depuis des années, d’autre part leurs montures d’objectifs ont eu tout le loisir de s’imposer au cours des décennies précédentes. Les photographes équipés en optiques EF (Canon EOS), ou F (Nikon) ont donc peu de raison objectives d’abandonner leur marque habituelle.

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Heureusement en 2006, Leica et le géant Panasonic adoptent le standard FourThirds à leur tour, élargissant quelque peu la compatibilité du système FourThirds et le parc optique disponible. En 2007, Olympus revient vers des formes de reflex plus conventionnelles avec les E-410 et E-510 équipés de capteurs Panasonic de 10 MP.

Par leur compacité record et leurs caractéristiques équilibrés, ces derniers sont perçus comme un revival génial de l’OM10 et semblent promis à un succès certain. Un reflex Expert le E-3 est par ailleurs attendu pour le début de 2008…

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L’Olympus E-410 est le plus petit du marché mais sa prise en main est très satisfaisante… Pour bien utiliser son viseur plutôt étroit, il faut bien « coller » l’œil contre l’appareil.

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Les E-410 et E-510 disposent d’un viseur net et précis, bien qu’assez petit (vu la taille du boîtier à l’impossible nul n’est tenu). D’autant que le ratio 4/3 n’arrange rien. On regrette un peu que les trois collimateurs soient autant regroupés au centre. La prochaine génération disposera probablement de collimateurs plus nombreux.

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6 commentaires

  1. Super intéréssant !
    Effectivement, je me souvient qu’a l’époque ou je faisait de l’astronomie, les Olympus OM-1 étaient tres réputés..
    Ce caractère inovant, c’est ce qui m’a fait choisir Olympus quand je suis passé au numérique (série camedia, puis E-300 et E-510).
    Et aujourd’hui je vient d’acheter (pour 100 €) un Yashica A en parfait état !

  2. Merci pour ce petit historique.
    Cela me rappel que j’ai fait quelques belles photos avec mon OM-10 que j’ai emmené un peu partout.
    Malheureusement il a besoin d’un petit réglage qui va me couter plus cher que si j’achetais un autre boitier d’occaz …

  3. Bel effort JF !
    Mais je ne suis pas sur qu’Olympus intéresse tant de monde que ça… 3 colimateurs : c’est assez ridicule ! ET le choix du 4/3 une catastrophe j’en suis convaincu !

  4. Je ne suis pas sur que le choix du 4/3 soit une catastrophe, bien au contraire….
    Il permet de réduire considérablement le poids et la taille des optiques en exploitant au maximum le cercle de l’optique (le 4/3 utilise mieux ce cercle que le 2/3).
    Ici pas de conversion destructrice de focale (x1,6 ou x1,3 ou full frame), on est dans une logique full-frame. Pas d’optique inadaptés au numérique non plus…
    Le seul vrai progrès à attendre de la photographie n’est il pas la réduction du poids et du volume du matériel ? Un 150 (f2) qui tiens dans mon domke, personnellement j’adhère…
    J’ai écris un petit article sur le format 4/3 :
    http://lephotographecybernomade.blogspot.com/2007/02/un-format-contre-courant.html

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