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12 commentaires

  1. Cette vidéo est alarmante, mais réaliste. Vivant dans des régions où l’agriculture intensive est légion (Champagne et Aisne) ce n’est pas surprenant. Les traitements pour les champs portés par le vent arrivent dans les jardins, font crever des plantes parfois. Les cultivateurs passent souvent avec des épandeurs pour traiter les champs (et ceux vivant autour par la même occasion), le but étant d’avoir le plus fort rendement, puis ensuite de se plaindre que les cours tombent car il y a surproduction. Le système est à repenser.

  2. Je vis, avec ma compagne, également dans une région agricole, le Vexin Normand, vivant majoritairement de la culture du blé, du lin, de la betterave sucrière, du colza et divers céréales (très peu d’élevage bovin et ovin). Ma compagne travaille dans l’industrie sucrière, elle a fait ses études dans l’agriculture et l’élevage (bovin laitier en Bretagne). Nous avons pour voisins un chevrier, un apiculteur, un agriculteur… bref, sans être experts nous connaissons et voyons certaines choses. Malheureusement le peu que nous connaissons nous porte à être d’accord avec cet agronome et, finallement, à ne pas être si étonnés que ça.
    J’ai également pas mal d’anecdotes au sujet de la production, betteravière, l’alimentation des ovins (à base d’OGM, bien entendu), de la nappe phréatique du coin etc… Elles mennent toutes à la même conclusion que Tom et de l’agronome de l’extrait du doc: le système a montré ses limites, il est urgent de tout revoir. C’est déjà une véritable catastrophe et plus on attend pire ce sera, autant pour les consommateurs que pour les agriculteurs.

  3. Merci pour vos commentaires !
    Tiens je découvre en tappant ces lignes dans Safari 3 beta, qu’il dispose d’un correcteur d’orthographe (en anglais malheureusement)…
    A ma connaissance, seul Mozilla Sea Monkey possèdait jusqu’à présent un correcteur en Français…

  4. KahouanePosté le

    Pour rebondir j’ai entendu ce matin que l’Europe allait cesser d’acheter le surplus de production de maïs. En effet, afin d’assurer un revenu plus ou moins fixe aux agriculteurs l’Europe leur achetait la surproduction à prix garantit, prix bien entendu supérieur au cours (le maïs n’est pas le seul dans ce cas).
    Cela pose plusieurs questions. Celui de la valeur que l’on accorde au travail (je sais la connotation qu’à cette expression actuellement, vous voudrez bien en faire abstraction), la valeur que l’on accorde au produit de son travail (c’est tout de même étonnant de se dire que l’on va bosser que pour toucher des aides et que le fruit de son travail est destiné à être détruit) et les dérives que cela engendre. Au final on peut se demander s’il n’est pas légitime pour un agriculteur de vouloir un revenu garanti plutôt qu’un revenu dépendant des aléas de la production, des cours et du climat et donc de favoriser une culture expansive monospécifique, la surproduction ET de choisir ses plants en conséquence (et paf ! on retombe dans l’OGM).

  5. Le système est pervers de bout en bout. Les semis sont vendus par de grandes multinationales (américaines notamment) qui inondent le marché d’OGM, sans que l’on soit certain des effets à long terme.(c’est un débat à part entière) Ensuite il y a nos politiciens de tous bords : les aides financières encouragent la surproduction, mais pas question d’y toucher pour ne pas perdre les voies des agriculteurs. Ensuite il y a le système de la distribution : les supermarchés, les centrales d’achats etc….
    Enfin il y a le consommateur : nous voulons manger n’importe quels fruits toute l’année, sans tenir compte qu’il y a une saison pour chaque fruit. Cette demande engendre des méthodes de culture aberrantes, et un cout de transport (et la pollution qui va avec) non négligeable.
    Chacun doit pouvoir vivre décemment de son travail. Mais il n’y a pas si longtemps que cela, avant l’agriculture chimique, les agriculteurs vivaient très bien de leurs récoltes, certains années étant meilleures que d’autres selon les aléas climatiques. C’était avant les aides étatiques (UE ?), avant la grande distribution, avant les OGM… je suis pour le progrès, mais à condition qu’il soit bien employé.

  6. cyrillePosté le

    Bravo pour cette mise au point. Je tenais également vous féliciter pour votre blog toujours très instructif et pas seulement sur la photo. De plus votre effort pour l’alimenter est à saluer quand d’autres ne postent qu’à l’occasion d’un bouquin qui sort ou d’un article parlant d’eux. Merci encore.

  7. sebastienPosté le

    et le consommateur dans tout ça ?? c’est toujours la faute des autres, souvent des agriculteurs ? pourquoi en est-on arrivé là. c’est bien beau l’agriculture des années 50, mais les blés produisaient 3 tonnes/ha, contre 10 aujourd’hui.
    il ne faut pas oublier que la finalité de tout ça est de fournir à manger en quantité (voire à profusion) et en qualité à tous les habitants de la planète. avec une surface agricole en diminution de 60 000 ha par an en France (vive les lotissements, autoroutes, TGV, aéroports, etc. au passage c’est plutôt le béton des villes et routes qui créent des innondations). et demain 9 milliards d’humains à nourrir. alors, on fait du bio ? des Amap ? avec des rendements souvent inférieurs aux moyennes actuelles. mais surtout plus irréguliers. et ça c’est intolérable pour le consommateur : ne plus trouver ses biscuits favoris parce que la récolte a été mauvaise cet été n’est pas concevable.
    donc on produit. de plus en plus propre (l’image d’Epinal du paysan qui arrose avec son pulvé et qui grille les jardins du lotissement voisin, c’est aussi caricatural que l’interview de Bourguigon. même si sur le fond, je suis assez d’accord avec lui).
    tout ça nous éloigne de la photo. mais rassurez-vous il reste des coquelicots dans les champs.

  8. @Sébastien : je te recommande la lecture du livre « Toxic » (voir http://www.toxicfood.org/). Tu apprendras que les cultures traditionnelles, quand elles sont bien suivies et avec nos connaissances scientifiques actuelles, peuvent avoir quasiment le même rendement que les cultures à base de pesticides et autres OGM. Au demeurant, elles deviennent même plus productives en cas d’événement naturel extrême, type canicule ou autre. En fait, au lieu de chercher le ou les coupables, c’est de solutions dont nous avons besoin…

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